
Envoyé par
AoCannaille
L'objectif du tiquet restau, outre de renforcer la consommation au restaurant et donc l'emploi en France, est de défiscaliser une partie de ton revenu, que l'on considère comme des frais.
Si l'entreprise te paye 100€ brut pour tes tiquets restau, et tu as 100€ NET a dépenser.
Pour éviter que cet argent défiscalisé soit utilisé autrement que cette destination, il y a ce système de tiquet, et maintenant de carte restaurant.
C'est justement une niche fiscale contrôlable et contrôlée, avec des effets mesurables facilement, qui bénéficie au plus grand nombre et ce manque de recette ne peut être utilisé que en France. En somme, l'état, en se privant de quelques euros d'impôt sur le revenu, dynamise beaucoup plus réellement et concrètement le secteur de la restauration que beaucoup beaucoup beaucoup d'autres aides aux entreprises.
Même chose pour les chèques vacances : L'état défiscalise un avantage social et en contrepartie contraint une consommation en France. L'Etat redirige donc la consommation des particulier vers le tourisme local. Et si des chèques vacances permettent à certains de partir en vacances en France et pas à l'étranger, c'est toujours des euros qui restent localement et font marcher le coefficient multiplicateur de Keynes.
A noter que contrairement aux tiquets restau qui sont imposés aux employés, ce qui pourrait être débattu comme une perte de liberté financière sur quoi faire de son argent, à la limite de l'infantilisation, j'en conviens, les chèques vacances sont à l'initiative de l'employé. S'il veut faire autre chose avec son pognon, il peut toujours. En cela, les chèques vacances sont inattaquables.
En bref, ces deux systèmes sont la définition de niches fiscales réussies : Elles ont un objectif, des moyens de mesurer leur efficacité, et elles sont efficace.
Tout le contraire du CICE par exemple dont l'objectif "créer de l'emploi" est vague, les moyens de mesurer l'efficacité quasi inexistant (dur de mesurer le vide en même temps) et aucune contrepartie vis à vis de la non efficacité.
Selon moi, on peut critiquer les tiquets restaus, un peu moins les chèques vacances, mais on ne peut objectivement pas affirmer que ce sont ces niches fiscales là qu'on doit raboter en priorité...
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