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  1. #861
    Expert éminent sénior
    Le gouvernement tchèque approuve le projet de taxe numérique nationale ciblant les géants d'Internet
    Le gouvernement tchèque approuve le projet de taxe numérique nationale ciblant les géants d'Internet
    Mais précise qu’il ne s’agit que d’une mesure temporaire en attendant un éventuel accord global

    Comme ses homologues français et espagnol avant lui, le gouvernement tchèque a approuvé ce lundi une proposition de loi qui permettrait d’instaurer au niveau national une taxe numérique de 7 % afin d’engranger des revenus supplémentaires qui soient plus en adéquation avec l’importance réelle des activités des entreprises d’Internet et des GAFA en particulier dans le pays. Elle devrait rapporter au pays 90,72 millions de dollars l’année prochaine si elle prenait effet en juin et environ 216 millions de dollars par an les années suivantes. Le ministère des Finances tchèque a précisé que ce projet de loi est basé sur les idées antérieures de législation européenne.


    La nouvelle proposition de loi qui doit encore être validée par les législateurs au niveau du Parlement tchèque prévoit notamment la mise en place d’un impôt sur les services de publicité ciblés en ligne s’appuyant sur l’étude des goûts des consommateurs, sur la vente de données collectées auprès des internautes et sur la création de places de marché numériques. Elle concernerait les entreprises dont le chiffre d’affaires global annuel dépasse 826,50 millions de dollars (environ 750 millions d’euros), le chiffre d’affaires annuel sur le marché tchèque dépasse 4,32 millions de dollars, et dont la portée des activités sur le plan local (évaluée en nombre de comptes utilisateurs déclaré) dépasse la barre des 200 ;000 inscrits.

    D’après le ministère des Finances tchèque, cette taxe numérique ne serait que temporaire et devrait persister jusqu’à ce qu’un éventuel accord global (au niveau européen ou mondial) sur cette question puisse être conclu. À ce propos, rappelons qu’en octobre dernier, l’Organisation de coopération et de développement économiques a proposé une réforme en profondeur de la fiscalité transfrontalière, une procédure susceptible de donner aux États davantage de marges de manœuvre pour l’imposition des grandes entreprises qui, à l’instar des GAFA, bénéficient de revenus via une activité Internet, que ce soit par la vente et la distribution de ses produits ou par la vente de publicité. D’après l’OCDE, une discussion plus approfondie devrait avoir lieu pour déterminer si d’autres secteurs (par exemple, les services financiers) devraient également être exclus ou inclus dans cette liste, en tenant compte de la logique de la politique fiscale, des limitations de taille ainsi que d’autres aspects pratiques.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?

    Voir aussi

    USA : les leaders de l'industrie de la tech trouvent que la taxe numérique française nuit à la réforme fiscale mondiale, et qu'elle mérite une réponse proportionnée de la part des USA
    Amazon France répercute la « taxe Gafa » sur ses tarifs aux entreprises françaises comme il l'avait annoncé il y a quelques mois
    La Corée du Sud veut combattre l'optimisation fiscale menée par les GAFA, en exploitant les données commerciales transitant par des serveurs locaux
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  2. #862
    Modérateur

    Philippe Leménager. Ingénieur d'étude à l'École Nationale Supérieure de Formation de l'Enseignement Agricole. Autoentrepreneur.
    Mon ancien blog sur la conception des BDD, le langage SQL, le PHP... et mon nouveau blog sur les mêmes sujets.
    « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ». (Nicolas Boileau)
    À la maison comme au bureau, j'utilise la suite Linux Mageïa !

  3. #863
    Membre extrêmement actif
    Il faut bien financer les services publics. En France par exemple les postes de dépense de l'état ressemblent à ça :
    1. Remboursement de la dette
    2. Enseignement
    3. Défense
    4. Engagements financiers de l'État
    5. Recherche et enseignement supérieur
    6. Solidarité, insertion et égalité des chances
    7. Sécurités
    8. Cohésion des territoires
    9. Travail et emploi
    10. Écologie, développement et mobilités durables
    11. Gestion des finances publiques et des ressources humaines
    12. Justice
    13. Régimes sociaux et de retraite
    14. Relations avec les collectivités territoriales
    15. Aide publique au développement
    16. Culture
    17. Agriculture, pêche, alimentation, forêt et affaires rurales
    18. Action extérieure de l'État
    19. Administration générale et territoriale de l'État
    20. Outre-mer
    21. Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation
    22. Économie
    23. Immigration, asile et intégration
    24. Santé
    25. Direction de l'action du gouvernement
    26. Investissements d'avenir
    27. Pouvoirs publics
    28. Sport, jeunesse et vie associative
    29. Conseil et contrôle de l'Etat
    30. Médias, livre et industries culturelles
    31. Action et transformation publiques
    32. Crédits non répartis


    Là le gouvernement tchèque veut juste taxer les services de publicité ciblés qui collectent les données des internautes. Ça concerne les entreprises qui ont un chiffre d'affaire supérieur à 750 millions d'euros par an.
    Keith Flint 1969 - 2019

  4. #864
    Chroniqueur Actualités

    Les USA s'engagent à appliquer des droits de douane de 100 % sur le champagne, et le fromage français
    Les États-Unis s'engagent à appliquer des droits de douane de 100 % sur le champagne, le fromage et les sacs à main français,
    En représailles de la taxe sur les services numériques

    Donald Trump avait affirmé en juillet que les USA pourraient taxer le vin français en représailles de la taxe numérique. La taxe américaine pourrait intervenir plus tôt l’année prochaine. En effet, lundi, le gouvernement américain a menacé d'imposer des droits de douane allant jusqu'à 100 % sur 2,4 milliards de dollars de produits d'importations en provenance de France par rapport à une taxe sur les services numériques qu'ils jugent discriminatoire. Le champagne, les sacs à main, le fromage sont sur la liste des produits qui pourraient être visés, après qu'un rapport du bureau du représentant américain au commerce a révélé que la taxe française sur les services numériques pénalise les entreprises technologiques américaines telles que Google d'Alphabet Inc, Apple, Facebook et Amazon, a rapporté Reuters.

    En effet, le bureau du représentant américain au commerce extérieur (USTR) a déclaré dans un rapport que son enquête en vertu de l'article 301 avait conclu que l'impôt français était « incompatible avec les principes dominants de la politique fiscale internationale et constituait un fardeau inhabituel pour les entreprises américaines concernées ». Avant son adoption, les États-Unis avaient lancé une enquête sur la taxe du gouvernement français sur les géants numériques. « Les États-Unis sont très préoccupés par le fait que la taxe sur les services numériques, qui devrait être adoptée par le Sénat français demain (jeudi), vise injustement les entreprises américaines », avait déclaré le représentant américain au commerce extérieur, Robert Lighthizer, dans un communiqué, à l’époque.


    M. Lighthizer a également averti que Washington envisageait d'élargir l'enquête pour examiner des taxes similaires dans d’autres pays, comme en Autriche, en Italie et en Turquie, même si dans sa déclaration, il n'a fait aucune mention des taxes numériques proposées au Canada ou en Grande-Bretagne.

    « L'USTR se concentre sur la lutte contre le protectionnisme croissant des États membres de l'UE, qui cible injustement les entreprises américaines, que ce soit par le biais de taxes sur les services numériques ou d'autres efforts qui visent les grandes entreprises américaines de services numériques », a-t-il averti. Cette décision « indique clairement que les États-Unis prendront des mesures contre les régimes fiscaux numériques qui discriminent ou imposent des charges excessives aux entreprises américaines », a-t-il ajouté.

    La taxe numérique qui vise essentiellement les entreprises technologiques américaines

    Le texte de la loi régissant la taxe de 3 % sur les revenus générés par les entreprises technologiques en France a été publié le 25 juillet 2019 au Journal officiel, modifiant ainsi le code général des impôts. La taxe s'applique aux entreprises, indépendamment de leur lieu d'établissement, pour lesquelles le montant des sommes encaissées en contrepartie des services taxables lors de l'année civile excède les seuils de 750 millions d'euros au titre des services fournis au niveau mondial et 25 millions d'euros au titre des services fournis en France.

    L'impôt français vise les recettes plutôt que les profits, qui sont souvent déclarés par les géants de la technologie dans des pays à faible fiscalité comme l'Irlande, dans une pratique qui a mis les gouvernements en colère. En juillet, Donald Trump n’avait pas tardé à menacer de taxer les vins français en représailles à la taxe numérique française publiée deux jours plus tôt, jugée comme destinée principalement aux grandes entreprises technologiques américaines par le président américain. La taxe devrait s'appliquer rétroactivement à partir du début de 2019, ce qui, selon USTR, remet en question son équité.

    Le mois dernier, les ministres du G20 réunis à Washington ont entamé des pourparlers sur un système international visant à taxer les géants mondiaux de la technologie dont l'Organisation de coopération et de développement économiques espère qu'il prendra effet en juin. Selon Reuters, le rapport de l'USTR et la liste proposée des produits français à taxer font suite à des mois de négociations entre le ministre français des Finances Bruno Le Maire et le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin sur une refonte globale des règles fiscales numériques.

    Les deux avaient trouvé un compromis en août, lors d'un sommet du G7 en France, pour rembourser aux entreprises américaines la différence entre l'impôt français et un nouveau mécanisme en cours d'élaboration par l'OCDE. Mais, selon Reuters, le président Trump n'a jamais officiellement endossé cet accord et a refusé de dire si sa menace tarifaire française n'était pas sur la table.

    Les produits concernés par les droits de douane américains

    Reuters a rapporté que la décision vise certains produits qui n'ont pas été soumis à des droits de douane de 25 % imposés en octobre par les États-Unis dans le cadre des subventions contestées de l'Union européenne dans le secteur de l'aviation, notamment les vins mousseux, les sacs à main et les produits de maquillage – le géant français du luxe LVMH et le fabricant cosmétique L'Oréal pourraient est frappés par cette taxe. La porcelaine, le savon, le beurre et plusieurs types de fromages, dont le Roquefort, l'Édam et le Gruyère sont également susceptibles d'être soumis à ces droits de douane.


    En fin de compte, malgré les menaces répétées de Trump de représailles contre les vins français, seul le vin mousseux figurait sur la liste tarifaire.
    Selon Reuters, les conclusions du rapport de l’USTR ont été accueillies favorablement par les législateurs américains et les groupes de l'industrie technologique américaine, qui soutiennent depuis longtemps que la taxe cible injustement les entreprises américaines. Les sénateurs Charles Grassley et Ron Wyden, respectivement républicain et démocrate en tête de la commission des finances du Sénat, ont déclaré, dans un communiqué commun : « La taxe française sur les services numériques est déraisonnable, protectionniste et discriminatoire ».

    Les représentants français et de l’Union européenne n’avaient pas encore commenté la nouvelle au moment où Reuters faisait son rapport. Mais, bien avant la publication du rapport de l'USTR, un fonctionnaire français a déclaré que la France contesterait les conclusions de l'agence commerciale, répétant l'affirmation de Paris selon laquelle la taxe numérique ne vise pas spécifiquement les entreprises technologiques américaines. « Nous n'abandonnerons pas la taxation » des entreprises numériques, a-t-il déclaré.

    D'autres pays de l'UE, notamment l'Autriche, la Grande-Bretagne, l'Espagne et l'Italie, avaient également annoncé des plans pour leurs propres taxes numériques. Selon eux, une redevance est nécessaire, car les grandes sociétés Internet multinationales telles que Facebook et Amazon sont en mesure de réaliser des bénéfices dans des pays à faible taux d'imposition, tels que l'Irlande, peu importe la provenance des revenus. Cependant, vont-ils prendre cette décision malgré les tarifs douaniers de 100 % prévus par les États-Unis ?

    L'USTR a déclaré qu'elle recueillerait les commentaires du public jusqu'au 14 janvier sur sa liste de tarifs proposée ainsi que l'option d'imposer des frais ou des restrictions aux services français. Une audience publique est prévue pour le 7 janvier, mais l’agence américaine n’a pas précisé la date d'entrée en vigueur des droits de 100 % proposés. Cependant, cette taxe entrerait-elle en vigueur alors que des pourparlers sur un système international visant à taxer les géants mondiaux du numérique sont en cours ?

    Sources : Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous des droits douaniers américains de 100 % prévus pour être appliqués à une liste de produits français ?
    Quel commentaire faites-vous de ces droits annoncés en représailles alors que des pourparlers sur un système international visant à taxer les géants mondiaux du numérique sont en cours ?
    Pensez-vous que des tarifs douaniers élevés sur d’autres produits compenseraient les taxes numériques imposées aux géants américains de la technologie ?

    Lire aussi

    L'OCDE rend publiques ses propositions sur une taxe GAFA transfrontalière, qui seront examinées par les ministres des Finances du G20 lors de leur prochaine réunion le 17 octobre à Washington
    Trump affirme que les USA pourraient taxer le vin français en représailles de la taxe numérique, dont l'équité est remise en doute par l'USTR
    Le Sénat français approuve la taxe alors que les États-Unis ouvrent une enquête sur ces prélèvements numériques, destinés aux Gafa
    La taxe sur le numérique publiée au Journal officiel sans contrôle du Conseil constitutionnel, malgré la promesse de Bruno Le Maire
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  5. #865
    Membre éclairé
    Et on réplique par une taxe de 100% sur les Boeing ;-)
    Cela me rappelle la surenchère sur l'armement dans les années 60...

  6. #866
    Membre extrêmement actif
    Il est vraiment temps qu'il dégage celui-là.
    C'est d'autant plus débile qu'il va pénaliser autant les ménages américains que les fournisseurs.
    Citation Envoyé par Un expert en programmation
    D'ailleurs il croit toujours que le JS c'est de la POO

  7. #867
    Membre éclairé
    Taxer des produits qui sont de toute façon achetés de la-bas soit par des gens "aisés", soit occasionnellement comme produit de luxe/cadeau, je suis pas sur que l'impact soit très dissuasif.

    C'est comme augmenter les taxes sur la truffe, je risque de pas vraiment le sentir vu la parcimonie avec laquelle j'en consomme.

  8. #868
    Membre expérimenté
    Citation Envoyé par Sodium Voir le message
    Il est vraiment temps qu'il dégage celui-là.
    C'est d'autant plus débile qu'il va pénaliser autant les ménages américains que les fournisseurs.
    Ce sont les fournisseurs français qui seront pénalisés, pas les ménages américains

  9. #869
    Membre extrêmement actif
    Et où sont répercutées ces augmentations de taxe à ton avis ? Je t'épargne la recherche : le prix de vente au consommateur. Tu te coucheras moins idiot ce soir
    Citation Envoyé par Un expert en programmation
    D'ailleurs il croit toujours que le JS c'est de la POO

  10. #870
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Sodium Voir le message
    Et où sont répercutées ces augmentations de taxe à ton avis ? Je t'épargne la recherche : le prix de vente au consommateur. Tu te coucheras moins idiot ce soir
    Et qui ne va pas acheter de produits Made In France taxés à 100% parce que trop cher, et qu'il y a d'autres produits de remplacements (peut-être moins bons) beaucoup moins cher, du coup ? Et qui ne va pas vendre ses produits et donc va voir son chiffre d'affaires chuté ?
    Ne cherche pas : ce sont les producteurs français. Tu te coucheras moins bête, toi aussi
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
    Au nom du fric, on baisse son froc...

  11. #871
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    Et qui ne va pas acheter de produits Made In France taxés à 100% parce que trop cher, et qu'il y a d'autres produits de remplacements (peut-être moins bons) beaucoup moins cher, du coup ? Et qui ne va pas vendre ses produits et donc va voir son chiffre d'affaires chuté ?
    Ne cherche pas : ce sont les producteurs français. Tu te coucheras moins bête, toi aussi
    Comme dit plus haut, ce sont déjà des produits de luxe, et donc chers. Donc l'impact ne sera pas aussi énorme que s'il s'agissait de produits plus communs.

  12. #872
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
    Quel commentaire faites-vous de ces droits annoncés en représailles alors que les des pourparlers sur un système international visant à taxer les géants mondiaux du numérique sont en cours ?
    Le système de taxe international peut mettre des années avant d'être opérationnel. En attendant, la France voudrait taxer les GAFA, le gouvernement US défend les intérêts étasuniens en menaçant la France afin quelle abandonne son projet de taxer les GAFA (par la même occasion ça refroidit les autres pays qui auraient voulu faire pareil que la France).

    Il faut voir combien rapporterait la taxe GAFA et combien ferait perdre les taxes des produits français aux USA.
    Le gouvernement Français va probablement se dégonfler, mais d'un côté ça ferait plaisir que la France tienne tête aux USA

    Si seulement les grosses entreprises US payaient leur impôts comme tout le monde on en serait pas là. (les lois permettent l'optimisation fiscale qui est de l'évasion fiscale légale)
    Keith Flint 1969 - 2019

  13. #873
    Modérateur

    On ne s'évade que des prisons ou des enfers. La France est un enfer fiscal ; et si on en faisait un paradis ?
    #TaxerCEstVoler
    Philippe Leménager. Ingénieur d'étude à l'École Nationale Supérieure de Formation de l'Enseignement Agricole. Autoentrepreneur.
    Mon ancien blog sur la conception des BDD, le langage SQL, le PHP... et mon nouveau blog sur les mêmes sujets.
    « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ». (Nicolas Boileau)
    À la maison comme au bureau, j'utilise la suite Linux Mageïa !

  14. #874
    Membre émérite
    Moi je dis faut frauder la TVA usa ,

    Tu vends ta marchandise à un pays B qui revend ensuite aux USA ... Comme cela pas de taxe

  15. #875
    Membre éprouvé
    Après d'un autre côté, on peut voir l'aspect positif, cela permettre de réduire l'empreinte carbone en limitant les transports de marchandises. Malheureusement notre mode de vie fait que l'on doit développer toujours plus notre entreprise, toujours plus vendre, et donc on cherche toujours à vendre à des clients potentiels tjrs plus loin.

    Bien sur, si je travaillais dans une entreprises qui exporterait, je pense que je ne tiendrais pas le même discours.

  16. #876
    Membre extrêmement actif
    Apparemment la taxe GAFA rapporterait pas tant que ça (l'état espère toucher 500 millions) et la France exporte beaucoup aux USA, donc le gouvernement va probablement stopper le projet.

    Fiscalité : combien rapporterait une taxe sur le chiffre d'affaires des GAFA ?
    "Mais en fait, on serait bien loin des sommes réelles, parce qu'il y a une différence entre ce qui est déclaré au fisc et ce que les entreprises gagnent effectivement. Par exemple, en 2017, Amazon a déclaré 380 millions d'euros de chiffre d'affaires, mais des études indépendantes l'estiment plutôt à 5,7 milliards d'euros", ajoute-t-elle. Comment ces entreprises arrivent-elles à tromper le fisc sur leur chiffre d'affaires ? "Par un tour de passe-passe : la filiale française est toujours imposée en France sur ses bénéfices, mais la maison-mère, qui est souvent basée dans un pays à la fiscalité plus avantageuse comme l'Irlande, facture des frais de fonctionnement à cette filiale française. Une grande partie des bénéfices sortent donc du pays. Résultat : un manque à gagner pour Bercy", conclut Camille Guttin.
    Les États-Unis, un partenaire commercial de poids dans l’économie française
    C’est l’occasion de rappeler les liens économiques et commerciaux étroits qui unissent nos deux pays.
    Les États-Unis, 2e client de la France

    En 2018, 24 488 opérateurs ont exporté vers les États-Unis depuis la France, pour un montant qui atteint 38,4 milliards d’euros, soit 8 % des exportations françaises de biens. Les États-Unis devancent ainsi les principaux partenaires européens commerciaux de la France et deviennent le 2e client de la France après l’Allemagne.

    Profitant de l’accélération de la croissance aux États-Unis (+2,8 % en 2018), les exportations de la France à destination des États-Unis ont connu une expansion particulièrement forte, de l’ordre de 12,9 %. Combinée à une réduction des importations, cette amélioration permet à la balance commerciale de la France vers ce marché de devenir positive en 2018.
    Citation Envoyé par CinePhil Voir le message
    La France est un enfer fiscal ; et si on en faisait un paradis ?
    On ne peut pas, l'état coûte trop cher, il faut bien financer les privilèges des élus... (enfin ce qui coûte le plus cher ce sont les intérêts de la dette)
    Il parait que le niveau de vie de l'état est trop élevé et que les autres pays ont moins de députés et de sénateurs.
    Keith Flint 1969 - 2019

  17. #877
    Membre chevronné
    J'aime bien quand Sodium est sur le forum c'est toujours plus animé. lol
    Les tchèques on changé d'avis, car ce sont des tchèques sans provisions lol

    Bon j'ai terminé ma minute lourde dingue

    Le problème pour moi est que l'Europe part en ordre dispersé.
    Ensemble on est un marché assez gros pour leur tenir tête.
    Mais on ne le fait pas.

    D'un côté l'Irlande, les Pays-vbas, et le Luxembourg tirent contrent leur camp avec leurs fiscalités pro GAFA.
    L'allemagne veut préserver ses exportations, surtout de voitures.
    Pour l'économie Française les exportations ne sont pas aussi lourde, mais on a quand même peur pour notre vin et le luxe.
    Il faudrait tenir bon, mais la pression vient à la fois de nos pseudos partenaire européens et des acteurs économiques français

    Malgré tout le gros con de Trump sait bien nous diviser.
    Trump c'est l'unilateralisme décomplexé.
    Les autres étaient pareilles mais ça se voyait moins.

    On a peut être une chance en jouant les arbitres entre les USA et la Chine.
    Si Trump continue on ira voire les chinois
    Consultez mes articles sur l'accessibilité numérique :

    Comment rendre son application SWING accessible aux non voyants
    Créer des applications web accessibles à tous

    YES WE CAN BLANCHE !!!

    Rappelez-vous que Google est le plus grand aveugle d'Internet...
    Plus c'est accessible pour nous, plus c'est accessible pour lui,
    et meilleur sera votre score de référencement !

  18. #878
    Chroniqueur Actualités

    Taxe GAFA : l’UE « agira d’une seule voix » face aux menaces américaines d'imposer des produits français
    Taxe GAFA : l’Union européenne « agira d’une seule voix » face aux menaces américaines
    D'imposer des droits punitifs allant jusqu'à 100 % sur les produits français

    La France et l'Union européenne ont déploré mardi les menaces de sanctions américaines sur des produits français, en réponse à l’instauration d’une taxe française sur les géants du numérique. L’UE a fait savoir hier qu’elle « agira d’une seule voix » et qu'elle était prête à riposter si le président américain Donald Trump mettait en exécution ses plans d'imposer des droits allant jusqu'à 100 % sur les importations de champagne, de sacs à main et d'autres produits français pour une valeur de 2,4 milliards de dollars, a rapporté Reuters.

    L’annonce faite par les autorités américaines d’imposer des droits punitifs sur les produits de luxe, les vins mousseux et autres produits français, lundi soir, fait suite à une enquête ouverte en juillet dernier par le représentant américain au Commerce (USTR) concluant que cette législation française dite taxe Gafa (en référence aux géants américains Google, Apple, Facebook et Amazon) porte préjudice aux entreprises américaines. Le rapport d’enquête a aussi révélé que l’impôt français sur les services numériques était « incompatible avec les principes dominants de la politique fiscale internationale », nuirait aux entreprises technologiques américaines et aggraverait un conflit commercial entre l'Europe et les États-Unis.


    Lors du sommet de l’OTAN qui s’est tenu mardi à Londres, les présidents américain et français ont déclaré qu'ils espéraient pouvoir aplanir leurs divergences concernant la taxe sur les services numériques.

    « Ce sont des entreprises américaines. Ce sont des sociétés de technologie. Ce ne sont pas mes gens préférés, mais c'est bon, je m'en moque, ce sont des entreprises américaines. Et nous voulons taxer les entreprises américaines. Ce n'est pas à quelqu'un d'autre de les taxer », a dit M. Trump. « Donc, soit ça va marcher, soit nous allons trouver une taxe mutuellement avantageuse », a-t-il ajouté, en faisant référence à la menace américaine de prélèvement sur les produits français. « Et la taxe sera substantielle. Je ne suis pas sûr qu'on en arrivera là, mais c'est possible ».

    Le président américain a menacé pour la première fois de taxer les vins français en juillet, après la publication dans le journal officiel de la taxe numérique française. Il avait déclaré dans un tweet : « La France vient d'imposer une taxe numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu'un les taxe, cela devrait être leur pays d'origine, les États-Unis. Nous annoncerons sous peu une action réciproque substantielle sur la folie de Macron. J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français! »

    Depuis New York, le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a déclaré à Reuters que l'impôt français était « une notion très radicale, mettant une taxe sur les revenus par opposition à une taxe sur les bénéfices » et visait à augmenter les revenus français pour aider ses déficits budgétaires.

    « D'autres pays feraient mieux d'essayer de développer leur propre technologie, plutôt que d'essayer de pénaliser les entreprises américaines pour leurs succès », a-t-il dit à Reuters, ajoutant que c'était une pratique « étrange et peut-être dangereuse » de taxer les revenus plutôt que les bénéfices.
    Selon Reuters, cette crise marque un nouveau tournant dans les relations déjà tendues entre Trump et Macron, qui ont été en désaccord sur l'approche unilatéraliste des Américains à l'égard du commerce, du changement climatique et de l'Iran. Par ailleurs, Reuters a rapporté que M. Trump a critiqué les alliés européens, un peu plus tôt mardi, en pointant du doigt le président Macron pour ses commentaires « très désagréables » décrivant l'alliance de l'OTAN comme étant « en état de mort cérébrale ».

    L’Union européenne « agira d’une seule voix » face aux menaces américaines contre les produits français

    La France et l’Union européenne ne comptent pas laisser les Américains mettre à exécution leurs menaces en début 2020 sans rien faire.

    « L’Union européenne agira et réagira d’une seule voix », a déclaré Daniel Rosario, un porte-parole de la Commission européenne, mardi, ajoutant que la Commission travaillait « en étroite coordination avec les autorités françaises sur les prochaines étapes ». La Commission européenne, l'exécutif de l'UE, a ajouté que le meilleur endroit pour régler les différends était l'Organisation mondiale du commerce.


    Pour rappel, le mois dernier, les ministres du G20 réunis à Washington ont entamé des pourparlers sur un système international visant à taxer les géants mondiaux de la technologie dont l'Organisation de coopération et de développement économiques espère qu'il prendra effet en juin. Par ailleurs, Washington et Paris avaient trouvé un compromis en août, lors d'un sommet du G7 en France, pour que la France rembourse aux entreprises américaines la différence entre l'impôt français et le nouveau mécanisme en cours d'élaboration par l'OCDE.

    Paris a également réagi à la menace américaine en exprimant l’espoir d’une « riposte forte » européenne. Le ministre des Finances Bruno Le Maire a promis une « forte » riposte européenne en cas de sanctions, face à la menace des Etats-Unis de surtaxer certains produits français. « Le simple projet, qui pourrait s’appliquer d’ici 30 jours, de nouvelles sanctions contre la France, c’est inacceptable », a affirmé M. Le Maire sur Radio Classique. « Ce n’est pas le comportement que l’on attend des Etats-Unis vis-à-vis de l’un de ses principaux alliés, la France, et d’une manière générale l’Europe », a continué le ministre.

    En octobre dernier, les États-Unis avaient déjà imposé des droits de 25 % sur les vins et fromages français dans le cadre de leur réponse après la sanction de l'OMC contre les subventions illégales accordées par l'UE aux avions. Et si ces dernières menaces sont mises en œuvre, elles pénaliseraient les consommateurs américains tout en nuisant gravement aux producteurs français.

    Assis à côté du président Trump lors du sommet, le président Macron a déclaré : « Je suis déterminé à défendre les intérêts de mon pays et de l'Europe ».

    Les actions des entreprises françaises visées par les droits de douane ont chuté

    L'USTR a déclaré qu'elle recueillerait les commentaires du public jusqu'au 14 janvier sur sa liste de tarifs proposée ainsi que l'option d'imposer des frais ou des restrictions aux services français. Une audience publique est prévue pour le 7 janvier. Ce qui signifie que les produits français visés par la liste ne seront pas confrontés à des tarifs douaniers dans l'immédiat. Cependant, l’annonce de la menace tarifaire contre le champagne, les sacs à main, les fromages et les produits de maquillage français a entrainé la chute des actions des entreprises françaises de luxe.

    Hermes, société française de produits de luxe a baissé d'environ 2,8 %, tandis que LVMH et Kering, aussi dans l’industrie de l'industrie du luxe, ont baissé respectivement de 1,7 % et 2,8 %. Le producteur de champagne Vranken Pommery a baissé de 2,4 %.

    Mais la France « n’a pas à reculer » sur la mise en place d’une taxe visant les géants de l’Internet, a déclaré la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher sur Sud Radio. « Il est très clair que nous n’avons pas à reculer par rapport à un sujet qui économiquement fait du sens, et qui est de justice fiscale (…) on doit être pugnace sur ce sujet », a-t-elle indiqué, tout en rappelant que cette taxe « n’est pas dirigée contre les plateformes numériques américaines », mais s’applique également aux plateformes françaises.

    Sources : Reuters

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la réaction française et européenne à la menace des autorités américaines d’imposer des droits punitifs sur des produits français ?
    Le président Trump a dit que c’est aux USA d’imposer les entreprises américaines de technologie, et non à quelqu’un d’autre. Qu’en pensez-vous ?

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  19. #879
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
    « L’Union européenne agira et réagira d’une seule voix », a déclaré Daniel Rosario, un porte-parole de la Commission européenne
    Pourvu qu'ils y arrivent.
    En principe les questions fiscales sont votées à l'unanimité et sur les 28 il peut y en avoir 1 qui va essayer d'empêcher l'UE de taxer les grosses entreprises.

    Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
    Le président Trump a dit que c’est aux USA d’imposer les entreprises américaines de technologie, et non à quelqu’un d’autre. Qu’en pensez-vous ?
    Les peuples des nations qui font parti de l'UE commandent sur Amazon, achètent des iPhones, boivent des Starbucks, mangent des sandwichs Subways.
    Donc ces entreprises doivent payer des impôts, les gens paient des impôts pourquoi les grosses entreprises y échapperaient ?
    Keith Flint 1969 - 2019

  20. #880
    Inactif  
    Au moins on gardera nos produits agricoles avec ça. Par contre notre VRP CETA va devoir les vendre à l'Asie pour ses voitures de luxe.