La France positionne un supercalculateur dans le TOP 15 mondial
Fruit du partenariat entre CEA/DAM et Atos
Le classement mondial « Top 500 » des machines les plus puissantes au monde, généralement conduit par les États-Unis et la Chine, est mené cette année par les USA qui viennent ainsi de détrôner la Chine, qui demeurait depuis cinq ans en tête. Cependant, la France, qui a plusieurs ordinateurs dans la course aux superordinateurs, compte aussi dans le développement des calculateurs les plus puissants chaque année, bien que son 1er superordinateur occupait l’an dernier la 21e place mondiale.
Cette année, Tera-1000, le nouveau supercalculateur de la France, co-développé par Atos, leader international de la transformation digitale, et la Direction des Applications Militaires du CEA (CEA/DAM), occupe la 14e place mondiale dans le « Top 15 » des supercalculateurs. Il a été développé pour les besoins de la Défense et de la dissuasion nucléaire.
Avec une puissance de calcul de 25 pétaflops et ses 208 896 à 561 408 cœurs, lui permettant d’effectuer 25 millions de milliards de calculs (en virgule flottante) par seconde, Tera-1000 bouscule la hiérarchie et permet à la France de placer une machine à la 14e place, même si elle est encore très loin derrière Summit, la machine d’IBM qui fait la course en tête avec une puissance de calcul de 200 pétaflops, soit 200 x 1015 opérations par seconde.
D’énormes efforts ont été également faits par la Direction des Applications Militaires du CEA et d’Atos sur le plan de l’économie d’énergie. En effet, le puissant Tera-1000 a une consommation énergétique extrêmement compétitive de 4 MW, ce qui fait de lui le supercalculateur le plus économe en énergie en Europe bien que les 6e et 13e places mondiales sont occupées par deux supercalculateurs européens, respectivement celui de la Suisse et celui de l’Italie.
Ce résultat vient couronner les efforts consentis par le CEA/DAM et son partenaire pour les besoins de la Défense qui nécessitent la mise en œuvre d’un supercalculateur de classe exaflopique à l’horizon 2020. Des ruptures technologiques sont nécessaires pour y parvenir, notamment pour maîtriser la consommation énergétique qui est un enjeu majeur de plus en plus d’actualité, mais aussi pour réguler les flux d’informations et faire face au volume considérable de données produites par des simulations de plus en plus précises des phénomènes multi-physiques et multidimensionnels.
Pour tendre vers ce but, CEA/DAM compte sur les compétences de son partenaire basées sur ses technologies de supercalculateurs BullSequana X qui a permis d’aboutir à cet important résultat intermédiaire, obtenu suite à une mise à jour matérielle importante. BullSequana intègre une technologie nouvelle de refroidissement par une circulation d’eau tiède au plus près des processeurs.
« Le partenariat entre Atos et le CEA/DAM permet une nouvelle fois de passer un cap technologique majeur pour accroître la puissance des supercalculateurs. TERA-1000 permet d’augmenter très fortement la qualité prévisionnelle des simulations numériques pour les applications de Défense, mais également pour la recherche et l’industrie. Cette étape ouvre la voie à l’exaflops pour le début de la décennie suivante. » a déclaré François Geleznikoff, Directeur des Applications Militaires du CEA.
En effet, un seul module BullSequana peut délivrer quasiment les trois quarts de la puissance de calcul du précédent supercalculateur, Tera-100, avec une efficacité énergétique améliorée 25 fois.
À la suite de M. Geleznikoff, Pierre Barnabé, Directeur général des activités Big Data & Cybersécurité du groupe Atos, complète en disant qu’« Atos est très fier de participer au rayonnement mondial de la France et de l’Europe dans le domaine des supercalculateurs, en fournissant au CEA la puissance nécessaire pour développer une recherche innovante de qualité. Le classement du Top 500 conforte la collaboration historique entre le CEA et Atos, et reconnaît l’excellence technologique d’Atos dans le domaine du calcul haute performance. »
Tera-1000 est composé de deux partitions de calcul basées sur les processeurs Intel interconnectées avec un réseau Bull X Interconnect (BXI) de très haute performance, résultats de la collaboration entre le CEA/DAM et Atos.
Source : Atos, CEA
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