Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Tesla poursuit des anciens employés et la startup Zoox pour vol présumé de secrets commerciaux
    Tesla poursuit des anciens employés et la startup Zoox pour vol présumé de secrets commerciaux
    Et de code source du pilote automatique

    Tesla Inc. attaque en justice, dans deux procès, des anciens employés et la startup Zoox, l’une des sociétés qui a accueilli quatre d’entre eux après leur démission chez Tesla. La première poursuite de Tesla a été déposée le mercredi contre quatre anciens employés et la startup américaine d'autoconduite Zoox pour avoir prétendument détourné les secrets commerciaux de l'entreprise. Zoox et les anciens employés sont accusés d’avoir volé des renseignements exclusifs et des secrets commerciaux pour développer des opérations d'entreposage, de logistique et de contrôle des stocks. Dans la seconde poursuite, Tesla affirme également qu'un ancien employé a volé du code source lié à la fonction d'assistance à la conduite du pilote automatique de l'entreprise avant d’accepter un poste chez le constructeur automobile électrique chinois Xiaopeng Motors, ou XPeng.

    Les poursuites judiciaires contre des anciens employés se multiplient chez les constructeurs de véhicules autonomes à mesure que les entreprises s'efforcent de mettre au point la technologie nécessaire pour parvenir à la conduite exclusivement autonome sans pilote de secours et de conserver des renseignements exclusifs à l'interne.

    Au mois de février 2017, Waymo a porté plainte contre Uber et sa filiale Otto pour vol de technologies de voiture autonome. D’après Waymo (aujourd'hui entreprise sœur de Google), cela aurait été possible grâce à Anthony Levandowski, l’un de ses anciens employés, qui a quitté l’entreprise pour créer une startup de technologies de voiture autonome (Otto), laquelle a été rachetée quelques mois plus tard par Uber. D'après les avocats de la filiale d'Alphabet, tout avait été ingénieusement préparé. Uber aurait comploté avec Levandowski pour voler les secrets industriels de Waymo, ensuite créer la startup Otto pour la racheter plus tard ; un plan mis en place pour permettre à Uber de rattraper son retard sur le marché compétitif des voitures autonomes, selon Waymo.


    En février 2018, Uber a fini par céder et a versé à Waymo une participation de 0,34 % de son capital, ce qui équivalait à l’époque à un montant d'environ 245 millions de dollars et a accepté de ne pas incorporer les informations confidentielles de Waymo dans son matériel et son logiciel de voiture autonome.

    Dans un autre procès dans le secteur, Apple Inc. a accusé, l’an dernier, un ancien employé d'avoir volé des secrets commerciaux liés à la conduite autonome avant de rejoindre la filiale américaine de Xiaopeng. Apple accusait l’ex-employé d'avoir téléchargé sur un ordinateur portable personnel un plan détaillé relatif à une voiture autonome avant de tenter de quitter les Etats-Unis pour la Chine.

    L’an dernier, Elon Musk PDG de Tesla avait également accusé un ancien collaborateur de sabotage, de piratage et de vol de secrets de fabrication concernant Tesla Model 3.

    Tesla accuse un ancien employé d’avoir volé du code source lié à la fonction d'assistance à la conduite

    Dans la plainte déposée le jeudi devant un tribunal de Californie, Tesla affirme que l'année dernière, l'ingénieur Guangzhi Cao a commencé à télécharger des « copies complètes du code source du pilote automatique de Tesla » sur son compte iCloud. Cao aurait finalement déplacé plus de 300 000 fichiers et répertoires liés au pilote automatique de Tesla. Après avoir accepté un emploi chez la société chinoise Xiaopeng Motors Technology Company Ltd. à la fin de l'année dernière, Tesla affirme que Cao a supprimé 120 000 fichiers de son ordinateur de travail et déconnecté son compte personnel iCloud, puis s'est « connecté à plusieurs reprises aux réseaux sécurisés de Tesla » pour effacer son historique de navigation avant son dernier jour dans la société.

    « En l'absence d'un secours immédiat, Tesla estime que Cao et son nouvel employeur, continueront d'avoir un accès illimité à la technologie de Tesla, fruit de plus de cinq ans de travail et de centaines de millions de dollars d'investissement, qu'ils n'ont aucun droit légal de posséder, » ont écrit les avocats de la société.

    Dans un communiqué, Xiaopeng a déclaré que la société « respecte pleinement les droits de propriété intellectuelle et les informations confidentielles de tout tiers. L'entreprise s'est conformée et se conformera à toutes les lois et à tous les règlements applicables », a-t-elle ajouté.

    Xiaopeng, qui a lancé une voiture électrique à Las Vegas l'année dernière, compte Alibaba Group Holding Ltd et Foxconn Technology Co Ltd parmi ses investisseurs. L'entreprise emploie au moins cinq anciens employés de Tesla, selon les allégations du constructeur automobile américain. Avec une usine d'assemblage de véhicules installée à Shanghai, Tesla est mise en concurrence directe avec Xiaopeng et d'autres entreprises chinoises sur le plus grand marché mondial du véhicule électrique.

    Quatre anciens employés auraient volé des renseignements exclusifs et des secrets commerciaux de Tesla

    Dans l’autre plainte déposée le mercredi par les avocats de Tesla, le constructeur automobile américain affirme que quatre anciens employés ont volé « des renseignements exclusifs et des secrets commerciaux pour aider Zoox à surmonter les années de travail nécessaires au développement et à la gestion de ses propres opérations d'entreposage, de logistique et de contrôle des stocks ».

    La plainte de Tesla allègue que les quatre anciens employés de Zoox – Scott Turner, Sydney Cooper, Christian Dement et Craigh Emigh – « se sont enfuis avec des documents exclusifs de Tesla utiles à leur nouvel employeur ». Les employés se seraient enfuis avec des informations relatives au système « WARP » du constructeur, une plateforme logicielle propriétaire que l'entreprise a construite pour gérer collectivement des choses comme la fabrication, l'entreposage, les stocks, la distribution et le transport. « Ces matériaux et ce savoir-faire ont été développés par Tesla pendant de nombreuses années, et à grands frais », ont écrit les avocats de la société.

    La poursuite de Tesla affirme que Turner, qui était directeur d'un centre de distribution de Tesla, a pu envoyer des documents confidentiels contenant des informations sur les procédures de réception et d'inventaire de la société, ainsi que des « schémas internes et des dessins au trait des plans physiques de certains entrepôts de Tesla » à son adresse électronique personnelle. Turner aurait également recruté Cooper et Dement après son départ pour Zoox, d’après Tesla. Il aurait fourni à Zoox « les noms d'au moins quatre autres employés de Tesla » et « des informations sur leur structure salariale chez Tesla ».

    Tesla affirme que Dement, un ancien superviseur d'entrepôt, a également envoyé quatre documents confidentiels de son travail à son courriel personnel. La société allègue également que Cooper a admis avoir envoyé des documents confidentiels à Turner et à Zoox avant sa démission de Tesla.

    Quant à Emigh, il aurait envoyé par erreur, après avoir rejoint Zoox, un e-mail à l'ancienne adresse Tesla de Cooper, avec une version modifiée d'un document de Tesla joint. Selon Tesla, le document avait été « fraîchement blasonné avec le logo de Zoox », mais il comportait encore les marques de la version originale, qui, selon le constructeur automobile américain, montre sans aucun doute que ses anciens employés continuent à utiliser activement ses informations volées. Toutefois, aucun des documents mentionnés par Tesla dans les plaintes n'a encore été versé au dossier et les anciens employés et la startup Zoox n’ont pas encore commenté l’accusation portée à leur encontre au moment où Reuters publiait son article le jeudi.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous des accusation de Tesla contre ses anciens employés et contre la startup américaine Zoox ?
    Selon vous, peut-on empêcher un ancien employé d’emporter avec lui des informations de son ancien employeur chez son nouvel employeur ?

    Lire aussi

    Tesla Model 3 : Elon Musk accuse un ancien collaborateur de sabotage, l'entreprise lance une poursuite pour piratage et vol de secrets de fabrication
    Tesla réclame 167 millions de dollars à un ancien employé accusé de sabotage, dans le cadre d'une action en justice
    Waymo de Google attaque Uber en justice pour vol de technologies de voitures autonomes, par l'un de ses anciens employés désormais chez Uber
    Voiture autonome : accusé de vol de technologie, Uber cède face à Waymo, un accord à l'amiable a été trouvé entre les deux entreprises
    Elon Musk rappelle qu'en rendant publics les brevets Tesla, il a œuvré pour le bien de la planète, et l'essor du marché des véhicules électriques
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Membre extrêmement actif
    encore un coup de com vu la faiblesse de son logiciel qui n'est aucunement un logiciel de conduite automatique. juste d'assistance..

  3. #3
    Chroniqueur Actualités

    Un ex-employé de Tesla admet avoir gardé copie du code source de l’Autopilot sur son iCloud
    Un ex-employé de Tesla admet avoir gardé copie du code source de l’Autopilot sur son iCloud
    Mais rejette tout soupçon de revente au Chinois Xiaopeng

    En mars, Tesla a déposé plainte devant un tribunal de Californie contre l’ingénieur Guangzhi Cao pour vol présumé de secrets commerciaux et soupçons de revente à la startup chinoise Xiaopeng Motors soutenue par Alibaba. L’entreprise américaine s’était jusqu’ici exprimée au conditionnel au sujet de la copie de plus de 300 000 fichiers liés au projet Autopilot par l’accusé. D’après les derniers rebondissements à ce propos, il y a une certitude qui se dégage. Dans une réponse adressée à la plainte déposée par Tesla, l’ingénieur reconnaît qu’à la fin de l’année précédente, il a gardé copie du code source de l’Autopilot sur son compte iCloud alors qu’il était encore son employé.

    Seulement, Guangzhi Cao rejette les accusations de vol de secrets commerciaux. « M. Cao admet qu'au moment de sa cessation d'emploi chez Tesla, il n'a pas révélé qu'il avait déjà fait des copies de fichiers Tesla, mais il allègue que Tesla n'a jamais posé de questions sur ces documents ou sur tout autre renseignement confidentiel ou secret commercial lors de son départ. En outre, il ajoute qu’il a déployé de considérables efforts pour supprimer ces contenus avant sa séparation avec Tesla », lit-on.

    Cao a reçu une offre d’emploi verbale de Xiaopeng Motors en novembre de l’année précédente. Il a fait un tour en Chine entre les 5 et 9 décembre 2018 et reconnaît avoir obtenu une offre écrite de Xiaopeng Motors autour du 12 décembre de la même année. D’après l’entreprise américaine, il ne fait plus partie de ses effectifs depuis le 3 janvier de celle en cours. Désormais, il travaille pour Xiaopeng Motors où « il exerce des fonctions similaires », d’après la plainte de l’entreprise américaine.


    Il convient de préciser à nouveau ce qui constitue l’un des aspects les plus saillants de ces échanges : Cao a gardé copie du code source du pilote automatique sur ses propres appareils. À ce propos, la réponse adressée à la plainte de Tesla n’est pas pour aider puisqu’elle ouvre la porte à la possibilité qu’il garde un accès à la propriété intellectuelle de Tesla après son départ de l’entreprise. « Ce serait simplement par inadvertance si le code source ou d’autres renseignements confidentiels se retrouvaient sur les appareils de Cao après son départ », ajoutent ses avocats. D’après l’entreprise américaine, l’ingénieur chinois a multiplié les copies de sa propriété intellectuelle sur de multiples appareils et peut y accéder depuis le lieu où il se trouve. La défense de Cao quant à elle affirme que Tesla est en possession de tout le nécessaire susceptible d’établir l’innocence de son client.

    « Peu après le dépôt de la plainte, Cao a volontairement offert de fournir à Tesla des copies complètes de tous les appareils électroniques personnels que Tesla souhaitait inspecter et, il y a plus de deux mois, la totalité du contenu de ces appareils électroniques (ainsi que le contenu complet non privilégié des comptes électroniques personnels de Cao) a été soit mis à la disposition de Tesla soit effectivement produit pour Tesla », lit-on. Tesla a également fait recours à Apple pour obtenir des détails susceptibles de prouver que Guangzhi Cao est bien en possession de sa propriété intellectuelle alors qu’il travaille désormais pour un concurrent.

    Grosso modo, les développements liés confortent la thèse de la « fuite de propriété intellectuelle » des États-Unis vers la Chine. En effet, le cas Cao fait suite à celui de Xiaolang Zhang – un ex-employé d’Apple entre décembre 2015 et mai 2018. Dans les laboratoires de la firme de Cupertino, Zhang était chargé de concevoir et tester les circuits imprimés pour un projet de véhicule autonome. En avril de l’année précédente, il a, au cours d’une réunion de travail au sein des installations d’Apple, annoncé son intention de retourner en Chine travailler pour Xiaopeng Motors. Seulement, des soupçons de vols de secrets commerciaux (sur la base d’une vidéo de lui sortant d’un labo de véhicule autonome avec du matériel, ce, à une période où il était supposé être en Chine) pesaient déjà sur lui, ce qui a aiguisé la vigilance des équipes de la firme de Cupertino. Au cours, dudit meeting une enquête a révélé une intensification de son activité sur le réseau avec pour intention, d’après la firme de Cupertino, de s’approprier des informations contenues au sein de bases de données confidentielles auxquelles il avait accès.


    Comme Cao, il avait fini par avouer s’être approprié du code source et des cartes de circuits imprimés du laboratoire de véhicule autonome d’Apple. La firme de Cupertino a alerté le FBI au mois de mai de l’année précédente. Munis d’un mandat de perquisition, des agents ont fait une descente au domicile de ce dernier en juin 2018 et ont obtenu des aveux similaires à ceux qu’il a fait aux responsables d’Apple. En juillet 2018, le Bureau fédéral d’investigations à procédé à son arrestation à l’aéroport international de San José alors qu’il tentait de quitter le pays. Il risque désormais 10 ans de prison.

    Les échanges relatifs à la plainte contre Guangzhi Cao interviennent en pleine guerre commerciale entre la Chine et les USA. Ils viennent remettre de l’emphase sur les accusations d’espionnage industriel que les États-Unis formulent à l’endroit de la Chine.

    Sources : Documents publiés par la Cour du district nord de Califonie (1, 2)

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?

    Voir aussi :

    Tesla Model 3 : Elon Musk accuse un ancien collaborateur de sabotage, l'entreprise lance une poursuite pour piratage et vol de secrets de fabrication
    Tesla réclame 167 millions de dollars à un ancien employé accusé de sabotage, dans le cadre d'une action en justice
    Waymo de Google attaque Uber en justice pour vol de technologies de voitures autonomes, par l'un de ses anciens employés désormais chez Uber
    Voiture autonome : accusé de vol de technologie, Uber cède face à Waymo, un accord à l'amiable a été trouvé entre les deux entreprises
    Elon Musk rappelle qu'en rendant publics les brevets Tesla, il a œuvré pour le bien de la planète, et l'essor du marché des véhicules électriques
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #4
    Membre éclairé
    S'il s'avère que M. Cao (trop long son nom de famille, désolé) a réellement chercher à prouver son innocence en fournissant les documents nécessaires à cela et que Tesla n'en prend pas compte, j'avoue que ça devient problématique car le monsieur fait preuve de bonne foi et qu'on le traîne en justice sans avoir consulter les dits documents fournit (en étant sûr que ce sont des vrais, évidemment), je ne sais pas trop quoi dire sauf : elle est belle la justice !

  5. #5
    Membre expérimenté
    Il veut donner une copie et non l'original pour prouver son innocence, et tu trouves que c'est une défense?

    Il n'y a pas une contradiction entre ces 2 phrases?
    En outre, il ajoute qu’il a déployé de considérables efforts pour supprimer ces contenus avant sa séparation avec Tesla
    et
    Ce serait simplement par inadvertance si le code source ou d’autres renseignements confidentiels se retrouvaient sur les appareils de Cao après son départ
    Comment il peut essayer de supprimer les données et en même temps dire qu'il les a encore par inadvertance?

  6. #6
    Membre extrêmement actif
    Sujet intéressant qui éclaire un problème plus général:

    La grande puissance militaro-commerciale USA dépend énormément des ressources étrangères (les informaticiens et ingénieurs indiens, chinois ou européens pullulent dans les entreprises américaines).

    C'est bête parce que ces mêmes pays sont considérés comme des adversaires (voir ennemis) par le gouvernement américain.


    Cela prend toute sa saveur avec le cas des étudiants/employés chinois installés en occident: Le service de renseignement le moins informé de la planète sait qu'il y a une stratégie gouvernementale chinoise consistant à envoyer des chinois étudier et travailler en occident pour rapatrier des informations nécessaires au développement économique de la Chine.

    Dans ce contexte, l'histoire du chinois de Tesla fait sourire. Elle démontre simplement la naïveté des occidentaux!