Quant au débat sur les compétences des dirigeants, vous vous attaquez là à un problème d'une complexité rare. À tel point que je le qualifierais volontiers d'aporie.
Peut-être même de dilemme cornélien, au sens deuleuzien : un problème qui n'a que des mauvaises solutions.
Sur ce type de question, j'aime bien appliquer la méthode du curseur, je trouve que ça aide à y voir un peu plus clair :
On trace une ligne horizontale.
D'un côté on positionne un extrême. Disons, dans notre cas, un individu totalement incompétent. Un idiot inculte, un enfant sauvage, quelque chose comme ça.
De l'autre côté, l'extrême inverse. Quelqu'un d'extrêmement compétent, au moins sur les sujets importants. Quelqu'un de froid et de méthodique. Pour moi, cet extrême peut assez bien être représenté par une IA. Alors certes, une IA compétente sur les sujets politiques n'existe pas encore, et n'existera certainement jamais, mais imaginons qu'elle existe, c'est une expérience de pensée.
Enfin, il s'agit de tenter de positionner notre curseur. En réfléchissant à l'endroit où on le positionne, on est contraint de se poser tout un tas de questions, souvent des questions que nous n'avions préalablement pas envisagé, et d'y trouver des réponses satisfaisantes.
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