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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Le président français annonce le lancement du French Tech Visa et un fonds de 10 milliards
    Le président français annonce le lancement du French Tech Visa et un fonds de 10 milliards
    Pour faire de la France une nation start-up

    La France affiche ses ambitions pour devenir une place incontournable des start-ups dans le monde. Le président français a annoncé hier le lancement d’un fonds de 10 milliards d’euros pour soutenir l’innovation et assurer l’hyper croissance, une des promesses-clés du président français lors de sa campagne électorale.

    Aujourd’hui, les capitales européennes sont en pleine bataille pour assurer un environnement sain et attrayant pour les start-ups. La France ne déroge pas à la règle puisque le pays a connu un bond sans précédent des investissements en capital-risque. En 2016, Paris a connu une vague record de levées de fonds et est passée à la première place devant Londres. La ville qui sera désormais dotée du plus grand incubateur mondial de start-ups va attirer davantage d’investisseurs internationaux qui parient sur un nouvel exécutif pro-entrepreneur.


    À l’occasion du salon VivaTech, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place du French Tech Visa, ce visa renouvelable aura pour but d’attirer les talents et les porteurs de projets étrangers capables de renforcer l’écosystème de la tech française. Cette procédure avait été annoncée sous le mandat de François Hollande, mais c’est finalement après l’arrivée du nouveau président qu’elle verra le jour.

    Pour décrocher la French Tech Visa, il faudra faire partie de trois catégories bien distinctes, à savoir les fondateurs de start-ups, les salariés et les investisseurs. La première catégorie devra approcher l’un des incubateurs partenaires du programme pour lancer leur start-up en France.

    La deuxième catégorie a pour but d’assurer l’afflux de travailleurs qualifiés pour soutenir la croissance de l’écosystème de la tech en France. Ainsi, les salariés doivent être titulaires d’un master et avoir un contrat de travail d’au moins trois mois au sein d’une entreprise française partenaire.

    Enfin pour les investisseurs, il y a différentes façons d’être éligibles pour ce visa, par exemple l’ouverture d’une firme de capital-risque en France, un investisseur étranger est recruté par une firme de capital-risque basée en France ou encore un business angel qui décide de s’installer en France. De manière générale, les investisseurs doivent investir au moins 300 000 euros dans des actifs tangibles et intangibles, que ça soit par investissement direct ou par une entreprise dont 30 % sont possédés par l’investisseur. Il doit également avoir la possession d’au moins 10 % de l’entreprise dans laquelle l’investissement est fait et assurer la création et la protection des postes pour une durée de quatre ans qui suivent l’investissement.

    Emmanuel Macron veut faire de la France une « nation startup », après un échange informel avec six créateurs d'entreprises à Vivatech, le chef de l'État a exposé « sa vision et sa stratégie pour faire de la France un leader du numérique. » Il s'agit de « tout mettre en œuvre pour le développement et le dynamisme des start-ups en France, notamment à travers les réformes du travail et de l'ISF (impôt sur la fortune), les investissements ou encore la délivrance de visas pour les entrepreneurs étrangers, afin de faire de la France une nation start-up ».

    En ce début de mois, le président français a profité du retrait des États-Unis de l’accord de Paris pour lancer un appel aux étudiants, chercheurs, entrepreneurs et autres talents étrangers pour venir en France et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

    « Avec l’élection de Trump et les incertitudes de politique économique, l’Europe redevient un terrain d’exploration assez attractif », explique Fleur Pellerin, l'ancienne ministre déléguée à l'Économie numérique, qui déplore cependant l'absence de champions capables de rivaliser avec les géants américains ou chinois.

    La France malgré ses atouts, notamment la qualité de ses recherches et de ses ingénieurs et un niveau moins élevé des loyers, le pays reste handicapé par d’autres faiblesses, soulignent les acteurs du secteur. Contrairement aux États-Unis où les géants de la tech investissent des centaines de milliers de dollars dans de jeunes pousses, les entrepreneurs qui ont fait une percée dans la tech en France sont peu nombreux à réinvestir dans des jeunes start-ups.

    La croissance de la tech de l’hexagone comme tous les autres pays d’Europe d’ailleurs est freinée par l’absence d’un Nasdaq européen, ce qui fait que toute option d’introduction en bourse est risquée. En conséquence, les jeunes pousses et les pépites françaises peinent à passer à l’âge adulte et beaucoup finissent par fermer la porte à l’image de Viadeo qui a déposé son bilan.

    Les acteurs pointent également du doigt un cadre fiscal trop complexe pour les start-ups, un sujet que le nouveau président doit mettre sur la table après sa promesse de concentrer l’impôt sur la fortune sur l’immobilier, ce qui devrait exclure les start-ups ou ramener à 30 % la taxation sur les revenus du capital.

    Source : Reuters - French Tech Visa - Les Echos

    Et vous ?

    Quels sont selon vous les ingrédients nécessaires pour instaurer une véritable culture à la Silicon Valley en France ?

    Voir aussi :

    Présidentielle : les propositions du candidat Emmanuel Macron dans son programme pour le numérique et la technologie
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  2. #2
    Membre régulier
    C'est intéressant de faire venir des talents pour que la France en profite .... mais pourquoi il n'y a pas eu de volonté déjà de développer les talents en interne ?

  3. #3
    Membre du Club
    Allons y gaiement...


      30 minutes max pour ouvrir une entreprise
      Ne commencer a payer des impots que quand on fait rentrer des sous
      Systeme d'impots simple
      Systeme d'embauche, etc simple
      Laisser les gens faire leur boulot au lieu de les noyer sous l'administratif
      Developper une vraie culture du capital risque plutot que de voir les gens partir aux US... (Bah, on peut rever).

  4. #4
    Expert éminent sénior
    @pierreact: le statut auto-entrepreneur valide la plupart de tes points (à l'exception de l'embauche). On peut se lancer via internet en 15 minutes sans que ça coûte un seul euro (à l'exception des taxes annuelles de collecte des dechets). Et les résultats sont là :
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/2562977

    Le France est un pays où il y a beaucoup d'aides pour se lancer (combien de pays permettent aux chômeurs de toucher leur indemnités pour bosser sur leur propre projet ?). C'est plutôt par la suite que ça coince. Mais c'est pas spécifique à la France mais commun à toute l'Europe (vous en connaissez beaucoup des grosses boites IT européennes ?).
    https://www.thefamily.co/local

  5. #5
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par Aurelien.Regat-Barrel Voir le message
    @pierreact: le statut auto-entrepreneur valide la plupart de tes points (à l'exception de l'embauche). On peut se lancer via internet en 15 minutes sans que ça coûte un seul euro (à l'exception des taxes annuelles de collecte des dechets). Et les résultats sont là :
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/2562977
    Les chiffres de la création d'entreprises pris seuls ne veulent rien dire. Il faut y opposer le taux de défection, regarder les évolutions à 3 ans au minimum, voire 5-7 ans pour certains types d'activité.

    De plus, tu as beaucoup d'entreprises individuelles "dormantes" qui ne font pas ou presque pas de CA. Ce sont des activités d'appoint par exemple qui ne sont pas destinées à durer et/ou à prospérer. Donc il faut aussi opposer aux chiffres de la création, celui d'un CA minimum pour dire que la boite tourne "sérieusement", que la personne vit raisonnablement de son activité.
    .
    Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière.
    Michel Audiard

  6. #6
    Futur Membre du Club
    C'est intéressant de faire venir des talents pour que la France en profite .... mais pourquoi il n'y a pas eu de volonté déjà de développer les talents en interne ?
    Parceque ces ingrats s'en vont aux states

  7. #7
    Invité
    Invité(e)
    Citation Envoyé par caramon _majere Voir le message
    C'est intéressant de faire venir des talents pour que la France en profite .... mais pourquoi il n'y a pas eu de volonté déjà de développer les talents en interne ?
    Parce que développer les talents et former les gens ça coûte cher, alors autant en profiter quand d'autres l'ont fait à notre place

  8. #8
    Membre régulier
    Citation Envoyé par caramon _majere Voir le message
    C'est intéressant de faire venir des talents pour que la France en profite .... mais pourquoi il n'y a pas eu de volonté déjà de développer les talents en interne ?
    parce qu'il y en a pas assez

  9. #9
    Expert éminent
    Citation Envoyé par TallyHo Voir le message
    Les chiffres de la création d'entreprises pris seuls ne veulent rien dire. Il faut y opposer le taux de défection, regarder les évolutions à 3 ans au minimum, voire 5-7 ans pour certains types d'activité.

    De plus, tu as beaucoup d'entreprises individuelles "dormantes" qui ne font pas ou presque pas de CA. Ce sont des activités d'appoint par exemple qui ne sont pas destinées à durer et/ou à prospérer. Donc il faut aussi opposer aux chiffres de la création, celui d'un CA minimum pour dire que la boite tourne "sérieusement", que la personne vit raisonnablement de son activité.
    Exactement.

    J'avais reçu un document d'un collègue qui montrait un peu plus de 50% d'auto-entreprises qui ne permettaient pas de vivre mais impossible de le retrouver...
    Il est clair qu'un bon nombre sert de complément de salaire ou d'occupation pendant les vacances.

    « Toujours se souvenir que la majorité des ennuis viennent de l'espace occupé entre la chaise et l'écran de l'ordinateur. »
    « Le watchdog aboie, les tests passent »

  10. #10
    Membre émérite
    Citation Envoyé par Aurelien.Regat-Barrel Voir le message
    Le France est un pays où il y a beaucoup d'aides pour se lancer (combien de pays permettent aux chômeurs de toucher leur indemnités pour bosser sur leur propre projet ?). C'est plutôt par la suite que ça coince. Mais c'est pas spécifique à la France mais commun à toute l'Europe (vous en connaissez beaucoup des grosses boites IT européennes ?).
    +1000

    C'est pas tout de se décréter nation de start-ups, il faut encore qu'elles "stay up". A l'entendre, notre cher président claque tout sur des licornes (il utilise littéralement ce mot, regardez la vidéo de l'intervention à VivaTech) et les boîtes existantes qui emploient des non-ingénieurs/non-chercheurs sont juste bonnes à se faire racheter et dépecer par la concurrence étrangère.

    Start-up, ça veut aussi tout et rien dire. La boîte fondée par un ancien faucon de Bush qui fabrique des drones de surveillance armés a autant d'intérêt que la plateforme en ligne permettant aux agriculteurs bio d'organiser de la vente directe ? Faire de la startup pour faire de la startup, c'est une politique économiquement aussi peu pertinente que de dire "on va soutenir les entreprises en activité depuis 18 à 24 ans et demi".

    Il faut aussi voir quel modèle d'entreprise on prône. Facebook, Google sont de parfaits exemples de start-up devenues d'énormes pompes à vie privée dangereuses pour les libertés. Uber, Amazon sont les nouveaux marchands de viande qui multiplient les travailleurs pauvres. Tous ont organisé un contournement massif du fisc des pays européens où ils font leur chiffre d'affaires. Là-dessus, silence radio de la part de Macron qui semble considérer que tout est bon à prendre du moment que c'est tech et "hyper innovant".

  11. #11
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par transgohan Voir le message
    (.../...)Il est clair qu'un bon nombre sert de complément de salaire ou d'occupation pendant les vacances.
    Pour mon père, c'était juste pour rester sur la maintenance d'un client(le seul à encore utiliser sa solution) après avoir été à la retraite. Ca doit l'occuper 6-8 semaines par an. Le reste du temps, il bulle. Le statut auto-entrepreneur, c'est idéal pour un revenu de complément.
    Les 4 règles d'airain du développement informatique sont, d'après Michael C. Kasten :
    1)on ne peut pas établir un chiffrage tant qu'on a pas finalisé la conception
    2)on ne peut pas finaliser la conception tant qu'on a pas complètement compris toutes les exigences
    3)le temps de comprendre toutes les exigences, le projet est terminé
    4)le temps de terminer le projet, les exigences ont changé
    Et le serment de non-allégiance :
    Je promets de n’exclure aucune idée sur la base de sa source mais de donner toute la considération nécessaire aux idées de toutes les écoles ou lignes de pensées afin de trouver celle qui est la mieux adaptée à une situation donnée.

  12. #12
    Membre habitué
    Citation Envoyé par Luckyluke34 Voir le message
    Il faut aussi voir quel modèle d'entreprise on prône. Facebook, Google sont de parfaits exemples de start-up devenues d'énormes pompes à vie privée dangereuses pour les libertés. Uber, Amazon sont les nouveaux marchands de viande qui multiplient les travailleurs pauvres. Tous ont organisé un contournement massif du fisc des pays européens où ils font leur chiffre d'affaires. Là-dessus, silence radio de la part de Macron qui semble considérer que tout est bon à prendre du moment que c'est tech et "hyper innovant".
    C'est très vrai. Je pense que ça viens aussi d'une croyance populaire bien ancrée selon laquelle il suffit d'une idée "innovante et révolutionnaire" pour monter une boite, sortir un produit, et réussir.
    Sauf que ... Non.

    Les idées ne valent intrinsèquement rien, à l'exception de quelques unes, qui sont la au bon endroit au bon moment. Le tout, c'est d'être capable de la mettre en œuvre, et d'avoir de la chance (ou de la patience). L'idée à beau être révolutionnaire, si le produit derrière n'est pas très bons, ça ne durera pas longtemps. Je pense que les groupes cités ici ont été capable avant tout, d'offrir quelque chose de robuste. Avant Amazon, on avait eBay, mais j'ai toujours trouvé eBay horrible par exemple.

  13. #13
    Membre éprouvé
    Ah on m'aurait menti alors . J'ai toujours cru que les startup en France c'etait juste des boites de R&D deguise pour les grosses boites et surtout pour le CAC 40.
    Vu qu'il y en jamais un qui ne se fait pas racheter.

    Ce qui est marrant c'est que les gens croivent qu'il suffit d'injecter de l'argent pour faire venir les gens. Les gens vont aller ailleurs sauf en France pour des raisons culturels.
    Du peu du monde que j'ai decouvert en dehors de la France et quand il se confie vraiment a toi, tu comprends que la France n'est pas une terre promise, par exemple l'Allemagne est une meilleur destination. Mais bon, on peut toujours reve ...

  14. #14
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par koyosama Voir le message
    Ah on m'aurait menti alors . J'ai toujours cru que les startup en France c'etait juste des boites de R&D deguise pour les grosses boites et surtout pour le CAC 40.
    Vu qu'il y en jamais un qui ne se fait pas racheter.

    Ce qui est marrant c'est que les gens croivent qu'il suffit d'injecter de l'argent pour faire venir les gens. Les gens vont aller ailleurs sauf en France pour des raisons culturels.
    Du peu du monde que j'ai decouvert en dehors de la France et quand il se confie vraiment a toi, tu comprends que la France n'est pas une terre promise, par exemple l'Allemagne est une meilleur destination. Mais bon, on peut toujours reve ...
    Tu as totalement raison..... sauf qu'il me semble que le pari de MAcron est justement de changer cette image. Ses piques anti-Trump sont exactement là pour ça : regardez, nous, on est capables d'élire un président jeune et cool qui aime votre profil.

    Après, savoir si ça peut marcher, euh, joker.
    Les 4 règles d'airain du développement informatique sont, d'après Michael C. Kasten :
    1)on ne peut pas établir un chiffrage tant qu'on a pas finalisé la conception
    2)on ne peut pas finaliser la conception tant qu'on a pas complètement compris toutes les exigences
    3)le temps de comprendre toutes les exigences, le projet est terminé
    4)le temps de terminer le projet, les exigences ont changé
    Et le serment de non-allégiance :
    Je promets de n’exclure aucune idée sur la base de sa source mais de donner toute la considération nécessaire aux idées de toutes les écoles ou lignes de pensées afin de trouver celle qui est la mieux adaptée à une situation donnée.

  15. #15
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par caramon _majere Voir le message
    mais pourquoi il n'y a pas eu de volonté déjà de développer les talents en interne ?
    Ça me fait penser à ça :
    «Make our planet great again» fait grincer des dents la recherche française
    Alors que des universités sont dans le rouge et que la recherche française recourt massivement au CDD, les 60 millions d’euros dégagés par Macron pour recruter des chercheurs étrangers ont du mal à passer…
    Keith Flint 1969 - 2019

  16. #16
    Membre habitué
    Je serai bien curieux de savoir comment vont être concrètement réparti les 10 milliards d'euros.
    Développer la tech en France c'est une bonne idée. L efait qu'on y mette une somme conséquente est une bonne nouvelle, mais si c'est pour refaire un CICE bis c'est même pas la peine.

  17. #17
    Membre chevronné
    Citation Envoyé par caramon _majere Voir le message
    C'est intéressant de faire venir des talents pour que la France en profite .... mais pourquoi il n'y a pas eu de volonté déjà de développer les talents en interne ?
    Le vrai problème de fond c'est pas les jeunes, le vrai problème de fond c'est ce qu'on leur fait croire à la télé et sur les médias, et au vu du paysage chez les jeunes (pas qu'en informatique), ça marche... Quand ma fille passe une heure à regarder une vidéo d'une fille qui déballe des goodies car son papounet revient des US et lui en a acheté une centaine : (1) je stoppe ma fille et m'assure qu'elle ne regarde plus ce genre de débilités (2) cette nana n'a pas 8, 12, ou 14 ans elle en a 22. Bah oui, papounet bosse comme un esclave pour elle, pourquoi elle ferait des efforts ? Et des centaines de milliers de jeunes regardent ça à longueur de temps : non seulement leurs parents ne leur donnent pas le goût de l'effort, mais en plus ils voient en permanence des jeunes qui ne foutent rien et dépensent l'argent de leurs parents.
    Le vrai problème à mon sens, c'est les parents, et donc ma réponse IMHO à ta question : les parents n'éduquent pas correctement leurs enfants et on commence à avoir une France composée de jeunes qui n'ont aucune notion du travail ni de l'argent. La faute principalement aux parents.

    Le paysage informatique s'en ressent comme partout ailleurs... quand j'explique qu'en 3ème je me levais le samedi à 6h00 du matin pour aller avec mon père à son travail et m'enfermer devant un Amstrad 6128 pour recopier des pages entières de code toute la journée, les jeunes me regardent comme si j'étais un extra-terrestre... ils ne comprennent pas comment, si tu n'es pas obligé de le faire, tu peux faire ça !

    Quand je vois ma voisine qui n'a jamais travaillé de toute sa vie et qui a une voiture plus chère que la mienne, et qui ne sait même pas éplucher une patate à 20 ans parce que sa mère "a peur qu'elle se coupe avec un éplucheur" (véridique, j'ai pas assez d'imagination pour inventer ça...)...

    Bref, ce qu'il faut retenir à mon sens : les parents n'éduquent pas correctement leurs enfants et on commence à avoir une France composée de jeunes qui n'ont aucune notion du travail ni de l'argent (ça ne concerne pas tout le monde, et les jeunes sur dvp n'entrent même pas du tout dans cette catégorie "générale" (s'ils n'avaient aucune notion du travail ils ne se seraient jamais inscrits ici et ne liraient pas des discussions comme ici ! )).
    Tu ne peux pas développer en interne des gros bosseurs, à cause de leurs parents. Pas de bosseurs en France = on en cherche à l'étranger. Notre président veut résoudre un problème qu'on voit "immédiatement", mais il ne semble pas comprendre le problème de fond... il met un chewing gum sur un tuyau percé.
    .I..

  18. #18
    Membre actif
    auto entrepreneur ou le statut étrange
    Pour mon père, c'était juste pour rester sur la maintenance d'un client(le seul à encore utiliser sa solution) après avoir été à la retraite. Ca doit l'occuper 6-8 semaines par an. Le reste du temps, il bulle. Le statut auto-entrepreneur, c'est idéal pour un revenu de complément.
    j'en ai fait autant pendant 3 ans, puis j'ai reçu la taxe foncière pour mon bureau (une chambre chez moi...) la taxe était supérieure à mes revenus. j'ai téléphoner aux impôts qui ont bien compris (si si ça existe !) mais j'ai du clôturer au 31 décembre avec leur accord.
    Sachant que je payait déjà la taxe foncière de mon domicile...
    Quant à mon client, je lui fait cadeaux de mes prestations . pertes pour l'état , pour moi. pas pour mon client qui m'invite au resto de temps en temps.

  19. #19
    Membre émérite
    Citation Envoyé par SurferIX Voir le message
    Le vrai problème à mon sens, c'est les parents, et donc ma réponse IMHO à ta question : les parents n'éduquent pas correctement leurs enfants et on commence à avoir une France composée de jeunes qui n'ont aucune notion du travail ni de l'argent. La faute principalement aux parents.
    D'accord sur le fond, mais je vois pas vraiment le rapport avec le sujet de l'encouragement des "talents" français (je n'aime pas ce mot), c'est à dire former des travailleurs très qualifiés et leur donner envie de rester sur le territoire.

    Si l'inculquation du goût de l'effort par les parents et la société suffisait à faire une nation de "talents" et si les "talents" suffisaient à faire une industrie performante et prospère, la Corée du Nord serait depuis longtemps un géant mondial des nouvelles technologies dépassant les US, l'Europe, etc.

  20. #20
    Chroniqueur Actualités

    La France veut créer la « Silicon Valley » de Paris avec une nouvelle version du programme French Tech Visa
    La France veut créer la « Silicon Valley » de Paris avec une nouvelle version du programme French Tech Visa
    qui n'exige aucun diplôme désormais

    La France a lancé en début de ce mois une nouvelle initiative destinée à rendre le pays plus accessible aux talents étrangers dans le domaine de la technologie. Il s'agit d’une nouvelle version de son programme French Tech Visa. Cette initiative de la France est décrite comme un programme d’attribution de visas à différents groupes de personnes incluant des employés, des fondateurs de start-ups et des investisseurs désirant s’installer en France, toutes du domaine de la technologie. La French Tech est un label français attribué à des pôles métropolitains reconnus pour leur écosystème de start-ups, ainsi qu'une marque commune utilisable par les entreprises innovantes françaises. La French Tech vise notamment à donner une identité visuelle commune forte aux start-ups françaises, ainsi qu'à favoriser l'échange entre elles. L'espace French Tech central est hébergé à la station F (un campus de startups à Paris considéré comme le plus grand au monde). Il constitue le premier espace de co-working interadministrations français destiné aux entrepreneurs de la nouvelle économie.

    La French Tech Visa est une procédure simplifiée, dédiée à l’écosystème Tech qui concerne trois types de talents internationaux en technologie, pour obtenir un titre de séjour pluriannuel appelé “Passeport Talent”. Les trois types de personnes concernées regroupent les employés recrutés par des sociétés innovantes en France, les fondateurs de startups internationaux désireux de s’installer en France et pour finir les investisseurs qui veulent investir dans le domaine de la technologie en France. Bien que ce type de visa existe en France depuis 2017 maintenant, elle possédait quelques limitations. La version précédente du French Tech Visa exigeait un diplôme d’ingénieur au minimum et éliminait ainsi les talents informaticiens qui se sont développés en autodidactes. De plus, la durée du séjour ne dépassait presque pas les 6 mois et quelques semaines. Cette version est donc délaissée ou mise à jour pour permettre à la France de pouvoir accueillir plus de talents.


    La nouvelle version du French Tech Visa supprime presque tous les défauts de l’ancienne version. Cette nouvelle version du French Tech Visa entrée en vigueur depuis le début de mois vous permet d’aller travailler dans le domaine de la technologie en France sans aucun diplôme exigé. Les diplômes n’entrent plus en jeu désormais. La durée de validité du visa pour le travailleur (employés, investisseurs et fondateurs) et sa famille est de 4 ans à l’avenir et est renouvelable. La version précédente du visa était limitée à une centaine d'entreprises sélectionnées dans le cadre du programme Pass French Tech et les employés devaient également obtenir un diplôme de maîtrise. Cependant, cette nouvelle version porte le nombre de startups pouvant bénéficier du programme de 100 à un total de dix mille, une multiplication par cent du nombre antérieur. C'est donc un énorme changement, reconnaissent certains au sein de la communauté.

    « Ce French Tech Visa effectue un profond changement en cassant l'image lourdement bureaucratique de la France. Si l'on veut percer à l'international, nous devons nous-mêmes devenir internationaux, en matière d'équipe, de mentalité, de marchés », a déclaré Kat Borlongan, directrice de la French Tech. Les startups éligibles sont celles qui ont collecté des fonds auprès d'un fonds de capital-risque, qui font partie d'un incubateur, qui ont reçu un financement de l'État ou qui ont le statut JEI (Young Innovative Enterprise). Pour certains internautes, cette initiative de la France s’inscrit dans sa dynamique de vouloir créer un pôle technologique à la hauteur de la Silicone Valley ou d’attirer les talents qui souffrent des dispositifs de fermeture de frontière du Royaume-Uni et des États-Unis. Dans le dernier cas, on pourrait citer par exemple le président Donald Trump qui s’était attaqué en juillet 2017 aux visas des startups étrangères.

    Trump avait décidé de retarder l’entrée en vigueur de l’International entrepreneur rule (EIR), un visa que le gouvernement américain octroie aux investisseurs étrangers pour favoriser la création d’entreprises technologiques aux USA. Une décision qui avait été longuement critiquée et condamnée par la Silicon Valley. De plus, Trump tient toujours à sa politique de resserrer les frontières du pays. Dans le cas du Brexit, Kat Borlongan estime que les talents technologiques se sentent de moins en moins bien accueillis dans cette région de l’Europe. Autant leur proposer des conditions alléchantes pour les motiver à fouler le sol français. « À cause du Brexit, les talents technologiques étrangers se sentent moins bien accueillis, nous voulons être prêts à aider des milliers de personnes du secteur des technologies de l'information à choisir la France », a déclaré Kat Borlongan, directrice de La French Tech.

    Néanmoins, d’autres y voient en cela une stratégie pour dérober les talents au sein des pays émergents, surtout ceux venant de l’Afrique. Ils font référence à la stratégie très controversée d’Atos pour s’expliquer. En effet, après une annonce qu’a fait l’entreprise en février dernier, Atos avait été accusé par les autorités marocaines d’être à l’origine de la fuite des talents technologiques africains vers la France. « La France vous ouvre ses portes. Nouvelle année, nouveau job ! Vous avez pris la résolution de booster votre carrière et de découvrir de nouveaux horizons en 2019 ? Ingénieurs, développeurs et chefs de projets expérimentés, Atos vous propose de participer à notre journée de recrutement … Nous vous offrons l’occasion de partir dès demain avec votre contrat en France… », avait annoncé Atos dans son offre. Pour eux, la France veut pratiquer la même stratégie que ses entreprises qui sont à l’étranger.

    Source : Welcome to France

    Et vous ?

    Quelle est votre opinion sur cette nouvelle version du programme French Tech Visa ?
    Pensez-vous comme certains que c'est pour dérober les talents des pays émergents ? Pourquoi ?
    Ou bien, pensez-vous comme d'autres que c'est une stratégie pour attirer les talents qui souffrent des dispositifs de fermeture de frontière du Royaume-Uni et des États-Unis ?

    Voir aussi

    Trump s'attaque au visa des startups favorisant la création d'entreprises technologiques étrangères aux USA décision condamnée par la Silicon Valley

    Brexit : quelles conséquences sur le secteur de l'IT ? Confidentialité et échange de données, réglementation des technologies et emploi

    Atos est-il un acteur de la fuite des talents IT de l'Afrique vers la France ? Oui, selon les autorités marocaines

    Le président français annonce le lancement du French Tech Visa et un fonds de 10 milliards pour faire de la France une nation startup
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