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  1. #481
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    Citation Envoyé par loulnux Voir le message
    c'est votre cerveau qui manque d'oxygène, si je mets ce fait en évidence.
    Ouhla, je ne sais même pas si je devrais répondre, tellement il est évident que le niveau de cette discussion converge vers le bas!? Bah, ça m'a fait sourire, merci quand même...

    Chacun sa lecture des choses, de la réalité... "je me battrais jusqu'à mon dernier souffle pour que vous ayez le droit de penser (et dire) ce que vous voulez", si si... tant qu'il y a un minimum de respect. (Tiens, j'ai une question:pourquoi les gilets jaunes ne manifestent-ils pas les dimanche, histoire de respecter les autres? )

    Ma vision des choses:

    Donner à ses enfants n'a rien à voir avec un échange par ordinateur d'actions/obligations etc.: dans un cas, on peut se demander quel mérite ont les enfants de recevoir cette somme, au-delà d'avoir la chance de naître avec des parents qui ont assez d'argent. Dans l'autre, on "paye" ces obligations, faut il le rappeler: on vend et achète des actions/obligations/..., c'est pas donné, rien à voir. Si l'action coule après, on perd. (1997, 2002, 2008...). Analogie biaisée.

    Gagner via de jeu de boursicoteur ne créé aucune valeur, soit.
    Quoique: si une entreprise est bien gérée, ils achèteront plutôt ses actions que celles d'une mal gérée. Les actions prenant de la valeur, à chaque augmentation de capital, les épargnants, puisque les caisses de retraites par capitalisations sont les plus gros investisseurs, y mettront leur épargne et donc il y aura une prime à la bonne gestion, créatrice de richesse, plutôt qu'à celui qui coule sa boite.. et la retraite des petits retraités qui y auront mis leurs économies d'une vie. Vous suivez? Perso, ayant justement un peu mis d'argent pour mes vieux jours dans un PEA, je ne peux qu'être heureux de voir des pros, meilleurs que moi, faire ainsi le "ménage" entre les bons et mauvais, et optimiser encore mes actions... pourvu que j'ai misé sur un bon cheval. Comme je n'ai ni les compétences ni le temps de gérer au jour le jour mon placement, ce sont ces gestionnaires qui le font pour moi, et se prennent une com° évidemment. Ah, je suis un salaud de capitaliste qui gagne du pognon sans rien foutre? Et je devrais encore être taxé pour ça? Parce que cette épargne que j'ai placée n'a t-elle pas déjà été assez taxée comme ça, entre charges patronales, salariales, impôts, etc.? Si je revend ces actions et gagne, je serais taxé, si si. Mais sur un échange, cad je revend et j'achète une action, bref aucun cash ne sors, profitable à ma vie réelle, j'échange une action contre une autre, en perdant ou gagnant, on ne sait pas encore tant que je ne suis pas sorti du jeu?
    je suis sûr qu'une fois une taxe Tobin mise en place, vous allez de toutes façon encore trouver autre chose, tant qu'un riche gagne... et encore une autre, et encore une autre. On devrait taxer la jalousie sur la compétence, tiens, pour parler presque aussi "troll"!

    Bref, n'oubliez jamais que cet argent est celui d'épargnants qui ont économisé une vie, pour payer leur retraite: au canada, usa, etc. il n'y a PAS de retraite par répartition, ils capitalisent (bouh les méchants capitalistes!)... et les gérants de ces retraites (banquiers pour eux, élus et fonctionnaires pour nous...) sont bons ou mauvais, abusent ou pas, dans les deux cas, chez eux comme chez nous. Plutôt chez nous, d'ailleurs, vu la faillite de notre système de retraite, non? Lesquels sont les pires méchants, politiques, fonctionnaires, ou banquiers? "tous pourris"!?

    Au fait, Tobin lui-même s'était finalement ravisé et était contre cette taxe portant son nom... il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, et il ne l'est pas ...

    ps: la spéculation n'a rien à voir avec la chance: c'est au pire du comportement moutonnier jusqu'à ce que ça explose, au mieux de la très grande clairvoyance pour acheter juste après un crash et revendre juste avant: Soros répondait "quand mon chauffeur commence à acheter, je sais que c'est le moment de tout vendre": quand la base achète, y'a plus personne plus bas pour acheter encore et encore sans rien comprendre au jeu (Ponzi?), le crash est proche. Et avec le trading HF, ce sont des I.A. qui gèrent, pas des "artificial luck", la chance n'a pas sa place sur les systèmes informatiques. Si chance cela était, ça serait 50/50 donc jeu à somme nulle. Par contre, oui, ces salauds d'intermédiaires corrompus comme Goldman Sachs et d'autres en 2008, jouant un double jeu, au gnouf!

    Oh, et pour répondre au fait que ce sont nos impôts qui ont remboursé le crash de 2008: ils ont permit de sauver le système de gestion (les banques) des retraites qui y étaient placées, qui est aussi le système (imparfait, mais y'en a pas d'autre) qui permet de faire tourner nos PME (investissements, prêts, gestion des actions/obligations, ...). Si le ver est dans le fruit, ce n'est pas le fruit qu'il faut flinguer, mais les vers. Certains (j'en connais personnellement!) sont en prison ou bannis/blacklistés (chômage) à vie! Si si, il y eu une justice... pas assez (jamais assez), mais quand même.

    Ne regardez pas QUE le verre à moitié vide, il est quand même à moitié plein: la taxe sur les GAFAM approche, si si, l'ACCISE aussi, et j'en passe. Merci au Monde et autres journaux du consortium international d'investigation, etc.

  2. #482
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    Citation Envoyé par nhugodot Voir le message
    Ouhla, je ne sais même pas si je devrais répondre, tellement il est évident que le niveau de cette discussion converge vers le bas!? Bah, ça m'a fait sourire, merci quand même...

    Chacun sa lecture des choses, de la réalité... "je me battrais jusqu'à mon dernier souffle pour que vous ayez le droit de penser (et dire) ce que vous voulez", si si... tant qu'il y a un minimum de respect. (Tiens, j'ai une question:pourquoi les gilets jaunes ne manifestent-ils pas les dimanche, histoire de respecter les autres? )

    Ma vision des choses:

    Donner à ses enfants n'a rien à voir avec un échange par ordinateur d'actions/obligations etc.: dans un cas, on peut se demander quel mérite ont les enfants de recevoir cette somme, au-delà d'avoir la chance de naître avec des parents qui ont assez d'argent. Dans l'autre, on "paye" ces obligations, faut il le rappeler: on vend et achète des actions/obligations/..., c'est pas donné, rien à voir. Si l'action coule après, on perd. (1997, 2002, 2008...). Analogie biaisée.

    Gagner via de jeu de boursicoteur ne créé aucune valeur, soit.
    Quoique: si une entreprise est bien gérée, ils achèteront plutôt ses actions que celles d'une mal gérée. Les actions prenant de la valeur, à chaque augmentation de capital, les épargnants, puisque les caisses de retraites par capitalisations sont les plus gros investisseurs, y mettront leur épargne et donc il y aura une prime à la bonne gestion, créatrice de richesse, plutôt qu'à celui qui coule sa boite.. et la retraite des petits retraités qui y auront mis leurs économies d'une vie. Vous suivez? Perso, ayant justement un peu mis d'argent pour mes vieux jours dans un PEA, je ne peux qu'être heureux de voir des pros, meilleurs que moi, faire ainsi le "ménage" entre les bons et mauvais, et optimiser encore mes actions... pourvu que j'ai misé sur un bon cheval. Comme je n'ai ni les compétences ni le temps de gérer au jour le jour mon placement, ce sont ces gestionnaires qui le font pour moi, et se prennent une com° évidemment. Ah, je suis un salaud de capitaliste qui gagne du pognon sans rien foutre? Et je devrais encore être taxé pour ça? Parce que cette épargne que j'ai placée n'a t-elle pas déjà été assez taxée comme ça, entre charges patronales, salariales, impôts, etc.? Si je revend ces actions et gagne, je serais taxé, si si. Mais sur un échange, cad je revend et j'achète une action, bref aucun cash ne sors, profitable à ma vie réelle, j'échange une action contre une autre, en perdant ou gagnant, on ne sait pas encore tant que je ne suis pas sorti du jeu?
    je suis sûr qu'une fois une taxe Tobin mise en place, vous allez de toutes façon encore trouver autre chose, tant qu'un riche gagne... et encore une autre, et encore une autre. On devrait taxer la jalousie sur la compétence, tiens, pour parler presque aussi "troll"!

    Bref, n'oubliez jamais que cet argent est celui d'épargnants qui ont économisé une vie, pour payer leur retraite: au canada, usa, etc. il n'y a PAS de retraite par répartition, ils capitalisent (bouh les méchants capitalistes!)... et les gérants de ces retraites (banquiers pour eux, élus et fonctionnaires pour nous...) sont bons ou mauvais, abusent ou pas, dans les deux cas, chez eux comme chez nous. Plutôt chez nous, d'ailleurs, vu la faillite de notre système de retraite, non? Lesquels sont les pires méchants, politiques, fonctionnaires, ou banquiers? "tous pourris"!?

    Au fait, Tobin lui-même s'était finalement ravisé et était contre cette taxe portant son nom... il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, et il ne l'est pas ...

    ps: la spéculation n'a rien à voir avec la chance: c'est au pire du comportement moutonnier jusqu'à ce que ça explose, au mieux de la très grande clairvoyance pour acheter juste après un crash et revendre juste avant: Soros répondait "quand mon chauffeur commence à acheter, je sais que c'est le moment de tout vendre": quand la base achète, y'a plus personne plus bas pour acheter encore et encore sans rien comprendre au jeu (Ponzi?), le crash est proche. Et avec le trading HF, ce sont des I.A. qui gèrent, pas des "artificial luck", la chance n'a pas sa place sur les systèmes informatiques. Si chance cela était, ça serait 50/50 donc jeu à somme nulle. Par contre, oui, ces salauds d'intermédiaires corrompus comme Goldman Sachs et d'autres en 2008, jouant un double jeu, au gnouf!

    Oh, et pour répondre au fait que ce sont nos impôts qui ont remboursé le crash de 2008: ils ont permit de sauver le système de gestion (les banques) des retraites qui y étaient placées, qui est aussi le système (imparfait, mais y'en a pas d'autre) qui permet de faire tourner nos PME (investissements, prêts, gestion des actions/obligations, ...). Si le ver est dans le fruit, ce n'est pas le fruit qu'il faut flinguer, mais les vers. Certains (j'en connais personnellement!) sont en prison ou bannis/blacklistés (chômage) à vie! Si si, il y eu une justice... pas assez (jamais assez), mais quand même.

    Ne regardez pas QUE le verre à moitié vide, il est quand même à moitié plein: la taxe sur les GAFAM approche, si si, l'ACCISE aussi, et j'en passe. Merci au Monde et autres journaux du consortium international d'investigation, etc.
    Ben voilà il a répondu le bougre, malgré son questionnement en préambule. Ceci dît ce n'est pas parce que l'auteur d'un principe finit par le réfuter que l'idée est mauvaise. Il n'y a de méchants capitalistes qui ne s'opposent aux salauds de pauvres, le manichéisme est à la mode, critiquer le système n'est pas le combattre.
    Allez salut.

  3. #483
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    Si j'ai bien compris, l'OCDE à mis d'accord 127 pays sur le principe qu'il faudrait trouver un accord, et non sur un accord concret. À côté de ça, l'UE n'a pas réussi à trouver un accord concret à 28... Y a t'il des raisons de penser qu'un accord concret à 127 reste possible dans ces conditions ?
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  4. #484
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    Si, en Europe, comme je l'avais mentionné plus haut, c'est fait, et ça entre en vigueur cette année et l'année prochaine, et donc régime fiscal "européen" obligatoire pour les grands groupes, qui ne peuvent plus être "seulement" au Luxembourg, par exemple!:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Assiet...%C3%A9t%C3%A9s
    ou
    https://ec.europa.eu/taxation_custom...-base-ccctb_fr
    et oui, c'est passé:
    http://www.fiscalonline.com/Le-proje...e-commune.html

    (très bon historique, depuis le scandale luxleaks jusqu'à cette directive, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Commis...par_leur_effet)

    mais par contre, on est pas au bout de nos peines avec la règle de l'unanimité européenne, sic!:
    https://www.touteleurope.eu/actualit...ere-fisca.html

  5. #485
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    ah et puis ça aussi, c'est sympa comme point de vue plus précis que "les salauds de riches"

    https://fr.irefeurope.org/Publicatio...-de-l-humanite

    non?

  6. #486
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    Par défaut La taxe sur les GAFA, une taxe bien plus vaste

    La taxe sur les GAFA : une taxe bien plus vaste qui s’étendrait au-delà des seuls GAFA
    En impactant mêmes des sociétés françaises du numérique

    La France progresse dans son initiative nationale de taxer les GAFA en marge de l’initiative européenne qui tarde à se traduire en un accord, selon l’avant-projet de taxe visant ces géants américains du numérique publié par Contexte le jeudi dernier. Promise par le ministre de l’Économie en décembre, la taxe française sur « certains services fournis par des grandes entreprises du secteur numérique » tend vers son adoption, même si, selon Contexte, le texte actuel est flou et qu’il méritait que le champ d’application soit davantage précisé.

    En effet, cela fait plusieurs mois que les pays européens discutent, sans parvenir à un accord, sur la proposition de taxation faite par la Commission européenne, malgré une proposition franco-allemande pour sauver le projet qui, même si elle imposait toujours une taxe de 3 %, limitait la portée du projet aux revenus publicitaires des grandes entreprises du numérique. Les pays de l'UE n'ont pu ni valider la proposition de la Commission ni aboutir à un accord qui satisfait tout le monde, bien que Bruno Le Maire, le ministre français de l’Économie, ait annoncé en janvier que « Nous avons fait une offre de compromis à l’Allemagne en décembre et je suis convaincu qu’un accord est à portée de main d’ici à la fin mars ».

    L'adoption du projet nécessite l’unanimité des 28 pays de l’Union ; or le projet suscite depuis le début l’opposition de plusieurs pays qui craignent de perdre des recettes fiscales, comme l’Irlande, ou qui redoutent des représailles des États-Unis, comme l’Allemagne et les pays scandinaves. Par ailleurs, la France, co-initiatrice du projet, espère désormais trouver un accord au plus tard mars 2019, alors qu'elle le voulait avant la fin de l'année 2018. A cause de ce retard, Bruno Le Maire a annoncé le 6 décembre que la France introduirait dès 2019 une taxe nationale sur les GAFA s'il n'y a toujours pas d'accord européen.

    Nom : GAFA.jpg
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    Dans une interview accordée au Journal du Dimanche le 19 janvier, le ministre français de l’Économie a annoncé un « projet de loi spécifique » en rapport avec sa décision de faire cavalier seul dans l’imposition d’une taxe aux entreprises proposant des services numériques en France. Il a déclaré que ce projet sera présenté en conseil des ministres jusqu’à à fin février, avant d’être « rapidement soumis au vote du Parlement ». La taxe nationale toucherait « toutes les entreprises représentant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros au niveau mondial et 25 millions d’euros en France », et « si ces deux critères ne sont pas réunis, elles ne seront pas imposées ».

    Chose promise, chose due. Le projet de taxe sur les GAFA à la française a été transmis la semaine dernière au Conseil d’État. Il est également soumis à la consultation par la direction de la législation fiscale (DLF) et sera présenté en Conseil des ministres le 21 février pour une entrée en vigueur rétroactive au 1er janvier 2019. Toutefois, Contexte note un caractère pas très précis du champ d’application du projet, et mieux encore, le projet de loi qui visait en principe les géants américains du numérique regroupé sous l’acronyme GAFA, s’étreindrait dorénavant, selon sa rédaction actuelle, aux plateformes numériques en général, et mêmes aux acteurs français.

    Champ d’application du texte actuel du projet

    Le texte soumis au Conseil d’Etat a un champ d’application double et s’applique aux revenus générés au titre de plusieurs activités. D'une part, il s’agit de taxer les revenus générés pour la mise à disposition des services en ligne permettant aux internautes d’interagir avec d’autres utilisateurs afin de fournir des prestations de services divers. En effet, sont impactées par la proposition de taxe les entreprises proposant « la mise à disposition, par voie de communication électronique, d’une interface numérique qui permet aux utilisateurs d’entrer en contact avec d’autres utilisateurs et d’interagir avec eux, notamment en vue de la livraison de biens ou de la fourniture de services directement entre ces utilisateurs ». Selon Contexte, la disposition est assez vaste et s’étend au-delà des périmètres des seuls marketplaces.

    D’autre part, le dispositif touche, de façon prévisible, les revenus des activités publicitaires ciblées en fonction des données utilisateurs. Sont concernés à ce titre « les services commercialisés auprès des annonceurs ou de leurs mandataires », comme « notamment les services d’achat, de stockage et de diffusion de publicité, de contrôle publicitaire et de mesures de performance ainsi que les services de gestion et de transmission de données relatives aux utilisateurs ».

    Ce dernier champ d’application met fin à la considération de « vente de données », comme l’évoquait M. Bruno Le Maire, et prend dorénavant en compte la considération de « services de gestion et de transmission de données », épinglant ainsi tous les acteurs qui manipulent d’une manière ou d’une autre des données client à des fins publicitaires, sans pour autant qu’il y ait une « vente » de données personnelles. Par exemple, l’introduction de cette expression, permet de viser le géant Facebook qui a longtemps rejeté les accusations de vente de données personnelles : « Facebook ne vend pas vos données personnelles ».

    Selon Contexte, ces mesures visent en général les activités des plateformes B2B comme B2C, y compris les activités d’Uber et Meetic, service de rencontres en ligne français. « Cette définition est extrêmement floue et peut potentiellement être très englobante », selon un acteur du secteur. Il n’est pas le seul inquiet : « Nous allons étudier attentivement la définition du champ, car dans le cadre de cette rédaction, elle ne nous paraît pas suffisamment claire », confirme Loïc Rivière, délégué général de Tech In France.

    Toutefois, le projet de taxe épargne certaines activités bien qu’elles soient dans le domaine du numérique. Les services financiers réglementés et les services fournis entre entreprises appartenant à un même groupe sont exclus du champ d’application de la taxe. « La mise à disposition d’une interface numérique par une personne qui l’utilise à titre unique ou principal pour fournir aux utilisateurs des contenus numériques, des services de communication ou des services de paiement » n’est pas impactée.

    Manque du volet seuils dans la rédaction actuelle du projet

    Une autre chose qu’a noté Contexte, c’est l’absence de seuils d’imposition dans la rédaction actuelle du projet de loi. Toutefois, le ministre de l’économie, M. Le Maire en a parlé en janvier dernier. Selon le ministre, cette taxe devrait concerner l’ensemble des entreprises affichant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros à l’échelle mondiale et 25 millions d’euros en France, en précisant que ces deux critères en rapport avec les CA local et mondial de la société considérée devront obligatoirement être réunis afin que cette entreprise du numérique soit imposable. Selon Contexte, Bercy est revenu sur ces conditions en début février.

    Mais pour Bercy, dans l’optique d’atténuer l’effet des seuils, un CA mondial au-dessus de 750 millions d’euros doit être atteint pendant deux années consécutives pour les entreprises. Selon Contexte, cette mesure complémentaire ferait sortir Solocal, une entreprise française, du champ d’application du texte tandis qu’Uber y demeurerait.

    Bercy a également introduit, en début de ce mois, trois taux graduels concernant le chiffre d’affaires en France des Sociétés. Un taux de 1 % serait proposé pour un CA entre 25 M€ et 200 M€, 3 % entre 200 M€ et 400 M€ et 5 % au-delà de 400 M€. Selon Contexte, Criteo et Cdiscount, des entreprises françaises, auraient peu de chances d’échapper à la taxe. Si ces dispositif ci-dessus sont confirmés et que ces mesures de seuils sont introduites dans la rédaction finale, la taxe nationale qui visait les GAFA, qui étaient accusés de payer moins de taxe en France, s’étendraient aux acteurs nationaux.

    Pour rappel, le gouvernement espagnol a adopté son projet de loi visant à créer une taxe pour les géants du numérique, et en prenant ainsi de l'avance sur ses pairs de l'UE. Le projet de loi de l’Espagne fixe le seuil du CA national à trois millions d’euros.

    Source : Contexte

    Et vous ?

    Que pensez-vous du dispositif national de taxe sur les GAFA de la France ?
    Le 6 décembre dernier, M. Le Maire a parlé de mesure de justice fiscale en faisant référence à la taxe française sur las GAFA. Pensez-vous que ce texte publié par Contexte traduit cette justice ?
    La taxe nationale GAFA ne sera-t-elle pas une taxe finalement supportée par les consommateurs français qui utilisent les services numériques ?

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  7. #487
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    Cette taxe reprend le principe de l'IFFA(imposition forfaitaire annuelle) , qui était un impôt sur le chiffre d'affaire.
    Il était déductible de l'impôt sur les sociétés.
    Et comme en général dans les faits il était un peu moins élevé que l'Is on avait pas vraiment de problème de double impôsition..
    C'était déjà pour lutter contre ceux qui se soustrayaient à l'iS

    Le président Sarkozy l'avait supprimé, en le qualifiant d'impôt stupide.
    Comme quoi il avait peut être tort.

    Si on veut corriger cette double imposition il faut reprendre ce principe.
    Consultez mes articles sur l'accessibilité numérique :

    Comment rendre son application SWING accessible aux non voyants
    Créer des applications web accessibles à tous

    YES WE CAN BLANCHE !!!

    Rappelez-vous que Google est le plus grand aveugle d'Internet...
    Plus c'est accessible pour nous, plus c'est accessible pour lui,
    et meilleur sera votre score de référencement !

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