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De multiples États membres de l'union européenne font usage de logiciels espions à des fins politiques


Sujet :

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  1. #61
    Membre éclairé Avatar de Christian_B
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    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Après le scandale, NSO Group est à l'agonie financièrement et en passe d'être racheté par des anciens de l'armée américaine. source lesechos.fr
    Des anciens ? Bizarre. Sans doute façon déguisée pour l'armée américaine (i.e. la NSA) de renforcer encore son contrôle.
    Autre question : pourquoi Israël lâcherait-il un organisme sans doute très lié au gouvernement israélien, vu son activité. Tractations, pressions "amicales" ? Mystère.
    Linux Mint 20.3 Mate 1.26.
    1984 est passé, les émules de Big Brother nous surveillent.

  2. #62
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    Par défaut smartphone = mouchard
    ce qui est etonnant c est pas que l iphone se fasse trouer mais que des gens pensaient le contraire. Quant on ne veut pas se faire espionner on se balade pas avec un appareil doté d un micro, d une camera (mais aussi d un GPS ou d accelerometre) et qui peut transmettre tout ca a distance (et qui le fait a google ou apple selon l OS. et a facebook pour la plupart d entre eux)

    C est atterrant que des gens ne soient pas capable de se passer de leur doudou electronique alors qu ils ont des activités qui en font des cibles.
    Meme un dealer sait que son telephone peut etre surveillé et qu il est a usage unique (1 telephone = un interlocuteur)

  3. #63
    Membre expérimenté Avatar de denisys
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    Citation Envoyé par cdubet Voir le message
    .... Quant on ne veut pas se faire espionner on se balade pas avec un appareil doté d un micro, d une camera...
    Le mieux…
    Si on ne veut pas se faire espionner, via son Smartphone..
    C’est de ne pas avoir, de Smartphone !!!
    Ne pas savoir n’est pas une faute si l’on cherche à combler ses lacunes.

    "Il n'y a pas d'obstacles infranchissables , il y a des volontés plus ou moins énergiques voilà tous" Jules Vernes

  4. #64
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    Par défaut Apple
    Je suis de plus en plus agacé par la politique commerciale d'Apple, mais pour une fois, je crois qu'on peut compter sur Apple pour mettre en oeuvre ses (très grands) moyens pour lutter contre ce problème.
    On se souvient de la publicité faite il y a quelques années concernant la sécurité des iPhones :
    https://securite.developpez.com/actu...uveau-souffle/
    Qu'on peut résumer à : Apple plus fort que le FBI ou la NSA.
    Bon argument marketing.
    IL serait étonnant qu'Apple ne réussisse pas à faire passer le message: après "Apple plus fort que NSA"
    "Apple plus fort que NSO"

  5. #65
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    Citation Envoyé par denisys Voir le message
    C’est de ne pas avoir, de Smartphone !!!
    C'est compliqué aujourd'hui.
    Pour valider un achat sur internet il faut une application, pour montrer son pass sanitaire il faut une application.
    Keith Flint 1969 - 2019

  6. #66
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    Si on ne veut pas se faire espionner, via son Smartphone..
    C’est de ne pas avoir, de Smartphone !!!
    Bientôt, ne pas avoir/utiliser un smartphone fera de toi un suspect.
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  7. #67
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    Par défaut Des documents internes révèlent à quel point le FBI était proche de déployer le logiciel espion Pegasus
    Des documents internes révèlent à quel point le FBI était proche de déployer le logiciel espion Pegasus
    l'agence affirme qu'elle voulait l'utiliser "à des fins de recherche et de développement"

    Le FBI aurait envisagé d'utiliser le logiciel espion Pegasus, développé par la société israélienne de cybersécurité NSO Group, "dans le cadre d'enquêtes criminelles". Des documents internes ont révélé que le projet était à un stade avancé et que l'agence avait élaboré des directives pour les procureurs fédéraux détaillant la façon dont l'utilisation de Pegasus par le FBI devrait être divulguée lors des procès. Mais le projet semble avoir finalement été abandonné. Le directeur du FBI, Chris Wray, a récemment déclaré au Congrès que l'agence avait acheté une licence pour le logiciel à des fins de test.

    NSO affirme que son logiciel espion Pegasus est destiné à collecter des données à partir des appareils mobiles de personnes spécifiques, soupçonnées d'être impliquées dans des activités criminelles graves et terroristes. La société israélienne ajoute que Pegasus des capacités étendues : le logiciel espion peut être installé à distance sur un smartphone sans nécessiter aucune action de la part du propriétaire. Une fois installé, il permet aux clients de prendre le contrôle total de l'appareil, notamment en accédant aux messages des applications de messagerie chiffrée comme WhatsApp et Signal, et en activant le microphone et la caméra.

    NSO précise également qu'il vend son logiciel espion exclusivement aux clients gouvernementaux. Cependant, contrairement à ce que NSO prétend depuis de nombreuses années, Forbidden Stories, une association de journalisme à but non lucratif basée à Paris, a révélé au cours de l'année dernière que ce logiciel espion a été largement utilisé à mauvais escient. Pegasus aurait été utilisé pour pirater et surveiller les téléphones appartenant à des journalistes, des militants, des chefs d'entreprise et des deux femmes les plus proches du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné fin 2018 au consulat d'Arabie saoudite en Turquie.

    Nom : sudouest-photo-1-30645138.jpg
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    Mais même après le scandale suscité en juillet 2021 par l'utilisation "incontrôlée" de Pegasus, le FBI envisageait toujours de déployer le logiciel espion "à des fins de recherche et de développement et pour surveiller les criminels". En effet, lors d'une session à huis clos avec les législateurs en décembre 2021, il a été demandé au directeur du FBI si le bureau avait déjà acheté et utilisé Pegasus. Wray a reconnu que l'agence fédérale avait bien acheté une licence pour Pegasus, mais uniquement pour la recherche et le développement. « Pour être capable de comprendre comment les méchants pourraient l'utiliser, par exemple », a-t-il déclaré.

    Mais des dizaines de documents internes du FBI et des dossiers judiciaires racontent une histoire différente. Les documents, produits en réponse à un procès intenté par le New York Times contre le FBI en vertu de la loi sur la liberté d'information, montrent que les responsables du FBI ont fait pression à la fin de 2020 et au premier semestre de 2021 pour déployer les outils de piratage - fabriqués par la société israélienne de logiciels espions NSO - dans ses propres enquêtes criminelles. Les responsables auraient élaboré des plans avancés pour informer la direction du FBI et auraient rédigé des directives à l'endroit des procureurs fédéraux.

    Ces directives informent sur la manière dont l'utilisation des outils de piratage par le FBI devrait être divulguée au cours des procédures pénales. L'on ignore comment l'agence envisageait d'utiliser Pegasus. L'on ignore également s'il était question de pirater les téléphones de citoyens américains, d'étrangers ou des deux. Selon les documents du procès, le FBI a finalement décidé de ne pas déployer Pegasus dans le cadre d'enquêtes criminelles en juillet 2021. En janvier, il a été révélé que des responsables du FBI avaient également testé l'outil Phantom de NSO, une version de Pegasus capable de pirater des téléphones portant des numéros américains.

    Toutefois, malgré la décision du FBI de ne pas utiliser Pegasus, les documents judiciaires indiquent que le bureau reste intéressé par l'utilisation potentielle du logiciel espion dans de futures enquêtes. « Le fait que le FBI ait finalement décidé de ne pas déployer l'outil à l'appui d'enquêtes criminelles ne signifie pas qu'il ne testerait pas, n'évaluerait pas et ne déploierait pas potentiellement d'autres outils similaires permettant d'accéder aux communications cryptées utilisées par les criminels », peut-on lire dans un mémoire juridique présenté au nom du FBI à la fin du mois dernier. Ce qui n'est pas conforme au témoignage de Wray.

    Selon une transcription de l'audience qui a été récemment déclassifiée, le sénateur Ron Wyden, démocrate de l'Oregon, qui avait interrogé Wray en décembre dernier, a déclaré qu'"il est totalement inacceptable que le directeur du FBI fasse un témoignage trompeur sur l'acquisition par le bureau de puissants outils de piratage et qu'il attende ensuite des mois pour donner l'heure juste au Congrès et au peuple américain". Le sénateur a ajouté : « le FBI doit également aux Américains une explication claire quant à savoir si l'utilisation opérationnelle future des outils de NSO Group est toujours sur la table ».

    Cependant, un porte-parole du FBI a déclaré que "le témoignage du directeur était exact lorsqu'il a été donné et reste vrai aujourd'hui - il n'y a eu aucune utilisation opérationnelle du produit de NSO pour soutenir une quelconque enquête du FBI". Un haut fonctionnaire du FBI a ajouté qu'en plus du témoignage public et confidentiel de Wray, les responsables de l'agence ont également donné des informations confidentielles sur la question aux membres du Congrès et à leurs équipes. Pour l'heure, les raisons précises pour lesquelles l'agence a choisi de ne pas poursuivre le déploiement de Pegasus restent un mystère.

    Mais de hauts responsables américains ont déclaré que c'était en grande partie à cause de la publicité négative croissante sur la façon dont l'outil avait été utilisé par les gouvernements du monde entier. De nombreux gouvernements, tant autocratiques que démocratiques, ont acheté et déployé Pegasus ces dernières années. Il a été utilisé par la police et les services de renseignement pour pirater les téléphones des trafiquants de drogue et les terroristes, mais des gouvernements comme le Mexique, la Hongrie et l'Inde l'avaient déployé contre des dissidents politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme.

    Le témoignage à huis clos de Wray est intervenu quelques semaines seulement après que l'administration Biden a placé, en novembre dernier, NSO et une autre société israélienne de piratage sur une liste noire du ministère américain du Commerce, empêchant ainsi les entreprises américaines de leur vendre des technologies sans l'autorisation du gouvernement américain. Au Capitole, le Congrès travaille sur un projet de loi bipartisan qui interdirait aux agences gouvernementales d'utiliser des logiciels espions commerciaux étrangers tels que Pegasus. Le FBI aurait acheté une licence pour Pegasus en 2018.

    Et, au cours des deux années suivantes, aurait testé le logiciel espion dans une installation secrète du New Jersey. Selon les documents, depuis que l'agence a acheté l'outil pour la première fois, il aurait versé environ 5 millions de dollars à NSO. Récemment, les responsables du FBI, dont le directeur Wray, seraient allés plus loin que lors de la réunion à huis clos avec les sénateurs en décembre dernier. Ils auraient reconnu que le FBI avait envisagé de déployer Pegasus, tout en soulignant que l'objectif principal du FBI était de le tester et de l'évaluer afin de déterminer comment les adversaires pourraient l'utiliser.

    Lors d'une audition au Congrès en mars, Wray a déclaré : « l'agence a acheté une "licence limitée" pour le test et l'évaluation dans le cadre de nos responsabilités de routine pour évaluer les technologies qui existent, pas seulement du point de vue de la possibilité de les utiliser un jour légalement, mais aussi, plus important, quels sont les problèmes de sécurité soulevés par ces produits. Donc, très différent d'une utilisation pour enquêter sur qui que ce soit ». Une lettre adressée en juin par le FBI à Wyden va dans le même sens, indiquant que l'agence a acheté une licence pour explorer l'utilisation légale potentielle future du produit NSO.

    La lettre poursuivait : « après avoir testé et évalué le produit, le FBI a choisi de ne pas l'utiliser de manière opérationnelle dans le cadre d'une quelconque enquête ». Les documents internes du FBI et les mémoires juridiques présentés au nom de l'agence donnent l'image la plus complète à ce jour de l'intérêt de l'agence pour le déploiement de Pegasus. Bien que fortement expurgés, les documents internes montrent que, de la fin 2020 à l'été 2021, le FBI a manifesté un intérêt croissant pour l'utilisation potentielle de Pegasus afin de pirater les téléphones des cibles du FBI dans le cadre d'enquêtes criminelles.

    En septembre et octobre 2020, après que le FBI a testé le produit, les responsables ont mis en place des présentations PowerPoint qui comprenaient "des discussions détaillées sur les risques ou les avantages potentiels de l'utilisation de Pegasus" et "des propositions d'étapes spécifiques que le FBI ou le département américain de la Justice (DOJ) devrait prendre avant de prendre une décision sur l'opportunité de l'utiliser". Le 29 mars 2021, la division des enquêtes criminelles du bureau a diffusé un mémorandum de 25 pages qui documentait les recommandations de la division soutenant l'utilisation de Pegasus "sous certaines conditions spécifiques".

    Quelques jours plus tard, la même division a proposé des lignes directrices pour les avocats du gouvernement à travers le pays qui poursuivent des affaires intentées par le FBI sur "la façon dont l'utilisation de l'outil pourrait être abordée de manière appropriée dans la découverte criminelle". Puis, en mai de l'année dernière, la division des enquêtes criminelles du FBI a préparé un document sur l'utilisation potentielle de Pegasus pour un briefing quotidien de Wray. Les documents expurgés n'indiquent pas clairement que les informations sur Pegasus ont finalement été incluses dans son briefing ni quel était le point de vue de Wray sur la question.

    Sources : Documents internes du FBI (PDF), Transcription de l'audition du directeur du FBI en décembre 2021 (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi

    Le "projet Pegasus" : de nombreux États utiliseraient un logiciel espion pour cibler leurs concitoyens, des hommes politiques et des journalistes auraient été espionnés dans au moins 50 pays

    NSO Group affirme que plus de cinq États de l'Union européenne utilisent son logiciel espion Pegasus, l'entreprise compterait un peu moins de 50 clients dans le monde

    « Projet Pegasus » : Amazon débranche les serveurs de l'entreprise de surveillance NSO Group, alors que l'enquête continue sur le rôle joué par la société dans la surveillance de milliers de personnes

    Pegasus, l'un des logiciels espions les plus sophistiqués a été détecté sur Android, Google recommande cinq conseils de base pour s'en prémunir
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  8. #68
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    Je doute très fortement que ce logiciel ne soit pas déjà déployé ...

  9. #69
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    Par défaut De multiples États membres de l'union européenne font usage de logiciels espions à des fins politiques
    De multiples États membres de l'union européenne font usage de logiciels espions sur leurs citoyens à des fins politiques
    Et même des systèmes embarqués espions conçus pour des régimes autoritaires

    De nombreux gouvernements européens utilisent des outils de surveillance avancés pour espionner leur propre population, selon un nouveau rapport du Parlement européen. "Les États membres de l'UE ont utilisé des logiciels espions sur leurs citoyens à des fins politiques et pour couvrir la corruption et les activités criminelles", peut-on lire dans le rapport. "Certains sont allés encore plus loin et ont intégré des logiciels espions dans un système délibérément conçu pour un régime autoritaire."

    Le Parlement européen a lancé cette enquête après la publication, en 2021, du projet Pegasus, une enquête sur les logiciels espions menée par 16 médias du monde entier. Les journalistes ont découvert que les gouvernements avaient ciblé plus de 50 000 numéros de téléphone dans le monde entier en utilisant l'outil de surveillance Pegasus, fabriqué par la société israélienne NSO Group. Parmi les personnes figurant sur la liste figurent des rédacteurs et des reporters de CNN, du New York Times, de Reuters et de France 24, ainsi que des militants des droits de l'homme, des avocats et des proches de Jamal Khashoggi, le journaliste que le gouvernement saoudien a assassiné en 2018. Le rapport indique clairement que, bien que nous entendions le plus souvent parler de l'utilisation de cette technologie par des gouvernements autoritaires comme la Chine et l'Iran, les démocraties se livrent également à des abus en matière de logiciels espions. Pour mettre fin aux méfaits de la surveillance dans le monde, il faut affronter cette réalité et pousser les démocraties à respecter une norme de comportement plus élevée.

    Les logiciels espions permettent de suivre et d'extraire secrètement des informations d'un appareil. Une fois que le logiciel a accès au téléphone ou à l'ordinateur d'une cible, la personne qui l'a installé peut extraire les textes et les courriels, télécharger toutes les photos de l'appareil, et même suivre la localisation GPS de l'appareil. Les personnes maltraitantes ont utilisé des logiciels espions - souvent appelés "logiciels de harcèlement" dans ce contexte - pour surveiller, tourmenter et même blesser physiquement d'autres personnes, y compris leurs partenaires intimes actuels et anciens. (Fait inquiétant, 1 Américain sur 10 admet avoir installé un logiciel de harcèlement sur l'appareil de son partenaire ou de son ex, selon un sondage NortonLifeLock de 2020). Les gouvernements utilisent également des logiciels espions, surveillant silencieusement leurs cibles à des fins d'application de la loi, de renseignement et/ou de répression.


    Pegasus, qui est le principal objet du rapport européen, permet aux utilisateurs de siphonner discrètement les mots de passe, les listes de contacts, les événements du calendrier, les messages texte, les appels vocaux en direct et d'autres données du téléphone d'une cible. Il permet même à l'opérateur du logiciel d'activer la caméra et le microphone du téléphone pour observer la personne et son environnement. Pegasus peut tirer parti d'exploits "zéro-clic" pour installer le logiciel malveillant sans aucune interaction avec l'utilisateur, ce qui rend pratiquement impossible pour l'utilisateur moyen de savoir qu'il est surveillé.

    NSO Group, la société israélienne qui fabrique Pegasus, est notoirement peu soucieuse des droits de l'homme. Le Citizen Lab de l'Université de Toronto a publié de nombreuses enquêtes révélant l'utilisation de Pegasus par des gouvernements répressifs dans le monde entier, ciblant un défenseur des droits de l'homme des Émirats arabes unis, un activiste saoudien et bien d'autres ; des partisans de la taxe sur les sodas au Mexique ont même été ciblés par ce qui aurait pu être un acteur commercial. Les membres du Parlement européen avaient donc de nombreuses raisons de s'inquiéter lorsque le projet Pegasus 2021 a mis en lumière le ciblage de citoyens européens.

    Alors que l'on pourrait imaginer des cas d'utilisation légitimes de logiciels espions - comme le ciblage de fonctionnaires étrangers à des fins d'espionnage traditionnel, soigneusement contrôlé et supervisé - les activités détaillées dans le rapport du Parlement européen mettent en évidence une surveillance antidémocratique conçue pour réprimer l'expression et la concurrence politique. Le rapport révèle que des responsables polonais ont acheté Pegasus en 2017, en partie grâce à des fonds destinés aux victimes de crimes, avant de cibler de nombreuses personnalités de l'opposition avec le logiciel espion. Le gouvernement hongrois a acheté Pegasus en 2017 après avoir rencontré le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki et l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Bien qu'elles affirment qu'il a été utilisé pour des raisons de sécurité purement nationale, les autorités hongroises ont ciblé plus de 300 personnes, des avocats aux journalistes en passant par des propriétaires d'entreprises très en vue, des militants et un politicien de l'opposition, selon le rapport.

    La liste est longue : le personnel de sécurité en Grèce a acheté un logiciel espion appelé Predator, qui proviendrait de l'entreprise Cytrox de Macédoine du Nord, et l'a utilisé contre des personnalités politiques au niveau national. Les autorités chypriotes ont acquis des technologies de surveillance auprès de la société européenne Intellexa Alliance, qui semble chapeauter Cytrox, et auraient suivi illégalement plus de 9,5 millions d'appareils mobiles. Les autorités espagnoles semblent avoir ciblé des personnes en Catalogne avec Pegasus de NSO Group.

    Les gouvernements auraient pu acquérir ces technologies d'espionnage pour enquêter sur des menaces d'attaques extrémistes violentes ou poursuivre des infractions pénales réelles. Ils auraient également pu les utiliser pour ce qui ressemble à de l'espionnage traditionnel, pays par pays : Par exemple, les autorités marocaines auraient ciblé le premier ministre, le ministre de la défense et le ministre de l'intérieur espagnols en utilisant Pegasus. Au lieu de cela, le rapport indique que bon nombre de ces gouvernements européens ont discrètement acheté des logiciels espions dans le but précis de cibler les critiques et les opposants dans leur pays.

    Les enquêteurs n'ont pas mâché leurs mots : Les auteurs du rapport ont écrit que l'abus de logiciels espions "expose impitoyablement l'immaturité et la faiblesse de l'UE en tant qu'entité démocratique". Selon le rapport, le "marché intérieur et la libre circulation" de l'UE ont profité au commerce des logiciels espions, certains fournisseurs utilisant même l'expression "réglementé par l'UE" pour faire passer leurs activités de surveillance non réglementées pour un contrôle responsable, ce qui n'est certainement pas le cas. Même si certaines des conclusions du rapport avaient déjà été publiées, elles constituent un rappel fort et, pour certains, choquant. Les États-Unis et les pays européens ont beau parler de "techno-démocratie" et de l'importance de la vie privée, les gouvernements démocratiques abusent aussi des logiciels espions.

    Il existe une différence claire et considérable entre les abus en matière de logiciels espions et de surveillance dans les pays démocratiques et ceux de nombreuses autocraties. Le parlement russe, qui n'est qu'une simple chambre d'enregistrement pour le régime de Poutine, ne mènerait jamais de véritable enquête sur les abus de surveillance du gouvernement ; de même, il n'y a pas de monde dans lequel ce genre d'enquête de plusieurs centaines de pages sur les abus de la vie privée par l'État pourrait avoir lieu dans la Chine moderne. L'État de droit et l'existence de médias relativement indépendants, parmi de nombreux autres facteurs, offrent beaucoup plus d'espace pour les scandales et les réformes.

    Mais c'est exactement la raison pour laquelle le rapport de l'UE sur les abus des logiciels espions est un rappel essentiel. Certains gouvernements prétendument démocratiques utilisent des logiciels espions pour cibler des politiciens de l'opposition, des journalistes et d'autres personnes, sous le faux prétexte de lutter contre la criminalité ou de protéger la sécurité nationale. Cette pratique porte atteinte à la vie privée et à l'expression politique. Cela porte également atteinte aux messages des démocraties sur la lutte contre la surveillance autocratique. Et, ce faisant, certains de ces gouvernements contribuent à soutenir un marché des outils de surveillance et à payer, ici, une société largement connue pour vendre cette même technologie à des despotes. Le rapport fait l'éloge du gouvernement américain pour ses actions contre les logiciels espions - bien que les responsables américains puissent encore faire plus au niveau national et qu'ils devraient également accroître leurs efforts avec leurs partenaires en Europe et ailleurs pour s'assurer que ce type d'activités ne se produise pas.

    Il est extrêmement difficile de contrôler cette technologie, car les contrôles à l'exportation que les gouvernements appliquent aux biens matériels, comme les armes et les produits chimiques, ne s'appliquent pas de la même manière aux logiciels. Mais pour véritablement lutter pour la protection de la vie privée à l'ère moderne, les démocraties doivent également mettre de l'ordre dans leurs propres maisons.

    Source : rapport

    Et vous ?

    Les révélations de ce rapport sont-elles surprenantes au vu de l’existence de signalements d’acteurs comme Edward Snowden ?

    Voir aussi :

    Les États de l'UE s'engagent à créer des identifiants électroniques pour tous les résidents pour faciliter l'accès à des services publics et privés

    L'Estonie décide de suspendre 760 000 cartes d'identité numériques suite à la découverte d'une faille qui peut permettre le clonage d'identité

    Chine le pays lance un programme pilote de CNI numérique sur le réseau social WeChat qui pourra aussi servir de plateforme pour porter plainte

    Quel serait le prix moyen d'une nouvelle identité numérique*? Des chercheurs l'estiment à 1200 dollars après avoir parcouru le Dark Web
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  10. #70
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    Bonsoir

    Des documents internes révèlent à quel point le FBI était proche de déployer le logiciel espion Pegasus l'agence affirme qu'elle voulait l'utiliser "à des fins de recherche et de développement"

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Au titre de l'article, on voit que le FBI aime prendre la population et la quidam moyen pour des billes .

    C'est de notoriété public que le FBI et consort (NSA, CIA , DEA ... ) sont au même titre que facebook et j'en passe "acheteur" de data à des brokkers.

    Suffit de balancer ensuite une ou deux applis vérolées sur des market apps ... Et hop il est ainsi possible de lancer une app / appli incognito qui sera téléchargée.

    De toutes les façons dés qu'on dit quelque chose , ou l'on ne va pas dans leur sens on est suspicieux .

    De multiples États membres de l'union européenne font usage de logiciels espions sur leurs citoyens à des fins politiques et même des systèmes embarqués espions conçus pour des régimes autoritaires

    Les révélations de ce rapport sont-elles surprenantes au vu de l’existence de signalements d’acteurs comme Edward Snowden ?
    Absolument pas . Juste que Edward Snowden a fait prendre conscience de la supercherie (et merci à lui !) car combien auraient osé se sacrifier pour qu'on ait de telles révélations ?

  12. #72
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    Est-il réellement étonnant ce manque d'insouciance de la part des Gouvernants, notamment des pays dits devéloppés. Leur souci permanent demeure de vouloir gouverner le monde indéfiniment. Et cela ne passe pas sans la surveillance de plus en plus accrue de ceux qui luttent pour les libertés de tous. Peut-être que l'on vient de découvrir Pegasus, sinon, de tels logiciels ont existé depuis longtemps sous le label de lutte contre l'insécurité. Donc, c'est dire que le monde moderne a peu de souci de l'être humain. Ce sont seulement les intérêts qui comptent.

  13. #73
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    C’est tellement tentant

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