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  1. #21
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    C'est bien la cas, les 2 premières choses qu'on apprend c'est qu'une formule mathématique c'est que le brevet logiciel n'a pas lieu (en europe) et que le reverse engineering est totalement légale même si les éditeurs tentent de faire passer le message contraire.

  2. #22
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    Citation Envoyé par SimonKenoby Voir le message
    Ce que je vais dire est sujet a caution, car c'est une souvenir d'un cour de droit informatique que j'ai eu, mais il me semble que la loi européenne ne permet que le brevet d'un logiciel, c'est a dire son code source. En ce qui concerne les codes c'est le droit d'auteur qui s'applique, c'est a dire que Google ne peut pas breveter une idée ou un algorithme, seulement le code l'implémentant, et donc n'importe qui pourrait ré implémenter cet algorithme a sa façon et ce ne serrait pas considéré comme du plagiat.

    Je dis tout cela de mémoire, d'un cour qui ne m'inspirait pas vraiment, donc très fortement sujet a caution.
    c'est l'inverse ! on peut breveter une méthode/algorithme si tu peux prouver que tu en as fait une réalisation (matérielle ou logicielle). On ne peut pas breveter une idée, ni du logiciel (en europe).
    si tu ré-implémente la méthode, c'est soumis au brevet.
    Pour le code source, c'est bien le droit d'auteur qui s'applique.

  3. #23
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    Par défaut L’EFF déclare que Google doit abandonner sa demande de brevet d’une technique de compression basée sur l’ANS

    L’EFF déclare que Google doit abandonner sa demande de brevet d’une technique de compression basée sur l’ANS
    Après la note de rejet de l’USPTO

    Le Bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) émet un avis de rejet d’une demande déposée par la firme de Mountain View. La mesure concerne une technique de compression basée sur l’Asymmetric numeral systems (ANS).

    D’après l’USPTO, 20 revendications de Google sont non brevetables. Dans sa note d’information, l’instance US responsable des brevets fait une redite des développements déjà abordés sur cette plateforme en ce qui concerne les problèmes que la requête du géant de la Tech pose. De façon brossée, Google veut breveter l’utilisation de la méthode ANS pour la compression vidéo. La manœuvre laisse penser que l’entreprise veut obtenir un brevet sur le dos de Jarek Duda (un chercheur de l’université Jagellonne), mais la firme se serait défendue en arguant que sa demande porte sur une application spécifique d’une théorie proposée par l’enseignant. Du point de vue de Google, il y a eu un travail supplémentaire. Toutefois, le contenu d’un échange entre le chercheur et le géant de la Tech illustre que Google suit une piste toute tracée : « je voudrais proposer une discussion sur la possibilité d’appliquer [l'ANS] dans la compression vidéo comme VP9 - il devrait être plus de 10 fois plus rapide que le codage arithmétique tout en offrant un taux de compression similaire », écrivait Jarek Duda dans une correspondance adressée à Google en 2014.

    La sortie de l’USPTO vient donc rappeler ce qui semble être une évidence : le travail de Google n’est pas assez significatif pour être considéré comme une invention. Dans sa décision préliminaire (au sujet de la même demande de brevet) parue en février, l’Office européen des brevets partage cet avis.

    Nom : ANS.png
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    La décision de l’USPTO est provisoire

    La mesure du Bureau américain des brevets et des marques de commerce est provisoire. Elle fait partie d’un processus qui comprend plusieurs autres phases destinées à affiner la demande de manière à assurer son unicité. La firme de Mountain View peut donc encore introduire des amendements pour, au finish, se retrouver avec un brevet.

    « Il est temps pour Google d'abandonner sa tentative de breveter l'utilisation de l’ANS pour la compression vidéo. Même si l’entreprise parvient à surmonter le rejet de l'examinateur, cela ne refléterait que les échecs d'un système qui distribue des brevets pour des variations infimes des méthodes existantes », écrit l’Electronic Frontier Foundation.

    Le cas de l’ANS fait particulièrement tache puisque le chercheur en a fait un algorithme du domaine public. Facebook s’en est servi au sein de son algorithme de compression ZStandard. Apple l’a incorporé à son algorithme de compression LZFSE. Google a fait pareil pour sa bibliothèque de compression Draco et son format d’image dédié au web (Pik). L’EFF est d’avis que tout le monde devrait pouvoir continuer de profiter de l’algorithme en toute liberté et écrit : « l’ANS ne devrait pas être la propriété des géants de la technologie désireux de faire passer des demandes par des bureaux de brevets conciliants. L’ANS doit être notre propriété à tous. »

    Source : EFF

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?

    Quelle est d’après vous la façon la plus propre de procéder vis-à-vis du chercheur ?

    Doit-on envisager de délivrer des brevets sur des techniques basées sur des travaux du domaine public ?

    Voir aussi :

    Pour la première fois, Google perd un de ses 36 000 brevets pour une « interférence », ce qui pourrait lui coûter son Project Loon
    Apple condamné à verser plus d'un demi-milliard de dollars à la société VirtnetX par la justice américaine pour violation de brevets
    BlackBerry intente une action en justice contre Facebook, le réseau social et ses filiales WhatsApp et Instagram auraient violé ses brevets
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  4. #24
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    Donc d'un côté ils font des formats ouverts comme webp et webm et maintenant ils veulent breveter un format vidéo basé sur un algorithme du domaine public?
    C'est quoi l'idée? C'est pour mettre a profit un nouveau format vidéo qui ne serait lisible que sur leur navigateur? Ou juste pour se faire du blé?

    Dans tous les cas je trouve la démarche assez malsaine... j'espère que ça ne sera pas breveté à la fin.
    Des tutos de pixel art: https://twitter.com/OniMille

  5. #25
    Chroniqueur Actualités

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    Par défaut L’Office américain des brevets publie un rejet non définitif de la demande de brevet de Google

    L’Office américain des brevets publie un rejet non définitif de la demande de brevet de Google,
    concernant sa technique de compression de vidéo basée sur l'ANS

    Très largement utilisée, la compression de données est une opération de codage nécessaire pour réduire la taille de transmission ou de stockage des données. Cette opération informatique consiste à transformer une suite de bits donnée en une suite de bits plus courte pouvant restituer les mêmes informations, ou des informations voisines, en utilisant un algorithme de décompression. Il existe donc deux grandes familles d'algorithmes de compression : les algorithmes de compression sans perte qui restituent après décompression une suite de bits strictement identique à l'originale. Et les algorithmes de compression avec perte qui restituent une suite de bits qui est plus ou moins voisine de l'originale selon la qualité désirée. Les premiers sont donc utilisés pour les archives, les fichiers exécutables ou les textes, alors que les derniers sont utiles pour les images, le son et la vidéo.

    Pour la compression de données sans perte, on distingue principalement le codage entropique (codage de Huffman et codage arithmétique principalement) et le codage algorithmique. Le codage arithmétique permet une compression équivalente ou meilleure (selon le cas) à celle du codage de Huffman, mais il ne fut que peu utilisé, car son implémentation était trop complexe, et donc coûteuse en termes de calcul. C'est là que l'ANS entre en jeu.

    L'Asymmetric numeral systems (ANS) est une famille de méthodes de codage entropique introduite par Jarek Duda, un chercheur de l'Université Jagellonne, et qui est utilisée dans la compression des données depuis 2014 en raison de l'amélioration des performances par rapport aux méthodes précédemment utilisées. L'ANS combine le taux de compression du codage arithmétique avec un coût de traitement similaire à celui du codage Huffman.

    Avec ces avantages, l'ANS a été rapidement adopté par les entreprises de la technologie. Il a par exemple été utilisé dans l'algorithme de compression ZStandard de Facebook. Apple l'a également incorporé dans son algorithme de compression LZFSE. Google en a fait de même, en utilisant cette technique non seulement dans sa bibliothèque Draco de compression de graphiques 3D, mais encore pour son format d'image pour le Web appelé Pik. Tout cela a été possible parce que Jarek Duda a décidé de mettre son travail dans le domaine public.

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    Google cherche à breveter l'ANS

    En juin 2017, nous avons rapporté que Google cherche à breveter une méthode de compression vidéo basée sur l'ANS, ce qui a rendu furieux le chercheur de l'Université Jagellonne. « Une belle façon de remercier un pauvre universitaire de la part d’une firme de plusieurs milliards de dollars qui prône le "Don't be evil" », disait Jarek Duda. Il a critiqué Google pour avoir exploité son travail gratuitement et bénéficié de son aide pour enfin vouloir breveter ce qu'il considère comme son travail. « À un moment donné, ils m’ont donné l’espoir d’une collaboration avec mon université, puis silence radio… probablement en raison de cette démarche de brevet », avait-il déclaré. Selon Jarek, si jamais ce brevet est accordé à Google, les gens auront peur d’utiliser l'ANS pour la compression d'image et vidéo durant les 20 prochaines années, ce qui pourrait paralyser la méthode comme cela a été le cas avec le codage arithmétique.

    Ce que Google veut breveter, c'est l'utilisation de la méthode ANS pour la compression vidéo. La question est donc de savoir si le travail supplémentaire de Google est assez significatif pour qu'on puisse le considérer comme une invention. De l'avis de Google, oui. La firme de Mountain View rejette l'idée selon laquelle elle serait en train de tenter de breveter le travail de Jarek Duda. Un porte-parole de l'entreprise aurait en effet soutenu que l'universitaire a juste proposé un concept théorique qui n'est pas directement brevetable, alors que ses avocats cherchent à breveter une application spécifique de cette théorie qui reflète le travail supplémentaire des ingénieurs de Google.

    Bien évidemment, Jarek Duda n'est pas de cet avis. Le chercheur estime pour sa part que cette « invention » de Google n'est qu'une simple application de l'ANS à un pipeline de décodage vidéo conventionnel. Cette affirmation se baserait sur le fait que la compression d'images et de vidéos fonctionne fondamentalement de la même manière que la compression de texte. Si c'est le cas, alors les algorithmes ANS pourraient être utilisés pour coder des données d'image à partir d'une vidéo aussi facilement qu'une chaîne de symboles alphanumériques.

    Les schémas de compression vidéo les plus efficaces représentent les trames vidéo en tant que blocs de pixels et utilisent des transformations mathématiques pour représenter ces blocs en utilisant des symboles qui peuvent être compressés efficacement. La seule innovation significative de Google, selon Duda, serait l'utilisation de l'ANS pour coder ces symboles.

    Mais Duda va plus loin en expliquant qu'il avait même suggéré la technique exacte que Google essaie de breveter dans un échange en 2014 avec des ingénieurs de l'entreprise. On peut voir d'ailleurs dans une discussion Google Groupes que Jarek Duda proposait d'échanger avec Google sur ce sujet : « Je voudrais proposer une discussion sur la possibilité d’appliquer [l'ANS] dans la compression vidéo comme VP9 - il devrait être plus de 10 fois plus rapide que le codage arithmétique, offrant un taux de compression similaire », avait-il écrit.

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    L’Office américain des brevets publie un rejet non définitif de la demande de brevet de Google

    La semaine dernière, l'office américain des brevets a publié un rejet non définitif de toutes les revendications de la demande de Google. L'examinateur a rejeté les revendications pour un certain nombre de motifs. Premièrement, il a conclu que les trois revendications les plus larges étaient inéligibles dans Alice v CLS Bank, selon lequel les idées abstraites ne deviennent pas éligibles à un brevet simplement parce qu'elles sont mises en œuvre sur un ordinateur générique. L'examinateur a rejeté toutes les revendications pour des raisons de clarté et pour des fonctions qui ne sont pas décrites de manière suffisamment détaillée (les déposants sont souvent en mesure de surmonter ce type de rejet avec une modification).

    L’examinateur a également rejeté toutes les revendications de Google comme évidentes à la lumière des travaux de Duda, associées à un article de Fabian Giesen et à un brevet de 20 ans sur la gestion des données dans un décodeur vidéo. Duda avait présenté un mémoire en tant que tierce partie pour s'assurer que son travail était soumis à l'examinateur. Il s’agit en particulier d’un rejet non définitif (et même les refus définitifs à l’office des brevets ne sont pas vraiment définitifs). Cela signifie que Google peut toujours modifier ses revendications et / ou faire valoir que l'examinateur s'est trompé.

    Pour l'EFF (Electronic Frontier Foundation), un défenseur des droits numériques, il est temps pour Google d'abandonner ses tentatives !

    « Il est temps que Google abandonne sa tentative de breveter l'utilisation de ANS pour la compression vidéo. Même si cela pouvait vaincre le rejet de l’examinateur, cela ne ferait que refléter les faiblesses d’un système de brevets qui délivre des brevets pour de très petites variantes des méthodes existantes. Il se peut que Google recherche le brevet uniquement à des fins défensives. Dans d'autres contextes, Google s'est efforcé de rendre les codecs vidéo libres de droits. Mais cela ne permet pas à l’une des plus grandes entreprises du monde d’obtenir un brevet logiciel sur une modification mineure du travail de quelqu'un d’autre. Il est peut-être improbable que Google revendique un brevet ANS à court ou à moyen terme. Mais de nombreuses entreprises autrefois dominantes se sont tournées vers leurs portefeuilles de brevets alors que leur star s'était estompée.

    « ANS ne devrait pas appartenir à des géants de la technologie prêts à faire passer des applications par un bureau des brevets conforme. ANS devrait appartenir à nous tous ».

    Source : EFF, rejet non définitif de la demande de brevet de Google
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  6. #26
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    Par défaut

    Pourquoi Google cherche-t'il à breveter ANS alors qu'il lui suffit de l'incorporer dans le codec AV1 (AOMedia Video 1), si ANS est si supérieur en compression ?
    Pensez à utiliser les pouces d’appréciation, pour participer à la visibilité de l'apport d'un propos, ou l'intérêt que vous y prêtez... qu'il soit positif ou négatif.

  7. #27
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    Par défaut brevet

    parce que si c est brevete, vous pouvez interdire aux concurrent de l utiliser ou au moins les menacer d un proces.
    Vous pouvez aussi faire un echange : je t autorise a utiliser mes X brevets et en echange j ai le droit d utiliser les Y qui sont a toi...

    dernier argumenet, avoir un grand nombre de brevet,ca fait bien pour les investisseurs (aka fait monter le cours de l action).meme ses societes comme l oreal (cosmetique !) ont une batterie de brevet

  8. #28
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    Par défaut Google recherche le brevet uniquement à des fins défensives?

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    L’Office américain des brevets publie un rejet non définitif de la demande de brevet de Google,
    concernant sa technique de compression de vidéo basée sur l'ANS

    Il se peut que Google recherche le brevet uniquement à des fins défensives. Dans d'autres contextes, Google s'est efforcé de rendre les codecs vidéo libres de droits.
    Source : EFF, rejet non définitif de la demande de brevet de Google
    Si l'intention de Google est d'éviter que d'autres entreprises ne préemptent le dépôt d'un brevet apparenté, rien ne les empêche de faire une demande au nom de l'inventeur Jarosław Duda, avec un affichage formel que l'utilisation de ce brevet et de ses dérivés est et restera libre de droits?

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