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  1. #81
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    Citation Envoyé par rmpro Voir le message
    " L'Élysée a donc annoncé la création d'un « Health Data Hub » qui « pilotera l'enrichissement continu et la valorisation du système national des données de santé, pour y inclure à terme l'ensemble des données remboursées par l'assurance-maladie, les données cliniques des hôpitaux, des données de la médecine de ville...»
    Ces données seront ouvertes aux acteurs de l'IA ..."

    Pour une poignée dollars investis dans notre pays, de grands groupes internationaux vont s'offrir l'accès aux données de santé centralisées de tout un pays ... Ça n'a pas l'air cher payé !
    Et puis c'est une décision qui mériterait un débat public.
    vue que c'est des donnes informatique, ca reste sous la loi informatique et liberté.
    Tu as le droit de ne pas vouloir tes données personnelle divulgué.
    Reste à voir si l'autorisation est implicite, mais la CNIL risque de gueuler.

  2. #82
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    Cela ne va-t-il pas à l'encontre du secret médical ?
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  3. #83
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    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Cela ne va-t-il pas à l'encontre du secret médical ?
    Pour ce genre d'études, les données sont anonymisées.

  4. #84
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    Citation Envoyé par SimonDecoline Voir le message
    Pour ce genre d'études, les données sont anonymisées.
    Le problème c'est que ce n'est pas facile.

    Certaines entreprises de téléphonie font d'ailleurs de la recherche pour anonymiser les méta-données des communications de téléphones afin de pouvoir ensuite s'en servir pour des stats/études.

    Le problème est que si on anonymise "trop", on perd de l'information, et donc ce qu'on peut calculer par la suite. Et si on anonymise "pas assez"… et bien on peut retrouver la personne. Par exemple, en ayant les positions de son téléphone, je peux en déduire son lieu d'habitation, à partir de là, retrouver l'identité de la personne est facile. Je peux aussi en déduire son lieu de travail, les lieux qu'il fréquence régulièrement (e.g. restaurants, sports), donc certains de ses centres d'intérêts, etc.

    C'est pareil avec les données médicales. Pour un employeur, en connaissant les dates de congés pour maladies et en les recoupant avec les données de l'hôpital, on peut retrouver la personne. De même pour une assurance maladie en connaissant les dates de remboursement des frais médicaux. En ayant quelques informations sur la condition médicale de la personne, on peut aussi la retrouver, e.g. je sais qu'untel a tel problème de santé, e.g. asthmatique, cancer, etc.


    Pour le moment, je crois savoir qu'on tente d'anonymiser les personnes "parmi un groupe". Le problème, est qu'avec ces données, on peut toujours faire des corrélations (en même temps c'est le but). Ainsi en sachant X sur une personne, je peux en déduire Y avec Z% de chances de me tromper. Pour peu qu'il y ai suffisamment de données, on peut en déduire beaucoup de choses.
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  5. #85
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    Par défaut Salaire et environnement de travail

    Comme le souligne micka132, entre autres, le salaire n'est pas forcément le plus important et l'environnement de travail compte énormément.

    Ainsi Macron aurait raison de ne pas songer à augmenter les salaires si au moins, « en même temps », les-dites conditions étaient sensiblement améliorées. Mais malheureusement je n'ai pas l'impression que ce sera le cas.

    Donc les jeunes chercheurs continueront à partir (moi je suis un peu vieux pour ça).

    Anecdote : j'avais de gros calculs à faire sur ordinateur. Sans possibilité à court terme ici, je suis passé par l'intermédiaire d'un collège chercheur en Arabie Saoudite ...

  6. #86
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    Le salaire et les conditions de travail c'est bien… mais si on veut plus de chercheurs, encore faut-il ouvrir des postes.

    Un fois qualifié, tu as 7% de chance de décrocher un poste la première année au CNU27. Sur d'autres CNU, on est à… 0,5% !
    Donc tu finis par enchaîner les post-doc/ATER pendant en moyenne 4 ans avant soit d'avoir un poste, soit d'abandonner.


    À 3 ans, le taux de précarité (~53% dans la recherche publique ! et ~30% pour l'ensemble des chercheurs), le chômage (~15%) et le salaire médian (2 200 quand un ingénieur touche 2 350) est plus haut (et plus bas pour le salaire) avec un doctorat, qu'avec un diplôme d'ingénieur ! À ~ 10/14 ans, on retombe à des taux et médiane similaires.

    Dans la recherche privée, on n'a que ~12% de doctorant… Et presque autant de personnes à < BAC + 3 !


    Le nombre de poste ouverts diminue depuis 2012, de même que le nombre de doctorant depuis 2004. On est en train de donner le secteur de la recherche au privé… ~40% des doctorants sont d'origine étrangère, dont la majorité quittent la France une fois qu'ils ont leur thèse. Cela veut aussi dire que les français ne veulent pas vraiment faire de thèses, et on comprend pourquoi…

    Il n'y a qu'en France où le doctorat est moins bien reconnu qu'un BAC+5 !
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

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  7. #87
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    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Il n'y a qu'en France où le doctorat est moins bien reconnu qu'un BAC+5 !
    Il faut dire qu'hormis dans un service de R&D, les entreprises privées n'ont que faire d'un doctorant.
    De plus, assez peu d'entreprises ont les moyens d'avoir un vrai service de R&D et quand elles en ont un, non seulement il ne nécessite pas grand monde mais en plus, il ne faut pas beaucoup de doctorant pour l'encadrer.
    Pour finir, quand un doctorant décroche un poste en R&D dans le privé, il y reste et le plus longtemps possible.
    Bref, les postes sont rares, très rares pour des doctorants dans le privé.

    De ce fait, on forme beaucoup trop de doctorants en France par rapport au nombre de postes ouverts (privé + public).

    Ensuite, pour les jobs d'ingénieurs / concepteur / archi dans le privé, on va avoir tendance à privilégier un BAC+5 à un doctorant.
    Même si c'est cliché et peut être perçu comme de la discrimination, on associe plus les doctorants à des théoriciens alors que les BAC+5 sont plus pragmatiques et dans l'opérationnel.

  8. #88
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    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    Il faut dire qu'hormis dans un service de R&D, les entreprises privées n'ont que faire d'un doctorant.
    De plus, assez peu d'entreprises ont les moyens d'avoir un vrai service de R&D et quand elles en ont un, non seulement il ne nécessite pas grand monde mais en plus, il ne faut pas beaucoup de doctorant pour l'encadrer.
    C'est vrai que normalement il est plus difficile de trouver du travail quand t'as un doctorat.
    J'ai parlé avec des "docteurs" qui se sont fait embaucher dans une SSII, ils ne gagnaient pas plus que les BAC+5 (qui étaient eux même pas très bien payé).
    En plus ils faisaient des jobs qui n'avait strictement rien à voir avec leur doctorat, ou la recherche.

    Par contre ils m'ont dit que la première entreprise qui embauche un doctorant touche beaucoup d'argent grâce aux Crédit d'impôt recherche (CIR) et l'entreprise paie moins d'impôt. (j'ai pas trop suivi, je comprend pas pourquoi un tel système existe...)
    Donc en fait ça doit peut être être rentable pour l'entreprise d'embaucher un docteur et d'attendre qu'il démissionne. ^^
    R.I.P Keith Flint 1969 - 2019
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  9. #89
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    @Saverok: Pour rappel, en France en 2016/2017, il y a plus de chercheurs dans le privé que dans le public : 104 300 dans le public, et 161 900 dans le privé.

    Dans certaines écoles on manque aussi cruellement d'EC, et il n'est pas rare de faire le double de son service en heures complémentaires.
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

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  10. #90
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    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    @Saverok: Pour rappel, en France en 2016/2017, il y a plus de chercheurs dans le privé que dans le public : 104 300 dans le public, et 161 900 dans le privé.

    Dans certaines écoles on manque aussi cruellement d'EC, et il n'est pas rare de faire le double de son service en heures complémentaires.
    Mon propos ne concerne que l'info.
    Je n'ai effectivement pas cherché les chiffres nationaux et mon propos ne concerne que mon expérience personnelle et celles de mes relations.

    Parmi mes camarades de fac, j'en connais 10 qui ont poursuivi en doctorat d'info et aucun n'exerce ce métier aujourd'hui.
    En 12 ans de carrière, je n'ai rencontré qu'un seul chercheur doctorant dans le privé et absolument tous les autres doctorants que j'ai pu rencontrer exercent un métier d'ingénieur BAC+5 dont les années de doctorants ne servent à rien et qui sont payés le même salaire que des BAC+5 (y compris pour mes camarades de fac).
    Je veux bien qu'on me dise qu'il y a des postes de chercheurs en info vacant mais qu'on me les montre car je vois rarement des offres passée et tous les doctorant en info que je connais ont galéré pour finir par renoncer au métier de chercheur en France...

  11. #91
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    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    Mon propos ne concerne que l'info.
    Je n'ai malheureusement pas les stats par CNU.

    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    En 12 ans de carrière, je n'ai rencontré qu'un seul chercheur doctorant dans le privé et absolument tous les autres doctorants que j'ai pu rencontrer exercent un métier d'ingénieur BAC+5 dont les années de doctorants ne servent à rien et qui sont payés le même salaire que des BAC+5 (y compris pour mes camarades de fac).
    Pour les titulaires d'un doctorat, j'ai 3 ans après la thèse (en incluant les emplois précaires) :
    • 48% dans le secteur public en recherche ;
    • 15% dans le secteur public hors recherche ;
    • 19% dans le secteur privé en recherche ;
    • 15% dans le secteur privé hors recherche.


    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    Je veux bien qu'on me dise qu'il y a des postes de chercheurs en info vacant mais qu'on me les montre car je vois rarement des offres passée et tous les doctorant en info que je connais ont galéré pour finir par renoncer au métier de chercheur en France...
    C'est justement cela le problème, on manque de postes, sans avoir d'ouvertures de postes. Ce qui force les EC à faire un certain nombre d'heures complémentaires.

    Et comme les heures complémentaires sont apparemment moins bien payées que des heures normales...
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  12. #92
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    Macron veut investir 1,5 milliard d'euros...
    Ah bon, je ne savais pas qu'il avait tellement de pognon. Les a-t-il déclarés?

    ... dans l'intelligence artificielle.
    La sienne?


  13. #93
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    Quelques réflexions sur l'"intelligence" artificielle:

    https://youtu.be/oshQeyarrY8?t=6540

  14. #94
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    Il est bien naïf notre Cédric Villani pour demander à Jupiter un doublement des salaires alors que notre dieu de la Terre s'acharne à tout niveler par le bas.

    Il est bien naïf pour ne pas comprendre comment fonctionnent nos politiques qui ne savent pondre que des usines à gaz inefficientes.

    Quand je vois qu'on lui propose de :
    "lancer un « programme national », coordonné par l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA). L’objectif de ce programme sera de faire émerger « un réseau d’instituts dédiés localisés dans quatre ou cinq endroits en France », accompagné par un programme de chaires individuelles, afin « d’attirer les meilleurs chercheurs mondiaux et de doubler les capacités de formation en IA »."
    je me dis qu'on est encore là dans un discours que seuls nos énarques savent distiller.

    De belles phrases et de bons mots bien ronflants. Mais ce verbiage pompeux est creux, comme toujours. Il ne fait que décrire des orientations (qui seront probablement très vite oubliées) et ne donne pas d'indications précises sur le déroulement du programme, ni d'objectifs clairs assortis des moyens prévus pour les réaliser.
    Je crains qu'une fois de plus on soit dans le communication et que l'action se heurtera au murs des crispations des budgets et des lettes d'influence.

    Bon courage Cédric.

  15. #95
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    Par défaut

    Bonjour, ou bonsoir.

    Je pensais à une notion importante en philosophie.
    Si Le président commençais par faire le choix entre le bien et le mal ça simplifierait pas mal son problème.
    Un fois le choix fais on peu se mettre au travail est concevoir une I.A. qui fonctionne pour nous aider à remonter du fond du puis des enfers.

    Il n'y a même pas besoin d'argent normalement.

    Ceci dit, je vais faire un pléonasme pour être en partie entendu, l'homme est libre, un homme qui n'est pas libre n'est pas un homme.
    Par là je veux dire au peuple de cette planète que ceux qui dépende d'autrui sont moins libre qu'un homme.
    Et dépendre d'une I.A. c'est peut-être un risque plus grand de rester au fond du puis.
    Logique sans matière est matière de logique.

  16. #96
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    Par défaut Autre univers

    Citation Envoyé par Mpolo Voir le message
    [...]
    je me dis qu'on est encore là dans un discours que seuls nos énarques savent distiller.

    De belles phrases et de bons mots bien ronflants. Mais ce verbiage pompeux est creux, comme toujours. Il ne fait que décrire des orientations (qui seront probablement très vite oubliées) et ne donne pas d'indications précises sur le déroulement du programme, ni d'objectifs clairs assortis des moyens prévus pour les réaliser.
    Je crains qu'une fois de plus on soit dans le communication et que l'action se heurtera au murs des crispations des budgets et des lettes d'influence.
    Ayant pas mal de temps, et l'envie malgré tout de ne pas complètement me déconnecter, je suis divers MOOCs dans les domaines de l'intelligence artificielle, d'autres plus spécifiques à certains langages, d'autres encore plus généraux. Ils sont tous donnés par des Universités américaines, après que j'aie essayé sur FUN. Je suis à chaque fois impressionné par l'approche de ces enseignants : Ils prennent leur pied à nous expliquer ce qu'ils font, ils sont attentifs à nous faire assimiler la matière qui les passionne. La comparaison est cruelle avec la compassion qu'exprimait un professeur de Pierre et Marie Curie qui souhaitait nous introduire au développement sur mobile. J'ai trouvé là surtout du verbiage creux, l'étalage de compétences douteuses, la création d'un entre soi élitiste. J'ai ensuite essayé de trouver des thèmes en Français, toujours sur FUN, mais ça reste au niveau des "sciences sociales", ces matières où le sourire de l'enseignant est plus important que ce qui y est dit.
    Je crains donc que Villani ait produit un rapport français pour la France. Et je vois que je ne suis pas le seul.
    L'IA, elle est sur GitHub, partout sur Internet, les langages, les modèles sont à disposition, les jeux d'apprentissage aussi, il suffit de sortir un peu de son trou pour y accéder. Penser qu'il faille des milliards pour se mettre à niveau est une erreur. Il est par contre indispensable de retrouver la joie de faire, de jouer. Les Lego sont à disposition, ils existent, chacun peut commencer à assembler son Robot pour voir comment ça fait. Ensuite il sera temps de faire évoluer la réflexion et d'essayer de produire quelque chose de distinct du Deep Learning, si on trouve des solutions efficaces et plus proches du comportement de l'intelligence organique. Et à ce moment-là, sur la base de projets concrets, il deviendra nécessaire de financer sans trop restreindre, en accordant aussi aux chercheurs le droit à l'erreur.
    Notez que eux aussi doivent mouiller leur chemise. Si je me réfère à la vie de Yann LeCun, d'Andrew Ng, ce sont des gens qui vivent de leurs recherches, par et pour elles. Pas des fonctionnaires en train de calculer le nombre d'heures qui les séparent de la retraite (j'en ai connu).
    Donc, le rapport Villani passe à côté de la plaque, pour ce que j'en sais. Et c'est fort dommage. Mais pouvions-nous attendre autre chose de quelqu'un de certes fort brillant, mais dans un domaine si exotique, si fermé au concret ? Je l'avais espéré, tant pis.
    Il est aussi possible que la langue soit une barrière en France. Je me rends compte que la quasi-intégralité de la matière écrite est disponible en Anglais. Les cours aussi sont donnés en Anglais, et parfois leur captation sonore demande un "petit" effort d'adaptation. Je participe autant que je le peux à la traduction de certains d'entre eux en espérant qu'ainsi ils seront diffusés plus largement en francophonie. Ceci ne coûte rien à l'Etat, c'est du pur bénévolat...

  17. #97
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    Par défaut La France se dote d'un supercalculateur capable de traiter 14 millions de milliards de calculs par seconde

    La France augmente sa capacité de calcul de 14 millions de milliards de calculs par seconde en se dotant d’un supercalculateur
    Afin de stimuler l’IA

    Le président Emmanuel Macron a fait connaitre l’an dernier la volonté de la France de devenir l’un des leaders mondiaux de l'intelligence artificielle. Il a dévoilé sa stratégie en mars dernier et surtout a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 1,5 milliard d'euros jusqu'en 2022 pour soutenir le développement et la recherche en IA en France. Pour réaliser son souhait, il était important que la France commence à se donner des moyens de calculs, outils incontournables dans la recherche et le développement de l’intelligence artificielle et des autres secteurs classiques, afin d’augmenter la capacité de recherche de la communauté scientifique académique ou industrielle.

    C'est dans cette optique que le GENCI (Grand Équipement National de Calcul Intensif) a passé la commande d’un nouveau supercalculateur de 14 petaflops. Ce nouveau bijou s’appelle HPC-IA, et sera livré par Hewlett Packard Enterprise (HPE), la société chargée de la construction du supercalculateur. GENCI est une société civile détenue à 49 % par l'Etat Français, 20 % par le CEA, 20 % par le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), 10 % par les universités et 1 % par l'Institut national de recherche dédié aux sciences du numérique (Inria). Cette acquisition a été rendue possible grâce à la signature par la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, mardi dernier, d’un contrat d’achat de nouvelle machine, avec le CNRS et le GENCI.

    Selon France Inter, ce supercalculateur capable de faire 14 millions de milliards de calcul à la seconde mettra la France sur le podium européen en matière de capacité de calculs ainsi que dans la course mondiale. La France dispose actuellement de 18 machines que les scientifiques se partagent pour les prévisions météo, étude du climat, résistance des matériaux, explosion nucléaire... A ces usages classiques est venue s'ajouter le développement de l'intelligence artificielle qui touche presque tous les domaines (en santé, en linguistique, en reconnaissance faciale par exemple). C’est pourquoi l’acquisition de cette machine est salutaire pour les chercheurs qui ont besoins, non seulement, d'utiliser beaucoup de données relatives à ces domaines couverts par l’IA, mais également, de faire beaucoup de calcul plus rapides.

    « Le 21e siècle s'appuie tout entier sur le calcul pour comprendre, prévoir, innover, décider », a expliqué Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation à l'occasion de la cérémonie de signature du contrat avec Hewlett Packard Enterprise (HPE).

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    Les superordinateurs permettent de traiter de gros volumes de données et d'effectuer des calculs complexes, utilisés par exemple dans les prévisions météorologiques ou de catastrophes, la conception de nouveaux avions, de nouveaux médicaments... HPC-IA, a coûté à la France 25 millions d'euros, et sera installé au centre de calcul IDRIS du CNRS sur le plateau de Saclay en région parisienne au début du deuxième trimestre 2019 et devrait être accessible, sur projet, à partir de septembre. A ce coût, il faudra ajouter les coûts de fonctionnement. « Son accès principal sera réservé aux équipes académiques françaises, du CNRS, mais aussi des universités et des autres organismes de recherche. Les industriels pourront également l'utiliser sous certaines conditions », a indiqué le dirigeant du CNRS.

    « Cette machine est un peu particulière car elle va également être utilisée pour la recherche en intelligence artificielle », a expliqué le PDG du CNRS Antoine Petit. Elle a été acquise principalement pour supporter les charges de travail de développement de l’Intelligence artificielle en accord avec la stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle lancée par le gouvernement l’année dernière. Il va permettre aux chercheurs « d'optimiser les algorithmes, de tester leurs limites, comprendre comment ils marchent, ou dans certains cas pourquoi ils ne marchent pas », a expliqué à l'AFP Denis Veynante, directeur de la mission calcul-données du CNRS.

    Antoine Petit, en répondant à la question de Franceinfo qui voulait savoir s’il y a du business lié à cette acquisition, a dit : « On va être capables de créer des startup, d'avoir des modèles de plus en plus puissants. Les applications de ces calculs sont nombreuses, elles couvrent à peu près tous les domaines d'activité. On a besoin de ces machines puissantes pour avoir des résultats plus précis qui vont créer du business et des emplois. »

    Le président Emmanuel Macron a prévu par ailleurs dans sa stratégie de recherche dans le domaine de l’IA d’affecter une enveloppe de 100 millions d’euros dans les fonds débloqués et de 70 millions d’euros les années suivantes à l’amorçage de start-up dans l’intelligence artificielle et la deep tech.

    Cette capacité de calcul ne met pas la France dans le Top 10 des supercalculateurs mondiaux mais lui permet de prendre une bonne longueur d’avance sur les nouveaux défis de l’intelligence artificielle et aussi d’être performant dans les autres domaines qui nécessitent des opérations de calculs.

    En effet, en 2018, La France s’est positionnée dans le TOP 15 mondial, grâce à son supercalculateur Tera-1000, fruit d’un partenariat entre CEA/DAM, la Direction des Applications Militaires, et Atos, leader international de la transformation digitale. Avec sa puissance de calcul de 25 petaflops – 25 millions de milliards de calculs (en virgule flottante) par seconde – et ses 208 896 à 561 408 cœurs, Tera-1000 a pu permettre a la France de se hisser dans le TOP 15 en se positionnant à la 14e place mondiale.

    En 2018, les Etats-Unis avec le supercalculateur Summit, la machine d’IBM avec une puissance de calcul de 200 petaflops, était en tête du classement des supercalculateurs, devant la Chine.

    Source : BFMTV, Franceinfo

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  18. #98
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    Si seulement ça pouvait aider le gouvernement à réfléchir 5 minutes...Je propose qu'on remplace les ministres par cet IA, ça peut pas être pire.
    Voici la méthode de mon chef:

    copy (DateTimeToStr(Now),7,4)+
    copy (DateTimeToStr(Now),4,2)+copy (DateTimeToStr(Now),1,2)+copy (DateTimeToStr(Now),12,2)+
    copy (DateTimeToStr(Now),15,2)+copy (DateTimeToStr(Now),18,2)

    Je lui ai dit que FormatDateTime irait surement mieux


  19. #99
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    Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
    Mais pouvions-nous attendre autre chose de quelqu'un de certes fort brillant, mais dans un domaine si exotique, si fermé au concret ?
    Les mathématiques, ce n'est pourtant pas ce qu'il y a de plus concret comme science... Villani doit maîtriser les concepts abstraits.

  20. #100
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    Par défaut Intelligence artificielle : Bruno Le Maire précise la stratégie française et où vont aller les 1,5 Md€ promis

    Intelligence artificielle : Bruno Le Maire précise la stratégie française et où vont aller les 1,5 milliard d'euros promis
    d'ici 2022

    La France comme les autres pays de l’Union européenne tentent depuis toujours de réduire au maximum l’écart technologique qui existe entre les pays de l’Europe et ses concurrents américains et asiatiques. Pour sa part, la France a décidé de s’attaquer à des zones stratégiques telles que la recherche en ligne, avec l’expérience de Qwant, et l’intelligence artificielle (IA). Sur ce dernier point, la France compte énormément s’investir et obtenir des résultats très concluants dans plusieurs domaines dans lesquels l’IA peut servir. Très enthousiaste sur le sujet, le président Emmanuel Macron a promis un investissement d’une valeur de 1,5 milliard d’euros pour booster le développement de l’IA d’ici 2022.

    Après la publication du rapport de Cédric Villani en mars 2018, Emmanuel Macron a levé le voile sur sa stratégie pour faire de la France l'un des leaders mondiaux de l'intelligence artificielle. Il s'est inspiré, sinon a validé les grandes idées proposées par le député LREM, à quelques changements près. Le président français s’est montré en effet plus réaliste que le mathématicien Cédric Villani et a exclut l'idée de doubler les salaires des talents de l'IA. L'augmentation des salaires en début de carrière dans l'IA, pour Cédric Villani, était pourtant un « minimum indispensable » pour endiguer la fuite des cerveaux. Mais Macron a plutôt préféré s'inspirer d'autres propositions faites par le député.

    Pour la circonstance, Emmanuel Macron a profité pour annoncer le déblocage d'une enveloppe de 1,5 milliard d'euros jusqu'en 2022 pour soutenir le développement et la recherche en IA en France. Dans ce fonds, un montant de 400 millions d’euros sera utilisé pour des « appels à projets et de défis d’innovation de rupture », a-t-il annoncé lors de son allocution au Collège de France. Ainsi, ces fonds seront issus de redéploiements budgétaires, de fonds publics existants et du nouveau fonds pour l’innovation de 10 milliards d’euros, censés produire 260 millions d’euros de ressources publiques par an.

    Une enveloppe de 100 millions d’euros et de 70 millions d’euros les années suivantes sera consacrée à l’amorçage de start-up dans l’intelligence artificielle et la deep tech. Emmanuel Macron compte aussi « augmenter la porosité entre la recherche publique et le monde industriel ». Les chercheurs français pourront à terme consacrer 50 % de leur temps à un groupe privé. Les choses semblent avoir été revues depuis cette allocution. Dans une apparition cette semaine, le ministre français de l’Économie a présenté un autre plan pour la subvention au développement de l’intelligence artificielle, tout en restant très clair sur les premiers secteurs auxquels les recherches seront consacrées.

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    Bruno Le Maire

    Environ un an après l’annonce du président, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a étalé sur la table cette semaine le plan pour le décaissement des 1,5 milliard d’euros de subvention pour accroître les progrès de l’IA en France. Selon les propos du ministre, sur les 1,5 milliard d'euros promis d'ici 2022 dans le développement de l'intelligence artificielle en France, 650 millions seront réservés à la recherche et 800 millions aux premiers projets, notamment dans la santé, la cybersécurité et la certification des algorithmes. Les contours du plan et les principaux objectifs que vise cette subvention sont désormais très clairs.

    Avec l’aide de cette subvention, il s’agira de développer l'écosystème des startups spécialisées dans les solutions d'intelligence artificielle ; infuser l'IA dans tous les secteurs, y compris dans les PME avec le soutien des grands groupes et attirer des investissements étrangers en France. Le quatrième objectif clé de la vision française rejoint celui pour lequel, même les cadors américains de l’IA semblent ne pas avoir trouvé la solution à ce jour. De quoi parle-t-on ? « Une IA éthique ». Celle-là qui respecte la vie privée des personnes et qui se montre totalement transparente. En gros, la France a également pour ambition de construire une « IA, version française, qui sera à la fois éthique et transparente ». Pour ce faire, les entreprises locales seront les plus sollicitées.

    Par la suite, Bruno Le Maire a signé mercredi un manifeste avec huit grands acteurs du secteur à savoir Air Liquide, Dassault Aviation, EDF, Renault, Safran, Thales, Total et Valeo, pour permettre d'avancer sur la question cruciale du partage de données, en plus de bénéficier de meilleurs jeux de données pour créer de nouveaux services. « D’ici la fin 2019, nous allons consolider la vision commune des diagnostics, des enjeux, la liste des priorités, et nous allons partager cette vision avec les décideurs politiques », a expliqué Marko Erman, chargé de l'innovation technique chez Thales. En plus de cela, Bruno Le Maire a également annoncé le lancement de « challenges IA », dotés de 5 millions d'euros, pour pousser les grands groupes à entraîner des PME dans le mouvement.

    Orange, Ubisoft, Schlumberger, STMicroelectronics, ainsi que des universités comme la Sorbonne et Paris-Saclay participent eux aussi au groupe de travail qui doit définir un plan d'action avant la fin de l'année. Bruno Le Maire a reconnu qu’il existe un écart considérable en matière de technologie entre la France, principalement l’UE, et ses concurrents. Par ailleurs, pour s’assurer du succès de cette révolution, le ministre ne s’est pas empêché de demander aux autres pays de l’Union de s’allier autour de la France pour former un bloc technologique solide. Il a précisé qu'en 2017 seulement, « l'Amérique du Nord a investi 23 milliards d'euros dans l'IA et l'Asie 12 milliards. Pendant ce temps, l'Europe tout entière n’a investi que 4 milliards d’euros ».

    Ses propos laissent paraître le fait qu’il sera sans doute difficile de rattraper ce retard, mais en s’appuyant sur une IA éthique, les pays de l’Europe ont la chance de marquer la différence et d’apporter de la nouveauté. Dans ce sens, la France ou plus encore l’Union européenne pourrait être la première à proposer une IA éthique, respectueuse des données personnelles des utilisateurs et transparente. Le ministre souhaite également que la France dispose, d’ici la fin de l’année, d’un cloud souverain, afin d’y stocker ses informations les plus stratégiques.

    Source : La Tribune

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