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  1. #21
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    On vis dans un monde ubuesque ...
    On peut prendre 20 Millions d’amende pour un tweet au conditionnel ou être en liberté après un viol à cause/grâce à des recours et en jouant sur les fautes des précédents juge lors du jugement ...

    Bref vu de l’extérieur (je connais rien en finance) on as surtout l'impression qu'une vielle personne s'en prend a un jeune patron d'entreprise car celui-ci communique sur tweeter.


    Quand l'action de Tesla est valorisé à environ 310 dollar/action en moyenne et que la société annonce le rachat de ses actions au prix de 420 dollars/action, cela n'est pas "pas grand chose en fait"... C'est juste déclencher un raz-de-marée sur l'achat du titre.

    Quand la société annonce le rachat de ses actions pour 420 dollars/action alors que c'est faux...C'est juste une tentative d'escroquerie!
    ça dépend de quel coté tu te place ... effectivement du coté actionnaire tu vois ça comme une escroquerie mais coté musk il doit surtout voir ça en mode "mes plan sont de privatiser mon entreprise, l'action est à 310 avec 420 j'ai +- 30% de marge je suis tranquille" ...
    Bref un autre point de vue, si les actionnaires ne s'étais pas jeter comme des lions sur un morceaux de viande est ce que le problèmes se serais passer avec des actionnaire plus raisonnables qui aurais attendu aux moins un peu ... Ça me fait penser au scandale des ICO, je sais pas si je peux comparer

  2. #22
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    Pour la crise de 2008, il me semble qu'on n'en avait pas temps fait que ça et pourtant on eu droit a des trucs sympathique dans le genre escroquerie.

  3. #23
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    Par défaut Tesla ajoute Larry Ellison et Kathleen Wilson-Thompson au conseil d'administration
    Tesla : Larry Ellison et Kathleen Wilson-Thompson nommés au conseil après le règlement de la SEC
    Mais, des questions de l’influence de Musk demeurent

    Dans un tweet en août dernier, Elon Musk, PDG de Tesla annonçait qu’un accord visant à rendre privée Tesla était quasi-certain. Ces déclarations publiques ont valu à la société de voiture autonome l’ouverture par le ministère américain de la Justice d’une enquête criminelle. Précédemment à cette enquête criminelle, une enquête civile avait été ouverte par la SEC (Securities and Exchange Commission), bien avant le tweet de Musk, au motif que le PDG de Tesla avait rencontré trois membres d’un fonds souverain qui avaient l’intention d’aider Tesla à revenir au privé. Cette enquête civile avait abouti a une plainte contre Musk et sa société en septembre dernier.

    La plainte de la SEC accusait Elon Musk d’avoir induit les investisseurs en erreur en insinuant qu’il avait rassemblé le financement nécessaire à la transaction qui allait rendre privée Tesla, alors que ce n’était pas le cas. En septembre, Tesla et Musk ont convenu de nommer un nouveau président et deux membres indépendants du conseil d'administration en réponse au règlement issu de la plainte de la SEC qui réclamait à l’encontre du fondateur de Tesla et à la société des sanctions pécuniaires de 20 millions de dollars US chacun, ainsi que la renonciation de Musk à son poste de président de Tesla. Le règlement exigeait également que Tesla invite deux nouveaux administrateurs à rejoindre son conseil.

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    Selon un article de CNBC qui date du 28 décembre, conformément au règlement conclu avec la SEC, deux nouveaux membres, Larry Ellison et Kathleen Wilson-Thompson, viennent d’être nommés au conseil d’administration de Tesla, apportant ainsi du sang nouveau à la société de voiture autonome : de nouvelles compétences en matière d’affaires et de ressources humaines. En effet, Wilson-Thompson est le responsable mondial des ressources humaines chez Walgreens Boots Alliance et un ancien dirigeant de Kellogg. Larry Ellison est cofondateur et président exécutif d’Oracle.

    « En effectuant une recherche étendue au cours des derniers mois, nous avons cherché à ajouter des administrateurs indépendants dotés de compétences qui compléteraient l'expérience du conseil d'administration actuel. A travers Larry et Kathleen, nous avons ajouté un entrepreneur et un leader des ressources humaines de premier plan, tous les deux ayant une passion pour les énergies renouvelables », ont déclaré les directeurs actuels de Tesla dans un communiqué.

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    Cependant, malgré ces nominations, des questions de l’influence du chef de la direction, Elon Musk, sur le conseil d’administration demeurent, bien que Robyn Denholm, actuelle membre du conseil bien expérimentée ait été nommée présidente en novembre dernier. En effet, Musk, même après avoir perdu son poste de président, il reste toujours l’actionnaire majoritaire avec le plus de pouvoir sur Tesla. C’est par ailleurs ce que les critiques reprochaient au conseil d’administration de Tesla.

    Les critiques estimaient que les membres du conseil d'administration de Tesla étaient faibles et composés de membres ayant des liens personnels ou professionnels étroits avec Musk. Les actionnaires ont poussé la société dans le passé à ajouter plus de voix extérieures au conseil. En novembre dernier, un groupe représentant près de 1 milliard de dollars de participations dans Tesla a demandé à la société de mettre en place une surveillance plus indépendante.

    Bien que, la nouvelle présidente et ancienne membre du conseil, Robyn Denholm, soit expérimentée, les investisseurs et les analystes espéraient qu'un président extérieur prenne les commandes afin de contrôler entièrement l’actionnaire majoritaire, Musk, en ce qui concerne Tesla, a écrit CNBC.

    De plus, l’un des nouveaux membres extérieurs du conseil, Larry Ellison, a révélé récemment sa proximité avec Musk et sa participation personnelle et massive dans Tesla. « Je suis un ami très proche d'Elon Musk et un investisseur très important dans Tesla », a déclaré Ellison, en octobre dernier, lors d'une réunion d'analystes financiers à la conférence Oracle OpenWorld.

    Selon CNBC, le cofondateur et président exécutif d’Oracle détient 3 millions d'actions de Tesla, selon un porte-parole de la société. Tesla, serait par ailleurs, sa deuxième plus grande participation selon ses déclarations en octobre dernier. Ellison a aussi fermement défendu Musk à l’époque contre les critiques incessantes à l’égard de son comportement.

    Selon CNBC, le conseil d'administration de Tesla a toujours été étroitement lié à son PDG et comprend, entre autres, son frère Kimbal Musk. L’objectif du règlement convenu entre la SEC et Tesla était donc d'introduire une surveillance accrue du PDG, qui a entraîné les actions de la société vers le bas avec son utilisation non contrôlée des médias sociaux. D’ailleurs, Tesla a annoncé en 2013 qu’il comptait utiliser le compte Twitter de Musk pour partager avec le public des informations matérielles sur Tesla, sans même prévoir aucune mesure de contrôle de ce que le CEO tweeterait.

    Les actionnaires attendaient, par ce règlement avec la SEC, un président indépendant et deux nouveaux membres du conseil d’administration censés être des voix extérieures. Il est donc clair que la nomination d’Ellison, bien que personnes extérieures, ne fait pas l’affaire des actionnaires. Cependant, un porte-parole de Tesla a tenté de minimiser la relation personnelle entre Ellison et Musk, affirmant que les deux ne se voyaient presque pas seuls et qu’ils n'avaient pas parlé depuis environ un an avant la nomination d'Ellison au conseil d'administration.

    Le conseil d'administration de Tesla est maintenant composé de 11 personnes. Ceux-ci incluent Kimbal Musk, le frère d'Elon, et le juriste en capital-risque Steve Jurvetson, qui est « en congé » du conseil d'administration depuis plus d'un an, après des informations faisant état de son inconduite à caractère sexuel, selon CNBC.

    Après l’arrivée des nouveaux membres du conseil, qui ont commencé à siéger le jeudi dernier, Tesla est censé former un comité chargé de superviser les autres termes du règlement conclu avec la SEC et d’instituer un contrôle sur les déclarations de la société et de Musk au sujet de Tesla sur Twitter et dans les autres médias.

    Source : CNBC, Forbes

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    Pensez-vous que ces changements permettront au conseil d’administration de fonctionner en toute transparence et mettront fin aux tweets de Musk en rapport avec Tesla ?

    Lire aussi

    USA : une Tesla a dû être poursuivie sur 11 km avant d'être arrêtée, le conducteur s'était endormi, l'Autopilot était-il activé ?
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  4. #24
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    Par défaut Musk est jugé aux États-Unis pour un tweet de 2018 selon lequel il a trouvé des fonds pour privatiser Tesla
    Elon Musk est jugé aux États-Unis pour un tweet de 2018 dans lequel il affirme avoir trouvé les fonds nécessaires pour privatiser Tesla
    il perdra le procès si le tweet est reconnu comme "trompeur"

    Elon Musk, habitué aux déclarations hasardeuses et très souvent sujettes à controverses, est rattrapé par l'un de ses propos de 2018 qui fera l'objet d'un procès à partir de mardi. Il a affirmé dans un tweet du 7 août 2018 qu'il avait réuni le "financement nécessaire" afin de racheter Tesla pour 72 milliards de dollars, soit 420 dollars l'action. Il a renchéri le tweet par une déclaration selon laquelle un accord avec les actionnaires de Tesla était imminent. Mais le rachat ne s'est jamais concrétisé et maintenant, il devra expliquer ses déclarations sous serment devant un tribunal fédéral à San Francisco, en Californie. Les experts indiquent qu'il pourrait perdre le procès.

    Elon Musk - milliardaire et PDG de nombreuses entreprises technologiques, dont Tesla, SpaceX, Neuralink et Twitter qu'il a racheté il y a à peine trois mois - se définit lui-même comme un libertarien et "un défenseur incontesté de la liberté d'expression". Cependant, beaucoup accusent Musk de se cacher sous cette posture afin de manipuler les gens en se livrant à des déclarations "farfelues et trompeuses". Cela a été la source de plusieurs de ces ennuis au cours des dernières années, mais il ne semble pas prêt à s'arrêter. Au fil des ans, Musk a tweeté sur les cryptomonnaies, dont le Dogecoin et le Bitcoin, et sur Twitter avant le rachat fin octobre.

    Mais bien avant de racheter Twitter pour 44 milliards de dollars en octobre, Musk avait jeté son dévolu sur Tesla, le constructeur d'automobiles électriques dont il est toujours le PDG et dont il tire l'essentiel de sa richesse et de sa notoriété. Le 7 août 2018, Musk a publié un tweet selon lequel il avait réuni le financement nécessaire pour privatiser Tesla et un accord était imminent. Cela dit, le rachat ne s'est jamais concrétisé. À l'époque, les tweets de Musk ont alimenté une hausse du prix de l'action Tesla qui s'est brusquement terminée une semaine plus tard, lorsqu'il est apparu qu'il n'avait finalement pas les fonds nécessaires pour un rachat.


    Musk a dû renoncer à son projet de privatisation du constructeur automobile, ce qui lui a valu un règlement de 40 millions de dollars avec les autorités américaines de réglementation des valeurs mobilières, qui l'a également obligé à quitter la présidence de l'entreprise. Le milliardaire a depuis affirmé qu'il avait conclu cet accord sous la contrainte et a maintenu qu'il pensait avoir obtenu un soutien financier pour le rachat de Tesla lors de réunions avec des représentants du Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite. Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là. Des actionnaires de Tesla ont porté plainte contre Musk et il doit maintenant expliquer ses propos.

    Le tribunal de district américain du district nord de la Californie doit commencer un procès de 10 jours le mardi 17 janvier. Musk a été accusé d'avoir manipulé les actions de Tesla en tweetant qu'il les privatiserait à 420 dollars l'action et qu'il avait les moyens de le faire. Il a apparemment fixé le prix à 420 dollars parce qu'il pensait que sa petite amie Claire Elise Boucher, alias Grimes, trouverait cela drôle. Dans son exposé d'octobre, le demandeur principal Glen Littleton a déclaré que les investisseurs avaient perdu des milliards de dollars entre le 7 et le 17 août 2018 en raison de la volatilité des prix des actions, des options et des obligations de Tesla.

    « Ces dommages comprennent les pertes résultant de l'impact sur les prix des titres Tesla immédiatement après les tweets du 7 août 2018, qui ont ensuite été corrigés du 8 août 2018 au 17 août 2018 lorsque les tweets ont été faussement reconnus par les investisseurs. En l'absence des déclarations "frauduleuses" faites par Musk et Tesla, ces pertes n'auraient pas été subies par les investisseurs de Tesla », indique le document de la plainte. Les investisseurs qui ont acheté des actions Tesla à des prix gonflés et les ont ensuite revendues à perte réclameraient des milliards de dollars de dommages et intérêts. Toutefois, les pertes restent à prouver.

    Le procès repose sur le principe que les actions de Tesla n'auraient pas été négociées dans une telle fourchette si Musk n'avait pas fait miroiter la perspective d'acheter la société pour 420 dollars par action. L'action Tesla a été divisée deux fois depuis lors, ce qui fait que ce prix de 420 dollars vaut aujourd'hui 28 dollars sur une base ajustée. L'action a clôturé la semaine dernière à 122,40 dollars, en baisse par rapport au pic de 414,50 dollars ajustés par la division de novembre 2021. L'action de Tesla valait encore plus avant que Musk ne décide d'acheter Twitter pour un prix que même lui concédait être bien supérieur à la valeur du réseau social.

    Après que Musk a abandonné l'idée d'un rachat de Tesla, l'entreprise a surmonté un problème de production, entraînant une reprise rapide des ventes de voitures qui a fait grimper en flèche le coût des actions et fait de Musk la personne la plus riche du monde jusqu'à ce qu'il rachète Twitter. Musk a quitté la première place de la liste des personnes les plus fortunées au monde après les réactions de la bourse à sa gestion de Twitter. En outre, Tesla étant la principale source de la fortune de Musk, il a perdu la place de l'homme le plus riche du monde après avoir vendu ses actions Tesla pour plusieurs milliards de dollars afin de financer le rachat de Twitter.


    Le procès devrait permettre de mieux comprendre le style de gestion de Musk, étant donné que la liste des témoins comprend certains des cadres supérieurs et des membres du conseil d'administration actuels et anciens de Tesla, y compris des personnalités telles que Larry Ellison, cofondateur d'Oracle, ainsi que James Murdoch, fils du magnat des médias Rupert Murdoch. Le procès pourrait également faire la lumière sur la relation entre Musk et son frère, Kimbal, qui figure également sur la liste des témoins potentiels susceptibles d'être appelés. Selon les personnes au fait du dossier, le procès devrait se poursuivre jusqu'au 1er février.

    Des experts juridiques estiment que Musk perdra et que la seule question ouverte est le montant des dommages et intérêts qu'il devra payer. Robert Miller, professeur de droit à la faculté de droit de l'université de l'Iowa, a déclaré : « Musk va perdre, et il va perdre pour un montant significatif. Nous ne faisons que parler du montant exact que Musk doit payer et de l'inflation et de la déflation dues à la fraude ». Le juge Edward Chen aurait déjà déterminé que le tweet de Musk sur le rachat était faux, laissant à un jury le soin de décider s'il a agi de manière imprudente en le postant et s'il a causé un préjudice financier aux actionnaires de Tesla.

    L'issue du procès pourrait donc dépendre de l'interprétation par le jury des motivations de Musk. Vendredi, le juge Chen a infligé un nouveau revers à Musk en rejetant sa demande de transfert du procès devant un tribunal fédéral du Texas, où Tesla a transféré son siège social en 2021. Musk avait fait valoir que la couverture négative de son achat sur Twitter avait empoisonné la composition du jury dans la région de la baie de San Francisco.

    La direction de Twitter par Musk - dont il a vidé le personnel et s'est aliéné les utilisateurs et les annonceurs - s'est avérée impopulaire parmi les actionnaires actuels de Tesla, qui craignent qu'il ne consacre moins de temps à la direction du constructeur automobile à un moment où la concurrence s'intensifie. Ces inquiétudes ont contribué à une baisse de 65 % de l'action de Tesla l'année dernière. Les actionnaires ont perdu plus de 700 milliards de dollars de richesse en raison de cette baisse du cours de l'action Tesla.

    Source : Document de la plainte

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi

    Tesla fait face à une enquête criminelle américaine sur l'annonce de Musk de privatiser la société, il a reconnu la demande de documents de la DOJ

    USA : la SEC poursuit Elon Musk et veut lui interdire tout poste de direction dans une société cotée en bourse pour son annonce de privatiser Tesla

    Tesla : le nouveau directeur financier démissionne, l'action chute et Elon Musk fume un joint, un résumé des dernières nouvelles de l'entreprise

    La SEC demande à Musk de renoncer à son poste de président de Tesla et exige une amende de 40 millions $ US pour un règlement à l'amiable
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  5. #25
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    Par défaut Elon Musk : « Ce n'est pas parce que je tweete quelque chose que les gens y croient »
    Elon Musk « Ce n'est pas parce que je tweete quelque chose que les gens y croient »,
    le milliardaire à la barre dans un procès qui va déterminer si un tweet qu'il a envoyé en 2018 a coûté des millions de dollars aux investisseurs de Tesla

    La sélection du jury dans un recours collectif contre le PDG de Tesla, Elon Musk, a débuté la semaine passée dans un palais de justice fédéral de San Francisco. Sans surprise, les jurés potentiels connaissaient Elon Musk et certains n'ont pas manqué d'exprimer des opinions fortes et négatives à son sujet. Par exemple, une femme a qualifié Elon Musk de « talentueux, mais fou » dans un questionnaire distribué aux jurés potentiels. D’autres jurés potentiels ont décrit Musk comme étant arrogant, narcissique, imprévisible et irrationnel. L’un d’eux a dit que Musk avait une personnalité de mercenaire.

    Cela ne signifie pas que Musk n’obtiendra pas un procès équitable. Le processus de sélection des jurés, bien qu’imparfait, est conçu pour exclure les jurés qui ne peuvent pas porter de jugements impartiaux sur la base des preuves.

    Quoi qu'il en soit, Elon Musk a témoigné devant le tribunal vendredi dans un procès qui pourrait décider si un tweet qu'il a envoyé en 2018 a coûté des millions de dollars aux investisseurs de Tesla. « Ce n'est pas parce que je tweete quelque chose que les gens y croient », a déclaré Musk.


    Bien avant de racheter Twitter pour 44 milliards de dollars en octobre, Musk avait jeté son dévolu sur Tesla, le constructeur d'automobiles électriques dont il est toujours le PDG et dont il tire l'essentiel de sa richesse et de sa notoriété. Le 7 août 2018, Musk a publié un tweet selon lequel il avait réuni le financement nécessaire pour privatiser Tesla et un accord était imminent. Cela dit, le rachat ne s'est jamais concrétisé. À l'époque, les tweets de Musk ont alimenté une hausse du prix de l'action Tesla qui s'est brusquement arrêtée une semaine plus tard, lorsqu'il est apparu qu'il n'avait finalement pas les fonds nécessaires pour un rachat.

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    Musk a dû renoncer à son projet de privatisation du constructeur automobile.

    En effet, dans sa plainte accusant Elon Musk d’avoir induit les investisseurs en erreur en insinuant avoir rassemblé le financement nécessaire à la privatisation de Tesla, la SEC réclamait à l’encontre du PDG de Tesla des sanctions pécuniaires et une interdiction formelle d’accéder à tout poste administratif ou de direction dans une entreprise cotée en bourse. Mais les deux parties sont parvenues à un règlement à l'amiable de l'affaire. Parmi les conditions qui ont été imposées, Tesla et son PDG ont convenu de payer chacun 20 millions de dollars (40 millions de dollars en tout donc) à la SEC qui devaient être redistribués aux investisseurs lésés par les déclarations de Musk. La SEC l'a également obligé à quitter son poste de PCA (Président du Conseil d'Administration) de Tesla, il devait être remplacé par un président autonome et ne pouvait pas être réélu président pour une durée d’au moins trois ans.

    Le milliardaire a depuis affirmé qu'il avait conclu cet accord sous la contrainte et a maintenu qu'il pensait avoir obtenu un soutien financier pour le rachat de Tesla lors de réunions avec des représentants du fonds d'investissement public d'Arabie saoudite. Mais l'histoire ne s'est pas arrêtée là. Des actionnaires de Tesla ont porté plainte contre Musk et il doit maintenant expliquer ses propos.

    Le tribunal de district américain du district nord de la Californie a commencé un procès de 10 jours le mardi 17 janvier. Musk a été accusé d'avoir manipulé les actions de Tesla en tweetant qu'il les privatiserait à 420 dollars l'action et qu'il avait les moyens de le faire. Il a apparemment fixé le prix à 420 dollars parce qu'il pensait que sa petite amie Claire Elise Boucher, alias Grimes, trouverait cela drôle. Dans son exposé d'octobre, le demandeur principal Glen Littleton a déclaré que les investisseurs avaient perdu des milliards de dollars entre le 7 et le 17 août 2018 en raison de la volatilité des prix des actions, des options et des obligations de Tesla.

    « Ces dommages comprennent les pertes résultant de l'impact sur les prix des titres Tesla immédiatement après les tweets du 7 août 2018, qui ont ensuite été corrigés du 8 août 2018 au 17 août 2018 lorsque les tweets ont été faussement reconnus par les investisseurs. En l'absence des déclarations "frauduleuses" faites par Musk et Tesla, ces pertes n'auraient pas été subies par les investisseurs de Tesla », indique le document de la plainte. Les investisseurs qui ont acheté des actions Tesla à des prix gonflés et les ont ensuite revendues à perte réclameraient des milliards de dollars de dommages et intérêts. Toutefois, les pertes restent à prouver.

    Le procès repose sur le principe que les actions de Tesla n'auraient pas été négociées dans une telle fourchette si Musk n'avait pas fait miroiter la perspective d'acheter la société pour 420 dollars par action. L'action Tesla a été divisée deux fois depuis lors, ce qui fait que ce prix de 420 dollars vaut aujourd'hui 28 dollars sur une base ajustée. L'action Tesla vaut aujourd'hui 133,42 dollars, en baisse par rapport au pic de 414,50 dollars ajustés par la division de novembre 2021. L'action de Tesla valait encore plus avant que Musk ne décide d'acheter Twitter pour un prix que même lui concédait être bien supérieur à la valeur du réseau social.

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    Après que Musk a abandonné l'idée d'un rachat de Tesla, l'entreprise a surmonté un problème de production, entraînant une reprise rapide des ventes de voitures qui a fait grimper en flèche le coût des actions et fait de Musk la personne la plus riche du monde jusqu'à ce qu'il rachète Twitter. Musk a quitté la première place de la liste des personnes les plus fortunées au monde après les réactions de la bourse à sa gestion de Twitter. En outre, Tesla étant la principale source de la fortune de Musk, il a perdu la place de l'homme le plus riche du monde après avoir vendu ses actions Tesla pour plusieurs milliards de dollars afin de financer le rachat de Twitter.

    L'objectif du procès

    Le procès devrait permettre de mieux comprendre le style de gestion de Musk, étant donné que la liste des témoins comprend certains des cadres supérieurs et des membres du conseil d'administration actuels et anciens de Tesla, y compris des personnalités telles que Larry Ellison, cofondateur d'Oracle, ainsi que James Murdoch, fils du magnat des médias Rupert Murdoch. Le procès pourrait également faire la lumière sur la relation entre Musk et son frère, Kimbal, qui figure également sur la liste des témoins potentiels susceptibles d'être appelés. Selon les personnes au fait du dossier, le procès devrait se poursuivre jusqu'au 1er février.

    Des experts juridiques estiment que Musk perdra et que la seule question ouverte est le montant des dommages et intérêts qu'il devra payer. Robert Miller, professeur de droit à la faculté de droit de l'université de l'Iowa, a déclaré : « Musk va perdre, et il va perdre pour un montant significatif. Nous ne faisons que parler du montant exact que Musk doit payer et de l'inflation et de la déflation dues à la fraude ». Le juge Edward Chen aurait déjà déterminé que le tweet de Musk sur le rachat était faux, laissant à un jury le soin de décider s'il a agi de manière imprudente en le postant et s'il a causé un préjudice financier aux actionnaires de Tesla.

    L'issue du procès pourrait donc dépendre de l'interprétation par le jury des motivations de Musk. Le juge Chen a infligé un revers à Musk en rejetant sa demande de transfert du procès devant un tribunal fédéral du Texas, où Tesla a transféré son siège social en 2021. Musk avait fait valoir que la couverture négative de son achat sur Twitter avait empoisonné la composition du jury dans la région de la baie de San Francisco.

    D'ailleurs, la sélection du jury, comment s'est-elle passée ?

    Comme de nombreuses autres, la femme qui a qualifié Musk de « talentueux, mais fou » a répondu aux questions du juge et des avocats des parties sur son point de vue sur Musk. Elle a déclaré que « les réseaux sociaux ne sont pas l'outil le plus approprié pour gérer » les tâches professionnelles et qu'elle « s'attendrait à ce que quelqu'un de plus professionnel » soit le PDG d'une grande entreprise.

    Notant que l'affaire concernait les tweets de Musk, Chen a demandé à la femme si elle pouvait être juste compte tenu de ses opinions sur l'utilisation des médias sociaux par Musk. « Je peux essayer d'être neutre », a-t-elle déclaré.

    Après que l'avocate de Musk a procédé à une série de questions faisant suite à ses déclarations, elle a dit : « J'ai probablement un parti pris. Si je suis choisie et que je dois le faire, tout ce que je peux faire est de recalibrer et d'examiner les preuves et d'essayer d'être juste ».

    Un juré potentiel a qualifié Musk « d'arrogant », mais aussi de « génie ». L'homme a déclaré que ses opinions sur Musk étaient devenues plus négatives depuis qu'il avait acheté Twitter. « Avant cela, il ressemblait à un riche arrogant », a-t-il déclaré. Malgré cela, l'homme a déclaré que ses opinions ne l'empêcheraient pas d'être juste.

    « Un peu arrogant et narcissique »

    Une femme qui a qualifié Musk d'arrogant, d'imprévisible et d'irrationnel a critiqué son insistance à maintenir les usines Tesla ouvertes malgré les injonctions locales de confinement pendant les premiers jours de la pandémie.

    Une femme qui a déclaré que Musk se présentait comme « un peu arrogant et narcissique » dans des interviews a déclaré qu'elle pourrait être une jurée juste. « Beaucoup de gens ne sont pas nécessairement des gens sympathiques, mais cela ne veut pas dire qu'il faut les juger là-dessus », a-t-elle déclaré en réponse à une question de Chen. « Je crois vraiment que vous ne pouvez pas juger une personne tant que vous n'avez pas parcouru un kilomètre à sa place », a-t-elle déclaré après que l'avocat de Musk lui a demandé si ses opinions l'affecteraient consciemment ou inconsciemment pendant le procès.

    Un homme qui a déclaré que Musk avait une « personnalité de mercenaire » a déclaré que ce type de personnalité pouvait conduire à de bons résultats. « Il semble avoir une forte personnalité et fait ce qu'il veut … J'utilise simplement cette [phrase] pour dire qu'il est prêt à prendre des risques, saisir les opportunités et à faire des choses que d'autres personnes n'ont peut-être pas le courage de faire ».

    « Je ne pense pas que j'ai raison pour cette affaire »

    L'une des préoccupations du côté de Musk était de trouver des jurés qui ne préjugeraient pas l'affaire sur la base du fait que le juge avait déjà jugé que les tweets de Musk étaient faux.

    « On vous dira que les tweets de Musk étaient inexacts. On vous demandera de décider si, dans le contexte dans lequel ils ont été rédigés, étaient-ils importants pour un investisseur raisonnable dans l'achat et la vente d'un titre », a déclaré l'avocat de Musk aux jurés potentiels.

    L'avocat de Musk a demandé à plusieurs reprises aux jurés potentiels de se demander si c'était le bon cas pour eux. « Je ne pense pas que j'aie nécessairement raison pour cette affaire », a déclaré un homme. « J'ai beaucoup d'opinions ».

    Un article de l’Associated Press indique que 52 personnes ont été convoquées pour une éventuelle sélection au sein du jury. Après que l’avocat de Musk, Alex Spiro, ait exprimé « de graves inquiétudes quant à la constitution d’un jury juste et impartial », Chen « a convenu que huit jurés potentiels qui avaient exprimé des doutes ou un enthousiasme extrêmes à propos de Musk dans des questionnaires préalables au procès seraient interrogés en privé afin de réduire les risques d’affecter les opinions d’autres personnes dans la salle d’audience. »

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    Elon Musk à la barre pour défendre ses tweets de rachat de Tesla

    Musk a déclaré vendredi à un avocat représentant les actionnaires de Tesla que ses tweets étaient véridiques, bien que limités par le nombre de caractères de la plate-forme de médias sociaux. Musk a également fait valoir que le cours de l'action de Tesla n'a pas toujours performé comme on pourrait s'y attendre en ce qui concerne ses tweets, notant qu'à un moment donné, il a tweeté qu'il pensait que le cours de l'action de Tesla était trop élevé, seulement pour voir la valeur de l'action grimper davantage.

    « Ce n'est pas parce que je tweete quelque chose que les gens y croient », a déclaré Musk.

    Le tribunal a été ajourné avant que l'avocat, Nicholas Porritt, ne puisse interroger directement Musk sur le tweet « financement garanti ».

    Si le plan de privatisation s'était finalement matérialisé, les personnes qui possédaient des actions de Tesla à l'époque auraient pu réaliser des bénéfices sur leurs avoirs. Mais lorsqu'il est devenu clair qu'il n'y avait pas d'accord, les actions de Tesla ont commencé une baisse constante qui s'est poursuivie l'année suivante.

    Mercredi, Alex Spiro, avocat de Musk, PDG de Tesla, a qualifié le tweet de 2018 de « décision en une fraction de seconde » destinée à montrer que Musk était transparent sur les discussions qui avaient eu lieu avec le fonds d'investissement public saoudien concernant un accord potentiel.

    « Il n'avait pas prévu de tweeter ça », a déclaré Spiro.

    Nicholas Porritt, un avocat représentant le demandeur principal Glen Littleton, 71 ans, de Kansas City, Missouri, et d'autres actionnaires, a allégué que Musk les avait dupés : « Ses mensonges ont fait perdre des millions et des millions de dollars à des gens ordinaires comme Glen Littleton », a déclaré Porritt, ajoutant que le tweet avait également nui aux fonds de pension.

    Après l'ajournement du procès mercredi, Porritt a déclaré à l'Associated Press qu'il espérait appeler Musk à la barre vendredi après le témoignage de deux autres témoins. Si le temps imparti s'écoule, Musk témoignera très probablement lundi, a déclaré Porritt.

    Ce n'est pas la première fois que Musk est poursuivi pour son discours sur Twitter. Il a remporté un procès en diffamation en 2019 intenté par Vernon Unsworth, un plongeur que Musk a appelé "pedo guy" sur la plate-forme alors qu'Unsworth a aidé à sauver une équipe de football bloquée d'une grotte inondée en Thaïlande.

    Le procès est inhabituel, car la plupart des recours collectifs des actionnaires sont rejetés ou réglés. Dans ce cas, Musk et ses avocats disent qu'ils pensent pouvoir convaincre un jury que ses tweets sur la transformation de Tesla en entreprise privée ont été rédigés de bonne foi.

    Littleton a déclaré au jury de neuf personnes de San Francisco que l'affirmation de Musk concernant le financement l'avait alarmé. Selon son témoignage, Littleton avait acheté des investissements Tesla destinés à le récompenser de sa conviction que les actions du constructeur automobile finiraient par valoir bien plus que les 420 $ par action qui, selon Musk, seraient le prix auquel la société deviendrait privée.

    Littleton a déclaré qu'il avait vendu la plupart de ses avoirs pour réduire ses pertes, mais qu'il avait quand même vu la valeur de son portefeuille Tesla chuter de 75 %.

    « Le mal était fait », a déclaré Littleton. « J'étais en état de choc ».

    Quoiqu'il en soit, dans la catégorie « Tweete dont on aurait pu se passer », Elon Musk a soutenu la réforme des retraites en France. Dans un tweet répondant à une vidéo présentée comme celle d'une manifestation contre la réforme des retraites à Lyon, Elon Musk a estimé vendredi que « Macron fait la chose difficile, mais juste » : « L'âge de la retraite de 62 ans a été fixé alors que les durées de vie étaient beaucoup plus courtes. Il est impossible pour un petit nombre de travailleurs de faire vivre un nombre massif de retraités », a ajouté le patron de Twitter.

    Ce qui a enflammé la twittosphère comme le suggère cette réaction décontenancée :

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    Sources : AP

    Et vous ?

    Quelle lecture faites-vous de la situation ? Penchez-vous du côté de ceux qui pensent qu'Elon Musk manipule le cours de la bourse avec ses tweets à tout va, ou du côté d'Elon Musk qui estime que « ce n'est pas parce que je tweete quelque chose que les gens y croient » ?
    Que pensez-vous de sa prise de parole sur les réseaux sociaux pour gérer ses activités professionnelles à l'instar de Twitter ?
    Que pensez-vous de sa sortie sur la réforme des retraites en France ?
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  6. #26
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    Quelle lecture faites-vous de la situation ?
    Le compte twitter d'une multinationale s'est fait hacker il y a quelques années de cela répandant une fausse information (source lesechos.fr). Les cours de bourse avaient enregistré une chute de quelques %. Donc, Musk est peut-être un visionnaire ou doux rêveur, mais il est au moins doublé d'un inconscient naïf irresponsable.

  7. #27
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    « Ce n'est pas parce que je tweete quelque chose que les gens y croient », a déclaré Musk.
    Elon Musk utilisent souvent Twitter pour dire de la merde, et de son point de vue c'est marrant.
    Le gars écrit des tweets qui le fait marrer et je respecte cela.

    Les investisseurs qui s'emballent pour un oui oui non, sont vraiment trop cons.
    Ils ne devraient accorder aucune importance aux tweets blagues.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Quoiqu'il en soit, dans la catégorie « Tweete dont on aurait pu se passer », Elon Musk a soutenu la réforme des retraites en France. Dans un tweet répondant à une vidéo présentée comme celle d'une manifestation contre la réforme des retraites à Lyon, Elon Musk a estimé vendredi que « Macron fait la chose difficile, mais juste » : « L'âge de la retraite de 62 ans a été fixé alors que les durées de vie étaient beaucoup plus courtes. Il est impossible pour un petit nombre de travailleurs de faire vivre un nombre massif de retraités », a ajouté le patron de Twitter.
    C'est vrai que si il y a trop de retraités et pas assez d'actifs ça va poser problème parce que la charge sera trop lourde pour les travailleurs.
    Mais d'habitude quand les économistes parlent de ça c'est pour dire qu'il faut faire des enfants et créer des emplois.

    Il y a 2 trucs :
    - Ceux qui ne trouveront pas de travail après un certains âge (ils toucheront moins d'argent une fois en retraite)
    - Ceux qui travailleront jusqu'à 65 et mourront pas longtemps après (il y a des métiers fatigants, c'est pas un député, un sénateur ou un ministre qui risque de se fatiguer, eux ils peuvent aller jusqu'à 90 ans, ils ne glandent rien)

  8. #28
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    Le patron de Tesla annonce quelque chose a propos de Telsa, mais il ne faudrait pas le croire car il a dit ça sur twiter?

  9. #29
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    Citation Envoyé par SimonKenoby Voir le message
    Le patron de Tesla annonce quelque chose a propos de Telsa, mais il ne faudrait pas le croire car il a dit ça sur twiter?
    Idéalement il ne faudrait pas croire ce que dit Elon Musk quel que soit le propos, support ou média.

  10. #30
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    Par défaut Elon Musk perd devant la Cour suprême dans l'affaire concernant ses tweets sur la privatisation de Tesla
    Elon Musk perd devant la Cour suprême dans l'affaire concernant ses tweets de 2018 dans lesquels il disait avoir obtenu le "financement nécessaire" pour privatiser Tesla
    faisant perdre des milliards aux actionnaires

    La Cour suprême des États-Unis a rejeté l'appel d'Elon Musk pour contester un décret de consentement qu'il a signé en 2018 et qui l'oblige à faire examiner par un avocat tous ses messages sur Tesla avant leur publication. Musk avait signé cet accord afin de régler un procès de la SEC (Securities and Exchange Commission) qui l'avait accusé d'avoir induit les investisseurs en erreur et provoqué une flambée rapide du cours de l'action Tesla par le biais d'un tweet sur sa volonté de privatiser l'entreprise. Ses avocats estiment que le règlement viole ses droits à la liberté d'expression garantis par le premier amendement, mais l'appel n'a pas été entendu.

    La Cour suprême a rejeté l'appel des avocats d'Elon Musk sans aucun commentaire, ce qui est habituel lorsque la plus haute juridiction du pays refuse d'entendre une affaire. La SEC a déclaré lundi : « nous sommes heureux que la Cour suprême ait refusé d'entendre cette affaire. Il ne devrait guère y avoir de controverse sur le fait d'obliger les défendeurs à respecter les conditions qu'ils ont acceptées afin d'obtenir un règlement ». Depuis la signature de l'accord, Musk a essayé de se soustraire à l'obligation de faire examiner par un avocat les messages susceptibles d'avoir un impact matériel sur Tesla avant de les publier.

    L'affaire remonte à 2018. Plus précisément, le 7 août 2018, Musk a publié un tweet dans lequel il a laissé entendre qu'il a réuni "le financement nécessaire" pour privatiser Tesla et qu'un accord était imminent. Musk a écrit : « j'envisage de privatiser Tesla à 420 $. Financement assuré et soutien confirmé des investisseurs. La seule raison pour laquelle ce n'est pas certain est que cela dépend du vote des actionnaires ». Mais le rachat n'a jamais eu lieu. À l'époque, ses tweets ont provoqué une hausse du prix de l'action Tesla. Cela s'est arrêté aussitôt qu'il est apparu qu'il ne disposait pas des fonds nécessaires pour l'opération.


    Dans la foulée, Musk a été poursuivi par la SEC pour fraude en valeur immobilière. Dans sa plainte, la SEC a déclaré que ces publications étaient fausses et trompeuses, car Musk n'avait même pas discuté, et encore moins confirmé, les conditions clés de l'opération, y compris le prix, avec une source de financement potentielle. La SEC a ajouté que Musk savait qu'il n'avait pas satisfait à de nombreuses autres conditions. Selon elle, les tweets ont fait bondir le cours de l'action Tesla de plus de 6 % et ont porté préjudice aux investisseurs en provoquant "une confusion et une perturbation significatives sur le marché de l'action Tesla".

    La plainte indique : « ces dommages comprennent les pertes résultant de l'impact sur les prix des titres Tesla immédiatement après les tweets du 7 août 2018, qui ont ensuite été corrigés du 8 août 2018 au 17 août 2018 lorsque les tweets ont été faussement reconnus par les investisseurs. En l'absence des déclarations "frauduleuses" faites par Musk et Tesla, ces pertes n'auraient pas été subies par les investisseurs de Tesla ». L'homme d'affaires s'est d'abord fermement opposé à l'affaire, mais il a fini par céder aux pressions du régulateur et a accepté un accord dans lequel il s'est retiré de la présidence de Tesla pendant trois ans.

    Musk et Tesla ont également payé chacun 20 millions de dollars d'amende. En outre, une autre partie de l'accord initial de 2018 exigeait que Musk ne commente pas publiquement tout élément "important" pour les actionnaires de Tesla sans l'approbation préalable d'un avocat de l'entreprise. Cette directive a été modifiée en 2019 afin de dresser une liste détaillée des sujets interdits, y compris toute information sur la situation financière de l'entreprise, les fusions et acquisitions potentielles et les détails de la production. Musk voit le règlement comme un "musèlement" et ses avocats ont fait appel de la décision en septembre 2022.


    Les avocats de Musk ont fait valoir que le règlement, baptisé "Twitter sitter", étouffe l'expression de Musk et violait son droit à la liberté d'expression garanti par le premier amendement. Et si le "Twitter sitter" (l'avocat qui doit approuver les messages) existe bel et bien, personne ne s'est manifesté pour réclamer le poste. Tesla a refusé d'identifier cette personne. L'année dernière, une cour d'appel fédérale a rejeté la demande de Musk d'annuler ou de modifier l'accord. Les avocats de Musk ont fait appel de cette décision devant la Cour suprême, arguant qu'elle violait les droits de leur client en matière de liberté d'expression.

    Cependant, la Cour a refusé de se saisir de l'affaire, laissant la décision du tribunal inférieur en vigueur. Dans son mémoire à la Cour suprême, Musk a fait valoir que les paramètres de l'accord signé avec la SEC étaient en contradiction avec une doctrine juridique qui sert à empêcher le gouvernement de contraindre une partie à faire ce que le gouvernement ne pourrait pas autrement obtenir légalement. Par ailleurs, le patron de Tesla a fait valoir que l'éventail des sujets couverts par l'accord s'étend au-delà des déclarations que la SEC avait alléguées dans l'action réglée en 2018 et qui violaient les lois sur les valeurs mobilières.

    La SEC a exhorté la Cour suprême à rejeter la requête de Musk dans un document déposé en mars 2024. « La Cour suprême a toujours considéré que, dans le cadre de la résolution d'un litige, les parties peuvent choisir de renoncer même à des droits constitutionnels fondamentaux. L'accord conclu avec Musk a été raisonnablement conçu pour minimiser la probabilité que le requérant fasse à l'avenir des déclarations fausses ou trompeuses en violation des lois sur les valeurs mobilières », a déclaré la SEC. Le mémoire déposé par Musk affirme en effet que les arguments de l'agence fédérale soulignent la nécessité d'un examen.


    Musk a également fait l'objet d'un recours collectif de la part d'investisseurs de Tesla en raison du tweet du 7 août 2018. Selon les plaignants, le tweet a coûté aux investisseurs un total de 12 milliards de dollars. Lors du procès l'année dernière, Musk a déclaré que l'offre de 420 $ n'était pas une blague et qu'elle était liée à une offre potentielle du Fonds d'investissement public, le fonds souverain d'Arabie saoudite. Musk a finalement été déclaré non responsable des dommages.

    Musk et la SEC entretiennent des relations tendues depuis des années. Même après l'accord, Musk s'est souvent moqué de l'agence sur X, et a qualifié la SEC de "commission d'enrichissement des vendeurs à découvert" quelques jours après avoir conclu un accord avec l'autorité de régulation. L'agence cherche également à savoir si les achats d'actions Twitter (aujourd'hui X) par Musk ont violé les lois américaines sur les valeurs mobilières.

    Il est important de souligner que Musk se décrit comme un "libertarien" et a une définition ambiguë de la liberté d'expression. Il est habitué aux déclarations erratiques et très souvent sujettes à controverses, mais ces dernières années, un grand nombre de ses déclarations lui reviennent en pleine figure.

    Source : document de la Cour suprême des États-Unis (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du refus de la Cour suprême d'examiner l'appel d'Elon Musk ?
    Selon vous, l'accord signé par le milliardaire étouffe-t-il son droit à la liberté d'expression ? Pourquoi ?
    Comprenez-vous pourquoi un PDG de son rang s'adonne à des déclarations aussi hasardeuses sur des sujets sensibles ?

    Voir aussi

    Elon Musk est jugé aux États-Unis pour un tweet de 2018 dans lequel il affirme avoir trouvé les fonds nécessaires pour privatiser Tesla, il perdra le procès si le tweet est reconnu comme "trompeur"

    Elon Musk : « Ce n'est pas parce que je tweete quelque chose que les gens y croient », dans un procès suite à un de ses tweets de 2018 qui aurait coûté des millions de dollars aux investisseurs Tesla

    Elon Musk est déclaré non coupable dans un procès pour fraude suite à des tweets sur la privatisation, les investisseurs de Tesla ont affirmé qu'ils avaient subi des pertes après qu'il ait tweeté

  11. #31
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    Par défaut Même Trump pourrait ne pas être en mesure de sauver Elon Musk de ses anciens tweets
    Même Trump pourrait ne pas être en mesure de sauver Elon Musk de ses anciens tweets, accusé d'avoir manipulé le marché via des tweets trompeurs,
    Musk fait face à une offensive judiciaire sans précédent

    Les récents développements judiciaires entourant Elon Musk mettent en lumière les tensions persistantes entre le milliardaire et les autorités régulatrices, notamment la SEC. Accusé d’avoir manipulé le marché via des tweets trompeurs lors de son rachat de Twitter, Musk voit ses stratégies de défense — allant de la dénonciation d’une enquête « politique » à la minimisation des faits — sérieusement remises en question par la justice. Le juge Carter a en effet estimé crédibles les accusations d’intention frauduleuse, soulignant que les déclarations publiques de Musk auraient pu servir à masquer des transactions opaques, au détriment des investisseurs.

    Cette affaire révèle ainsi l’ambiguïté des communications de Musk, entre taquineries supposées et manœuvres financières suspectes, tandis que ses alliés politiques, comme Trump, tentent d’affaiblir les mécanismes de contrôle des agences fédérales.

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    Parallèlement, l’issue incertaine de cette bataille juridique illustre les limites du pouvoir même des milliardaires face à la mobilisation des investisseurs lésés. Si Musk bénéficie de soutiens influents et de réformes visant à ralentir les enquêtes de la SEC, les preuves accumulées contre lui — notamment les gains présumés de 200 millions de dollars — rendent difficile un blanchiment pur et simple. Le cas montre aussi comment la justice, bien que souvent accusée de partialité, reste un terrain où les inégalités de pouvoir peuvent partiellement être contrebalancées par des procédures collectives. Reste à savoir si les amendes potentielles, même réduites sous l’administration Trump, suffiront à dissuader des pratiques similaires à l’avenir, ou si elles ne seront qu’un « coût des affaires » pour des figures comme Musk.

    Depuis la création de la SEC en 1934, la mission de l'agence a été de protéger les investisseurs, de maintenir des marchés équitables, ordonnés et efficaces, et de faciliter la formation de capital. Il faut s'attendre à ce que la SEC, sous la deuxième administration Trump, réduise les réglementations adoptées sous l'administration Biden et l'ancien président Gary Gensler, que beaucoup considèrent comme des obstacles croissants à l'une des missions essentielles de la SEC, à savoir la formation de capital.

    Le gel de toute réglementation en cours ou récemment finalisée a commencé le 20 janvier 2025, avec la publication d'un décret par Trump, Regulatory Freeze Pending Review, qui a demandé aux agences fédérales - y compris la SEC - d'arrêter toute activité d'élaboration de règles en cours au sein d'une agence et de considérer toutes les règles déjà publiées comme pausées pendant 60 jours. En outre, le 18 février 2025, Trump a publié un autre décret, intitulé « Assurer la responsabilité de toutes les agences », dont l'objectif déclaré est de rendre les agences fédérales - y compris la SEC - « véritablement responsables devant le peuple américain » en exerçant « la supervision et le contrôle présidentiels de l'ensemble du pouvoir exécutif », ce qui devrait obliger toutes les agences indépendantes à demander l'approbation de la Maison-Blanche avant de procéder à l'élaboration de règles.

    Elon Musk face à la SEC : une bataille judiciaire sans fin

    En mai 2022, Tesla et son PDG Elon Musk ont accusé la SEC de les harceler avec une enquête « sans fin » visant à le punir pour ses critiques envers le gouvernement. Dans une lettre adressée à la juge fédérale Alison Nathan, l’avocat de Musk, Alex Spiro, a dénoncé une persécution réglementaire, relançant un conflit remontant à 2018, lorsque Musk avait dû s’entendre avec la SEC après un tweet controversé sur le rachat de Tesla. La juge Nathan a ordonné à la SEC de répondre, marquant une nouvelle étape dans l’affrontement entre le milliardaire et les autorités financières, qui enquêtent également sur ses déclarations publiques et les pratiques de Tesla en matière d’emploi.

    Quelques mois plus tard, en octobre 2022, Musk défie ouvertement la SEC en refusant de témoigner dans le cadre de l’enquête sur son acquisition de Twitter. L’agence l’avait alors traîné en justice, l’accusant d’avoir violé les lois boursières en manipulant le marché lors de ses achats d’actions Twitter et en retardant ses déclarations obligatoires. La SEC affirmait que Musk avait ignoré une convocation à témoigner à San Francisco, forçant le régulateur à demander l’intervention d’un tribunal pour le contraindre à coopérer.

    Cette enquête, ouverte en avril 2022, portait sur le retard de Musk à divulguer sa prise de participation de 9 % dans Twitter, une omission qui aurait permis à des investisseurs de vendre leurs actions à un prix artificiellement bas. Une plainte en recours collectif soutenait cette thèse, soulignant que Musk avait ensuite lancé une offre de rachat complète du réseau social, profitant de sa position avantageuse.

    En mai 2024, la Cour suprême des États-Unis a porté un nouveau coup à Musk en rejetant son appel contre l’obligation de faire approuver ses tweets liés à Tesla par un avocat. Cette condition, imposée par un accord de 2018 avec la SEC, faisait suite à son tweet mensonger sur un prétendu « financement assuré » pour privatiser Tesla, qui avait provoqué une volatilité boursière. Musk arguait que cette censure violait son droit à la liberté d’expression, mais la plus haute juridiction du pays a refusé d’examiner sa requête, confirmant ainsi l’autorité de la SEC.

    En décembre 2024, Musk s’en est une nouvelle fois pris à la SEC, moquant son président Gary Gensler sur X après que l’agence l’eut menacé de poursuites dans l’affaire Twitter. Il avait auparavant qualifié la SEC d’« institution militarisée » faisant « du sale boulot politique ». Son avocat, Alex Spiro, a réaffirmé son refus de se plier à un règlement, tandis que la SEC a maintenu son silence, comme le veut sa politique sur les enquêtes en cours.

    Début 2025, la SEC a finalement engagé des poursuites contre Musk, l’accusant d’avoir sciemment retardé la divulgation de ses achats d’actions Twitter pour économiser au moins 150 millions de dollars au détriment des autres actionnaires. Selon l’agence, Musk a attendu onze jours après avoir franchi le seuil des 5 % pour déclarer ses parts, alors qu’il en détenait déjà plus de 9 %. Cette manœuvre lui aurait permis d’acheter des titres à bas prix avant que la révélation de sa participation ne fasse grimper l’action de 27 %.

    Musk et son équipe juridique dénoncent une « campagne de harcèlement » de la SEC, affirmant que cette action en justice prouve l’absence de véritable dossier contre lui. Pourtant, les règles boursières sont claires : tout investisseur dépassant 5 % d’une entreprise cotée doit le déclarer sous dix jours. La SEC estime que Musk a délibérément enfreint cette règle pour en tirer profit, une accusation qui, si elle est confirmée, pourrait lui coûter des millions en amendes et en restitution de gains illicites.

    Cette saga judiciaire illustre les tensions persistantes entre Musk et les régulateurs, ainsi que les conséquences de ses prises de position publiques. Malgré ses ressources financières et son influence, le milliardaire se heurte aux limites du système, où même les hommes les plus puissants peuvent être tenus de rendre des comptes.

    Elon Musk face à la justice : les tweets qui pourraient lui coûter cher

    En décembre 2023, Elon Musk a vivement critiqué la SEC, l'accusant de mener une enquête biaisée sur son rachat de Twitter. Par la voix de son avocat, il a révélé avoir reçu un ultimatum de 48 heures pour payer une amende ou affronter des accusations de fraude, une procédure qu'il a qualifiée de manipulation politique orchestrée par l'ancien patron de la SEC, Gary Gensler, ou par l'administration Biden. Refusant de céder, Musk a exigé des explications sur les motivations réelles de cette enquête.

    Quelques semaines plus tard, lorsque la SEC a officiellement déposé sa plainte, Musk a contre-attaqué en dépeignant l'agence comme incompétente et désorganisée. Cette offensive n'était pourtant pas une première : depuis 2018 et le règlement controversé imposé à Tesla, les relations entre le milliardaire et le régulateur boursier sont tendues. À l'époque, la Cour suprême avait d'ailleurs refusé d'entendre les arguments de Musk contestant le contrôle de ses tweets par la SEC.

    La donne a semblé changer en février, lorsque Donald Trump a signé un décret renforçant son emprise sur les agences fédérales indépendantes, dont la SEC. Cette décision a offert à Musk une nouvelle ligne de défense, laissant entrevoir la possibilité d'un classement de l'enquête pour motif politique. Mais cette échappatoire s'est rapidement heurtée à un obstacle de taille : une action collective intentée par d'anciens investisseurs de Twitter, dont les arguments ont trouvé un écho favorable auprès du juge Andrew L. Carter Jr.

    Dans une décision clé, le magistrat a estimé crédibles les accusations portant sur une stratégie délibérée de Musk. Selon les plaignants, le milliardaire aurait secrètement acquis plus de 70 millions d'actions Twitter à un prix artificiellement bas, lui permettant d'économiser plus de 200 millions de dollars tout en trompant les autres actionnaires. Au cœur de l'affaire : plusieurs tweets ambigus publiés par Musk alors qu'il préparait son offre de rachat.

    Deux messages en particulier ont retenu l'attention du juge. Le premier, où Musk semblait plaisanter sur l'idée d'acheter Twitter pour y promouvoir le Dogecoin, aurait selon la justice servi à masquer le fait qu'il détenait déjà près de 10% du réseau social. Le second, dans lequel il évoquait « sérieusement » la création d'une plateforme concurrente, aurait induit en erreur sur ses véritables intentions.

    Face à ces accusations, Musk a tenté de minimiser la portée de ses tweets, les présentant comme de simples taquineries sans conséquences. Mais le juge Carter a jugé cette défense peu convaincante, soulignant que ces déclarations publiques s'inscrivaient dans un schéma plus large de manipulation du marché. Les retards intentionnels dans les déclarations réglementaires, combinés à ces tweets ambigus, dessinent selon lui les contours d'une fraude délibérée.

    Si cette interprétation devait s'imposer en justice, Musk pourrait être contraint de rembourser jusqu'à 150 millions de dollars de gains illégaux, sans compter d'éventuelles sanctions supplémentaires. Un revers significatif pour le milliardaire, qui malgré ses puissants soutiens politiques, pourrait bien devoir répondre de ses actes devant les tribunaux.

    Alors que la SEC et la société X (anciennement Twitter) refusent de commenter l'affaire, et que les avocats des investisseurs restent discrets, une chose est claire : cette bataille judiciaire met en lumière les limites de l'influence de Musk. Même pour l'homme le plus riche du monde, les tweets imprudents peuvent se transformer en pièces à conviction accablantes.

    Elon Musk face à la SEC : un bras de fer révélateur des limites du pouvoir économique

    L’accusation par Elon Musk d’une enquête « politiquement motivée » de la SEC concernant son rachat de Twitter relève davantage d’une stratégie de diversion que d’une défense juridiquement fondée. En dénonçant une persécution réglementaire, le milliardaire tente de transformer un contentieux financier en bataille idéologique, évitant ainsi de répondre précisément aux accusations de manipulation de marché. Pourtant, les éléments concrets mis en lumière par le juge Carter – retards suspectes dans les déclarations obligatoires, tweets ambigus coïncidant avec des mouvements boursiers avantageux – dessinent un schéma troublant qui dépasse la simple taquinerie.


    L’affaire illustre le paradoxe des prises de parole publiques de Musk : son influence sur les marchés, qu’il revendique comme un droit, s’accompagne d’une responsabilité qu’il semble refuser. Les tribunaux reconnaissent désormais que ses tweets, lorsqu’ils omettent stratégiquement des informations matérielles (comme sa participation déjà acquise dans Twitter), peuvent constituer des instruments de fraude. Cette évolution jurisprudentielle marque un tournant dans la régulation des communications des dirigeants, soulignant que le statut de milliardaire technologique n’octroie pas une immunité face aux règles de transparence boursière.

    Si Musk bénéficie effectivement d’une marge de manœuvre exceptionnelle – fortune colossale, soutiens politiques, capacité à épuiser les régulateurs par des procédures dilatoires –, la ténacité des investisseurs lésés démontre que des contre-pouvoirs existent. Leur action collective, fondée sur des preuves tangibles de préjudice économique (200 millions de dollars d’économies présumées pour Musk, au détriment des actionnaires), pourrait imposer des sanctions significatives. L’argument selon lequel ces montants seraient négligeables pour lui ne tient pas : c’est le principe même de l’égalité devant la loi qui est en jeu.

    Au-delà du cas Musk, cette affaire expose les tensions structurelles entre innovation disruptive et stabilité des marchés. La SEC, bien que perfectible, défend ici des règles claires : déclaration des seuils d’actionnariat, interdiction de la manipulation par l’information. Que ces règles s’appliquent même aux figures les plus puissantes est essentiel pour la crédibilité du système. L’éventualité d’une amende de 150 millions de dollars, si elle est confirmée, enverrait un signal fort : la transparence n’est pas négociable, quels que soient le statut et les connexions politiques du contrevenant.

    En définitive, ce conflit dépasse la personnalité de Musk. Il pose une question fondamentale : dans une économie où l’influence médiatique et les ressources juridiques illimitées permettent de défier les institutions, comment préserver l’intégrité des marchés ? La réponse des tribunaux, attendue avec impatience, pourrait redéfinir les contours de la responsabilité des dirigeants à l’ère des réseaux sociaux.

    Sources : SEC-v-Musk-1-14-25-Related-Case.pdf, SEC, Speeches and Statements, Harvard College

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    La fortune et le statut médiatique de Musk lui offrent-ils une impunité inaccessible aux autres dirigeants ?
    Les tweets ambigus de Musk suffisent-ils à prouver une intention frauduleuse, ou s’agit-il d’une interprétation excessive des régulateurs ?

    Voir aussi :

    Elon Musk et son entreprise Tesla accusent la Securities and Exchange Commission de les harceler avec des enquêtes interminables

    Elon Musk défie la SEC et refuse de coopérer dans le cadre de son enquête sur l'acquisition de Twitter. Estimant être harcelé, il appelle à une refonte de la SEC ainsi qu'à des « mesures punitives »

    Elon Musk perd devant la Cour suprême dans l'affaire concernant ses tweets dans lesquels il disait avoir obtenu le "financement nécessaire" pour privatiser Tesla, faisant perdre des milliards aux actionnaires

    Elon Musk s'en prend à la SEC après que l'agence l'a menacé de poursuites dans le cadre de l'enquête sur ses achats d'actions Twitter, il pourrait avoir violé les lois fédérales sur les valeurs mobilières
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