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    Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy en garde à vue
    Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy en garde à vue
    L’ancien président de la République est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre sur les soupçons de financement illicite qui pèsent sur sa campagne victorieuse de 2007.



    <<Entre une conférence à Dubaï sur l’éducation, quelques entrevues à son bureau parisien rue de Miromesnil et une intervention à Londres prochainement, Nicolas Sarkozy a dû honorer un rendez-vous d’un autre genre mardi 20 mars au matin. Selon nos informations, l’ancien président de la République a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre, où il était convoqué dans le cadre de l’enquête sur le possible financement par la Libye de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

    C’est la première fois que M. Sarkozy est entendu à ce sujet depuis qu’une information judiciaire a été ouverte en avril 2013, et confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris, dont Serge Tournaire, qui a déjà renvoyé l’ancien président devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion. Sa garde à vue peut durer quarante-huit heures. Il pourrait être présenté aux magistrats à l’issue de sa garde à vue afin d’être mis en examen. Brice Hortefeux a de son côté été convoqué comme suspect libre. Il est actuellement entendu lui aussi par la police.

    Depuis la publication, en mai 2012, par le site Mediapart d’un document libyen faisant état d’un financement par la Libye de Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy, les investigations des magistrats ont considérablement avancé, renforçant les soupçons qui pèsent sur la campagne de l’ancien chef de l’Etat.

    Argent liquide

    En novembre 2016, en pleine primaire du parti Les Républicains, l’intermédiaire Ziad Takieddine avait affirmé avoir transporté 5 millions d’euros en liquide de Tripoli à Paris entre fin 2006 et début 2007 avant de les remettre à Claude Guéant puis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur. Mis en examen depuis pour « complicité de corruption d’agent public étranger » et pour « complicité de détournements de fonds publics en Libye », ces propos venaient confirmer ceux tenus le 20 septembre 2012 par Abdallah Senoussi, l’ancien directeur du renseignement militaire du régime libyen devant le procureur général du Conseil national de transition libyen.

    Mais ce n’est pas tout. Les carnets de l’ancien ministre libyen du pétrole Choukri Ghanem, mort en 2012 dans des circonstances encore troubles, récupérés par la justice française, mentionnent, eux aussi, l’existence de versements d’argent à destination de Nicolas Sarkozy. Bechir Saleh, l’ancien grand argentier de Kadhafi et homme des relations avec la France, récemment blessé par balle lors d’une agression à Johannesburg, avait en outre confié au Monde : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois davantage Kadhafi que Sarkozy. »
    Des circuits financiers fuligineux

    Plus récemment, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ont remis un rapport aux magistrats dans lequel ils détaillent, sur la base de nombreux témoignages, comment l’argent liquide a circulé au sein de l’équipe de campagne de M. Sarkozy. Jusqu’à présent, les enquêteurs pensent déjà avoir remonté l’une des pistes de l’argent libyen à travers l’intermédiaire Alexandre Djouhri, alors proche de Bechir Saleh, actuellement incarcéré à Londres dans l’attente de sa possible remise à la France, et Claude Guéant mis en examen pour « faux et usage de faux » et pour « blanchiment de fraude fiscale » qui aurait acquis son appartement parisien à travers des circuits financiers fuligineux et possiblement libyens.

    La décision de placer Nicolas Sarkozy en garde à vue signifie-t-elle que les magistrats ont depuis rassemblé de nouvelles preuves du financement illicite de la campagne permettant de le mettre en cause directement ? Les autorités libyennes ont-elles finalement décidé de coopérer ? Selon nos informations, plusieurs anciens dignitaires libyens de l’époque kadhafiste auraient aussi livré de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites.

    Depuis plusieurs semaines, la justice française dispose, en outre, de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a toujours contesté les accusations de financement illicite de sa campagne de 2007. Source.>>



    Argent libyen: Sarkozy en garde à vue, Hortefeux entendu


    <<Selon nos informations, l'ancien président de la République a été placé en garde à vue mardi 20 mars, à Nanterre, dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire. L'ancien ministre Brice Hortefeux est quant à lui entendu sous le statut de «suspect libre».

    Nicolas Sarkozy, qui confessait il y a peu de temps encore sa fascination pour les dirigeants autoritaires, est aujourd’hui rattrapé par la justice française pour sa proximité passée avec l’un des plus célèbres d’entre eux, Mouammar Kadhafi, longtemps considéré comme le pivot du terrorisme antioccidental. L’ancien président de la République a été placé en garde à vue, mardi 20 mars au matin, par les policiers de l’Office anticorruption (OCLCIFF) de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l’affaire dite des financements libyens.

    L'ancien ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy depuis plus de trente ans, est également entendu, sous le statut de « suspect libre » pour sa part. Ce statut, qui permet l'audition d'un mis en cause tout en lui évitant la garde à vue, dispense les enquêteurs de solliciter auprès du Parlement européen une demande de levée d'immunité — et de dévoiler une partie de leurs investigations —, Brice Hortefeux étant eurodéputé.

    Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, en 2007, à Paris. © Reuters Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, en 2007, à Paris. © Reuters

    L'audition de Nicolas Sarkozy peut durer jusqu’à 48 heures, à l'issue de laquelle l'ancien président pourrait être éventuellement déféré devant la justice. Selon les termes du code de procédure pénale, le statut de gardé à vue signale que les enquêteurs ont des « raisons plausibles de soupçonner » l’implication de Nicolas Sarkozy dans le dossier, probablement le plus grave que la Cinquième République ait eu à connaître dans le champ politico-financier.

    L'ancien président français est déjà renvoyé devant le tribunal correctionnel pour financement illégal de campagne électorale dans l'affaire Bygmalion et mis en examen pour corruption, trafic d'influence et recel de violation du secret professionnel dans le dossier “Paul Bismuth”.

    Dans le scandale libyen, l’enquête qui le cible désormais directement, ainsi que plusieurs de ses proches, est conduite par le juge d’instruction du pôle financier de Paris Serge Tournaire, et ses collègues Aude Buresi et Clément Herbo, chargés de dénouer les entrelacs de cette affaire d’État unique en son genre, dévoilée dès 2011 par Mediapart (voir notre dossier complet). La liste des délits visés par l'instruction judiciaire est longue : corruption active et passive, trafic d'influence, détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, blanchiment de fraude fiscale, recel…


    Rappel des faits.

    Bizarrement, c’est en Arabie saoudite qu’est née l’affaire des financements libyens. À l’origine, c’est-à-dire en 2005, il y a l’échec d’un gigantesque marché d’armement entre la France et le royaume wahhabite, dans lequel le ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, avait investi beaucoup d’espoirs.

    Mais suspectant un possible financement politique occulte via d’importantes dérivations financières adossées au contrat saoudien par un intermédiaire « ami », Ziad Takieddine, l’équipe du président Jacques Chirac à l’Élysée, alors en guerre ouverte avec les sarkozystes, a mis un terme brutal aux négociations.

    La déconvenue sera néanmoins féconde. Profitant de son épais réseau aux Proche et Moyen-Orient, Ziad Takieddine trouve en un temps record un nouvel eldorado pour Nicolas Sarkozy. Ce sera la Libye du colonel Mouammar Kadhafi.

    Takieddine, qui se fait fort d’être l’homme de la diplomatie secrète de la place Beauvau, s’active sans relâche pour rapprocher les dirigeants libyens du cabinet de Nicolas Sarkozy, dirigé par Claude Guéant. En septembre 2005, il organise une première visite de Guéant à Tripoli. Dans une note préparatoire adressée au ministère et retrouvée par la police dans son ordinateur, l’intermédiaire écrit que cette visite, qualifiée d’« extrême importance », est « inhabituelle » et doit « revêtir un caractère secret ». « Pour cette raison, il est préférable que CG se déplace seul, et que le déplacement s’effectue “sans fanfare” », affirme Takieddine.

    La raison de cette impérieuse discrétion est mentionnée quelques lignes plus loin : Takieddine écrit que Guéant sera « plus à l’aise pour évoquer l’autre sujet important, de la manière la plus directe » avec ses interlocuteurs libyens. Il n’est pas dit explicitement ce que recouvre cet « autre sujet » qui nécessite tant de prudence.

    Le déplacement de Claude Guéant n’était qu’une répétition. Un apéritif. Le grand jour est prévu pour le 6 octobre 2005. Nicolas Sarkozy ne vient à Tripoli que pour quelques heures et son programme est chargé, comme toujours. Le point culminant de son déplacement est la rencontre qu’il doit avoir en début d’après-midi avec le Guide libyen en personne, Mouammar Kadhafi.

    Le rendez-vous a lieu en deux temps sous une tente plantée sur la pelouse de la caserne Bab Al-Aziza, la citadelle du dictateur. D’abord un entretien élargi entre les deux hommes, entourés de leurs principaux collaborateurs. Puis un tête-à-tête, seulement accompagné du traducteur de Kadhafi et de la traductrice de Sarkozy. L’entretien dure longtemps. À son terme, l’ambassadeur de France en Libye, Jean-Luc Sibiude, taquine l’interprète de la présidence : « Ils ont dû s’en dire des choses ! » Elle lui rétorque qu’elle est tenue au secret professionnel.

    Nicolas Sarkozy, Mouammar Kadhafi et Claude Guéant en juillet 2007, à Tripoli, en Libye. © Reuters Nicolas Sarkozy, Mouammar Kadhafi et Claude Guéant en juillet 2007, à Tripoli, en Libye. © Reuters
    Les enquêteurs de l’Office anticorruption de la police judiciaire et les juges d’instruction Serge Tournaire et Aude Buresi essaieront tour à tour de passer outre ce secret, en interrogeant longuement la traductrice. Son homologue libyen, un diplomate francophile du nom de Moftah Missouri, ayant expliqué publiquement que la Libye avait décidé de financer Nicolas Sarkozy pour sa campagne de 2007, ils veulent en savoir plus côté français. A-t-elle pour sa part entendu le Guide libyen et le ministre de l’intérieur parler entre eux d’un soutien financier, ce 6 octobre 2005 ? La traductrice refuse de le confirmer, mais aussi de le démentir. « Je ne vous dis pas s’il y a eu demande ou pas […]. Je n’ai rien à dire sur le contenu éventuel des entretiens […]. Si je commence à parler, ça ne s’arrêtera jamais », glisse-t-elle, en juillet 2016, au policier qui l’interroge.

    Le soir du 6 octobre 2005, une autre rencontre, plus secrète encore, va beaucoup intriguer les enquêteurs. À l’hôtel Corinthia de Tripoli, où une suite lui a été réservée malgré la brièveté de sa visite, Nicolas Sarkozy rencontre le chef des secrets intérieurs libyens, Abdallah Senoussi, d’après les confidences que fera sur procès-verbal en mars 2014 Ziad Takieddine, présent également – la recension de ses déplacements en atteste.

    « J’étais accompagné de M. Senoussi. Nous sommes montés dans la suite de M. Sarkozy et nous nous sommes installés dans le salon. M. Guéant était également présent. L’objet de cette discussion était notamment l’arrêt de la condamnation par contumace de M. Senoussi. M. Guéant s’était engagé à plusieurs reprises à ce sujet », raconte l’intermédiaire. De fait, Abdallah Senoussi est considéré par la justice française, qui l’a condamné en 1999 à la réclusion criminelle à perpétuité, comme le principal organisateur de l’attentat contre l’avion de ligne du DC-10 d’UTA (170 morts, dont 54 Français en 1989).

    Devant les juges, Takieddine a précisé avoir « expliqué la situation de M. Senoussi à Nicolas Sarkozy ». « Là, poursuit-il, j’ai traduit en arabe les phrases de M. Sarkozy pour M. Senoussi : “Dès ma prise de fonctions à la présidence de la République, pas le premier acte, mais le deuxième acte d’amnistie sera pour M. Senoussi”. »

    Comme Mediapart l’a déjà rapporté, la présidence de la République a en effet, au moins jusqu’en 2009, tout tenté pour rendre inopérant le mandat d’arrêt émis contre Abdallah Senoussi, au mépris de la décision de la justice française et de la mémoire des victimes de l’attentat. Plusieurs documents le prouvent. Et il n’est pas anodin qu’un mois après la réunion de l’hôtel Corinthia, Abdallah Senoussi ait désigné Me Thierry Herzog, l’avocat personnel de Nicolas Sarkozy – les deux hommes sont déjà mis en examen pour « corruption » dans un autre dossier, l’affaire « Paul Bismuth » –, pour défendre ses intérêts dans l’affaire du DC10 d’UTA.


    Les mallettes

    Il est partout et sait se rendre indispensable. C’est son charme, sa fonction. Ainsi quand, au mois de décembre 2005, le secrétaire d’État aux collectivités locales Brice Hortefeux, un autre intime de Nicolas Sarkozy, se rend à son tour en Libye pour un voyage officiel qui n’avait « pas grand sens », selon les mots de l’ambassadeur Sibiude, Ziad Takieddine est-il là. Il en profite pour présenter Abdallah Senoussi à son ami « Brice », que l’intermédiaire aime emmener en croisière sur son yacht.

    Devant la justice, Brice Hortefeux a reconnu l’existence de l’entrevue avec Senoussi, mais a dit ne plus très bien se souvenir de la teneur de leur discussion. Abdallah Senoussi, qui apparaît désormais comme un acteur important de l’affaire des financements libyens, est l’homme dont plus personne ne veut se souvenir.

    Takieddine, lui, n’a pas oublié.

    Devant les caméras de l’agence Premières Lignes pour Mediapart, puis sur procès-verbal devant la police et enfin face au juge Tournaire, il a raconté en novembre 2016 comment, à la demande d’Abdallah Senoussi, il avait personnellement convoyé de Tripoli à Paris de l’argent en liquide qu’il a remis en mains propres à Claude Guéant (deux fois) et Nicolas Sarkozy (une fois). Soit, au total, cinq millions d’euros, dissimulés dans des valises en cuir souple et livrés à bon port au ministère de l’intérieur entre novembre 2006 et janvier 2007, selon le témoignage circonstancié de l’intermédiaire, qui s’est auto-incriminé pour la première fois dans cette affaire en racontant ces scènes de remises de cash.

    Le récit de Ziad Takieddine, mis en examen dans le dossier, est confirmé en tous points par Abdallah Senoussi lui-même. Lors d’une audition par la Cour pénale internationale (CPI) de septembre 2012, longtemps restée secrète et dont Takieddine n’avait pas connaissance, Senoussi avait déclaré : « Pour ce qui est du soutien apporté à des personnalités occidentales pour leur permettre d'accéder au pouvoir, la somme de 5 millions d'euros a été versée pour la campagne du Président français Nicolas Sarkozy en 2006-2007. J'ai personnellement supervisé le transfert de cette somme via un intermédiaire français, en la personne du directeur de cabinet du ministre de l'intérieur. Sarkozy était alors ministre de l'intérieur. Il y avait aussi un second intermédiaire, le nommé Takieddine, un Français d'origine libanaise installé en France. »

    L'ancien dirigeant libyen a précisé avoir été en contact direct avec Nicolas Sarkozy concernant ce financement : « À ce propos, je dois préciser que Sarkozy m'a, en personne, demandé d’éviter que Saïf Kadhafi ou Béchir Saleh ne soient mis au courant. Et jusqu'à la livraison de la somme, rien n'a en tout cas filtré. Mais je confirme que cette somme a bien été réceptionnée par Sarkozy. »


    La note

    Le document est daté du 10 décembre 2006. C’est à la fois un acte bureaucratique comme un autre, et en même temps beaucoup plus que cela. Voici la preuve d’un accord financier entre une dictature et une démocratie, entre la Libye de Kadhafi et la France du candidat Sarkozy. Noir sur blanc. Portant les armoiries de la Jamarihiya libyenne, le document signale un accord de principe du régime, après négociations entre Ziad Takieddine, Abdallah Senoussi et Brice Hortefeux, pour le déblocage de 50 millions d’euros afin de financer la campagne présidentielle de Sarkozy.

    Adressé à Béchir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi et patron de l’un des fonds souverains du pays, le Libyan African Portfolio (LAP), la note est signée par le chef des services secrets extérieurs, Moussa Koussa. L’opération est menée sous l’autorité d’un troisième homme, le premier ministre en fonctions, Baghdadi al-Mahmoudi.

    Révélé en avril 2012 par Mediapart, le document va faire l’objet pendant plus de trois ans d’intenses investigations judiciaires pour vérifier si, comme veut le faire accroire Nicolas Sarkozy, le document est un « faux grossier ». La plainte qu’il dépose contre Mediapart, en prenant soin de contourner le droit de la presse, finit par se retourner comme un boomerang contre lui.

    Après avoir recueilli des dizaines de témoignages (de diplomates, militaires, experts, agents des services de renseignements, etc.) et diligenté plusieurs expertises techniques, les juges ont, au contraire des desiderata de l’ancien président, conforté l’authenticité de la note. Par deux fois, en première instance puis en appel, les magistrats ont donc débouté Sarkozy.

    Moussa Koussa, l'ancien chef des services secrets libyens. © Reuters Moussa Koussa, l'ancien chef des services secrets libyens. © Reuters
    L’auteur de la note, Moussa Koussa, entendu en août 2014 par les magistrats à Doha, au Qatar, où il s’est exilé après la guerre en Libye, a lui-même admis en audition que « l’origine » et « le contenu » de la note étaient vrais. « Le contenu de ce document, c’est ça qui est dangereux. Je ne vous ai pas dit que c’était faux ou pas faux […]. Mais ne m’introduisez pas dans cette histoire », a-t-il imploré. Et en dépit de ses dénégations sur l’authenticité de sa signature figurant au bas de la note, une expertise judiciaire menée par trois experts en écriture a formellement démontré que le document était signé « de sa main ».

    La révélation de la note Koussa, le 28 avril 2012, a eu une conséquence rocambolesque. Il a en effet été découvert à cette occasion que son destinataire, Béchir Saleh, était réfugié en France sous bonne protection des autorités alors même qu’il était recherché par Interpol, qui avait émis à son encontre une notice rouge – c’est-à-dire un mandat d’arrêt international. Au lieu de l’arrêter, les autorités françaises, et tout particulièrement le chef des services secrets intérieurs, Bernard Squarcini, avec Alexandre Djouhri, l’intermédiaire proche de Sarkozy, ont organisé le 5 mai 2012 sa fuite de France, direction le Niger, puis l’Afrique du Sud. Résultat : Béchir Saleh n’a pas eu à se retrouver dans la situation inconfortable d’avoir à parler à un juge à la veille de l’élection présidentielle opposant Nicolas Sarkozy à François Hollande.

    Fin février 2018, le même Béchir Saleh a été la cible d’une tentative d’assassinat à Johannesburg, en Afrique du Sud. D’après ses proches, il s’apprêtait à transmettre à la justice française des informations sur l’affaire des financements libyens.


    Le carnet

    Un homme avait gardé des traces. Ancien premier ministre de Libye (2003-2006), il était ministre du pétrole et patron de la compagnie nationale pétrolière au moment des tractations confidentielles entre le régime Kadhafi et le clan Sarkozy. Choukri Ghanem est un réformiste, un proche de Saïf al-Islam Kadhafi, le fils du Guide que tout l’Occident aime fréquenter et accueille à bras ouverts dans ses palaces et chancelleries. Il a fait partie en 2011 des hauts responsables du pays qui ont fait défection au colonel Kadhafi pendant la guerre déclenchée par la France.

    Choukri Ghanem est aussi un homme influent, parmi les plus importants du régime. Secret et méthodique. À la main, d’une écriture régulière et dans un style soigné, il rédige un journal de bord de la dictature, en vue de la possible rédaction de mémoires.

    Dans l’un de ses carnets, retrouvés et authentifiés par plusieurs justices européennes, dont celle de la France, il détaille une partie des modalités de mise à exécution de la promesse de financement pour Sarkozy : « J’ai déjeuné, chez Béchir Saleh, al-Baghdadi [le premier ministre – ndlr] était présent. Béchir a dit avoir payé 1,5 million d’euros à Sarkozy ; quant à Saïf [al-Islam Kadhafi, le fils – ndlr], il lui a envoyé 3 millions d’euros. Il semblerait que les émissaires aient empoché une partie des sommes avant de les remettre à destination. Abdallah Senoussi lui a également envoyé deux millions d’euros. » L’anecdote est datée du 29 avril 2007, soit une semaine pile après le premier tour de l’élection présidentielle en France.

    Exilé à Vienne, en Autriche, où il s’est réfugié après avoir fait défection pendant la guerre, Choukri Ghanem a été retrouvé flottant dans le Danube, le 29 avril 2012 – soit, hasard du calendrier, au lendemain de la révélation de la note Koussa et cinq ans jour pour jour après avoir reçu les confidences de Béchir Saleh. Le caractère accidentel de son décès soudain, tel qu’il a été avancé par les autorités autrichiennes au terme d’une enquête express, a depuis été remis en question par plusieurs sources, notamment les services secrets américains qui parlent pour leur part d’une mort « hautement suspecte ».


    La chambre forte

    L’argent en espèces a l’avantage de laisser peu de traces, mais l’inconvénient de prendre de la place quand il y en a beaucoup. Claude Guéant, directeur de cabinet puis de campagne de Nicolas Sarkozy, en sait quelque chose. Selon les policiers, qui ont stigmatisé dans un récent rapport son « usage immodéré des espèces », l’ancien “Cardinal”, comme il était parfois surnommé, n’a retiré de son compte bancaire entre mai 2003 et fin 2012 que… 800 euros. Tout le reste fut réglé en cash.

    Mais il y a plus intrigant encore. Les enquêteurs ont découvert que Claude Guéant avait loué en 2007, dans le plus grand secret et juste le temps de la campagne présidentielle, une chambre forte à l’agence Opéra de la BNP parisienne, si grande qu’un homme pouvait y entrer debout. Il s’y est rendu personnellement à sept reprises entre le 23 mars et le 19 juillet 2007. Pour aller chercher quoi ?, lui ont demandé un jour les policiers après l’avoir placé en garde à vue. Le plus sérieusement du monde, l’ancien secrétaire général de l’Élysée, ancien ministre de l’intérieur et ancien directeur de la police nationale a répondu qu’il avait ouvert cette chambre forte pour y entreposer… des discours de Nicolas Sarkozy.

    De nombreux membres de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, entendus à ce sujet dans le dossier libyen, ont soit observé un silence embarrassé sur les déclarations fantasques de Guéant, soit carrément mis en cause son alibi, subodorant que le coffre était selon toute vraisemblance garni d’argent liquide.

    De fait, les policiers ont pu établir que d’importantes sommes en espèces, jamais déclarées aux autorités de contrôle, avaient inondé la campagne présidentielle, comme finira par le reconnaître en audition le trésorier Éric Woerth, actuel président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, qui a été entendu sous un statut de mise en cause. Tout en essayant de minimiser les montants en jeu, Éric Woerth a affirmé que les sommes provenaient de dons anonymes envoyés par voie postale. Des explications jugées « captieuses » par la police, c’est-à-dire qui visent délibérément à tromper, le chef du courrier de l’UMP de l’époque ayant réfuté les affirmations de Woerth.

    Ainsi que Mediapart l’a déjà raconté, un premier prérapport de synthèse de l’OCLCIFF a été rendu en septembre 2017. Il était accablant. Le capitaine de police rédacteur du rapport y parlait de « la matérialisation des soupçons de financement libyen », des « mallettes de Ziad Takieddine », du « cash de Claude Guéant », mais aussi de « l’absence de sincérité des comptes de campagne » et de l’« ampleur de la circulation d’espèces en marge de la campagne ».

    Dans la foulée de la remise de ce rapport, le juge Tournaire a réclamé en septembre dernier au Parquet national financier (PNF) l’élargissement de son enquête à des faits de « financement illégal de campagne électorale » mais, de manière ambiguë, le PNF n’a pas fait droit à la demande sans la rejeter formellement pour autant.

    Un appartement

    Alexandre Djouhri, à Londres en 2018. Alexandre Djouhri, à Londres en 2018.
    Au-delà de la campagne électorale, l’histoire des liens de Claude Guéant, l’homme-lige de Sarkozy, avec la Libye, c’est aussi celle d’une bonne affaire immobilière. Claude Guéant s’est acheté en mars 2008, trois mois après l’ubuesque accueil de Mouammar Kadhafi à Paris par Nicolas Sarkozy, un joli appartement situé près de l’Arc de triomphe. Le bien a été payé comptant par Guéant, grâce à l’apport soudain de 500 000 euros sur l’un de ses comptes en banque.

    Officiellement, l’argent proviendrait de la vente de toiles hollandaises par le secrétaire général de l’Élysée. En réalité, l’enquête judiciaire a démontré que c’étaient l’intermédiaire Alexandre Djouhri, actuellement incarcéré à Londres dans le cadre de ce dossier, et le gestionnaire des comptes de Béchir Saleh, un certain Wahib Nacer, qui se cachaient derrière les 500 000 euros. Mieux : les enquêteurs ont également établi que c’était de l’argent libyen, provenant du fonds souverain dirigé par le même Béchir Saleh, qui avait permis de compenser financièrement après coup l’opération immobilière de Claude Guéant, mis en examen dans ce volet de l’affaire.


    Des aveux libyens

    De Mouammar Kadhafi, qui avait parlé à la veille de l’offensive militaire contre son régime en mars 2011 de l’existence d’un « grave secret » le liant à Nicolas Sarkozy, à son fils Saïf-al Islam, qui évoquera quelques jours plus tard le financement occulte de la campagne de 2007, nombreux sont les dignitaires libyens qui ont avoué avoir participé ou eu connaissance des compromissions françaises en Libye.

    On l’a vu, Abdallah Senoussi, le chef du renseignement militaire, a confirmé avoir personnellement financé Sarkozy grâce au porteur de valises Ziad Takieddine. Moussa Koussa, son homologue du renseignement extérieur, ne dément pas les faits et assure que l’histoire est « dangereuse ». Même Béchir Saleh, longtemps redevable des efforts de Nicolas Sarkozy pour le sauver de la guerre en Libye puis de la griffe des juges en France, a infléchi ces derniers mois sa position, allant désormais dans le sens d’une confirmation des financements libyens, notamment à l’occasion d’un entretien avec le journal Le Monde.

    Baghdadi al-Mahmoudi, l'ancien premier ministre libyen. © Reuters Baghdadi al-Mahmoudi, l'ancien premier ministre libyen. © Reuters
    L’ancien premier ministre, Baghdadi al-Mahmoudi, au secret aujourd’hui dans une prison libyenne (comme Senoussi), a lui aussi fait des aveux. En octobre 2011, lors d’une audience devant la cour d’appel de Tunis, l’ex-chef du gouvernement avait déclaré : « Oui, en tant que premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli, des fonds ont été transférés en Suisse, et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne, et n’a cessé de le répéter à certains intermédiaires. »

    Selon nos informations, les enquêteurs français se sont mis en relation ces dernières semaines avec le bureau des enquêtes du procureur de Tripoli, qui s'est dit prêt à collaborer avec la justice française.

    Un autre homme clé du régime Kadhafi a également livré de précieuses informations. Il s’appelle Mohamed Ismail. Il fut le tout-puissant chef de cabinet de Saïf al-Islam, son homme des missions spéciales. Dans un mail envoyé en mai 2012 à Mediapart et authentifié depuis par la police, il a décrit l’un des circuits bancaires utilisés : « En ce qui concerne le financement de la campagne, une partie des fonds a transité par une banque commerciale à Beyrouth et, de là, est passé par un compte bancaire en Allemagne affilié à Ziad [Takieddine]. »

    Les enquêteurs ont découvert dans les archives informatiques dudit Ziad Takieddine la trace d’un virement de deux millions d’euros à la date du 20 novembre 2006, qui ressemble furieusement à un début de confirmation matérielle. Les fonds ont été émis depuis la Libyan Arab Foreign Bank, un établissement sous la coupe du régime Kadhafi, vers une société offshore de Takieddine baptisée Rossfield Ltd. Tout concorde avec le mail d’Ismail : non seulement le virement, qui n’est justifié par aucun contrat connu de Takieddine, a été enregistré dans une banque libanaise, l’Intercontinental Bank of Lebanon, mais la société Rossfield Ltd est bien en lien avec une banque en Allemagne, la Deutsche Bank de Francfort. Les juges ont émis plusieurs commissions rogatoires sur ces faits.


    Les infiltrés

    Publiquement, Nicolas Sarkozy prend soin de toujours donner l’impression de balayer d’une chiquenaude les soupçons dont il peut être l’objet dans l’affaire libyenne. « Calomnies », « honte », répète-t-il à l’envi. En privé, c’est une tout autre histoire.

    L’enquête du juge Tournaire a en effet montré depuis cinq ans une très grande fébrilité de l’ex-chef d’État et de son clan sur le dossier. Cela concerne aussi bien l’ancien ministre Brice Hortefeux, qui se fait renseigner par le patron de la police parisienne, Christian Flaesch, sur les questions qui vont lui être posées dans le dossier qui opposait l’ancien président à Mediapart, que l’agitation de Nicolas Sarkozy lui-même pour faire pression sur les services secrets intérieurs afin de savoir s’il avait des informations sur un témoin clé du dossier, en l’occurrence le traducteur de Kadhafi.

    En 2013, déçu que le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, ne viole pas le secret pour l’informer sur le dossier libyen – Nicolas Sarkozy n’est plus chef de l’État à cette date –, l’ancien président français s’épanche auprès de son chef de cabinet, l’ancien directeur de la police Michel Gaudin. Ne comprenant pas les silences du patron de la DGSI, Sarkozy va lâcher sur une ligne téléphonique placée sur écoute une phrase à l’incroyable résonance mafieuse : « Il nous est fidèle, lui ? »

    Nicolas Sarkozy avait manifestement de bonnes raisons de s’inquiéter de l’évolution de l’affaire libyenne. Source >>
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  2. #2
    Membre extrêmement actif
    Sarkozy entame son deuxième jour de garde à vue
    L'ancien président de la République entame mercredi 21 mars son second jour de garde à vue à à Nanterre, dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire.
    L'ancien ministre Brice Hortefeux a été entendu mardi sous le statut de «suspect libre».


    <<Nicolas Sarkozy, qui confessait il y a peu de temps encore sa fascination pour les dirigeants autoritaires, est aujourd’hui rattrapé par la justice française pour sa proximité passée avec l’un des plus célèbres d’entre eux, Mouammar Kadhafi, longtemps considéré comme le pivot du terrorisme antioccidental. L’ancien président de la République a été placé en garde à vue, mardi 20 mars au matin, par les policiers de l’Office anticorruption (OCLCIFF) de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l’affaire dite des financements libyens. Mercredi matin, il a débuté sa seconde journée de garde à vue.

    L'ancien ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, fidèle lieutenant de Nicolas Sarkozy depuis plus de trente ans, a également été entendu mardi, sous le statut de « suspect libre » pour sa part. Ce statut, qui permet l'audition d'un mis en cause tout en lui évitant la garde à vue, dispense les enquêteurs de solliciter auprès du Parlement européen une demande de levée d'immunité — et de dévoiler une partie de leurs investigations —, Brice Hortefeux étant eurodéputé.


    Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, en 2007, à Paris. © Reuters Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi, en 2007, à Paris. © Reuters

    L'audition de Nicolas Sarkozy peut durer jusqu’à 48 heures, à l'issue de laquelle l'ancien président pourrait être éventuellement déféré devant la justice. Selon les termes du code de procédure pénale, le statut de gardé à vue signale que les enquêteurs ont des « raisons plausibles de soupçonner » l’implication de Nicolas Sarkozy dans le dossier, probablement le plus grave que la Cinquième République ait eu à connaître dans le champ politico-financier.

    L'ancien président français est déjà renvoyé devant le tribunal correctionnel pour financement illégal de campagne électorale dans l'affaire Bygmalion et mis en examen pour corruption, trafic d'influence et recel de violation du secret professionnel dans le dossier “Paul Bismuth”.

    Dans le scandale libyen, l’enquête qui le cible désormais directement, ainsi que plusieurs de ses proches, est conduite par le juge d’instruction du pôle financier de Paris Serge Tournaire, et ses collègues Aude Buresi et Clément Herbo, chargés de dénouer les entrelacs de cette affaire d’État unique en son genre, dévoilée dès 2011 par Mediapart. La liste des délits visés par l'instruction judiciaire est longue : corruption active et passive, trafic d'influence, détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, blanchiment de fraude fiscale, recel… La suite sur Médiapart >>

    Il y en a ras le bol de l'impunité des politiques, c'est vraiment le moment de se bouger pour mettre fin à la corruption massive qui gangrène la France !
    Et ici c'est bien pire, la vrai raison pour laquelle Sarkozy a fait la guerre en Libye est que Sarkozy a voulu faire assassiner Kadhafi pour qu'il ne parles pas suite à ses menaces, donc non seulement il a commandité un meurtre mais pire encore il a tué des centaines de milliers de civils innocents en provoquant cette guerre, ce qui fait qu'il est en réalité coupable d'un crime contre l'humanité, sans parler d'un pays qui est désormais détruit et ruiné par sa faute pour plus de 50 ans...

    Je pense que l'histoire montrera que c'est un monstre et que c'est le pire président que la France ai jamais eu...
    Pour moi il mérite la prison à perpétuité...
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  3. #3
    Inactif  
    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    Il y en a ras le bol de l'impunité des politiques, c'est vraiment le moment de se bouger pour mettre fin à la corruption massive qui gangrène la France !
    Et ici c'est bien pire, la vrai raison pour laquelle Sarkozy a fait la guerre en Libye est que Sarkozy a voulu faire assassiner Kadhafi pour qu'il ne parles pas suite à ses menaces, donc non seulement il a commandité un meurtre mais pire encore il a tué des centaines de milliers de civils innocents en provoquant cette guerre, ce qui fait qu'il est en réalité coupable d'un crime contre l'humanité, sans parler d'un pays qui est désormais détruit et ruiné par sa faute pour plus de 50 ans...
    Comment veux-tu que cela cesse ?

    Regarde le fil où c'est parti sur Fillon, on nous dit que c'est de l'acharnement judiciaire et qu'il aurait fallu le laisser faire campagne car il n'est pas le seul à tricher, voir même qu'il aurait fait un meilleur président que d'autres. Avec des gens qui pensent comme ça, comment veux-tu faire le ménage ?

    Et même là pour Kadhafi, attends 5mn, et Ryu va venir te dire que Sarkozy n'a fait que suivre les ordres américains, et qu'il ne l'a pas du tout fait tuer pour couvrir ses financements...


    Râler sur les politiques c'est bien, (et sur le fond, je suis d'accord avec toi sur ce passage, il faut faire le ménage), mais quand t'as X% de la population assez conne pour leur trouver des excuses, hurler au complot ou autre et qui continue de voter pour eux, le mal est plus profond que juste une corruption des politiciens, cela touche aussi la population.
    "The world is broken. We’re the last choking embers of a fire waiting to burn out.
    Long before our grandfathers and their fathers before them, we started pulling our planet apart in the name of progress and blind ambition.
    The greed of man has devoured this earth until there was nothing left. We watch as time eats us alive.
    A generation born to witness the end of the world..."

  4. #4
    Inactif  
    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Et même là pour Kadhafi, attends 5mn, et Ryu va venir te dire que Sarkozy n'a fait que suivre les ordres américains, et qu'il ne l'a pas du tout fait tuer pour couvrir ses financements...
    L'un n'empêche pas l'autre.
    En général, oui, c'est bien les USA qui prennent les initiatives et la France qui suit derrière, pas l'inverse.

  5. #5
    Inactif  
    Citation Envoyé par Buffet_froid Voir le message

    En général, oui, c'est bien les USA qui prennent les initiatives et la France qui suit derrière, pas l'inverse.
    Le fait que la France ait tendance à être le suiveur, n'implique pas non plus que tout ce que fait la France ait été ordonné par les USA (on fait déjà tout ce que nous dit l'UE d'après Ryu, et d'autres, du coup je ne vois pas comment on pourrait suivre tous les ordres des deux entités sachant qu'elles n'ont pas toujours les mêmes intérêts, essayez d'être cohérent entre vous ne serait-ce que 5mn).

    Tu sais, la nuance et les différentes positions possibles, ça ne fait que 3 ou 4 fois que l'on t'en parle en 2 jours, je comprends que cela ne soit pas encore complètement assimilé.


    Après dans l'absolue oui, la décision de Sarkozy a très bien pu profiter également aux USA, mais cela ne prouve toujours pas que l'ordre venait d'eux (ce qui est affirmé par Ryu).
    "The world is broken. We’re the last choking embers of a fire waiting to burn out.
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  6. #6
    Invité
    Invité(e)
    Citation Envoyé par Zirak Voir le message

    Après dans l'absolue oui, la décision de Sarkozy a très bien pu profiter également aux USA, mais cela ne prouve toujours pas que l'ordre venait d'eux (ce qui est affirmé par Ryu).
    On ne pourra jamais prouver ce genre de chose. C'est tellement au dessus de nous..

  7. #7
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Comment veux-tu que cela cesse ?

    Regarde le fil où c'est parti sur Fillon, on nous dit que c'est de l'acharnement judiciaire et qu'il aurait fallu le laisser faire campagne car il n'est pas le seul à tricher, voir même qu'il aurait fait un meilleur président que d'autres. Avec des gens qui pensent comme ça, comment veux-tu faire le ménage ?
    Le ménage n'a pas été fait justement. Il s'agissait juste d'éliminer l'opposition.

    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Et même là pour Kadhafi, attends 5mn, et Ryu va venir te dire que Sarkozy n'a fait que suivre les ordres américains, et qu'il ne l'a pas du tout fait tuer pour couvrir ses financements...
    J'ai entendu des hypothèses idiotes sur la Lybie, mais celle là récolte la palme. La France aurait dépensé 300 millions, et l'Otan aurait suivi comme un seul homme et dépensé dix fois plus, juste pour faire assassiner Kadhafi dans une buse d'égout ?
    Alors qu'il suffisait de ne rien faire pour qu'il se taise, au pire de faire assassiner les témoins gênants comme lors de l'affaire des frégates de Taiwan ? Ce qui aurait été infiniment plus simple.

    Citation Envoyé par Zirak Voir le message

    Râler sur les politiques c'est bien, (et sur le fond, je suis d'accord avec toi sur ce passage, il faut faire le ménage), mais quand t'as X% de la population assez conne pour leur trouver des excuses, hurler au complot ou autre et qui continue de voter pour eux, le mal est plus profond que juste une corruption des politiciens, cela touche aussi la population.
    Ceci est un message raciste envers les cons, attention au dépôt de plainte au nouveau ministère de la Haine.
    La joie de l'âme est dans la planification -- Louis Hubert Liautey

  8. #8
    Membre extrêmement actif
    Guerre en Libye : un rapport britannique accable Sarkozy
    Pourquoi Sarkozy a t-il fait la guerre en Libye ?
    La guerre libyenne de Sarkozy

    Je pense qu'il est clairement établi que c'est bien Sarkozy qui à lancé cette guerre. Par contre dans ces articles on trouve des raisons fumeuses pour expliquer ce geste, mais je pense que c'est Bidon. Si on regarde ce qu'il à fait pendant son mandat, à savoir rien d'utile, je pense que la réussite de la France, son influence économique et tout cela il en a rien à carrer. Maintenant qu'on connais vraiment le personnage et qu'on sait que c'est un escroc, un menteur, un corrompu et un incompétent, il est clair que la seule et unique raison de ce massacre et de la destruction de ce pays est simplement d'avoir voulu assassiner Kadhafi, qui menaçait de révéler l'affaire des valises de cash. La preuve en est, une fois que Kadhafi a été assassiné, Sarkozy à arrêté immédiatement les bombardements puisque son réel objectif était atteint, à savoir le meurtre de Kadhafi, et il a laisser le pays dans un état de guerre civile totale, avec zéro proposition de reconstruction (par exemple plan Marshall des USA pour reconstruire l'Europe après la guerre 39..45), c'est dire à quel point c'est un immonde monstre qui est prêt à détruire tout un pays, y compris assassiner des centaines de milliers de civiles innocents, et en mettre à la rue des millions, tout cela pour servir ses intérêts personnels, à savoir avoir utilisé l'armée d'un pays pour commanditer un simple meurtre !

    Certaines sources libyennes évoquent même un assassinat par un agent des Services Secrets français, sur ordre du président Nicolas Sarkozy, celui-ci craignant des révélations sur le financement de sa campagne électorale en 200735. La veille, le 23 octobre, le médecin ayant pratiqué une autopsie sur le corps de Mouammar Kadhafi, Othman El-Zentani, avait indiqué que celui-ci avait été « tué par balles ». Peu après, Moustafa Abdel Jalil affirmera qu'il y a eu un ordre de tuer le colonel Kadhafi, ordre qui aurait été envoyé par un pays étranger. Le 15 décembre 2011, le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, estime que la mort de Kadhafi pourrait constituer un crime de guerre. Source
    Et aussi : Kadhafi a-t-il été exécuté par la France ?

    La vérité : Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  9. #9
    Inactif  
    Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
    Le ménage n'a pas été fait justement. Il s'agissait juste d'éliminer l'opposition.
    Affirmation idiote, l'affaire est en cours, et tant que le jugement final n'a pas été rendu, on ne peut pas dire que le ménage n'a pas été fait.

    Et dans un sens si, il a été fait, Fillon s'étant retiré de la vie politique.


    Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message

    J'ai entendu des hypothèses idiotes sur la Lybie, mais celle là récolte la palme. La France aurait dépensé 300 millions, et l'Otan aurait suivi comme un seul homme et dépensé dix fois plus, juste pour faire assassiner Kadhafi dans une buse d'égout ?
    Alors qu'il suffisait de ne rien faire pour qu'il se taise, au pire de faire assassiner les témoins gênants comme lors de l'affaire des frégates de Taiwan ? Ce qui aurait été infiniment plus simple.
    Et donc c'est quoi la version officielle pour toi ? Un ordre des USA ?

    C'est vrai que quand ils ont un problème ou envie de foutre la merde quelque part, les USA sont du genre à demander à la France, et pas du tout du genre à aller "régler" le problème eux-mêmes en allant bombarder Pierre, Paul ET Jacques.

    Si les USA avaient voulu se débarrasser de Kadhafi, ils avaient largement les moyens humains, financiers, et techniques pour le faire eux-mêmes, ils ont toujours fait comme ça, et la comme par hasard, ils auraient demandé à la France de lancer le truc ?


    Après bien sûr que la raison "officielle" n'était pas d'y aller pour que Kadhafi ne parle pas des financements, c'est comme à chaque fois, c'était pour aller distribuer la "démocratie", du coup, les américains y voyant un intérêt à côté, on appuyés le truc. Mais si Kadhafi n'avait pas financer Sarkozy, je doute fortement que celui-ci aurait lancé une telle initiative, ou je veux bien que tu m'éclaire sur l'intérêt qu'il aurait eu à le faire ?

    Quant au "il suffisait de ne rien faire pour qu'il se taise", c'est un peu simpliste, peut-être que Kadhafi commençait à demander trop de choses en retour, ou à essayer de faire chanter Sarkozy, on n'en sait strictement rien.


    Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message

    Ceci est un message raciste envers les cons, attention au dépôt de plainte au nouveau ministère de la Haine.
    La loi n'est pas encore passée, j'ai le droit !
    "The world is broken. We’re the last choking embers of a fire waiting to burn out.
    Long before our grandfathers and their fathers before them, we started pulling our planet apart in the name of progress and blind ambition.
    The greed of man has devoured this earth until there was nothing left. We watch as time eats us alive.
    A generation born to witness the end of the world..."

  10. #10
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
    Le ménage n'a pas été fait justement. Il s'agissait juste d'éliminer l'opposition.
    Quelle opposition ? Fillon était de droite, non ? Tout comme Hollande et Sarkozy avant lui et Macron maintenant. La seule opposition que je voie est celle de la France Insoumise, à la rigueur celle de Hamon, mais il est invisible pour le moment (donc autant dire qu'on va encore bouffer de la merde néo-libérale pendant un bon bout de temps... )
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
    Au nom du fric, on baisse son froc...

  11. #11
    Membre extrêmement actif
    Non, Sarkozy n'à pas fait de politique de droite : il n'a rien fait de droite pendant son mandat sinon il aurait supprimé l'impôt sur la fortune et bien d'autres conneries d'extrême gauche mises en place par les ministres communistes de Mitterrand. Sous le mandat de Sarkozy les impôts ont augmentés, ce qui est clairement une politique de gauche. Se pavaner sur un yacht et au Fouquets ne veux pas dire "avoir une politique de droite", ça veux juste dire être un gros con. Une politique de droite c'est diminuer les impôts et libérer les entreprises privées des charges et abus de règlements qui les empêchent de fonctionner et de se développer et donc d'embaucher et de faire diminuer le chômage, un peu comme ce qu'essaie de faire Macron.

    Hollande était bien de gauche : il à bien augmenté le poids de l'état, les impôts et les règlements à la con qui étranglent les entreprises, et donc par conséquent il à augmenté le chômage et il à aussi considérablement augmenté la dette. Croire qu'il peu faire diminuer le chômage tout en augmentant les charges sur les entreprise est tellement stupide que soit c'est un débile total, soit un énorme escroc pour avoir réussi à faire croire aux gens que ça pouvais marcher...

    Le dernière président a avoir eu une politique de droite fut Pompidou, et la il y avais le plein emploi en France et presque pas de dette.

    Rien ne dit que Fillion aurait mis en place une politique de droite s'il avait été élu, il à pas eu de couilles quand il était premier ministre rien ne dit qu'il s'en serait fait greffé une fois élu.

    Pour l'instant le seul qui ait une paire de baloche énorme pour enfin faire une vrai politique de droite c'est Macron : supprimer l'ISF, diminuer le revenu des vieux, changer le code du travail, s'en prendre aux 35 heures et aussi s'en prendre aux privilégiés de la SNCF je ne pensais même pas que c'était possible...
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  12. #12
    Inactif  
    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message

    Hollande était bien de gauche : il à bien augmenté le poids de l'état, les impôts et les règlements à la con qui étranglent les entreprises, et donc par conséquent il à augmenté le chômage et il à aussi considérablement augmenté la dette. Croire qu'il peu faire diminuer le chômage tout en augmentant les charges sur les entreprise est tellement stupide que soit c'est un débile total, soit un énorme escroc pour avoir réussi à faire croire aux gens que ça pouvais marcher...
    Faux, les chiffres publiés fin 2017 montrent le contraire...

    Si le chômage a baissé ces derniers mois, outre le fait de la reprise économique au niveau européen, c'est plus grâce aux mesures d'Hollande que celles de Macron, dont la plupart ne sont entrées en vigueur que le 1er janvier 2018 (donc après publication des chiffres sur la baisse du chômage).

    Et cela sera pareil pour Macron, toutes les mesures mises en place n'auront pas un effet immédiat, Macron lui-même a dit qu'il faudra bien 2 ans avant que l'on voit l'impacte de ses mesures sur le chômage.
    "The world is broken. We’re the last choking embers of a fire waiting to burn out.
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  13. #13
    Membre extrêmement actif
    Mais bien sur : Hollande a sauvé la France
    La petite baisse du chômage en fin de mandat est artificielle et est due à des milliards donnés pour des emplois aidés, 500 000 formations bidons pour retirer les chômeurs des statistiques, plus des consignes de radiation forcées et stages bidons, tout est faux, et cela a creusé encore plus la dette, qui est devenue encore plus énormes.




    Au total, il y a eu 585 000 chômeurs de plus depuis l'élection de François Hollande





    Pour ce qui est de la dette globale elle était presque stable sous Chirac puis à monté violemment sous Sarkozy (politique de gauche malgré une étiquette de droite) et hollande et elle monte toujours sous Macron.
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  14. #14
    Inactif  
    D'une part je n'ai pas dit qu'Hollande avait sauvé la France.

    Et ensuite, ça sert à rien de foutre des graphiques qui s'arrêtent en 2015, alors que la baisse observée date de 2017. C'est juste de la manipulation merdique. On dirait Ryu avec ses articles qui datent de y'a 20 ans, tu peux aussi te tenir un minimum au courant de ce qui s'est passé entre 2015 et 2018.

    Je peux aussi te sortir la courbe du chômage de 2002 et te dire que les mesures de Macron c'est de la merde, c'est du même niveau...


    Quant à la dette, je ne vois pas ce que cela vient faire la-dedans, puisque je n'en ai pas parlé. Je t'ai juste repris sur le chômage, et je n'ai pas affirmé que tu disais faux sur la dette.


    Bref, tu montre une fois de plus, que même quand on essai de dialoguer un tant soit peu sérieusement avec toi, tu es d'une mauvaise foi pas possible.
    "The world is broken. We’re the last choking embers of a fire waiting to burn out.
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  15. #15
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Sarkozy n'a fait que suivre les ordres américains, et qu'il ne l'a pas du tout fait tuer pour couvrir ses financements...
    Mais on ne tue pas quelqu'un juste pour couvrir des financements ! (sinon y'aurait un paquet d'assassinats...)
    Ce qui est certains c'est que ça n'a rien apporté à la France.
    Une partie du stock d'or libyen a disparu, mais ça m'étonnerait qu'elle soit en France aujourd'hui...

    La France n'a récolté que du négatif avec cette histoire (bon à part le faut que l'armée Française prouve une fois de plus qu'elle est une des meilleures au monde).
    La Libye et les Libyens on en parle même pas.

    Et au final, il n'y aura pas de preuve, Sarkozy va s'en sortir hyper facilement, il va être extremement fier d'être blanchi et voilà...
    Déjà là il est tout content d'être en garde à vue, il est persuadé qu'il ne risque rien.

    Accepter 50 millions d'€ (ou beaucoup plus) de la part de Kadhafi en échange d'un petit service ce n'est pas très grave.
    Faire assassiner Kadhafi c'est extremement grave, Sarkozy mérite la peine de mort pour ça, il est responsable d'une gigantesque crise et on a les preuves que c'est de la faute à Sarkozy.

    Une nouvelle monnaie unique africaine serait la véritable cause de l’intervention française en Libye
    La correspondance de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a montré qu’en 2011, Mouammar Kadhafi possédait 143 tonnes d’or et 143 tonnes d’argent avec lesquels il souhaitait créer une nouvelle monnaie unique pour l’Afrique et fournir aux pays francophones africains «une alternative au Franc CFA».

    «L'or avait été rassemblé avant la révolte actuelle et devait être utilisé pour la création d'une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen», lit-on dans le courriel de l'ex-secrétaire d'Etat américain.
    Il faut refuser le dollar, c'est de la merde, il faut se baser sur autre chose.
    Un truc sérieux un peu.
    Keith Flint 1969 - 2019

  16. #16
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Et donc c'est quoi la version officielle pour toi ? Un ordre des USA ?
    (..)
    Après bien sûr que la raison "officielle" n'était pas d'y aller pour que Kadhafi ne parle pas des financements, c'est comme à chaque fois, c'était pour aller distribuer la "démocratie", du coup, les américains y voyant un intérêt à côté, on appuyés le truc. Mais si Kadhafi n'avait pas financer Sarkozy, je doute fortement que celui-ci aurait lancé une telle initiative, ou je veux bien que tu m'éclaire sur l'intérêt qu'il aurait eu à le faire ?

    Quant au "il suffisait de ne rien faire pour qu'il se taise", c'est un peu simpliste, peut-être que Kadhafi commençait à demander trop de choses en retour, ou à essayer de faire chanter Sarkozy, on n'en sait strictement rien.


    La raison officielle était que monsieur Kadhafi était un affreux dictateur mangeur de bébés, torturait les gentils opposants dans des prisons, et qu'il allait commettre un génocide (). Il fallait intervenir pour stopper cette horreur sans nom, avec un peu de soupoudrage couleur "Viva la révolution".
    Or Kadhafi avait pris peur après la guerre d'Irak, même renoncé à son problème nucléaire illégal, et largement normalisé ses relations avec l'occident. On parlait même de lui vendre des avions comme à la grande époque de Pompidou !

    Donc peu nous importe la raison officielle en réalité, et comme le dit un historien bien connu "il faudra un jour que les historiens fouillent les archives pour connaitre les raisons de cette guerre".

    Les achats d'amitiés sont monnaies courantes dans les affaires internationales. Si on partait en guerre comme les pays qui nous arrosent, ce serait très coûteux et même contreproductif. Ton idée qu'il ai fait "chanter" Sarkozy ou ait trop demandé en retour est intéressante, mais purement théorique.
    Par contre, qui a dit que monsieur Sarkozy et ses réseaux étaient arrosés uniquement par la Lybie ?

    C'était le "leading from behind" cher au président Obama, histoire de ne pas trop écorner l'image des USA (enfin surtout la sienne) auprès du monde musulman, déjà bien entamée par son prédécesseur. D'autant qu'à l'époque, l'aventure irakienne avait déjà bien entamé les forces, et les finances (3 trilliards dépensés, et on est encore en pleine crise), et il aurait fallut l'aval du Congrès, acquis au Tea Party et très sceptique.. bref, pas très pratique.
    Alors pourquoi ne pas sous-traiter aux habituels meilleurs amis de l'Amérique ?

    Il faut écouter ce qu'en disent les ClintonsLeaks, selon une interview de Julian Assange avec John Pilger en 2012 (à prendre avec les pincettes habituelles): cette guerre a été faite pour des raisons de politique politicienne par madame Clinton.
    C'est une théorie intéressante, même si elle manque un peu de substance pour l'instant.


    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    La loi n'est pas encore passée, j'ai le droit !
    Bon alors cela va, mais profites tant que cela dure.
    La joie de l'âme est dans la planification -- Louis Hubert Liautey

  17. #17
    Inactif  
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

    Accepter 50 millions d'€ (ou beaucoup plus) de la part de Kadhafi en échange d'un petit service ce n'est pas très grave.
    Merci de démontrer exactement ce que je disais.

    Toucher illégalement de l'argent pour tricher et se faire élire président, ce n'est pas très grave.

    Et après tu te plains que tous les politiciens sont pourris. J'ai envie de dire que c'est de ta faute avec ce genre de façon de penser.
    "The world is broken. We’re the last choking embers of a fire waiting to burn out.
    Long before our grandfathers and their fathers before them, we started pulling our planet apart in the name of progress and blind ambition.
    The greed of man has devoured this earth until there was nothing left. We watch as time eats us alive.
    A generation born to witness the end of the world..."

  18. #18
    Membre éprouvé
    C'est normal. Il n'a pas touché de l'argent de la part des USA, UE, autre donc, pour Ryu, ce n'est absolument pas grave.
    "Non, je ne dois rien à personne
    Et je ne méprise personne".


    Je ne réponds pas aux message techniques par MP !

  19. #19
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
    Il faut écouter ce qu'en disent les ClintonsLeaks, selon une interview de Julian Assange avec John Pilger en 2012 (à prendre avec les pincettes habituelles): cette guerre a été faite pour des raisons de politique politicienne par madame Clinton.
    C'est une théorie intéressante, même si elle manque un peu de substance pour l'instant.
    Intéressant en effet, il faudra que je regarde ça.

    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Toucher illégalement de l'argent pour tricher et se faire élire président, ce n'est pas très grave.

    Et après tu te plains que tous les politiciens sont pourris. J'ai envie de dire que c'est de ta faute avec ce genre de façon de penser.
    Il est plus que probable que Ségolène Royal ait reçu également de l'argent de la part de Kadhafi et est-ce que vous en parlez ?
    Et si ça se trouve Sarkozy n'a jamais touché d'argent de la part de Kadhafi (c'est que la justice risque de déclarer rapidement).

    Il faut relativiser, par rapport à tuer Kadhafi, accepter de l'argent c'est rien.
    L'autre relativisation c'est que quasiment tous les politiciens qui ont été en place sont pourri, accepter de l'argent c'est pas le plus grave des délits qu'ils peuvent commettre...
    On vend des armes, on assassine des gens, on aide à renverser des pouvoirs légitimes, etc. (pour moi armer des rebelles c'est plus grave qu'accepter de l'argent, la valise va tuer personne)

    Aussi bien même sans l'argent de Kadhafi il aurait gagné...
    Keith Flint 1969 - 2019

  20. #20
    Inactif  
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

    Il est plus que probable que Ségolène Royal ait reçu également de l'argent de la part de Kadhafi et est-ce que vous en parlez ?
    Non car pour l'instant, il n'y a rien qui va dans ce sens, mais si effectivement c'est le cas, on en parlera, merci de nous donner tes sources.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

    Et si ça se trouve Sarkozy n'a jamais touché d'argent de la part de Kadhafi (c'est que la justice risque de déclarer rapidement).
    Et si ça se trouve le père noël existe (ce que les enfants valideront rapidement).


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

    Il faut relativiser, par rapport à tuer Kadhafi, accepter de l'argent c'est rien.
    Bien sûr que toucher de l'argent c'est moins grave que tuer, mais c'est pas la question, c'est pas un concours. Il fait un truc illégal, peu importe lequel, donc il doit être puni. C'est comme ça qu'on fera le ménage. Si tu commences à minimiser tous les délits car c'est moins grave que de tuer quelqu'un, ok, mais alors, je ne veux plus jamais te voir te plaindre que les politiciens sont tous des pourris, qui font ceci ou cela. Les seuls dont tu pourras te plaindre, seront ceux qui auront été déclarés coupables de meurtre.

    Encore une fois, essaie d'être cohérent avec tes propos 2 mn.


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

    L'autre relativisation c'est que quasiment tous les politiciens qui ont été en place sont pourri, accepter de l'argent c'est pas le plus grave des délits qu'ils peuvent commettre...
    Et comme ce n'est pas le plus grave, on ne fait rien ? Comment veux-tu que ca change alors ?


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

    On vend des armes, on assassine des gens, on aide à renverser des pouvoirs légitimes, etc. (pour moi armer des rebelles c'est plus grave qu'accepter de l'argent, la valise va tuer personne)
    Si tu acceptes que des mecs corrompus arrivent au pouvoir grâce à de l'argent auquel ils n'ont pas le droit, ne te plains pas qu'ils fassent n'importe quoi une fois au pouvoir. Si ils sont pourris avant même d'être élu, c'est pas une fois élu qu'ils feront des trucs bien.


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

    Aussi bien même sans l'argent de Kadhafi il aurait gagné...
    C'est pas toi, encore ce matin, qui disait que faire un parti c'était impossible car ça coûtait trop cher ? C'est sûr que tu risque pas de pouvoir lutter contre des partis qui reçoivent des dizaines de millions de l'étranger.

    Tu tente de battre ton propre record de contradictions dans la même journée ?

    Enfin bref, tu es l'exemple même de pourquoi cela ne changera jamais.
    "The world is broken. We’re the last choking embers of a fire waiting to burn out.
    Long before our grandfathers and their fathers before them, we started pulling our planet apart in the name of progress and blind ambition.
    The greed of man has devoured this earth until there was nothing left. We watch as time eats us alive.
    A generation born to witness the end of the world..."