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  1. #801
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    Je ne connais pas le sujet et j'ai sans doute une position très naïve, mais j'ai l'impression qu'ils se sont tirés tous seuls une balle dans le pied.
    "Si" les acteurs de la presse française s'étaient mis d'accord pour tous refuser l'accès à leurs articles à google, je suppose qu'ils auraient récupéré leur audience vu que les gens seraient obligés d'aller sur leurs sites pour lire.
    Si ta théorie était vrais c'est ce qu'ils aurais fait ne t'en fait pas
    Le truc c'est que Google Actualité permet de voir des centaines d'article de dizaines de site d'information différent. Traitant de sujet divers et traitant du même sujet de manière différente. En bref, les gens vont sur plusieurs site différent pour rechercher les informations qui les intéressent. Sans ça les gens n'irons plus que sur le ou les sites d'information sur lesquels ils sont déjà.
    De là, les sites d'information ne pourrons que voir leur trafic diminuer puisqu'il perdrons en visibilité. Il faut bien comprendre que les visites de random (personne non connecté) représente plus de la moitié des visites sur les sites d'information.

  2. #802
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par Edrixal Voir le message
    Le truc c'est que Google Actualité permet de voir des centaines d'article de dizaines de site d'information différent.
    De ce que je vois, Google Actualité n'affiche que les titres des articles. En cliquant dessus, on est redirigé vers le site du journal.
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

    Mon ancienne page perso : https://neckara.developpez.com/

  3. #803
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par tanaka59 Voir le message
    Tous les médias ne sont pas systématiquement de gauche. Il y en a de droite Altice-BFM (droite) , RTL Group-M6 (centriste) , Bouguyes-TF1 (droite) , Le Figaro (droite) , Le Monde (centriste) ...
    Pour RTL-M6, si on considère Macron comme centriste, ok. Mais, pour ma part, Macron c'est la droite dure, et M6-RTL c'est Macroniste jusqu'au bout des ongles. Et on peut rajouter France-Télévision dans ce lot : macroniste à donf !
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
    Au nom du fric, on baisse son froc...

  4. #804
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    De ce que je vois, Google Actualité n'affiche que les titres des articles. En cliquant dessus, on est redirigé vers le site du journal.
    Voir et lire sont deux choses différentes. 'fin j'vais pas écrire 400 lignes pour préciser tout ça...

  5. #805
    Membre émérite
    Bonsoir,

    Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
    Pour RTL-M6, si on considère Macron comme centriste, ok. Mais, pour ma part, Macron c'est la droite dure, et M6-RTL c'est Macroniste jusqu'au bout des ongles. Et on peut rajouter France-Télévision dans ce lot : macroniste à donf !
    France-Télévision et Radio France sont plutôt a gauche

  6. #806
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par tanaka59 Voir le message
    Bonsoir,
    France-Télévision et Radio France sont plutôt a gauche
    Heu ! T'as écouté des émissions genre CAVOUS ou CPolitique sur la 5 ? C'est de la pure propagande macroniste. Alors, à moins de croire encore que Macron est à gauche...
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
    Au nom du fric, on baisse son froc...

  7. #807
    Membre extrêmement actif
    Je pense que vous n'avez pas la même définition de "gauche".
    Il y a des gens qui pensent que le sociétal c'est de gauche, alors qu'être pro migrants, pro féministe hardcore, ou pro LGBT ce n'est pas du tout être de gauche.

    En parlant de presse :
    Reworld : «Le but est de virer le plus de journalistes possible»
    Dans le monde du journalisme français, Reworld Media et ses deux patrons, Pascal Chevalier et Gautier Normand (sollicités par Libé, ils n’ont pas répondu), ont une réputation affreuse. Celle de racheter des titres de presse au rabais, de les vider de leurs journalistes, de les remplir de jeunes et malléables «chargés de contenus» payés au lance-pierre ou de sous-traiter à des agences externes, et surtout de confondre articles de presse et textes promotionnels vendus à bas coût à des annonceurs peu scrupuleux. Le tout, sous le vernis de la «digitalisation» réclamée par l’époque (lire Libération du 12 octobre 2018). Bref, Reworld fait son beurre en capitalisant sur l’image et l’audience des magazines installés qu’il rachète à vil prix, sans souci de la qualité éditoriale, ni de la rigueur journalistique de base. Propriétaire de longue date de Marie France, Be ou encore Maison & Travaux, la boîte est devenue le plus gros groupe de presse magazine français avec l’acquisition de Mondadori France pour 70 millions d’euros. Une paille pour un ensemble qui a dégagé 140 millions d’euros de chiffre d’affaires et 11 millions d’excédent brut d’exploitation au premier semestre 2019.
    La qualité des magasines ne risque pas de s'améliorer ^^
    Keith Flint 1969 - 2019

  8. #808
    Chroniqueur Actualités

    Droit voisin : la presse porte plainte officiellement contre Google devant l'Autorité à la concurrence
    Droit voisin : la presse française porte plainte officiellement contre Google devant l'Autorité à la concurrence,
    espérant forcer le moteur de recherche à proposer une offre tarifaire pour la reprise des contenus

    Publiée fin juillet et transposant une directive européenne, la loi française créant « un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse » impose à l’ensemble des plateformes, réseaux sociaux et autres sites internet de verser une rémunération juste aux médias dont ils utilisent les articles et dont ils tirent d’importants revenus.

    Néanmoins, Google a décidé de ne pas procéder au paiement pour l’affichage d’extraits d'articles, photos et vidéos en Hexagone. En fait, la plateforme ne reprendra plus ces contenus sans l'accord des agences de presse et éditeurs de presse. L'entreprise américaine demande aux éditeurs de renoncer à une rémunération s'ils souhaitent que leurs contenus demeurent visibles sur le moteur de recherche (titre, chapeau, photo, extrait vidéo). Aucun grand média n'a refusé, de peur de voir son audience s'effondrer ; s'ils l'avaient fait, leur contenu aurait été réduit à la portion congrue : un lien et un titre, pas plus.

    Fin septembre, le gouvernement a appelé à « une véritable négociation globale » entre Google et les agences et éditeurs de presse, jugeant « pas admissible » que le géant américain tente d’échapper aux dispositions de la nouvelle loi française sur les droits d’auteur en modifiant l’affichage des contenus d’actualité.

    Le ministre de la Culture Franck Riester, qui a reçu le vice-président de Google en charge de Google Actualités, Richard Gingras, a salué l’intention du géant américain de renforcer le contrôle des éditeurs sur le référencement de leurs contenus. « C’est un premier pas qui montre que la consécration d’un droit voisin permet de rééquilibrer le rapport de force », a-t-il souligné dans un communiqué.

    Il a en revanche jugé que la position de Google sur la rémunération n’était « évidemment pas acceptable », puisque l’objectif politique des textes français et européen est de « permettre un juste partage de la valeur produite, au bénéfice des plateformes, par les contenus de presse ». « La définition unilatérale des règles du jeu est contraire à la fois à l’esprit de la directive et à son texte », déclare le ministre dans son communiqué, en précisant qu’il compte aborder « très prochainement » le sujet avec ses homologues européens afin de « remédier à cette situation ».


    L'Alliance de la presse d’information générale (APIG) a annoncé, jeudi 24 octobre, qu'elle allait déposer une plainte auprès de l’Autorité de la concurrence pour dénoncer un abus de position dominante du leader mondial de la recherche en ligne, espérant ainsi forcer Google à négocier le droit voisin. Il faut dire que cette association n'est pas la seule à prendre cette initiative : le Syndicat des éditeurs de la presse magazine (SEPM) voulait en faire de même, tout comme la Fédération nationale de la presse d'information spécialisée (FNPS).

    Ce n'est que vendredi dernier que l’Alliance de la presse d'information générale et le Syndicat des éditeurs de la presse magazine ont ouvert une procédure devant l’Autorité de la concurrence. Elles ont été rejointes par l'AFP mercredi 20 novembre.

    Les plaignants demandent à l’Autorité de la concurrence de prendre des « mesures conservatoires » : ordonner à Google de proposer une offre tarifaire pour la reprise des contenus, désigner un expert de l’Autorité sous l’égide duquel la négociation se mènera, fixer un délai de négociation de trois mois et imposer que le prix s’applique de façon rétroactive à partir du 24 octobre, date d’entrée en vigueur de la loi.

    Rappelons que début octobre, l'Autorité de la Concurrence a également décidé de lancer une enquête « exploratoire » sur les nouvelles règles qu'allait alors appliquer Google pour la présentation des contenus de la presse française dans son moteur de recherche. Dans les pratiques de l'Autorité, la procédure « exploratoire » permet de recueillir des informations auprès des parties. Il est question ici de déterminer si l’idée que Google déploie de nouvelles règles pour éviter de rémunérer les éditeurs et agences de presse peut constituer une pratique anticoncurrentielle. Il ne s'agissait donc pas en l'état d'une procédure contentieuse, qui pourra être lancée ensuite si les informations recueillies le justifient.

    Source : AFP

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette situation ?
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  9. #809
    Inactif  
    J'ajoute que j'informe gratuitement en enquêtant dans ma ville, que c'est en plus exclusif puisque je cherche avec à expliquer les mouvements de la société, ce qui relève de l'économie et n'a été fait qu'une fois par Emmanuel Todd. Cela ne s'arrête pas là, je cherche des solutions et en fournit régulièrement publiquement et aux personnes susceptibles de les défendre, sachant que la solution dure longtemps tant qu'elle n'est pas utilisée. Du coup, Les médias ne servent qu'à constater si quelque chose se passe avec ce que je fais.

  10. #810
    Membre éclairé
    Si j'étais Google, je serais tenté d'annoncer le changement suivant « Il va falloir payer pour être référencé sur Google News. Car après tout ce service doit bien être financé. Ce n'est pas admissible que la presse profite d'un service gratuit ! »
    Raphchar.
    Prêtez une main et on vous arrachera un bras.

  11. #811
    Membre extrêmement actif
    La question reste toujours la même... Il ne me semble pas que la loi oblige Google à reprendre les articles de presse, donc s'ils ne veulent pas le faire, qu'est ce que la justice va trouver à y redire ?

  12. #812
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
    La question reste toujours la même... Il ne me semble pas que la loi oblige Google à reprendre les articles de presse, donc s'ils ne veulent pas le faire, qu'est ce que la justice va trouver à y redire ?
    Que Google contourne la lois en s'adaptant. Du coup ils cherchent à faire condamner Google pour délit d'adaptation !

  13. #813
    Membre émérite
    Citation Envoyé par raphchar Voir le message
    Si j'étais Google, je serais tenté d'annoncer le changement suivant « Il va falloir payer pour être référencé sur Google News. Car après tout ce service doit bien être financé. Ce n'est pas admissible que la presse profite d'un service gratuit ! »
    Mieux couper le service histoire de faire plonger les titres de presses ... Rien non plus n'oblige Google à continuer cette plateforme .

    Cela reviendrait à dire si une institution cesse d'exister on porte plainte car elle fait chuter notre chiffre d'affaire ? Charge aux medias se sortir les doigts du cul pour revoir leur modèle économique, vieux de 85 ans !

  14. #814
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Que pensez-vous de cette situation ?
    C'est toujours pareil, on ne comprend pas pourquoi Google devrait payer pour faire la promotion des sites d'informations.
    J'imagine qu'une grosse partie du trafic sur les sites comme Le Monde, Le Figaro, Le Parisien, Libération, France Info, LCI, etc, vient de Google.
    Ces sites devraient être content d'être référencé par Google et d’apparaître dans Google Actualité.

    Les sites ont compris qu'ils avaient plus besoin de Google, que Google avait besoin d'eux :
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    L'entreprise américaine demande aux éditeurs de renoncer à une rémunération s'ils souhaitent que leurs contenus demeurent visibles sur le moteur de recherche (titre, chapeau, photo, extrait vidéo). Aucun grand média n'a refusé, de peur de voir son audience s'effondrer ; s'ils l'avaient fait, leur contenu aurait été réduit à la portion congrue : un lien et un titre, pas plus.
    Là si j'ai bien compris Google a proposé :
    - soit je vous paie mais je n'affiche plus qu'un titre
    - soit je ne vous paie pas, mais j'affiche d'autres choses en plus du titre
    Les sites préfèrent que Google affiche des vignettes, des extraits, etc, parce que ça génère plus de trafic.

    Google devrait menacer de déréférencer l'ensemble des gros sites d'informations, comme ça ils ne pourront plus l'accuser de générer du profit grâce aux titres des articles de presse.
    Keith Flint 1969 - 2019

  15. #815
    Inactif  
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    C'est toujours pareil, on ne comprend pas pourquoi Google devrait payer pour faire la promotion des sites d'informations.
    Quand vous cherchez Roosevelt sur Google en ce moment vous tombez sur Théodore Roosevelt. D'ailleurs les adolescentes ne connaissent de nom que celui là.

    À ce niveau google n'est pas pour-les états-unis, puisque c'est Franklin Roosevelt qui défendit les États-Unis, pas Théodore Roosevelt.

    Donc quand on cherche sur l'histoire il est préferable d'aller directement sur wikipedia en français. Je comprends d'ailleurs que Google utiilse wikipedia en anglais pour référence, sachant qu'en version anglaise il est difficile de créer son wikibook parce qu'on efface les auteurs des wikibooks, pas en français au contraire.

  16. #816
    Membre habitué
    Et bis repetita
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    .....................
    Google devrait menacer de déréférencer l'ensemble des gros sites d'informations, comme ça ils ne pourront plus l'accuser de générer du profit grâce aux titres des articles de presse.
    Google l'a déjà fait il y a quelques années, ce qui prouve bien que nos organes de presse sont atteint d'amnésie.
    Cette amnésie semble être un mal bien français qui touche toutes les couches de la population ! Du "péquin moyen" au chef de l'état, la maladie est la même.

    Les éditeurs de presse, à l'époque, voulaient que Google lui verse des sous.
    La réponse de Google n'a pas traîné. Il n'indexait plus que le titre des articles de presse, sans rien d'autre que le titre.
    Résultats des courses, les pertes furent catastrophiques et les éditeurs ont rétropédalé puis demandé à être indexé de nouveau gratuitement.

    Ca va recommencer !
    Google va refaire ce qui avait si bien marché à l'époque et les éditeurs de presse retrouveront la mémoire...

    Et une petite punition pourrait être créée par le maître à bord, Google. Un mois de déréférencement, et boum ! Là, ils comprendraient qu'un service gratuit leur apporte un traffic gratuit énorme avec à la clé des achats.
    A force de pousser mémé dans les orties, Google va finir par en avoir ras le bol.

    En plus, rien n'oblige Google à référencer les médias "contestataires" qui veulent une pièce pour apparaître sur la SERP.
    Et même si c'était illégal, Google trouverait l'excuse d'une très mauvaise optimisation SEO pour ne pas indexer, vu que l'algorithme est secret...

  17. #817
    Expert éminent sénior
    Citation Envoyé par matthius Voir le message
    Quand vous cherchez Roosevelt sur Google en ce moment vous tombez sur Théodore Roosevelt. D'ailleurs les adolescentes ne connaissent de nom que celui là.
    Personnellement, je tombe sur Théodore seulement en deuxième position, et une fois en deuxième page, le reste, c'est tout des Franklin Roosevelt.
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

    Mon ancienne page perso : https://neckara.developpez.com/

  18. #818
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par matthius Voir le message
    Quand vous cherchez Roosevelt sur Google en ce moment vous tombez sur Théodore Roosevelt.
    Les résultats de recherche sont différents selon le profil, chez moi ça fait :
    1. Franklin Delano Roosevelt — Wikipédia
    2. Theodore Roosevelt — Wikipédia
    3. Franklin Delano Roosevelt (1882 - 1945) Président de guerre
    4. De quoi souffrait vraiment Franklin Delano Roosevelt?

    De toute façon je ne comprend pas bien le problème, si vous ne recherchez que la moitié de la référence c'est normal qu'on vous propose autre chose... Si vous voulez des infos sur Franklin Roosevelt il faut rechercher "Franklin Roosevelt".
    Après c'est compliqué de comprendre comment fonctionne exactement l'algorithme de Google, je pense qu'il met les sites les plus visités en avant, mais après il y a différentes exceptions, par exemple la version officielle est toujours mise en avant (Google rend moins visible ce qu'il pense être des fausses informations), il y a également les centres d’intérêts de l'utilisateur qui changent les résultats, si tu fais beaucoup de recherche sur "Theodore Roosevelt" en tapant "Roosevelt" Theodore va apparaître plus que Franklin.

    Citation Envoyé par alexetgus Voir le message
    Il n'indexait plus que le titre des articles de presse, sans rien d'autre que le titre.
    Dans Google actualité il n'y a que des titres, donc je ne vois pas pourquoi les journaux se plaignent.
    Quand on fait une recherche, il y a 2 lignes de texte en plus du titre.
    Keith Flint 1969 - 2019

  19. #819
    Chroniqueur Actualités

    Le Royaume-Uni n'appliquera pas l'article 13 de la loi européenne sur le droit d'auteur
    Le Royaume-Uni n'appliquera pas l'article 13 de la loi européenne sur le droit d'auteur,
    Mais cela ne veut pas dire que le pays n'appliquera pas des lois similaires plus tard

    La directive sur les droits d'auteur a été adoptée l’année dernière par le Parlement européen en mars. Les pays de l'UE ont ensuite dit oui à la réforme du droit d'auteur en avril. Mais, bien que la directive soit entrée en vigueur, les États membres de l'Union ont encore jusqu'en juin 2021 pour adopter les lois pertinentes dans leur propre pays. Toutefois, le gouvernement britannique n'adoptera pas la directive européenne controversée sur les droits d'auteur après son départ de l'UE le 31 janvier, bien que les politiciens disent qu'ils soutiennent toujours les "objectifs généraux" de la législation, a rapporté BBC.

    Le ministre britannique des Universités, des sciences, de la recherche et de l'innovation, Chris Skidmore, a confirmé que, bien que le Royaume-Uni soit l'un des 19 pays ayant initialement soutenu la loi, il ne l'appliquera pas après le Brexit, selon la BBC. La directive sur les droits d'auteur a été adoptée en septembre 2018 et exige que les entreprises de médias sociaux comme Facebook et YouTube soient responsables des contenus sous licence sur leurs plateformes respectives.


    La Directive Copyright harmonise le droit de la propriété intellectuelle dans les 27 pays membres de l’Union. Les points de controverse concernent surtout les articles 13 et 11 (maintenant rebaptisé article 17 et 15). Le premier porte sur la mise en place d’accords entre les plateformes comme YouTube et les ayants droit pour que ces derniers soient rémunérés lorsque leurs œuvres sont utilisées.

    Sans accord, la plateforme en question sera tenue responsable de la publication d’œuvres protégées. Autrement dit, la plateforme aura l’obligation de placer des filtres de contenu comme le content ID de YouTube, une mesure qui pourrait entraîner une censure généralisée des contenus publiés en ligne, selon les opposants à la réforme sur le droit d’auteur. Le filtre de téléchargement exigeant de certains sites qu'ils analysent le contenu téléchargé pour voir s'il viole les droits d'auteur.

    Le deuxième article controversé, en l’occurrence l’article 15, prévoit que tous ceux qui créent des liens et utilisent des extraits d'articles de presse devraient d'abord payer l'éditeur pour obtenir une licence. Ce droit, qu’on appelle communément droit voisin, prend effet pendant deux ans après la publication de l’article, une exception est toutefois faite pour les contenus ne dépassant pas quelques mots. Le texte permettrait donc de mettre un terme au « pillage » dont sont victimes les industries culturelles et les éditeurs de presse.

    Ces nouvelles obligations qui visent principalement les géants du web ont été vivement débattues dans le Parlement de Strasbourg. Les eurodéputés opposés à la directive ont remis en cause les articles controversés du texte. Des députés ont appelé à supprimer l’article 13 jugé comme étant déséquilibré et favorisant plus les ayants droit.

    Après un long et controversé passage dans les organes législatifs de l'UE, la directive a été modifiée pour tenter de rassurer les critiques. Des exemptions ont été ajoutées au filtre de téléchargement pour les contenus téléchargés pour "citation, critique, revue, caricature, parodie et pastiche" – une réponse aux critiques qui ont qualifié la loi d'"interdiction des mémés" –, et le filtre a également été limité aux organisations à but lucratif, ce qui signifie que des sites comme Wikipédia ne seront pas affectés.

    Les opposants, dont de grandes entreprises technologiques comme Google et Facebook, soutiennent que les concessions ne sont pas suffisantes et que la directive, telle qu'elle est appliquée pays par pays dans l'UE, finira par nuire aux internautes. Susan Wojcicki, directrice de YouTube, avait également averti à l’époque que les utilisateurs de l'UE pourraient être coupés de la plateforme vidéo. Mais les utilisateurs du Royaume-Uni, cependant, n'en feront pas partie.

    Le gouvernement britannique n'a pas l'intention de mettre en œuvre la directive

    En mars 2019, l'actuel Premier ministre avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Boris Johnson a tweeté que la loi sur les droits d'auteur est « terrible pour l'Internet » et qu'elle est « une loi européenne classique pour aider les riches et les puissants ». Même si l’analyse n'était pas forcément correcte, la législation européenne visant principalement plutôt les grands et riches "fournisseurs de services de partage de contenu en ligne" américains comme Facebook et Google.


    Alors qu'il répondait à une question parlementaire écrite, le ministre Chris Skidmore, a déclaré que le Royaume-Uni n'avait tout simplement pas le temps de mettre en œuvre la directive sur les droits d'auteur avant de quitter l'Union européenne.

    « [L]e Royaume-Uni ne sera pas tenu de mettre en œuvre la directive, et le gouvernement n'a pas l'intention de le faire », a-t-il déclaré. « Toute modification future du cadre britannique en matière de droit d'auteur sera examinée dans le cadre du processus habituel de politique intérieure », a ajouté M. Skidmore.

    Mais cela ne signifie pas pour autant que le Royaume-Uni n'appliquera pas des lois similaires plus tard. Lors d'un récent débat sur l'industrie de la musique, le ministre des Sports, des Médias et des Industries créatives, Nigel Adams, a indiqué que les détenteurs de droits d'auteur comme les labels de musique (qui soutiennent la directive, car elle leur donne plus de pouvoir sur les géants technologiques) pourraient influencer la politique à l'avenir.

    « Nous soutenons les objectifs généraux de la directive sur les droits d'auteur », a déclaré le ministre Adams, selon un rapport du Music Producers Guild, une organisation qui promeut et représente tous les individus dans les métiers de la production musicale et de l'enregistrement au Royaume-Uni. « Il est absolument impératif que nous fassions tout notre possible pour protéger nos brillants créateurs, ainsi que les consommateurs et les droits des utilisateurs qui consomment de la musique ».

    L’un des principaux bénéficiaires de la loi serait les grands éditeurs de musique. Google a mené une campagne acharnée contre les changements introduits par la loi, arguant qu'ils « nuiraient aux industries créatives et numériques européennes » et « changeraient le Web tel que nous le connaissons ».

    Malgré l'application en France de la nouvelle réforme européenne du droit d'auteur censée faire obligation aux plateformes en ligne et autres agrégateurs de rémunérer la reprise des contenus des éditeurs et agences de presse, Google a décidé en septembre dernier de ne pas payer ces derniers. Mais la plateforme a aussi décidé de ne plus reprendre ces contenus sans leur accord. Face à cette décision, l'Autorité de la concurrence a décidé en début octobre de lancer une enquête « exploratoire » sur les nouvelles règles que va appliquer Google pour la présentation des contenus de la presse française dans son moteur de recherche.

    Kathy Berry, avocate chez Linklaters, cabinet d'avocats britannique, a salué la position du gouvernement britannique sur la loi européenne, affirmant qu'elle « permettra au Royaume-Uni d'accepter des dispositions sur les droits d'auteur plus favorables à la technologie dans les accords de libre-échange avec d'autres pays ».


    Sources : BBC, Music Producers Guild

    Et vous ?

    Que pensez-vous de la position du gouvernement britannique par rapport à la directive sur le copyright ?
    Que se passera-t-il plus tard lorsque le Royaume-Uni voudra passer une telle loi à l’avenir ?

    Lire aussi

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  20. #820
    Expert éminent sénior
    Quoi ? Ils ne veulent pas appliquer les loi Européennes ???
    Ils ont qu'à quitter l'UE s'ils sont pas content !

    … oh wait…
    "Parce que le diable est dans les détails, une vision sans nuance ne peut prétendre à la compréhension du monde."

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