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  1. #1081
    Membre extrêmement actif
    Quelle mauvaise foi, les acteurs principaux du domaine ont lâché quelques millions dans la crise contre le coronavirus, on ne va pas en plus leur leur demander de payer des impôts sur leurs milliards de chiffre d'affaire. On leur fait des bisous et on pardonne tout.
    Citation Envoyé par Un expert en programmation
    D'ailleurs il croit toujours que le JS c'est de la POO

  2. #1082
    Chroniqueur Actualités

    La France déterminée à mettre en œuvre son projet de taxation des géants du numérique en 2020
    La France déterminée à mettre en œuvre son projet de taxation des géants du numérique en 2020
    qu’il y ait ou non un accord international, prévient Bruno Le Maire

    Début du déconfinement en France, alors reprise du dossier sur la taxation des géants du numérique. Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire n'a pas attendu bien longtemps pour annoncer les couleurs : qu’il y ait ou non un accord international, le projet français de taxe numérique sera mis en œuvre cette année, a-t-il déclaré jeudi.


    Ce projet de loi, rappelons-le, vise à imposer les activités numériques qui « créent de la valeur grâce aux internautes français » et cible notamment les entreprises qui font, sur leurs activités numériques, un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. L’idée est de les imposer à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes. En définissant ces critères, une trentaine de groupes, majoritairement US, tombent sous le coup de cette taxe qui était censée rapporter 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions cette année.

    Ce projet n'a pas fait l'unanimité dans les discussions publiques en France, certains estimant qu'en fin de compte, il ne s'agit pas d'une taxe Gafa et que cela pourrait dissuader les groupes européens juste en dessous du seuil de chercher à booster leurs chiffres d’affaires. Mais dans les votes des élus, on n'était pas vraiment loin du consensus. Le principe a été approuvé par les deux chambres du Parlement et une version commune a été adoptée en juillet dernier.

    Les géants US de la technologie étant les premiers visés, l'administration Trump a dénoncé le caractère « extrêmement discriminatoire » de la taxe numérique française à l’égard des multinationales basées aux États-Unis. Elle a exprimé son intention de saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en représailles afin de protéger les intérêts des entreprises technologiques américaines. Donald Trump a même ordonné une enquête sur le projet français de taxation des entreprises technologiques, dans l'objectif de voir quelle serait la riposte US.

    Afin de ne pas sombrer dans une guerre commerciale qui ne serait bénéfique à personne, les deux pays ont annoncé une trêve dans le différend qui les oppose sur la taxe numérique. Ils ont décidé de calmer le jeu jusqu'à la fin de l’année 2020 et de poursuivre les négociations au niveau de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la taxe numérique pendant cette période.

    Ce sont environ 140 États qui négocient actuellement à l'OCDE un nouvel accord sur la fiscalité transfrontalière ; un accord adapté à l'ère numérique. Toutefois, avec la crise sanitaire du coronavirus, les discussions n'ont pas beaucoup avancé alors que la première moitié de l'année est sur le point de se terminer. Ce qui veut dire que l'engagement réaffirmé en début d’année de parvenir à un accord international d’ici fin 2020 semble de plus en plus difficile à tenir.

    Comme le ministre des Finances le disait au début de ce mois, la pandémie de nouveau coronavirus en cours et ses conséquences économiques justifient plus que jamais le projet. « Cette crise montre que ceux qui s'en sortent aujourd'hui le mieux, ce sont les géants du numérique simplement parce que leurs activités se poursuivent y compris pendant la crise, et pourtant ce sont les moins taxés », a déclaré Bruno Le Maire, à l'occasion d'une séance de questions-réponses en direct avec les internautes sur le réseau social professionnel LinkedIn. « Donc ma proposition de taxation du numérique, elle est plus d'actualité que jamais et j'espère que nos partenaires européens vont prendre conscience de la nécessité absolue qu'il y a à accélérer sur la taxation des géants du numérique », avait-il mis en garde.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    Soutenez-vous la démarche de Bruno Le Maire ?

    Voir aussi :

    Au sortir du mini G20 de Riyad, les dirigeants des pays représentés voudraient s'unir pour taxer les GAFA et se partager la cagnotte de 100 milliards de dollars annoncée par l'OCDE
    L'Europe veut que les leaders de l'économie mondiale réunis sous la bannière du G20 fassent de la conclusion d'un accord mondial sur la taxe GAFA leur priorité absolue cette année
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  3. #1083
    Chroniqueur Actualités

    La taxe GAFA a déjà rapporté à la France 350 millions d'euros, selon Bruno Le Maire
    La taxe GAFA a déjà rapporté à la France 350 millions d'euros, selon Bruno Le Maire
    qui estime que le débat des taxes sur le numérique en Europe est plus pertinent que jamais

    Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV-RMC. À la question de savoir combien ont coûté à l’État depuis mars les aides publiques, le ministre a avancé que « si on prend l’intégralité de ce qui a été fait en budgétaire et en soutient de trésorerie, nous nous retrouvons à 450 milliards d’euros, soit 20 % de la richesse nationale, qui ont été mis sur la table » (14 :10). Il a précisé que dans cette somme figurent les 350 milliards d’euros garantis par l’État, indiquant qu’il ne s’agit pas de trésorerie directe.

    Puis vient la question du remboursement. Après avoir expliqué le choix stratégique du gouvernement, le ministre s’est vu demander ce qu’il en est de la taxe des GAFA : « les recettes viendront de la croissance en grande partie, il y a aussi la taxation des GAFA. Ça a rapporté combien ? » (16 : 35). Et de répondre « ça a rapporté à l’heure où je vous parle 350 millions d’euros. Ça veut dire que ce n’est pas une somme négligeable et ça veut dire que la fiscalité qui va être rentable au XXIe siècle sur laquelle nous voulons nous battre et qui est objectivement plus difficile que de dire qu’on va rétablir l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) parce que ça, c’est très simple à faire. Mais je pense que ça rapporte peu et que ça n’est pas la bonne politique pour le pays ».

    En revanche, taxer les grandes enseignes du numérique a beaucoup plus de sens pour le ministre qui note qu’elles sortent très renforcées de cette crise : « mettre en place une taxation des géants du numérique, nous l’avons fait et quoi qu’il arrive en 2020 ils paieront une taxe. Se battre pour avoir un impôt minimal sur les sociétés pour qu’une multinationale ne puisse pas faire de l’optimisation fiscale en se mettant dans un pays où l’IS (impôt sur les sociétés) est à 2 ou 3 % rapporte beaucoup de milliards d’euros au trésor public français et au trésor public européen. C’est un deuxième combat que nous continuerons à livrer et j’ai bon espoir que cette taxe minimale se mette en place rapidement ».


    Il faut dire que le ministre avait déjà annoncé les couleurs plus tôt ce mois-ci, indiquant qu’il y ait ou non un accord international, le projet français de taxe numérique sera mis en œuvre cette année.

    Ce projet de loi, rappelons-le, vise à imposer les activités numériques qui « créent de la valeur grâce aux internautes français » et cible notamment les entreprises qui font, sur leurs activités numériques, un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. L’idée est de les imposer à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes. En définissant ces critères, une trentaine de groupes, majoritairement US, tombent sous le coup de cette taxe qui était censée rapporter 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions cette année.


    Les entreprises américaines de la technologie étant les premières visées, l'administration Trump a dénoncé le caractère « extrêmement discriminatoire » de la taxe numérique française à l’égard des multinationales basées aux États-Unis. Elle a exprimé son intention de saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en représailles afin de protéger les intérêts des entreprises technologiques américaines. Donald Trump a même ordonné une enquête sur le projet français de taxation des entreprises technologiques, dans l'objectif de voir quelle serait la riposte US.

    Afin de ne pas sombrer dans une guerre commerciale qui ne serait bénéfique à personne, les deux pays ont annoncé une trêve dans le différend qui les oppose sur la taxe numérique. Ils ont décidé de calmer le jeu jusqu'à la fin de l’année 2020 et de poursuivre les négociations au niveau de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la taxe numérique pendant cette période.

    Ce sont environ 140 États qui négocient actuellement à l'OCDE un nouvel accord sur la fiscalité transfrontalière ; un accord adapté à l'ère numérique. Toutefois, avec la crise sanitaire du coronavirus, les discussions n'ont pas beaucoup avancé alors que la première moitié de l'année est sur le point de se terminer. Ce qui veut dire que l'engagement réaffirmé en début d’année de parvenir à un accord international d’ici fin 2020 semble de plus en plus difficile à tenir.

    Comme le ministre des Finances le disait au début de ce mois, la pandémie de nouveau coronavirus en cours et ses conséquences économiques justifient plus que jamais le projet. « Cette crise montre que ceux qui s'en sortent aujourd'hui le mieux, ce sont les géants du numérique simplement parce que leurs activités se poursuivent y compris pendant la crise, et pourtant ce sont les moins taxés »

    Source : entretien avec Bruno Le Maire
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  4. #1084
    Membre éprouvé
    La somme rapportée me semble tellement faible par rapport à une possibilité que ces entreprises soient obligées de payer des impôts en France (si objet ou service vendu en France), là je pense qu'on compterait en milliards d'euros par an très facilement

  5. #1085
    Membre éclairé
    Citation Envoyé par Etre_Libre Voir le message
    La somme rapportée me semble tellement faible par rapport à une possibilité que ces entreprises soient obligées de payer des impôts en France (si objet ou service vendu en France), là je pense qu'on compterait en milliards d'euros par an très facilement
    Le Maire raconte n'importe quoi ces entreprises ne paient pas moins d'impots que n'importe quel groupe français, en outre l'anormalité de la fiscalité française fait que personne ne veut y mettre autre chose que des activités de support. La meilleure illustration du délire fiscale est LVMH, la france représente 10% de leur business mais 50% des impots qu'ils paient.

    Donc d'un si la france taxe les méchantes entreprises du numérique qui en plus sont étrangère et les étrangers sont forcément méchants, elle doit le faire pour tout le monde, bon la majorité des entreprises françaises cesseront d'exister mais au moins ça sera cohérent.

    Absolument tout le monde cherche à éviter le plus possible la france, ça va des logisticiens qui préfèrent payer un surcout pour aller à Anvers au Amsterdam, en passant par les industriels, les compagnies aérienne, et les méchants étrangers du numérique, . La france est radioactive

  6. #1086
    Membre extrêmement actif
    Tu témoignes d'une totale méconnaissance de l'économie de ta part. Évidemment que les géants du numériques paient des impôts totalement ridicules par rapport à leur chiffre d'affaire en France, et ce sont loin d'être les seules.

    Plus une entreprise (ou même un individu) est grosse, plus elle a la possibilité de faire des montages afin d'éviter de payer des impôts. Facture qui est ensuite répercutée sur les particuliers moins fortunés et les PME.
    Citation Envoyé par Un expert en programmation
    D'ailleurs il croit toujours que le JS c'est de la POO

  7. #1087
    Membre éclairé
    Citation Envoyé par Sodium Voir le message
    Tu témoignes d'une totale méconnaissance de l'économie de ta part. Évidemment que les géants du numériques paient des impôts totalement ridicules par rapport à leur chiffre d'affaire en France, et ce sont loin d'être les seules.

    Plus une entreprise (ou même un individu) est grosse, plus elle a la possibilité de faire des montages afin d'éviter de payer des impôts. Facture qui est ensuite répercutée sur les particuliers moins fortunés et les PME.
    Bah quoi consolider ses impôts dans une holding hors de france est le bon sens même, pareil pour le fait de vendre les services depuis l'étranger. La france elle même a signée les traités permettant cela des deux mains, donc je ne vois pas pourquoi on fait chier les entreprises parce qu'elles utilisent des outils légaux que la france a elle même validée et même proposée.

  8. #1088
    Membre extrêmement actif
    Donc on vit dans un monde où il faut absolument que quelque chose soit illégal pour qu'on ne tente pas de l'empêcher même si c'est immoral ? Si le meurtre n'était pas illégal tu roulerais joyeusement sur les passants sur le trottoir avec ta voiture ? Quand un meurtrier récidiviste se retrouve en liberté parce que son avocat payé très cher est parvenu à trouver un vice de procédure quelque part le monde s'en trouve meilleur ?

    L'idée justement ici est d'essayer petit à petit de détricoter la gigantesque toile de grey-zones qu'exploitent les sociétés dont l'optimisation fiscale est la spécialité pour que leurs clients payent zéro impôts. Et non, ce n'est pas toujours légal.

    Tu es tout simplement parfaitement ignorant de comment les très riches, entreprises comme particulier exploitent le système pour ne quasiment rien payer, voir se faire subventionner. Et le manque à gagner c'est toi et moi qui le payons avec nos impôts.
    Citation Envoyé par Un expert en programmation
    D'ailleurs il croit toujours que le JS c'est de la POO

  9. #1089
    Membre régulier
    Cette a été mise en place par les GAFA eux même pour qu'ils s'exonèrent de l'assujettissements aux mêmes bases fiscale qu'une société classique, qui rappelons-le, voit son bénéfice amputé de 33% de son bénéfice par prélèvement de l'impôt.

  10. #1090
    Membre averti
    Ces entreprises américaines gagnent un max de frique grâce au niveau de vie élevé des européens, sans verser le moindre kopeck à ces états. En France, ce sont uniquement les impôts des Français (TVA entre autres) qui servent à entretenir toutes les structures publiques (écoles, voiries, hôpitaux...) qui au final nous permettent d'acheter le dernier truc sur Amazon. Il est plus que temps de solutionner ce problème et je trouve donc que cette taxe est totalement justifiée.

  11. #1091
    Membre habitué
    on ira tous au paradis
    Cette taxe est purement française: l'appliquer à l'échelle de l'Europe c'est passer outre les si controversés et condamnés mais florissant pays paradis fiscaux européens (je citerais le Luxembourg, la Suisse et surtout l'Irlande) qui affichent des taux de croissance à deux chiffres tandis que d'autres pays peine à rester dans les bornes des critères. Le dumping (la concurrence) fiscale ruine les efforts français d'une cohérence internationale. L'alternative à cette taxe serait de renforcer la pression sur ces entreprises pour des implantation matérielles sur le territoire français ce qui s'accommode assez bien du petit paradis parisien personnel... Mais cette fois il faudra demander des comptes sur l'utilisation des données à l'états français souverain...
    A la rigueur il s'agit d'une TVA sur l'usage des données collectées qui prépare la suite du RGPD et le consentement des utilisateurs (rémunération implicite) à leur usage... Au mieux c'est de la science fiction, au pire un élevage industriel de cerveau selon la méthode flamande!

  12. #1092
    Chroniqueur Actualités

    L'Europe menace d'imposer des taxes numériques sans accord mondial, après le retrait des négociations des USA
    L'Europe menace d'imposer des taxes numériques sans accord mondial, après l'abandon des négociations par les États-Unis
    Que la France qualifie de « provocation »

    Fin janvier, 137 pays s’étaient entendus pour aboutir d’ici à la fin 2020 à un accord sur la taxation des multinationales de la technologie, sous l’égide de l’OCDE. Mais Washington a déclaré mercredi qu'il se retirait des négociations avec les pays européens sur les nouvelles règles fiscales internationales concernant les entreprises numériques, affirmant que les pourparlers n'avaient pas progressé. Ce retrait a suscité de nombreuses réactions de la part des dirigeants européens. Pour Paris, cette décision de quitter les discussions mondiales sur la façon de taxer les grandes entreprises numériques telles que Google, Amazon et Facebook était une « provocation » et l'UE a déclaré qu'elle pouvait imposer des taxes même si aucun accord n'était conclu d'ici la fin de l'année, a rapporté Reuters.

    Mercredi, l’administration Trump avait en effet fait savoir que les États-Unis avaient décidé de « faire une pause dans les pourparlers de l’OCDE sur la fiscalité internationale au moment où les gouvernements du monde entier se concentrent sur la réponse à la pandémie de covid-19 et sur la réouverture en toute sécurité de leurs économies », selon un communiqué de Monica Crowley, chargée des affaires publiques. Les négociations visent à parvenir à un accord d'ici la fin de 2020, mais cette échéance est désormais hors de portée avec la dernière initiative de Washington et l'élection présidentielle américaine de novembre, selon Reuters.


    L’Union européenne, la France et d’autres pays européens ont condamné sans ménagement, jeudi 18 juin, la pause annoncée par Washington dans les négociations internationales sur la taxation des géants du numérique, menées sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

    « Je confirme que nous avons reçu, avec mes homologues italien, espagnol et britannique, une lettre du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin qui nous confirme qu'ils ne veulent pas poursuivre les négociations à l'OCDE sur la taxation numérique », a-t-il affirmé sur France Inter. « Cette lettre est une provocation », a-t-il déploré, assurant que la France, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne avaient d'ores et déjà répondu aux États-Unis pour confirmer dans une lettre leur volonté d'obtenir « une juste taxation du numérique à l'OCDE le plus vite possible ».

    « Qu'est-ce que c'est que cette manière de traiter les alliés des États-Unis (...) en nous menaçant systématiquement de sanction », a-t-il dénoncé, assurant que son pays ne renoncerait pas à la taxe, qu'il a commencé à percevoir dès 2019. Une porte-parole du gouvernement espagnol a déclaré que Madrid et d'autres pays européens n'accepteraient « aucune menace d'un autre pays » concernant le litige sur la taxe numérique.

    Jeudi après-midi, l’OCDE, elle-même, a regretté la décision américaine, appelant à poursuivre les négociations. « Une guerre commerciale, en particulier en ce moment où l’économie mondiale traverse une crise historique, porterait plus encore préjudice à l’économie, à l’emploi et à la confiance », a alerté le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, dans une déclaration écrite. « Tous les pays [participant à ces discussions] devraient rester à la table des négociations visant à parvenir à une solution internationale d’ici à la fin de l’année », a-t-il ajouté.

    Une taxe numérique européenne envisagée si l’administration Trump ne retourne pas à la table de négociations

    Selon les pays européens, les entreprises technologiques paient trop peu d'impôts dans les pays où elles font des affaires, car elles peuvent transférer leurs bénéfices dans le monde entier avec peu d'infrastructures physiques. Washington a résisté à toute nouvelle taxe unilatérale sur les entreprises de la Silicon Valley en l'absence d'un accord de l'OCDE.

    En octobre dernier, l’OCDE a rendu publiques ses propositions sur une taxe GAFA transfrontalière, ce qui représente une étape politique décisive en vue de la résolution de ce problème. L’OCDE veut parvenir à un accord sur les aspects techniques de la taxation des grandes entreprises numériques d’ici juillet et mettre en place un accord complet d’ici fin 2020, idéalement avant le sommet du G20, afin d’éviter une escalade des tensions commerciales sur cette question. D’après l’organisation, la mise en place de ce nouveau dispositif fiscal permettrait d’augmenter les recettes fiscales nationales totales de 100 milliards de dollars par an.

    Mais les efforts de l’organisation se sont heurtés à l’hostilité et aux « manœuvres protectionnistes » des États-Unis (le pays où se trouvent la plupart des grandes entreprises de la technologie) qui exigent notamment l’adoption d’une proposition relative au concept de « sphère de sécurité », un concept qui d’après ses détracteurs permettrait aux multinationales de choisir entre se conformer au nouvel ensemble de lois voulu par l’UE ou de s’en tenir aux réglementations existantes.

    Bruno Le Maire, le ministre français des Finances, a confié en février que le mini G20 qui s’est tenu à Riyad a été très utile pour établir un consensus sur ces règles fiscales mondiales. Selon lui, « pour la première fois, il existe un large consensus parmi les membres du G20 sur la nécessité d’avoir un nouveau système de taxation internationale » qui permettrait d’éviter « la prolifération de systèmes fiscaux différents ».

    Plus tôt dans la journée de jeudi, c’était le commissaire européen aux affaires économiques, Paolo Gentiloni, qui déclarait espérer que la décision américaine ne serait « pas un arrêt définitif ». « La Commission européenne veut une solution globale pour faire entrer la fiscalité des entreprises dans le XXIe siècle », a déclaré M. Gentiloni. « Mais si cela s'avère impossible cette année, nous avons clairement indiqué que nous présenterons une nouvelle proposition au niveau de l'UE », a-t-il ajouté, précisant que des taxes pourraient être introduites même en l'absence d'un accord mondial.

    « Nous étions à quelques centimètres d’un accord sur la taxation des géants du numérique, qui sont peut-être les seuls au monde à avoir tiré d’immenses bénéfices du coronavirus », a souligné M. Le Maire. « Nous appliquerons quoiqu’il arrive une taxation aux géants du digital en 2020, parce que c’est une question de justice », a-t-il assuré, rappelant que la taxe française « n’avait jamais été retirée, mais simplement suspendue pour quelques mois ».


    Certains États européens toujours engagés pour une solution globale de taxation des géants de la technologie

    La France, l'un des pays européens qui ont adopté de nouvelles taxes pour collecter davantage de revenus auprès des entreprises numériques, avait accepté de suspendre la perception de sa taxe pendant que des discussions étaient en cours sur une approche globale. Le ministre le Maire a déclaré que la France imposerait sa taxe sur les services numériques cette année, que Washington reprenne ou non les négociations. « Personne ne peut accepter que les géants du numérique puissent faire des profits avec leurs 450 millions de clients européens et ne pas payer d'impôts là où ils se trouvent », a-t-il déclaré.

    La taxe française applique un prélèvement de 3 % sur les revenus des services numériques perçus en France par les entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse 25 millions d'euros (28 millions de dollars) en France et 750 millions d'euros dans le monde. La France s’est engagée dans une initiative nationale en début 2019 lorsque les tentatives de l’UE s’enlisaient à cause de l’opposition à la réforme de certains États membres. Mais une taxe numérique nationale, sans accord mondial, ne tente plus certains États européens.

    Le ministre italien de l'Economie Roberto Gualtieri a déclaré jeudi que son pays était toujours engagé dans un accord mondial commun sur une taxe sur les services numériques, après que les États-Unis aient décidé de quitter les négociations mondiales sur la manière de taxer les géants du secteur, a rapporté Reuters. « Malgré l'urgence de covid-19, nous sommes déterminés à trouver une solution d'ici 2020 en travaillant avec la France, l'Espagne et le Royaume-Uni, comme l'a décidé le G20 », a écrit M. Gualtieri sur Twitter.

    La Grande-Bretagne va également continuer à faire pression pour une solution globale sur la taxation des entreprises numériques internationales après la décision des États-Unis de prendre une pause dans les négociations, a déclaré jeudi un porte-parole du Trésor britannique. « Nous restons attachés à une solution globale », a déclaré le porte-parole, d’après Reuters.

    La taxe dite GAFA de la France lui a valu des menaces de la part de Washington d'imposer des droits de douane sur le champagne français, les sacs à main et d'autres marchandises. Après l'apaisement des tensions avec la France en début de l’année, l'administration Trump a menacé de représailles la Grande-Bretagne. Steven Mnuchin a averti que les exportateurs britanniques pourraient s'attendre à un traitement similaire si Johnson persiste avec la taxe sur les services numériques, qui, selon Washington, pénalise injustement des entreprises comme Google, Amazon et Facebook.

    La taxe britannique devrait entrer en vigueur en avril, à raison de 2 % des revenus des moteurs de recherche, des plateformes de médias sociaux et des marchés en ligne qui tirent de la valeur des utilisateurs britanniques. Les États-Unis ont ouvert ce mois-ci des enquêtes commerciales sur les taxes numériques en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne et dans d'autres pays, car ils craignent qu'elles ne ciblent injustement les entreprises américaines.

    Mais ces solutions nationales pourraient être adoptées, selon Reuters, car les efforts déployés pour parvenir à un accord commercial États-Unis-UE, même limité, ont échoué et les sources des deux parties estiment qu'il y a peu de chances de progrès à l'approche d'une élection présidentielle américaine dans quatre mois à peine. Quant à une solution au niveau de l’UE, les tentatives précédentes nous ont appris qu’il est également difficile de parvenir à un accord entre pays membres.

    Sources : Reuters (1, 2 & 3), France Inter

    Et vous ?

    Quel commentaire faites-vous de la pause dans les négociations décidée par les États-Unis ?
    Que pensez-vous de la menace de l’UE d'imposer des taxes numériques sans accord mondial ? Une taxe commune au niveau de l’UE sera-t-elle possible ?
    Que se passerait-il dans le cas où, par manque d’accord, chaque pays adoptait sa propre taxe nationale ?

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  13. #1093
    Inactif  
    Citation Envoyé par arnofly Voir le message
    Ces entreprises américaines gagnent un max de frique grâce au niveau de vie élevé des européens, sans verser le moindre kopeck à ces états. En France, ce sont uniquement les impôts des Français (TVA entre autres) qui servent à entretenir toutes les structures publiques (écoles, voiries, hôpitaux...) qui au final nous permettent d'acheter le dernier truc sur Amazon. Il est plus que temps de solutionner ce problème et je trouve donc que cette taxe est totalement justifiée.
    Quel est le rapport, dans ta phrase, entre "En France, ce sont uniquement les impôts des Français (TVA entre autres) qui servent à entretenir toutes les structures publiques " et "qui au final nous permettent d'acheter le dernier truc sur Amazon." ?

    En France, le niveau sur élevé des taxes ne fais rien d'autre que d'asphyxier les gens et l'économie Française à cause de la centralisation des finances au niveau de l'état par ses taxes, rien d'autres.

    De plus, les structures publiques sont aussi financés par des organises privés, par des partenariats et par des dons. Mais bon, passons...

    L'autre aspect de cette réalité, c'est que les taxes Française, pour un pays comme l’Amérique sont incompréhensible (et je sais de quoi je parle), puisqu'une entreprise est 10 à 15 fois moins taxés labas.

    Pour prendre un exemple concret, si tu es développeur à ton compte en France, tu sera taxé 44% de ton bénéfice.
    Aux US, tu seras taxés 6% de ton bénéfice.

    Comprends-tu la différence ?
    Si on prends l'exemple d'un salaire avec charges, en France, sur un salaire brut de 1900 euros, toi, tu sera payés 1250 euros, aux US, sur un salaire brut de 1900 euros, tu sera payés 1800 euros.

    Tu comprends donc qu'à l'échelle d'une grosse entreprise US implantées en France, quand on te dis que tu va passer de 6% d'imposition à 44%, ça te fait mal au c** et de facto, tu va soit vouloir virer ton entreprise de ce guet-apens, soit, vouloir trouver des combines pour ne pas te faire saigner.

    Ca n'est en rien normal de taxer déjà, en France, les entreprises ainsi, alors les entreprises d'un autre pays encore moins, sauf si on veut qu'elle dégage et là, ce "ministre" à part les faire dégager, c'est tout ce qu'il est entrain faire.

    La seule et unique véritable chose à faire ici, c'est d'arrêter avec ces montants d'impot complètement WTF et injustifié afin de mettre en place un véritable cycle économique basé sur de l'intelligence et du bon sens et non pas comme c'est le cas actuel, sur de la magouille et des petites mains qui au fonds, ne profites qu'à trois personnes qui ont déjà largement assez pour vivre bien qu'elles en veulent toujours plus.

  14. #1094
    Membre extrêmement actif
    Quel commentaire faites-vous de la pause dans les négociations décidée par les États-Unis ?

    Je suis béotien en négociation international, mais le faite qu'une des parties décide unilatéralement d'imposer ses choix à tous les autres, en usant de chantage, ne me fait pas vraiment pensé à une "négociation" justement .
    Pareillement, est-ce l'on peut encore qualifier d'allié quelqu'un qui vous menace pour obtenir ce qu'il veut ?
    Quand c'est un individue, ça s’appelle de l’extorsion est c'est passible de prison il me semble.

    Que pensez-vous de la menace de l’UE d'imposer des taxes numériques sans accord mondial ?

    Mais en quoi une taxe décidé par un ou des pays serait une menace ?
    Chacun fait ce qu'il veut chez lui non ?
    En quoi taxer des entreprises qui font du chiffre sur un territoire est une menace ?
    Ou alors toutes les entreprises sont menacé depuis toujours et les État ne valent gère plus qu'une mafia .

    Une taxe commune au niveau de l’UE sera-t-elle possible ?

    Une taxe, ça a toujours était national, alors laisser l'UE faire, c'est se tirer une balle dans la taxe .
    Plus sérieusement, c'est une des prérogatives des États Membre, même au niveau Européen ça reste une décision National, donc déclaré qu'ils veulent que les pays membres en décide ensemble, c'est forcement voué à l’échec et ils le savent (ou ils sont idiots, ce qui reste encore à réfuter ).

    Que se passerait-il dans le cas où, par manque d’accord, chaque pays adoptait sa propre taxe nationale ?

    Ça ont va le savoir bientôt puisque c'est le scénario prévue de toutes façons.

  15. #1095
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par ElementaryJoe Voir le message
    Quel est le rapport, dans ta phrase, entre "En France, ce sont uniquement les impôts des Français (TVA entre autres) qui servent à entretenir toutes les structures publiques " et "qui au final nous permettent d'acheter le dernier truc sur Amazon." ?

    En France, le niveau sur élevé des taxes ne fais rien d'autre que d'asphyxier les gens et l'économie Française à cause de la centralisation des finances au niveau de l'état par ses taxes, rien d'autres.

    De plus, les structures publiques sont aussi financés par des organises privés, par des partenariats et par des dons. Mais bon, passons...

    L'autre aspect de cette réalité, c'est que les taxes Française, pour un pays comme l’Amérique sont incompréhensible (et je sais de quoi je parle), puisqu'une entreprise est 10 à 15 fois moins taxés labas.

    Pour prendre un exemple concret, si tu es développeur à ton compte en France, tu sera taxé 44% de ton bénéfice.
    Aux US, tu seras taxés 6% de ton bénéfice.

    Comprends-tu la différence ?
    Si on prends l'exemple d'un salaire avec charges, en France, sur un salaire brut de 1900 euros, toi, tu sera payés 1250 euros, aux US, sur un salaire brut de 1900 euros, tu sera payés 1800 euros.

    Tu comprends donc qu'à l'échelle d'une grosse entreprise US implantées en France, quand on te dis que tu va passer de 6% d'imposition à 44%, ça te fait mal au c** et de facto, tu va soit vouloir virer ton entreprise de ce guet-apens, soit, vouloir trouver des combines pour ne pas te faire saigner.

    Ca n'est en rien normal de taxer déjà, en France, les entreprises ainsi, alors les entreprises d'un autre pays encore moins, sauf si on veut qu'elle dégage et là, ce "ministre" à part les faire dégager, c'est tout ce qu'il est entrain faire.

    La seule et unique véritable chose à faire ici, c'est d'arrêter avec ces montants d'impot complètement WTF et injustifié afin de mettre en place un véritable cycle économique basé sur de l'intelligence et du bon sens et non pas comme c'est le cas actuel, sur de la magouille et des petites mains qui au fonds, ne profites qu'à trois personnes qui ont déjà largement assez pour vivre bien qu'elles en veulent toujours plus.
    C'est vrai ce n'est pas normal d'avoir une sécurité sociale et d'avoir les soins quasi-gratuit. Pour certains aux US que tu aimes tant pour quelques semaines à l'hopital + réanimation, plus de 1 millions de $ de facture, coup de bol mec avait une assurance sinon il crevait.
    C'est vrai ce n'est pas normal d'être remboursé du médecin. Aux US c'est 60$ min la consultation d'un docteur et ton assurance souvent applique une franchise de 1500$/an (assurance en partie payée par ton employeur).
    C'est vrai ce n'est pas normal d'avoir une retraite et des minimas sociaux pour vivre.
    C'est vrai ce n'est pas normal d'avoir une école de qualité gratuite. Aux US c'est minimum 15000$/an pour une université de moyenne zone.

    On pourrait en trouver plein des "c'est vrai".

    Donc moi je préfère gagner moins, et payer plus d'impôts et savoir que tout cela est "quasi-gratuit" pour moi.
    Après ces sociétés ne crée pas beaucoup d'emplois (voire aucun) en France...Elles ramassent le blé sans rien apporter, est ce normal ?
    Donc si tu penses qu'au US c'est mieux, vas y, et quand tu auras un cancer et que tu auras été viré par ton employeur car suite à un aléa de la vie tu ne seras plus rentable/efficace...on en reparlera :-)
    Les US c'est bien si tu es riche et en bonne santé :-)

    Ah oui je ne suis pas spécialement de gauche, mais ça ce n'est pas négociable comme avantage en retour d'impôts plus élevés.

  16. #1096
    Inactif  
    Citation Envoyé par archqt Voir le message
    C'est vrai ce n'est pas normal d'avoir une sécurité sociale et d'avoir les soins quasi-gratuit. Pour certains aux US que tu aimes tant pour quelques semaines à l'hopital + réanimation, plus de 1 millions de $ de facture, coup de bol mec avait une assurance sinon il crevait.
    C'est vrai ce n'est pas normal d'être remboursé du médecin. Aux US c'est 60$ min la consultation d'un docteur et ton assurance souvent applique une franchise de 1500$/an (assurance en partie payée par ton employeur).
    C'est vrai ce n'est pas normal d'avoir une retraite et des minimas sociaux pour vivre.
    C'est vrai ce n'est pas normal d'avoir une école de qualité gratuite. Aux US c'est minimum 15000$/an pour une université de moyenne zone.

    On pourrait en trouver plein des "c'est vrai".

    Donc moi je préfère gagner moins, et payer plus d'impôts et savoir que tout cela est "quasi-gratuit" pour moi.
    Après ces sociétés ne crée pas beaucoup d'emplois (voire aucun) en France...Elles ramassent le blé sans rien apporter, est ce normal ?
    Donc si tu penses qu'au US c'est mieux, vas y, et quand tu auras un cancer et que tu auras été viré par ton employeur car suite à un aléa de la vie tu ne seras plus rentable/efficace...on en reparlera :-)
    Les US c'est bien si tu es riche et en bonne santé :-)

    Ah oui je ne suis pas spécialement de gauche, mais ça ce n'est pas négociable comme avantage en retour d'impôts plus élevés.

    Le fameux argument de la santé.
    J'aimerais que tu me dise, combien de fois par an, tu va au médecin ?
    Cet argument tiens uniquement pour ceux ayant des problèmes de santé et pour les aléas de la vie.

    L'argument de la santé en France, c'est le même principe de l'arnaque à l'assurance.
    Pour être plus clair, tu va payer une assurance toute ta vie, pour au final soit ne jamais l'utiliser, soit, lorsque tu va l'utiliser, ne pas pouvoir réellement en profiter puisque celle-ci trouvera bien une raison de ne pas pouvoir être appliquée.

    Effectivement, aux US, tu as une police d'assurance, ce qui est à mon sens plus sensé.
    Entre avoir ton salaire x5 voir x10 et avoir l'inverse en France puisque tout part dans des charges qui au final sont mal utilisée, il y a clairement un faussée.

    Je comprends parfaitement ton argument car tu es né dans ce système, et je suis loin de dire que les US sont un paradis, bien au contraire.
    Je me réfère au sujet: L'argent.

    Concernant le prix d'un médecin aux US, ça n'est pas exacte.
    C'est vrai qu'au US, le prix des soins est cher, voir très cher.
    Pour autant ton salaire étant x5/x10, si à la place d'avoir ton salaire prélevé de charges dans tout les sens comme en France, tu économises comme fais quai tous le monde ici, et bien ta consultation à 400$ passe sans problème étant donné qu'en moyenne, tu va 1 à 2 fois par ans chez le médecin et si tu as un problème grave, c'est ton assurance qui prends.

    Et l'argument du "ça a coûté 1 million de dollars", tu crois vraiment qu'en France ça ne coute pas le même prix quand tu y vas ? Tu ne le vois pas car justement il y a des taxes dans tous les sens, mais la seule différence ici effectivement, c'est qu'on te demande de te comporter comme un adulte et donc d'être prévoyant.

    Donc tu vois bien que ton argument n'est pas recevable.
    Vous êtes tellement habitué à vous faire avoir, que pour vous, au dela d'être une normalité, vous le revendiquez.

    Ca ne se passe pas comme dans les films, ils faut arrêter de rêver, si ton enfant a une maladie qui t'oblige à devoir aller souvent au médecin, ta police d'assurance va gérer cela sans problème.

    Et puis soyons honnête, je préfère mon salaire de Dev ici, converti en euros, à 7800 euros par mois que lorsque j'avais mon entreprise en France ou le max que j'ai pu me versé à été 3000 euros.

    Le coût de la vie n'est pas plus cher aux US et le seul argument que l'on m'oppose, tout comme toi, et qui en plus n'est pas recevable, est le système de santé de la France, alors que vous ne vous rendez même pas compte que vous vous faites arnaquer.

    Et pour finir, moi aussi, sans aucun problème, je pourrais passer la journée à trouver des arguments qui démontre le désavantage d'être au France par rapport aux US.
    Je me tiens uniquement, une fois de plus, au sujet: L'argent, et sur ce thème, il n'y a même pas de débat à a voir, la France saigne ses compatriotes sous le prétexte houleux d'un système de santé qui n'est pas crédible (manque de moyens dans les hôpitaux, bas salaire du personnel soignants, ...) et ce sert de cet argument pour justifier et endoctriner sa population sur le bien fondé du vol de l'argent que sa population gagne durement à la tâche, pour au final, ne servir que les intérêts de quelques-un au détriment de tous les autres.

  17. #1097
    Membre expert
    Bonjour

    Quel commentaire faites-vous de la pause dans les négociations décidée par les États-Unis ?
    C'est politique. C'est à cause des elections.

    Que pensez-vous de la menace de l’UE d'imposer des taxes numériques sans accord mondial ?
    L'arme favorite de l'UE et de la France au passage .... les taxes. Faut il encore réussir à ficeler une taxe pas comme chez Amazon ... qui répercute sur le consommateur final ... Les fameux 3%

    Une taxe commune au niveau de l’UE sera-t-elle possible ?
    A défaut de mettre 30 pays d'accords, si au moins la moitier arrive à en créer une c'est déjà une avancer. Maitriser l'hydrie ou le mammouth ne se fait pas en faisant cavalier seul.

    Que se passerait-il dans le cas où, par manque d’accord, chaque pays adoptait sa propre taxe nationale ?
    Il se passera longtemps avant une harmonisation fiscales en UE :

    > europe du sud latine et dépensière
    > europe du nord et germanique rigoureuse et économe
    > des pays comme NL, LU, GB (en particulier JE,GG,IM) , IE ou la fiscalité avantageuse s'achéte.
    > chaque pays est encore souverain sur l'aspect fiscal a moins d'une réforme (fédérale) ?

  18. #1098
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par ElementaryJoe Voir le message
    L'argument de la santé en France, c'est le même principe de l'arnaque à l'assurance.
    Pour être plus clair, tu va payer une assurance toute ta vie, pour au final soit ne jamais l'utiliser, soit, lorsque tu va l'utiliser, ne pas pouvoir réellement en profiter puisque celle-ci trouvera bien une raison de ne pas pouvoir être appliquée.
    Le jour ou mon fils est né, il a commencé une hospitalisation d'un mois. Je n'ai pas payé un sou (à part ma nourriture sur site). Tu appelles ça une arnaque? J'ai payé à fonds perdus pendant vingt ans, et le jour ou le monde s'est effondré autour de moi (oui, parce-qu’un enfant qui naît avec une glycémie sur le point de le tuer, qui fait un AVC dans les jours qui suit, une thrombose de la veine porte, et une cataracte, plus d'autres soucis plus mineurs, dont une carence lourde en calcium, c'est un plus qu'un peu le monde qui s'effondre), eh bien l'assurance a fait son boulot. Et a sans doute payé plus que je n'avais payé au cours de ces 20 dernières années.

    Citation Envoyé par ElementaryJoe Voir le message
    Concernant le prix d'un médecin aux US, ça n'est pas exacte.
    C'est vrai qu'au US, le prix des soins est cher, voir très cher.
    Pour autant ton salaire étant x5/x10, si à la place d'avoir ton salaire prélevé de charges dans tout les sens comme en France, tu économises comme fais quai tous le monde ici, et bien ta consultation à 400$ passe sans problème étant donné qu'en moyenne, tu va 1 à 2 fois par ans chez le médecin et si tu as un problème grave, c'est ton assurance qui prends.
    Ca, c'est si tu as une assurance. Je connais une dame qui a fait une césarienne, elle a payé 25,000$ de sa poche. Sans compter ce qu'a payé son assurance. En France, le coût total facturé à la sécu, c'est un montant à 4 chiffres (et qui ne commence pas par un 9, ni même par un 8 ou un 7). Le smic horaire net aux USA est à 7,25$. En France, 8,03€.

    Dit autrement, tu pousses en avant un système qui favorise les gens qui gagnent plein de sous, et empêche les plus pauvres de se soigner. Un couple de smicards américains à qui il arrive la même chose qu'à moi pour leur enfant, et dont l'employeur ne fournit pas une couverture maladie correcte, ne peut pas soigner son enfant. Mon fils a été soigné, il est vivant (ça n'avait rien d'évident les premiers jours), il marche (ce qui n'était pas le plus probable), il peut se servir de son bras droit (grâce au travail formidable du kiné), et devrait parler un jour.

    Mon père a cotisé presque 40 ans(il a eu un peu de chômage) à la sécu. Il n'a jamais rien eu en retour. A 72 ans, il est frais comme un gardon. Ma mère a eu une petite opération à ses 40 ans, et ça s'arrête là. Fonds perdus, je disais. Mais quand il a fallu s'occuper de son petit fils en train de crever à peine né, le système a marché. Ou aussi pour leur gendre(mon beau-frère, donc), et ses soucis cardiaques. Mon beau-frère est toujours vivant, et est un membre productif de la société (lead développeur, pas payé des cacahuètes, et il le mérite). Mon fils a une probabilité désormais forte d'être lui aussi, un jour, un membre utile et productif de la société. C'est pour ça que mon père a cotisé pendant 40 ans. Pour que sa fille ne perde pas son mari, pour que son fils ne perde pas son fils. Il ne le savait pas quand il payait. Mais c'est ce qui s'est passé.

    Citation Envoyé par ElementaryJoe Voir le message
    Et l'argument du "ça a coûté 1 million de dollars", tu crois vraiment qu'en France ça ne coûte pas le même prix quand tu y vas ? Tu ne le vois pas car justement il y a des taxes dans tous les sens, mais la seule différence ici effectivement, c'est qu'on te demande de te comporter comme un adulte et donc d'être prévoyant.
    Non, encore une fois. Je bosse dans le logiciel hospitalier, et les coûts hospitaliers sont maîtrisés en France. Ca pourrait être mieux, il y a plein de pistes d'améliorations, mais on est, dans la plupart des coûts, 2 à 3 fois moins chers que les américains (sauf Veteran's affairs, un système socialisé qui marche très bien, et que Mike Pence veut supprimer sous prétexte de mieux servir les vétérans). J'ai, de par ma position, une vue privilégiée sur le coût des actes partout dans le monde(enfin, là ou on a des clients, je ne peux pas parler pour le Japon ou le Canada, par exemple). Eh bien en France, c'est pareil que presque partout, à plus ou moins 20 pour-cent près). Partout? Chili, Chine, Thaïlande, Australie, Nouvelle Zélande, Italie, Angleterre, Ecosse, Afrique du Sud (cas particulier, les coûts dans le privés sont similaires aux standards que je viens de citer, ils sont 5 fois plus faibles dans le public, mais le public a un niveau de qualité déplorable - ils en ont pour leur argent, c'est-à-dire quasiment rien). Le Moyen Orient est plus cher, mais suite à des actions de contrôle des coûts (spécialement aux émirats), est en train de reprendre la main. Le Veteran's Affair est quand même plus coûteux, mais à des niveaux qui restent raisonnables. Le système privé, aux USA, est lui totalement hors de contrôle. Et pas encore assez aux yeux de certains.

    (source : nos bases de données internes - que je ne peux évidemment pas partager).
    Les 4 règles d'airain du développement informatique sont, d'après Michael C. Kasten :
    1)on ne peut pas établir un chiffrage tant qu'on a pas finalisé la conception
    2)on ne peut pas finaliser la conception tant qu'on a pas complètement compris toutes les exigences
    3)le temps de comprendre toutes les exigences, le projet est terminé
    4)le temps de terminer le projet, les exigences ont changé
    Et le serment de non-allégiance :
    Je promets de n’exclure aucune idée sur la base de sa source mais de donner toute la considération nécessaire aux idées de toutes les écoles ou lignes de pensées afin de trouver celle qui est la mieux adaptée à une situation donnée.

  19. #1099
    Rédacteur

    Au dela du débat "libéralisme" vs "socialisme à la Française" (qui ont tout deux des avantages et inconvénients. On pourra débattre de est-ce que les avantages théoriques sont assez bien mis en pratique, etc. Est-ce que la solidarité Française est vraiment une arnaque qui n'aide pas grand monde à part des privilégiés ou est-ce que malgré que ça freine la compétivité mais que malgré tout beaucoup de gens précaires en vivent et de manière plus soutenable qu'aux USA ou en Allemagne. Faut-il ne se pencher que sur le rattrapage de notre retard de compétivité ou y-a t-il d'autres choses aussi voire plus importantes à bâtir et entretenir dans notre société. Très philosophique tout ça et j'ai moi même beaucoup d'hésitations), il y a quand même un problème : soit on est libéral et du coup on défiscalise aussi nos entreprises françaises qui ont de gros problèmes de compétivité non pas à cause du fait de payer des impôts mais à cause du fait de devoir en payer plus que les autres qui en profitent pour faire de la concurrence très déloyale (c'est le moins qu'on puisse dire), soit on se débrouille pour taxer tout le monde pareil et redistribuer les taxes sous forme de subvention pour favoriser notre économie locale (et c'est bien normal, c'est ce qu'on font les autres, même les soi-disant libéraux).

    Dans tout les cas, de mon point de vue notre gros problème c'est de rester entre deux chaises, à un moment donné faudra choisir un cap qui part vers une destination et des objectifs précis.

    @ElementaryJoe je comprends ta vision sur le fait que ici on perd dans les 40% de notre CA et qu'on a l'état qui bouffe le plus de PIB dans son fonctionnement (bien que c'est en train de baisser timidement). Mais je pense que c'est pas parce que nous on en paye trop, que l'état devrait en avoir assez avec ces 56% de PIB consommé (contre 30% durant les trente glorieuses) qu'il faut accepter que d'un côté t'as des entreprises qui payent 40% de leur CA et du coup appliquent des prix proportionnés de manière à dégager des marges correctes et de l'autre des entreprises étrangères qui contournent le droit de manière assez limite pour appliquer une politique de prix bas très déloyale qui au final ne profite pas du tout à notre économie. Ton modèle des USA lui ne se gène pas pour augmenter les taxes dès qu'il constate un déséquilibre, la question n'est pas du tout de savoir si on a besoin en tant qu'état de ces taxes ou pas. Après oui, la question de la bonne utilisation de ces taxes (subventions d'entreprises fr qui elles payent les impôts, déduction fiscales lorsque l'on consomme français, etc) se pose également plutôt que d'essayer de maintenir des administrations les plus coûteuses du monde qui pourraient être davantage automatisées.

    Après voilà, perso je préfère quand même payer un peu plus et être dans la solidarité qui pourra éventuellement me servir également à titre personnel en cas de coup dur et même si je n'en ai pas besoin de cette solidarité, à vrai dire c'est que tout va bien pour moi donc tant mieux pour les autres qui eux en ont besoin. Que veut-on construire comme société ? On peut quand même envisager un minimum de solidarité, de ne pas être pour une société hyper individualiste, sans tomber dans le communisme non plus. Aucun système n'est parfait, y-a pleins d'erreurs faites par nos gouvernants mais globalement il faut aussi écouter la colère d'une grosse masse de notre peuple qui, malgré leur travail assidu, souffrent dès qu'on touche un peu aux faibles acquis sociaux qui tiennent encore debout.

    P.S : ce message viens d'un entrepreneur qui dépense aussi à peu près 40% de son CA et qui en plus a pris un coup dur dans cette crise sanitaire avec de grosses pertes.

  20. #1100
    Membre expert
    La différence entre modèle US et FR :

    France : votre employeur paye le brut (que vous ne voyez pas) en

    assurance maladie
    assurance retraite
    assurance chomage
    complémentaire santé/mutuelle
    complémentaire retraite (beaucoup plus rare)

    USA : votre employeur paye votre salaire (vous avez toute la somme) , a vous de vous démardé avec

    assurance maladie (99% du temps privée)
    assurance retraite (99% du temps privée)
    assurance chomage (99% du temps privée)

    ---

    Maintenant on peut changer le système. Chaque français reçoit son salaire complet (brut quoi). Et on vient pomper sur votre compte en banque à destination :

    urssaf
    pole emploi
    assurance retraite
    assurance maladie

    Plusieurs centaines d'euros par mois ... J'aimerais bien voir la tronche de certains au vu des montants

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