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Affichage des résultats du sondage: Comment combattre les fausses actualités ?

Votants
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  • En passant par des éditeurs humains

    4 30,77%
  • En développant un partenariat avec des sites de fact checking

    3 23,08%
  • En s'appuyant sur le crowdsourcing

    3 23,08%
  • En ajoutant un drapeau "fake news" sur les plateformes à fort trafic

    2 15,38%
  • En utilisant des algorithmes ou autres solutions techniques

    2 15,38%
  • Autres (à préciser en commentaire)

    5 38,46%
Sondage à choix multiple
Actualités Discussion :

Comment combattre les fausses actualités ?

  1. #1
    Chroniqueur Actualités

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    Par défaut Comment combattre les fausses actualités ?
    Comment combattre les fausses actualités ?
    Un groupe d'humains ou les algorithmes informatiques seront-ils les futurs arbitres de la « vérité » ?

    La notion de « fausses actualités » a fait couler beaucoup d’encre suite à l’élection présidentielle américaine. Elle a tellement alimenté les débats que les plateformes les plus imposantes en termes de nombre d’utilisateurs à l’instar de Facebook et Google ont été contraintes de prendre des mesures.

    Voici quelques solutions qui ont été proposées pour endiguer ce problème avec les avantages et les inconvénients associés.

    Les éditeurs humains :

    Ceux-ci vont s’appuyer sur un jugement éditorial ainsi que leur expérience dans le domaine qu’ils vont combiner à la vérification de faits pour déterminer le degré de fiabilité de nouveaux éléments.

    Les pour : le jugement d’un éditeur est plus fiable dans la mesure où il est moins susceptible au trolling et mieux apte à gérer les nuances.

    Les contre : les éditeurs coûtent cher, ils ne sont pas aussi rapides que pourraient l’espérer les médias sociaux et en plus ils sont subjectifs. Les éditeurs humains dans cette position détiendraient tout simplement trop de pouvoir et pourraient en abuser.

    Un partenariat avec les sites de vérification de faits :

    Les « actualités » pourraient être vérifiées sur des sites de vérification de faits populaires dans la catégorie de l’actualité comme Politifact, un site internet qui vérifie la véracité des promesses et engagements pris par les politiques américains en les classant dans l’une de ses six catégories (vrai, essentiellement vrai, à moitié-vrai, essentiellement faux et pants on fire pour les déclarations outrancièrement fausses), ou Snopes, un site Web créé dans le but de limiter la propagation des canulars informatiques (hoax) et des rumeurs infondées qui circulent sur Internet.

    Les pour : cela pourrait permettre de faciliter la détection de fausses actualités et sensibiliser sur la vérification de faits.

    Les contre : à la longue, cela pourrait soulever par exemple des accusations de biais politique.

    Le crowdsourcing :

    Le principe est assez simple : à l’instar de Wikipédia, la collaboration est la base pour aider les internautes à faire le tri dans le flux d’informations qu’ils reçoivent et distinguer les fausses actualités des vraies. À chaque fois qu’un internaute se trouve confronté à une source inconnue, il peut, à terme, solliciter la plateforme pour obtenir des réponses.

    Les pour : cela a bien marché pour Wikipédia, malgré quelques ratés. Aussi, certains estiment que ce système pourrait être plus démocratique et moins enclin à être accusé de biais politique.

    Les contre : ce système est plus simple à manipuler dès lors que les personnes qui valident sont payées pour promouvoir des biais.

    L’initiative Décodex de Le Monde, qui revendique de s’appuyer sur cette forme de vérification, explique que « Nous avons conscience qu’il ne permettra pas de vérifier toutes les informations qui circulent en ligne, mais nous pensons qu’il offrira à chacun les moyens de discerner les plus évidentes d’entre elles, et d’être averti lors de la consultation d’un site connu pour diffuser de fausses informations ».

    Ajouter un drapeau « fake news » sur des plateformes à fort trafic comme Facebook


    Cela fonctionnerait comme les reports d’abus le font déjà : les utilisateurs ont la possibilité de signaler une actualité comme étant fausse. Et si suffisamment d’utilisateurs le font, elle pourra alors être marquée du drapeau « fake news ».

    Les pour : ne nécessite pas de grands changements pour son implémentation et pourrait avoir un effet de dissuasion et contenir la propagation de fausses actualités.

    Les contre : les utilisateurs pourraient s’organiser pour signaler en masse que de vraies actualités sont des fausses.

    L’utilisation d’algorithmes et d’autres solutions techniques :

    Voici quelques propositions

    Un standard Open Graph

    En 2008, Facebook a lancé le Facebook Connect, bouton grâce auquel il est possible de se connecter sur un site grâce à son profil Facebook. Suite à son succès, le réseau social a décidé d'aller plus loin pour lancer en avril 2010 son API Open Graph. L'Open Graph est un protocole qui permet à des sites tiers d'interagir avec les informations d'un profil Facebook et avec les relations de ce dernier.

    Selon le site officiel, ce protocole « permet à n'importe quelle page web de devenir l'objet enrichi d'un graphe social. Par exemple, il est utilisé sur Facebook pour permettre à une page web de bénéficier des mêmes fonctionnalités que n'importe quel autre objet sur Facebook ».

    Les moteurs de recherches utilisent ce protocole pour mieux comprendre le contenu d'une page web. Aussi, en créant un standard Open Graph qui va se servir de microdonnées pour associer aux sources originales, chaque actualité publiée va inclure des balises HTML qui vont indiquer aux moteurs de recherche comment aller à l’article d’origine.


    Un algorithme de fiabilité de source :

    L’idée ici est de prendre une approche scientifique face à une source. Par exemple, des recherches récentes ont proposé un modèle et un framework d’optimisation pour résoudre les conflits parmi de multiples sources de données où la fiabilité de la source et de la donnée sont des inconnues. Dans ce modèle appelé CRH, les chercheurs ont défini comme étant « vraie » la valeur qui subit peu de déviations de multiples sources mises en entrée, et le poids définit le degré de fiabilité d’une source.

    Un système de réputation


    Conclusion

    On pourrait affirmer que l’une des meilleures choses à propos d'Internet est qu'il décentralise le contenu, permettant à toute entreprise de médias ou même des blogs de stimuler une discussion, proposer de nouvelles idées. Internet a permis à des millions de nouveaux entrants de changer le paysage médiatique. Ce qui a eu un impact tellement fort que les médias traditionnels ont dû se battre pour trouver des façons d'ajuster les modèles de revenus tout en conservant leur influence.

    Si nous estimons que la « vérité » ne peut être vérifiée que par un mécanisme centralisé (un groupe de personnes ou un algorithme développé par un groupe de personnes), ne sommes-nous pas en train d’accepter l'idée que des sources arbitraires doivent être préférées, tandis que d'autres ne le doivent pas (à moins qu’elles ne soient conformes à certaines normes) ?

    Et vous ?

    Quelles seraient, selon vous, les meilleures méthodes pour détecter les fausses actualités ?

    Voir aussi :

    Fausses actualités : « les gens sont clairement plus bêtes, ils ne vérifient rien », conclut un professionnel des fausses actualités
    Décodex, la réponse française pour lutter contre les fausses actualités, propose aux internautes de vérifier la fiabilité des sites d'information
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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    Je suis à 100% pour le combo décentralisé-centralisé, l'idée étant d'avoir un système global décentralisé, offrant donc à chacun la possibilité de faire sa propre tambouille, tout en permettant à des autorités (officielles ou officieuses) de se former sur cette structure globale, de façon à fournir une base pour ceux qui préfèrent se fier à la compétence des autres. De la même manière qu'on peut voter pour la personne qui nous plaît ou laisser notre vote à un autre.
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    Recommandations pour débattre sainement

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    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  3. #3
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Quelle serait, selon vous, les meilleures méthodes pour détecter les fausses actualités ?
    Aucune... On ne peut pas combattre la rumeur sans entrer dans l'arbitraire. Et même dans ce cas il y en a encore, elle va muter, prendre d'autres formes. Personnellement, je suis plutôt pour une sensibilisation à l'utilisation du net, comment repérer les rumeurs, etc... Et après aléa jacta est, chacun est libre de ses actes après tout, on ne peut pas tout régenter.
    .
    Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière.
    Michel Audiard

  4. #4
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    en fait, le problème n'est pas tellement le support ou le média mais la manière dont chacun traite l'information... et à part les professionnels de l'IT, pour ça, personne n'est formé, au mieux sensibilisé.
    Une méthodologie ? rester critique, dicerner les possibles influences/intérêts, juger la crédibilité... ca devient vite fastidieux et demande des connaissances précises pour chaques sujets.

    Finalement c'est comme plur la sécurité... c'est juste une question de confiance (en qui).
    Pensez à utiliser les pouces d’appréciation, pour participer à la visibilité de l'apport d'un propos, ou l'intérêt que vous y prêtez... qu'il soit positif ou négatif.

  5. #5
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    Par défaut Renationalisation des télécoms !
    Ne pas publier de fake news est dans le fond le plus simple. Qu'une armée d'humains (trolls ou non) ou IA s'agitent
    autour d'un magma de n'importe quoi informationnel, c'est déjà le cas aujourd'hui.

    Pour moi, c'est surtout l'obligation de citer des sources qui est important. Si une publication veut propagander le mythe de la pénurie d'informaticiens,
    elle voudra bien citer ces sources : la société AlCapone sur Paris recherche DBA Oracle, SQL Server, DB2, MySQL, SAP Hana et
    aussi certifié Expert Red Hat, avec connaissance de la comptabilité financière, pour SMIC, conditions cadre ou freelance
    . Là, au moins, on progresse.

    Benoît Hamon semblait pencher pour une diversification des actionnaires des journaux.
    Sur cette même ligne, j'ai aussi toujours dit que renationaliser les télécoms permettrait d'éviter que deux magnats des télécoms
    et leurs amis ne rachètent l'essentiel de la presse française, et autres médias.

    En conclusion, je suis donc surtout pour le jugement éditorial : un citoyen français ne doit pas voir son temps libre fagocité par des pigistes inexpérimentés
    qui publient n'importe quoi à pas cher sur commande. Ceci dit, pour les jounaux low-cost, un citoyen devrait pouvoir demander le retrait d'un
    article en ligne s'il s'avère faux.

  6. #6
    En attente de confirmation mail

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    Je ne reconnais à personne, et encore moins à un algorithme, le droit de me dire si une info est fiable ou pas.

    A-t-il fallu attendre 2017 pour entendre parler de ce genre de connerie ?

    Avons-nous à ce point besoin d'être assistés ?

    EDIT : et ceux qui sont prêts à gober n'importe quoi, ça les renforcera encore plus dans leurs certitudes de paranos / complotistes. Plus une info sera étiquetée douteuse, plus ils y croiront !

  7. #7
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    J'ai voté pour "autres".

    Tout le monde a droit à défendre ses idées et opinions sans avoir à se faire taxer de "fake news" tout ça par ce que ça ne va pas dans le sens de l'opinion générale. Les avis divergeants c'est très bien, ça s'appelle la démocratie. Bien sûr ça suppose la sincérité de chacun, ce qui n'est bien sûr absolument pas garanti. Mais la volonté de mettre en place une autorité ou un système (du genre Decodex ou autre) qui déciderai de ce qui est vrai ou faux est une tentation totalitaire.
    Le seul vrai problème est que nous sommes dans un état de guerre larvée, une bataille géopolitique de la part d'un occident en faillite financière qui use de tous les moyens de propagande. La seule façon de mettre fin à cette espèce de propagande de guerre permanente et ces batailles de "fake news" contre "fake news", c'est la promotion de la paix dans le monde.
    Les plus gros mensonges dont nous sommes victimes sont des mensonges par omission. Qui va les dénoncer? Une autorité quelconque? une IA? C'est risible ...

  8. #8
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    Citation Envoyé par ParseCoder Voir le message
    J'ai voté pour "autres".

    Tout le monde a droit à défendre ses idées et opinions sans avoir à se faire taxer de "fake news" tout ça par ce que ça ne va pas dans le sens de l'opinion générale.
    Je pense que tu n'as pas compris le concept de la fake news...

    Une fake news, c'est comme un hoax, ce n'est pas juste une opinion, ce sont des faits affirmés comme étant réels alors qu'il n'y a aucune source pour le prouver, (ou au contraire, alors qu'il existe des éléments prouvant que c'est faux), ou affirmés à partir d'une phrase prise complètement hors contexte.


    Alors à côté de ça, je suis d'accord que ce n'est pas à un organisme ou un algorithme quelconque de nous dire ce qui est une fake news ou non, car comme signalé dans l'article et par certains intervenants, il y a des risques d'erreurs, de biais, etc etc.

    Mais de la à dire que les fakes news n'existent pas, et qu'il ne s'agit systématiquement que de délit d'opinion, je pense que tu franchis un peu vite le pas.

  9. #9
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    Voici un exemple récent de falsification de l'information dont l'auteur, F. Philippot interrogé sur ce sujet, c'est défendu en disant : d'accord c'est faux mais ça aurait pu être vrai !
    http://www.20minutes.fr/elections/pr...ke-apres-tweet

  10. #10
    En attente de confirmation mail
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    La "Fake news" a toujours existé: Dans le village le plus reculé, depuis la nuit des temps, il y a la rumeur, l'histoire inventée de toute pièce pour dénigrer son voisin ou faire chuter son adversaire politique.

    Ce qui est nouveau aujourd'hui, ce n'est pas internet qui est à l'origine de la "Fake News", c'est le statut des "média officiels" qui autrefois étaient la référence pour dire le vrai et nier le faux.

    Aujourd'hui ces média n'ont plus la confiance du public pour la bonne et simple raison qu'ils manipulent l'information au profit de certains, nient les réalités au profit du "politiquement correct"

    Inutile de bricoler des usines à gaz pour éviter la "Fake News"... Que les médias et les "journaleux" fassent à nouveau leur travail, regagnent la confiance du public et les "Fake news" disparaîtront d'elles-même

  11. #11
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    Citation Envoyé par TallyHo Voir le message
    Aucune... On ne peut pas combattre la rumeur sans entrer dans l'arbitraire. Et même dans ce cas il y en a encore, elle va muter, prendre d'autres formes. Personnellement, je suis plutôt pour une sensibilisation à l'utilisation du net, comment repérer les rumeurs, etc... Et après aléa jacta est, chacun est libre de ses actes après tout, on ne peut pas tout régenter.
    Tout à fait d'accord: la sensibilisation, qui commence enfin à apparaitre ici et là dans les écoles (mais que font les parents, encore !?), pourrait porter ses fruits, à condition que les jeunes soient réceptifs. Ce qui n'est pas gagné...
    Citation Envoyé par steflinux Voir le message
    Ne pas publier de fake news est dans le fond le plus simple. Qu'une armée d'humains (trolls ou non) ou IA s'agitent
    autour d'un magma de n'importe quoi informationnel, c'est déjà le cas aujourd'hui.
    Oui, mais comment interdire à quiconque de publier quoi que ce soit, d'abord d'un point de vue technique, puis légal, puis moral ?
    Citation Envoyé par steflinux Voir le message
    Pour moi, c'est surtout l'obligation de citer des sources qui est important.
    Absolument d'accord: c'est essentiellement le fait de publier ses sources qui, pour moi, valide ou non un document ou une nouvelle. A condition, bien sûr, de prendre le temps de cliquer sur la source et de voir ce qu'elle raconte, si elle aussi publie ses sources, etc. C'est un travail, un effort que personne ne fera jamais, à part quelques convaincus... Et, avant tout, comment obliger les gens à publier leurs sources ?
    Citation Envoyé par CodeurPlusPlus Voir le message
    Avons-nous à ce point besoin d'être assistés ?
    EDIT : et ceux qui sont prêts à gober n'importe quoi, ça les renforcera encore plus dans leurs certitudes de paranos / complotistes. Plus une info sera étiquetée douteuse, plus ils y croiront !
    Premièrement, la cible de ces "fake news" est constituée des habituels "80% de gens" qui, dans le cas qui nous intéresse, ne réfléchissent pas. Et donc, oui, ils sont prêts à gober n'importe quoi. Mais rien n'empêche de penser aux 20% qui préfèreraient voir un net plus propre, et s'il ne s'agit pas de les convaincre que ceci est vrai ou cela est faux, les assister, les aider ne peut pas faire de mal.
    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Je pense que tu n'as pas compris le concept de la fake news...
    Pas compris... ou bien au contraire : c'est justement un moyen de noyer la sensibilisation sur le problème que la dérouter sur un sujet indépendant qui peut sembler identique : ça s'appelle noyer le poisson ! Je proteste en argumentant sur un autre sujet, mais les gens ne voient que la protestation, ne lisent pas le contenu (seulement le titre de l'article) et comprennent juste que "c'est mal".
    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Mais de la à dire que les fakes news n'existent pas, et qu'il ne s'agit systématiquement que de délit d'opinion, je pense que tu franchis un peu vite le pas.
    Et n'est-ce pas un moyen d'atteindre le but ?

    Bref, sans un peu de bon sens et d'effort, c'est un combat perdu d'avance.
    L'avis publié ci-dessus est mien et ne reflète pas obligatoirement celui de mon entreprise.

  12. #12
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    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Je pense que tu n'as pas compris le concept de la fake news...

    Une fake news, c'est comme un hoax, ce n'est pas juste une opinion, ce sont des faits affirmés comme étant réels alors qu'il n'y a aucune source pour le prouver, (ou au contraire, alors qu'il existe des éléments prouvant que c'est faux), ou affirmés à partir d'une phrase prise complètement hors contexte.
    Alors effectivement c'est comme ça que c'est présenté. Forcément quand certains ont pour projet peu avouable de discréditer des sources alternatives d'informations parce qu'ils s'aperçoivent qu'ils sont eux de moins en moins crédibles, ils le font en prétendant défendre la vérité, la déontoogie ... etc. (cf. Decodex)

    Après bien sûr sur il y a Facebook. On y trouve absolument tout et n'importe quoi. Mais qu'est ce que Facebook à part une machine à propager les ragots? C'est bien comme ça que ça a été conçu non? Ca a été conçu pour rendre les gens plus intelligents? Quoi que ça aurai pu, mais le but c'est seulement de faire du fric. Donc si on veut eviter de devenir bête c'est très simple: il faut décoller le nez de Facebook. Pas besoin d'IA pour détecter les hoax!

    Ah! Et puis un site absolument grandiose dans le foutage de gueule: http://www.gouvernement.fr/on-te-manipule

  13. #13
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    Pour moi il n'y a pas de solution, notons d'ailleurs que le système facebook (comme google) de part le temps d'attention qu'il impose (de l'ordre de la seconde) sont responsable indirectement de ces "fakes news" dans lequel ont englobe les "clic a pute" (on s'adresse en priorité au cerveau reptilien qu'a la raison, ce n'est pas un "complot" c'est juste la conséquence de la temporalité imposée).
    Je ne suis optimiste pour la qualité de l'information dans le futur.

  14. #14
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    Je up un vieux fil, mais ce type de sujet est atemporel.

    Voici un article très intéressant de Fakir intitulé Moi, journaliste fantôme au service des lobbies.

    Il s'agit d'un témoignage d'un journaliste qui, pour augmenter ses revenus, s'était mis au service des lobbies en écrivant en vitesse des articles dans le sens qu'on lui demande.

    Un petit extrait :

    Mes articles sont signés Franck Barbier, Clémence Patel, Matthieu Guérin, Nathalie Dauclerc, Cécile Honoré, Daniel Fadiga, Hervé Meurice, Modeste Kante, Jean Baptiste Giraud, Laure Martin, Martin Lévêque ou encore Antoine Vesselovski.

    Je suis tantôt consultant en économie, experte en géopolitique de l’énergie, journaliste écrivain gabonais, consultant en énergies renouvelables et solutions alternatives, ancienne infirmière cadre devenue consultante dans la santé, professeur d’histoire géographie spécialiste des questions africaines, chargé d’études techniques actuarielles, entrepreneur rédacteur en chef, juriste spécialisée en droit de l’internet, consultant en nouvelles technologies, auditeur risques à l’international...

    Tous mes articles, tous, échouent sur des sites d’information spécialisés, alternatifs, ou sur les blogs de médias reconnus (Mediapart, Huffington Post, Les Échos…), ces espaces dont les rédactions délèguent le contenu à qui le veut. J’écris aussi, tant qu’on y est, des tribunes signées par des responsables politiques et dirigeants d’entreprise. Je m’évertue à appliquer la méthode distillée dans les briefs  : présenter le sujet de manière neutre en se raccrochant à l’actualité, défendre les intérêts du client, et brouiller les pistes avec d’autres exemples, sans lien apparent. Tout cela avec la complicité des médias qui publient cette propagande déguisée. Personne ne semble remarquer le subterfuge. La recette doit être bonne…
    Ce sujet a été abordé sur France Inter : Les blogs de Médiapart infiltrés, manipulés : la grande arnaque

    Au début de l'émission vous entendrez la voix d’Arnaud Dassier, cofondateur d’une agence d’influence numérique baptisée Avisa partners. Une vaste enquête de Médiapart met au jour leurs pratiques d’infiltration des médias et de manipulation de l’information.

    Dans le même temps, un jeune homme, Julien, raconte dans le journal « Fakir » comment il a été utilisé par cette agence de communication.

    Julien arrondit ses fins de mois en rédigeant des articles à la demande. Les sujets sont variés. Lui, ne sait jamais sous quel nom ni même dans quel média ils vont être publiés.

    Car dans un quotidien, un magazine ou sur un site d’information, vous ne lisez pas seulement des contenus signés par les journalistes : il y a le courrier et les commentaires des lecteurs, il y a de nombreuses tribunes d’experts, de personnalités engagées ou de citoyens en colère.

    Mieux, il y a les blogs hébergés par les médias numériques. Médiapart appelle cette partie participative de son site Le Club et la met particulièrement en valeur, jusqu’à découvrir plus de 600 faux billets de blogs, rattachés à plus de 100 profils factices. Chacun d’eux est une commande de l’agence Avisa partners pour le compte de grandes entreprises privées ou d’Etats étrangers.

    Extraits de l'entretien

    Qui est Avisa Partner ?

    Fabrice Arfi explique : « La société pour laquelle « Julien» travaillait est inconnue du grand public. C'est une entreprise, comme on dit pudiquement : « d'intelligence économique et de cyber sécurité », une « société privée de renseignements ». C’est l'une des plus réputées de la place de Paris. Elle travaille avec des institutions publiques comme Interpol, la Gendarmerie nationale, le ministère des Armées, mais aussi BNP Paribas… »

    Sonia Devillers précise la liste des entreprises : « La Société Générale, le Crédit Agricole, la Banque Palatine, Axa, CNP Assurances, Engie, EDF, Total, L'Oréal, LVMH, Chanel, Carrefour, Casino… »

    Fabrice Arfi poursuit : « À peu près tout le CAC 40, mais aussi des clients qui sentent un peu plus le soufre : des Etats étrangers dirigés par des autocrates et des dictateurs… »

    Sonia Devillers a des exemples : « Le Congo-Brazzaville, le Kazakhstan, le Qatar, le Tchad, la Société nationale pétrolière du Venezuela, pour du lobbying contre les sanctions américaines qui la vise, le géant russe de l'aluminium Rusal, la multinationale pharmaceutique et agrochimique Bayer pour du lobbying pour contrer l'activisme des anti-OGM…

    Son job ? La manipulation du débat

    Fabrice Arfi a pu étudier le rôle d’Avisa Partners avec des témoignages et des documents à l'appui. Il a constaté : « La manière dont elle a infiltré les plateformes participatives de sites français et étrangers pour créer de faux avatars, de faux profils, publier des billets de blog sous de fausses identités.

    Or, les lectrices et des lecteurs pensent lire l'opinion d'un citoyen indigné, d'une responsable d'ONG, d'un cadre dirigeant, d'une entreprise ou d'un chercheur ou d'une chercheuse aguerrie. Et il n'en est rien. C'est le produit d'une commande chèrement payée par des clients pour manipuler le débat public pour le compte de multinationales parfois, ou de dictatures souvent. C’est une énorme opération de manipulation et de trucage du débat public. »

    Pour les « articles » de « Julien » des méthodes douteuses

    Il travaillait sous différents pseudonymes. Les personnes qui lui commandaient les articles aussi. Il ne savait pas où ses articles étaient publiés. Parmi ses commanditaires il y avait une société implantée en France, puis ensuite, une société implantée en Slovaquie, à Bratislava. Nous sommes allés voir : il n'y a rien, il n'y a pas de société, c'est juste une boîte dans une HLM à Bratislava. »

    A la tête de cette société : Arnaud Dassier et Matthieu Creux, deux « fils de»

    Arnaud Dassier, est le fils de Jean-Claude Dassier une des grandes figures de l'info à TF1. Fabrice Arfi précise : « Oui, une grande figure de l'info à TF1, puis du foot français à l'Olympique de Marseille. Matthieu Creux, est le fils d'un ancien patron du renseignement militaire. Le général Creux est quelqu'un d'extrêmement respecté et respectable sur la place de Paris. Arnaud Dassier et Matthieu Creux ne cessent de racheter les principaux acteurs du secteur. Elle valorise son activité à près de 150 millions d'euros. C'est une énorme machine d'intelligence économique.

    Avisa partner a essayé de s'offrir une forme de respectabilité vis-à-vis de l'extérieur. Pour cela, elle s’est associée à de très grands noms de la diplomatie française, des services de renseignements français, ou de la politique française.
    L'actuelle porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, a fait partie dans le passé des dirigeants, d’Avisa partner. Ce n’est plus le cas. L'ancienne plume d'Emmanuel Macron, Sylvain Fort, a été associé à Avisa partner. L'ancien numéro deux du Quai d'Orsay, l'ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères sous Jean-Yves Le Drian, l'ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne, était le président du comité d'éthique d’Avisa partners. Il vient de le quitter aussi pour des questions de temps, nous dit-il officiellement. Mais je peux aussi citer l'ancien chef des services secrets intérieurs, Patrick Calvar, dont le nom est associé à Avisa, précisément parce qu'il connaissait le père. »

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