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    Par défaut Reconnaissance faciale : Facebook pourrait être condamné à une amende de plusieurs milliards de dollars

    USA : Facebook attaqué en recours collectif pour son système de reconnaissance faciale,
    l'entreprise n'aurait même pas prévenu les utilisateurs de la collecte d'informations

    Nimesh Patel, un utilisateur de Facebook résidant dans l’Illinois, a porté plainte en recours collectif contre le numéro un des réseaux sociaux, alléguant que l’utilisation de la société de la technologie de reconnaissance faciale viole une loi de l'Illinois adoptée en 2008. La BIPA (Biometric Information Privacy Act) définit les limites quant à la façon dont les entreprises peuvent stocker et utiliser les identificateurs biométriques des personnes, que la loi définit comme étant des empreintes digitales, des empreintes vocales, des analyses de la rétine ou de l'iris et des scans de géométrie de la main ou du visage. L’ouverture du procès est prévue pour le mois d’octobre et des poursuites similaires sont en cours dans l’Illinois contre Google et Snapchat.

    Notons que, dans les circonscriptions qu’elle établit, la BIPA n’évoque pas les réseaux sociaux, mais s’intéresse plutôt à une utilisation potentielle d’identités biométriques dans les transactions financières tout en rappelant que ces identifiants sont plus radicaux qu’un mot de passe ou un code PIN : si un client voit son identité biométrique volée, de nouvelles empreintes ou un nouveau visage ne sauront pas lui être attribués. Mais le recours collectif n’attaque pas les institutions financières, plutôt les entreprises technologiques.

    Pour Patel, lorsque Facebook collecte des informations sur lui cela est normal jusqu’à un certain niveau. Cependant, la plainte assure « qu’en fin de 2010, Facebook a commencé à mettre en œuvre sa fonctionnalité “suggestion de tag”, qui s’appuie sur un logiciel sophistiqué de reconnaissance faciale pour faire correspondre automatiquement des images avec des noms. Le logiciel de Facebook collecte, analyse et compare des marqueurs faciaux sur les photos téléchargées par l'utilisateur et enregistre ce que l'on appelle un “template de visage” dans une base de données Facebook. Lorsqu'un utilisateur télécharge une photo, la fonctionnalité suggestions de tag compare les visages de n'importe quel individu sur cette photo aux templates de visage dans la base de données de Facebook. S'il y a une correspondance, Facebook suggère que l'utilisateur “tag” la personne sur la photo avec le nom approprié ».


    La plainte assure qu’il s’agit d’une violation directe de la BIPA étant donné que Facebook collecte, enregistre et se sert des informations biométriques de ses utilisateurs (plus d’un milliard) sans même les en informer ou obtenir leur consentement. « Au lieu de cela, Facebook a annoncé qu'il allait collecter ces données seulement APRÈS avoir déjà commencé à le faire. De plus, Facebook n'a jamais reçu une communication écrite de ses membres autorisant la collecte, le stockage et l'utilisation de leurs informations biométriques. En effet, les membres de Facebook n’ont même pas l’opportunité de donner leur avis étant donné que Facebook a activé par défaut les suggestions de tag sur les comptes des utilisateurs ». Notons que le New York Times a indiqué que l’entreprise l’a fermé en Europe en 2012 à cause des problèmes relatifs à la vie privée.

    Sous BIPA, les entreprises privées sont tenues d’élaborer des politiques écrites indiquant combien de temps elles conserveront les informations biométriques des personnes et quand elles détruiront définitivement ces données. « D'une certaine manière, il s'agit d'une loi modeste », a estimé Claire Gartland, avocate qui travaille sur les questions de confidentialité des consommateurs à EPIC, Electronic Privacy Information Center. « Il suffit d'un avertissement au consommateur ».
    En maintenant une base de données des templates de visages des utilisateurs sans pour autant avoir une politique écrite mise en place, la plainte estime que Facebook a violé la loi. Un porte-parole de Facebook a refusé de répondre aux questions sur cette plainte, mais a expliqué que les utilisateurs peuvent facilement désactiver cette fonctionnalité de leurs comptes.

    Fin de 2015, Facebook a déposé une motion d’annulation en se basant sur son interprétation de la liste des identificateurs biométriques du BIPA, qui inclut des scans du visage et de ses géométries, mais exclut explicitement les photographies et les descriptions physiques. Facebook a fait valoir que la loi se réfère uniquement aux scanners qui créent des enregistrements biométriques basés sur le visage physique. Mais la cour a estimé que l'argument de Facebook était « peu convaincant » , affirmant que la loi était destinée à traiter toutes les technologies biométriques émergentes. La cour a donc rejeté la motion de Facebook. Si Facebook perd, l’entreprise pourrait être forcée à payer des dommages et intérêts à des millions d'utilisateurs de l'Illinois et de changer ses politiques dans cet État voire sur l’ensemble des États-Unis.


    Anil Jain

    Anil Jain, un professeur de sciences informatiques dans l’université du Michigan, pense que la cour pourrait chercher à savoir si Facebook s’est servi de l’approche conventionnelle des logiciels de correspondance. De tels systèmes conçoivent et stockent des templates de visage basés sur des milliers de mesures : « ils extraient des repères par échantillonnage à travers les contours du visage, des sourcils, du nez, des points le long des lèvres, des deux extrémités de la bouche », a assuré Jain.

    Il a noté que les chercheurs de Facebook pour leur part ont lancé une nouvelle approche de la reconnaissance faciale qui s'appuie sur l'apprentissage automatique, en introduisant leur système DeepFace dans un article de 2014. Dans le rapport, les chercheurs décrivent la formation de leur système en utilisant un ensemble de données de 4,4 millions de visages associés à des noms et tirés de photographies Facebook. Le réseau de neurones profond du système a examiné les visages basés sur des millions de paramètres et a dérivé ses règles d'appariement de visage basées sur son apprentissage. « C'est plus comme une boîte noire », a affirmé Jain.

    Pour les groupes de défense des libertés numérique, ce débat est attendu depuis longtemps. Jennifer Lynch, un avocat au sein de l’EFF, a rappelé que la technologie a connu une évolution rapide ces dernières années, seulement la réglementation n’a pas pu suivre le rythme. « Nous pourrions bientôt avoir des caméras de sécurité dans les magasins qui identifient les gens pendant qu’ils font leurs achats », s’est-elle inquiétée.

    Source : plainte en recours collectif, New York Times (Facebook se rétracte en Europe), motion d'annulation de Facebook (au format PDF) , décision de justice sur la motion de Facebook (au format PDF), DeepFace
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  2. #2
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    Par défaut

    Pour les groupes de défense des libertés numérique, ce débat est attendu depuis longtemps. Jennifer Lynch, un avocat au sein de l’EFF, a rappelé que la technologie a connu une évolution rapide ces dernières années, seulement la réglementation n’a pas pu suivre le rythme. « Nous pourrions bientôt avoir des caméras de sécurité dans les magasins qui identifient les gens pendant qu’ils font leurs achats », s’est-elle inquiétée.
    Cela existe deja: http://www.bbc.com/news/technology-35111363. La question devrait etre ce qui est fait des données collectées, si données collectées par des sociétés privées (pour les données collectées par les gouvernements, on retombe dans le context Snowden).

  3. #3
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    Fessebouc, s'entraine et s'amuse depuis longtemps a bouffer et collecter les gens sous couvert d'AUCUNE ethique !!!
    E.Snowden n'a pas manqué de prevenir tous ceux qui ne le savaient* pas.
    A present trop tard pour l'arreter. Tanpis pour les utilisateurs naifs, par chance peu se retrouve ici.
    "Pourquoi faire compliqué......quand on peut faire simple......"

  4. #4
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    Par défaut USA : une action de groupe contre Facebook jugée recevable

    USA : une action de groupe contre Facebook jugée recevable,
    l'entreprise est attaquée sur son système de reconnaissance faciale

    Déjà en 2016, Nimesh Patel, un utilisateur de Facebook résidant dans l’Illinois, a porté plainte en recours collectif contre le numéro un des réseaux sociaux, alléguant que l’utilisation de la société de la technologie de reconnaissance faciale viole une loi de l'Illinois adoptée en 2008. La BIPA (Biometric Information Privacy Act) définit les limites quant à la façon dont les entreprises peuvent stocker et utiliser les identificateurs biométriques des personnes, que la loi définit comme étant des empreintes digitales, des empreintes vocales, des analyses de la rétine ou de l'iris et des scans de géométrie de la main ou du visage. La première plainte contre Facebook sur ce dossier remonte en 2015 quand des utilisateurs du réseau social l'avaient accusé d'enfreindre les lois de l'État de l'Illinois portant sur la confidentialité des données biométriques.

    Le juge fédéral américain James Donato vient de déclarer recevable cette plainte collective contre Facebook, accusé d’avoir mis en place une technologie de reconnaissance faciale sur les photos sans la permission des utilisateurs.

    Nom : facebook-utilisateurs.jpg
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    La « class action » jugée recevable par le juge Donato concerne des utilisateurs de Facebook dans l’Illinois pour lesquels le réseau social a créé et conservé des algorithmes de reconnaissance faciale après le 7 juin 2011. C’est à partir de cette date que Facebook a lancé la fonction « Tag Suggestions », un outil qui propose aux utilisateurs d'identifier une personne sur une photo.

    La plainte assure qu’il s’agit d’une violation directe de la BIPA étant donné que Facebook collecte, enregistre et se sert des informations biométriques de ses utilisateurs (plus d’un milliard) sans même les en informer ou obtenir leur consentement. « Au lieu de cela, Facebook a annoncé qu'il allait collecter ces données seulement après avoir déjà commencé à le faire. De plus, Facebook n'a jamais reçu une communication écrite de ses membres autorisant la collecte, le stockage et l'utilisation de leurs informations biométriques. En effet, les membres de Facebook n’ont même pas l’opportunité de donner leur avis étant donné que Facebook a activé par défaut les suggestions de tag sur les comptes des utilisateurs. »

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    Notons que, dans les circonscriptions qu’elle établit, la BIPA n’évoque pas les réseaux sociaux, mais s’intéresse plutôt à une utilisation potentielle d’identités biométriques dans les transactions financières tout en rappelant que ces identifiants sont plus radicaux qu’un mot de passe ou un code PIN : si un client voit son identité biométrique volée, de nouvelles empreintes ou un nouveau visage ne sauront pas lui être attribués. Mais le recours collectif n’attaque pas les institutions financières, plutôt les entreprises technologiques.

    Facebook a dit examiner la décision du juge Donato et promet de se défendre. « Nous continuons à penser que l’affaire est sans fondement et nous nous défendrons vigoureusement », a déclaré la compagnie dans un communiqué.

    Source : REUTERS

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi :

    USA : Facebook attaqué en recours collectif pour son système de reconnaissance faciale
    Reconnaissance faciale : Facebook serait en train de tester une nouvelle fonctionnalité
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  5. #5
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    Par défaut Facebook pourrait être condamné à une amende de plusieurs milliards de dollars

    Facebook pourrait être condamné à une amende de plusieurs milliards de dollars
    dans le cadre du procès sur son système de reconnaissance faciale

    Facebook pourrait être condamné à une amende de plusieurs milliards de dollars après qu'un juge fédéral a jugé recevable un recours collectif contre l'entreprise sur sa technologie de reconnaissance faciale. La plainte à l'origine stipule que la fonction « Tag Suggestions » de Facebook, utilisant une technologie de reconnaissance faciale, viole une loi de l'Illinois adoptée en 2008. De plus, le réseau social utiliserait cette fonctionnalité sans l'approbation de ses utilisateurs puisqu'elle était activée par défaut. Le juge James Donato chargé de l'affaire a déclaré : « un recours collectif est clairement supérieur aux procédures individuelles dans ce type de cas. »

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    L'outil de « tags suggestions » de Facebook identifie les utilisateurs dans les photos téléchargées et suggère le marquage automatique par les amis. Il fonctionne globalement en quatre étapes : le logiciel essaie de détecter les visages dans les photos téléchargées. Une fois un visage détecté, Facebook calcule une « signature », une série de chiffres qui « représente une image particulière d'un visage » basée sur une photo et une base de données « visage » que le système utilise pour rechercher des signatures pour une correspondance. Si la signature correspond, Facebook suggère alors l'étiquette. Facebook dit ne pas stocker les signatures faciales et ne conserver que les modèles de visages.

    Mais selon les plaignants, Facebook « recueille et stocke leurs données biométriques sans préavis ou consentement en violation de leurs droits à la vie privée ». La Loi sur la protection des données biométriques de l'Illinois (BIPA) exige pourtant un consentement explicite avant que les entreprises puissent recueillir des données biométriques comme des empreintes digitales ou des profils de reconnaissance faciale.

    Il convient de noter que Facebook a également notifié les utilisateurs de ses fonctionnalités de reconnaissance faciale, mais la plainte se base sur le fait que c'était trop tard, puisque les données des utilisateurs avaient déjà été collectées. Avec la décision du juge, des millions d'utilisateurs du réseau social pourraient collectivement poursuivre l'entreprise. Et la BIPA prévoit une amende de 1000 à 5000 dollars USD pour chaque violation, c'est-à-dire ici, chaque fois que l'image de quelqu'un est utilisée sans autorisation.

    Un avocat des utilisateurs de Facebook, Shawn Williams, a déclaré : « alors que plus de gens prennent conscience de la portée de la collecte de données de Facebook et que les conséquences commencent à s'attacher à cette collecte de données, économiques ou réglementaires, Facebook devra examiner ses pratiques de confidentialité et apporter des changements conformes aux attentes des utilisateurs. »

    Dans un communiqué, Facebook a déclaré : « nous examinons la décision. Nous continuons à croire que l'affaire n'a aucun fondement et nous nous défendrons vigoureusement ». Facebook dit aussi qu'il a toujours été clair sur le fonctionnement de la fonction de tag, et les utilisateurs peuvent facilement la désactiver s'ils le souhaitent.

    Source : THE VERGE

    Et vous ?

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    USA : Facebook attaqué en recours collectif pour son système de reconnaissance faciale
    Reconnaissance faciale : Facebook serait en train de tester une nouvelle fonctionnalité
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  6. #6
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    Par défaut Reconnaissance faciale : Facebook pourrait être condamné à une amende de plusieurs milliards de dollars

    Facebook pourrait être condamné à une amende de plusieurs milliards de dollars,
    après avoir perdu un appel sur son système de reconnaissance faciale

    Une cour d’appel fédérale a rejeté jeudi les efforts de Facebook pour annuler un recours collectif, affirmant qu’elle avait collecté et stocké illégalement des données biométriques de millions d’utilisateurs sans leur consentement.

    La décision à l’unanimité de la 9e cour d’appel du circuit américain à San Francisco concernant la technologie de reconnaissance faciale de Facebook expose la société à des milliards de dollars de dommages et intérêts potentiels pour les utilisateurs de l’Illinois qui ont porté l’affaire.

    « Ces données biométriques sont si sensibles que si elles sont compromises, il n'y a tout simplement aucun recours », a déclaré Shawn Williams, avocat des demandeurs dans le recours collectif, lors d'un entretien. « Ce n’est pas comme une carte de sécurité sociale ou un numéro de carte de crédit où vous pouvez changer le numéro. Vous ne pouvez pas changer de visage ».

    Rappel des circonstances

    En 2015, Nimesh Patel, un utilisateur de Facebook résidant dans l’Illinois, a porté plainte en recours collectif contre le numéro un des réseaux sociaux, alléguant que l’utilisation de la société de la technologie de reconnaissance faciale viole une loi de l'Illinois adoptée en 2008. La BIPA (Biometric Information Privacy Act) définit les limites quant à la façon dont les entreprises peuvent stocker et utiliser les identificateurs biométriques des personnes, que la loi définit comme étant des empreintes digitales, des empreintes vocales, des analyses de la rétine ou de l'iris et des scans de géométrie de la main ou du visage. L’ouverture du procès est prévue pour le mois d’octobre et des poursuites similaires sont en cours dans l’Illinois contre Google et Snapchat.

    Notons que, dans les circonscriptions qu’elle établit, la BIPA n’évoque pas les réseaux sociaux, mais s’intéresse plutôt à une utilisation potentielle d’identités biométriques dans les transactions financières tout en rappelant que ces identifiants sont plus radicaux qu’un mot de passe ou un code PIN : si un client voit son identité biométrique volée, de nouvelles empreintes ou un nouveau visage ne sauront pas lui être attribués. Mais le recours collectif n’attaque pas les institutions financières, plutôt les entreprises technologiques.

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    Pour Patel, lorsque Facebook collecte des informations sur lui cela est normal jusqu’à un certain niveau. Cependant, la plainte assure « qu’en fin de 2010, Facebook a commencé à mettre en œuvre sa fonctionnalité “suggestion de tag”, qui s’appuie sur un logiciel sophistiqué de reconnaissance faciale pour faire correspondre automatiquement des images avec des noms. Le logiciel de Facebook collecte, analyse et compare des marqueurs faciaux sur les photos téléchargées par l'utilisateur et enregistre ce que l'on appelle un “template de visage” dans une base de données Facebook. Lorsqu'un utilisateur télécharge une photo, la fonctionnalité suggestions de tag compare les visages de n'importe quel individu sur cette photo aux templates de visage dans la base de données de Facebook. S'il y a une correspondance, Facebook suggère que l'utilisateur “tag” la personne sur la photo avec le nom approprié ».

    La plainte assure qu’il s’agit d’une violation directe de la BIPA étant donné que Facebook collecte, enregistre et se sert des informations biométriques de ses utilisateurs (plus d’un milliard) sans même les en informer ou obtenir leur consentement. « Au lieu de cela, Facebook a annoncé qu'il allait collecter ces données seulement APRÈS avoir déjà commencé à le faire. De plus, Facebook n'a jamais reçu une communication écrite de ses membres autorisant la collecte, le stockage et l'utilisation de leurs informations biométriques. En effet, les membres de Facebook n’ont même pas l’opportunité de donner leur avis étant donné que Facebook a activé par défaut les suggestions de tag sur les comptes des utilisateurs ». Notons que le New York Times a indiqué que l’entreprise l’a fermé en Europe en 2012 à cause des problèmes relatifs à la vie privée.

    Sous BIPA, les entreprises privées sont tenues d’élaborer des politiques écrites indiquant combien de temps elles conserveront les informations biométriques des personnes et quand elles détruiront définitivement ces données. « D'une certaine manière, il s'agit d'une loi modeste », a estimé Claire Gartland, avocate qui travaille sur les questions de confidentialité des consommateurs à EPIC, Electronic Privacy Information Center. « Il suffit d'un avertissement au consommateur ».
    En maintenant une base de données des templates de visages des utilisateurs sans pour autant avoir une politique écrite mise en place, la plainte estime que Facebook a violé la loi. Un porte-parole de Facebook a refusé de répondre aux questions sur cette plainte, mais a expliqué que les utilisateurs peuvent facilement désactiver cette fonctionnalité de leurs comptes.

    Fin de 2015, Facebook a déposé une motion d’annulation en se basant sur son interprétation de la liste des identificateurs biométriques du BIPA, qui inclut des scans du visage et de ses géométries, mais exclut explicitement les photographies et les descriptions physiques. Facebook a fait valoir que la loi se réfère uniquement aux scanners qui créent des enregistrements biométriques basés sur le visage physique. Mais la cour a estimé que l'argument de Facebook était « peu convaincant » , affirmant que la loi était destinée à traiter toutes les technologies biométriques émergentes. La cour a donc rejeté la motion de Facebook.

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    Le recours collectif se poursuit

    Lorsqu’elle s’est prononcée devant la cour d’appel, la juge Sandra Ikuta a déclaré que les utilisateurs de l’Illinois pouvaient intenter un procès en groupe, rejetant ainsi l’argument de Facebook selon lequel leurs revendications étaient uniques et nécessitaient des poursuites individuelles.

    Dans sa décision, la cour d'appel était en désaccord avec la société : « nous concluons que le développement d’un modèle de visage utilisant une technologie de reconnaissance faciale sans consentement (comme allégué ici) empiète sur les affaires privées et les intérêts concrets d’un individu », a écrit la cour, renvoyant l’affaire au tribunal de première instance pour une procédure ultérieure.

    Les enjeux sont potentiellement importants pour Facebook. La loi de l'Illinois autorise des paiements de 1 000 ou 5 000 dollars par violation, selon la gravité de la violation. Le recours collectif pourrait potentiellement inclure des millions d'utilisateurs de Facebook, ce qui signifie que l'entreprise pourrait un jour être obligée de payer des milliards de dollars de dommages et intérêts, si elle perdait finalement gain de cause.

    Williams, partenaire chez Robbins Geller Rudman & Dowd, a déclaré que le recours collectif pourrait inclure 7 millions d'utilisateurs de Facebook.

    Facebook a annoncé son intention de faire appel. « Nous prévoyons de demander un nouvel examen de la décision », a déclaré un porte-parole de Facebook dans un communiqué. Et d’ajouter que « nous avons toujours divulgué notre utilisation de la technologie de reconnaissance faciale et précisé que les gens peuvent l'activer ou la désactiver à tout moment », a déclaré un porte-parole.

    Des groupes de défense des libertés civiles ont soutenu le recours collectif et l’Union américaine des libertés civiles ACLU s’est félicitée de la décision. « Cette décision est une reconnaissance claire des dangers d'une utilisation sans entrave de la technologie de reconnaissance faciale », a déclaré l'avocat de l'ACLU, Nathan Freed Wessler, dans un communiqué.

    Source : décision de justice (au format PDF)
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