La 3GPP jette les bases de la vraie 5G en finalisant la 5G SA, la version 15 de la norme
Pas de véritables appareils compatibles 5G avant 2020 ?

Les spécifications de la technologie 5G NSA (non standalone ou non autonome) ont été finalisées fin 2017 par le 3GPP (3rd Generation Partnership Project), le collectif d’organismes de standardisation dans les télécoms. Cette étape a débouché sur la mise en place de spécifications « transitoires » qui devaient permettre l’exploitation de cette technologie sur un mode « non autonome » reposant sur la 4G LTE pour fonctionner. La 3GPP vient de franchir un nouveau cap en annonçant la finalisation de 5G SA (standalone ou autonome), la version 15 de la norme.

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La technologie 5G sans fil fonctionnera à une fréquence plus élevée que celles des réseaux existants, mais sa portée sera plus limitée. Il sera donc nécessaire d’utiliser un plus grand nombre de stations de base pour couvrir la même zone qu’un mât 3G ou 4G. Il ne s’agit pas d’une technologie sans fil spécifique en soi, mais plutôt d’un ensemble de normes et de technologies qui interagissent pour répondre aux besoins des utilisateurs en termes de connectivité.

La technologie 5G devrait permettre aux utilisateurs d’appareils connectés de bénéficier d’un réseau plus réactif et omniprésent en procurant une meilleure bande passante et des latences plus faibles. Elle promet des vitesses de connexion accrues comparées à la 4G et devrait prendre en charge les contextes multipériphériques de faible puissance requis pour l’essor de l’Internet des objets.

Puisque les spécifications de couche physique de la 5G SA et de son prédécesseur sont identiques, la transition d’une spécification à l’autre (de la 5G NSA à la 5G SA en l’occurrence) devrait être facilitée. La valeur ajoutée devrait résider au niveau des couches supérieures, au travers du network slicing notamment. Cette standardisation devrait permettre à l’industrie d’accélérer la conception et la mise en œuvre d’appareils compatibles avec cette nouvelle technologie sans fil.

Signalons au passage qu’en mars dernier, le Parlement, le Conseil et la Commission européenne ont donné leur feu vert à un accord provisoire relatif à la régulation des fréquences radio. Ce dernier autorise que des licences dédiées pays par pays soient accordées pour des durées de 20 ans (ou de 15 ans avec un mécanisme d’extension de 5 ans). Les fréquences radio qui devraient être priorisées pour l’utilisation globale de la 5G sont : 26 GHz, 32 GHz, 37-43.5 GHz et 66-71 GHz.

Précisons également que les premiers appareils (smartphone, tablette, laptop, véhicule autonome ou autre) pleinement compatibles avec la 5G ne devraient pas voir le jour avant 2020, sachant que toute version de 5G lancée avant cette date ne serait en réalité qu’une « version allégée ou bridée » à laquelle ferait défaut un certain nombre de fonctionnalités essentielles.

En effet, la version finale (version 16) de la norme n’étant pas programmée avant décembre 2019, tout dispositif « soi-disant 5G » conçu avant 2020 ne pourra être basé que sur une version antérieure à la version finale de la 5G. La version 15, par exemple, n’inclut pas les fonctionnalités concourant à l’obtention de très faibles latences et ne prend pas en charge la conduite autonome.

On peut dès lors s’interroger sur les spécifications réelles des matériels auxquels les constructeurs font référence lorsqu’ils promettent de lancer en 2018 ou en 2019 les premiers appareils compatibles 5G. Sur quelle version précise de la norme 5G s’appuieront-ils pour concevoir ces équipements ?

Source : Computing

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