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Intelligence artificielle Discussion :

Vers un monde post-travail : Avital Balwit d'Anthropic partage ses réflexions sur l'automatisation


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #141
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    a notre échelle aussi (ingénieur cadre qui gagne 2 fois le smic), nous souffrons du même problème, on cherche a acheter le moins cher nos objets et donc on pousse à l'esclavage en chine et l’exploitation d'enfants dans les mines de lithium au Congo. Et on s'en fou, c'est triste mais ça ne nous empêche pas de bien dormir et de continuer consommer.
    c'est la même chose avec l'élite, celle qui détient le capital, elle cherche a maximiser les profits au détriment de nous.
    Je suis partiellement d'accord, quel que soit le GSM que j'achète il est issu de l'esclavage et de l'exploitation des enfants. (Il est vrai que je préfère l'oublier au moment où je passe la caisse).
    Mais je suis impuissant devant ça. Si je demandais à Samsung de vendre ces téléphones plus cher pour qu'ils soient produits de façon éthique, ils seraient 40% plus cher mais la production ne changerait pas. (On a l'exemple avec l'électricité verte, je paye plus cher mais c'est la même qui arrive chez moi a été produite avec du charbon, seulement mon fournisseur a acheté une partie de sa distribultion à un champs d'éolienne Allemand - les détails sont faux, j'exagère mais c'est l'idée).
    Alors oui, biensur si on se mobilisaient tous on aurait de poids pour mettre la pression à Samsung mais des personnes ont décidé d'exploiter des humains pour respecter des indicateurs qui disent que s'ils ne diminuent pas le prix de production ils vendront moins.

    Et donc nous nous distinguons des élites, en ce sens que nous sommes consommateurs (et influençons leurs décisions) mais ils décident d'acheter en Chine ou au Congo sachant peut être se qui se cache derrière, ou alors ils sont comme nous et s'en foutent.
    Par contre nous faisons aussi partie de cette élite qui décide de prendre un stagiaire plutôt qu'un sous traitant, un sous traitant plutôt qu'un employé parce que ça coute moins cher ou qui s'engage à faire telle activité en 2 semaines alors que ce n'est pas elle qui le fera et que celui qui va devoir s'en occuper sera en retard parce que c'est la Xieme fois qu'elle valide un truc avec un délai sans consulter le gars.

  2. #142
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    Citation Envoyé par totozor Voir le message
    Par contre nous faisons aussi partie de cette élite qui décide de prendre un stagiaire plutôt qu'un sous traitant, un sous traitant plutôt qu'un employé parce que ça coute moins cher ou qui s'engage à faire telle activité en 2 semaines alors que ce n'est pas elle qui le fera et que celui qui va devoir s'en occuper sera en retard parce que c'est la Xieme fois qu'elle valide un truc avec un délai sans consulter le gars.
    généralement un consultant ca coute plus cher qu'un employé en interne, car faut bien payer la marge de l'esn.
    l’intérêt c'est plutôt de pas avoir a gérer la partie embauche et management du salarié, et que si la boite va mal coté finance ou si elle n'a plus besoin du consultant elle le dégage sans problème.

    Mais dans mon cas perso, quand j'étais consultant j'ai fais que des missions de 2ans minimum et la clairement les boites ferait mieux d'embaucher ce serait plus rentable.
    cas extrême mais je pense pas rare: le plateau d'it d'une grosse boite du cac40, on était 80% de consultants, certains étaient la depuis plus de 8ans.... les autres qui sont partie et ont été remplacé auraient pu rester bien sur mais avec le temps ils démissionnent et vont ailleurs pour monter en salaire. le gars qui était la depuis 8ans il est resté car il attendait surtout la retraite


    un salarié it en entreprise généralement il reste pas longtemps si il est jeune, 2-4ans max et apres il va voir ailleurs pour monter en salaire et/ou il s'emmerde. Donc embaucher un salarié c'est pas un gros risque sachant qu'il va se barrer de lui même dans 2-3ans vu que tu l'augmente pas. Et si vraiement tu veux qu'il reste suffit de l'augmenter et de lui donner des taches qu'il a envie de faire.
    les vieux de plus 50ans eux restent pour attendre la retraite (les entreprises aiment pas les vieux donc retrouver du boulot c'est plus compliqué).

  3. #143
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    généralement un consultant ca coute plus cher qu'un employé en interne, car faut bien payer la marge de l'esn
    Pareil pour la sous-traitance.
    Au nom du pèze, du fisc et du St Estephe
    Au nom du fric, on baisse son froc...

  4. #144
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    généralement un consultant ca coute plus cher qu'un employé en interne, car faut bien payer la marge de l'esn
    Non c'est régulièrement faux.
    Un salarié a énormément de coûts indirects en général et encore plus dans un projet. Le consultant fait un devis et après il fait le job, c'est tout. Les couts indirects sont minimes.
    A cela s'ajoute les raisons comptables, passer des choses en charge plutôt qu'en masse salariale ou en actif. Pleins de raison, dont des raisons de coûts indirects peuvent motiver ça.

    Perso j'ai 2 clients chez qui j'interviens régulièrement dans des projets où je suis officiellement moins cher (et de loin apparemment) alors que j'y pratique mes taux horaires les plus élevés. Chez l'un d'eux c'est parce que je dispose d'outils qu'ils n'ont pas et qu'il n'auraient pas intérêt à développer/apprendre en interne, trop de coût indirects en formation et achat de matos avec le risque de faire ça pour rien si la personne s'en va.
    Il y a 10 sortes de personnes dans le monde : ceux qui comprennent le binaire et les autres

  5. #145
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    Citation Envoyé par petitours Voir le message
    Non c'est régulièrement faux.
    Un salarié a énormément de coûts indirects en général et encore plus dans un projet. Le consultant fait un devis et après il fait le job, c'est tout. Les couts indirects sont minimes.
    A cela s'ajoute les raisons comptables, passer des choses en charge plutôt qu'en masse salariale ou en actif. Pleins de raison, dont des raisons de coûts indirects peuvent motiver ça.

    Perso j'ai 2 clients chez qui j'interviens régulièrement dans des projets où je suis officiellement moins cher (et de loin apparemment) alors que j'y pratique mes taux horaires les plus élevés. Chez l'un d'eux c'est parce que je dispose d'outils qu'ils n'ont pas et qu'il n'auraient pas intérêt à développer/apprendre en interne, trop de coût indirects en formation et achat de matos avec le risque de faire ça pour rien si la personne s'en va.
    un consultant à 400€ (c'est un tarif bas chez une esn et un indé) de tjm ca fait sur 1 années (j'enleve 2 mois de vacances) 400*5*(52-8) = 88000€

    pour arriver à ca faudrait que l'employeur paie 66620€ brut et ca fait 87 533*€ en brut employeur.
    https://mon-entreprise.urssaf.fr/sim...laire-brut-net

    Hors le salaire median chez les dev c'est 45000€, ce qui fait 60 741*€ en brut employeur donc un consultant ca coute plus de 20000€ de plus par ans pour une entreprise.


    j'aimerais bien savoir qu'es ce que les couts indirectes ? les formations ? c'est pas plus de 2000€/salariés/ans et encore c'est si l'entreprise accepte de former ces salariés.
    si c'est les fournitures de bureaux la aussi c'est une grosse blague, c'est pas 1 paquet de style et un cahier et une ramette de papier qui va couler le budget.

    Ma seul explication dans tes propos, c'est que dans les arcanes obscure du comptable, il existe en France peut être un truc pour payer moins d’impôts quand tu as des consultants plutôt que des salariés


    Bref je dis pas que tu as tort, mais par ma démonstration qui me semble correcte, je vois pas en quoi ça coute plus cher, j'aimerais bien que tu m'en dises plus.


    Évidement je parle de consultants qui bossent plusieurs années pour une entreprise (seul expérience que j'ai vécu, jamais j'ai eu une mission courte, mais je prends pas mon cas pour une généralité), pas du consultant qui fait une mission de 6mois.

  6. #146
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    Citation Envoyé par petitours Voir le message
    Non c'est régulièrement faux.
    Un salarié a énormément de coûts indirects en général et encore plus dans un projet.
    Ça j'ai du mal à le croire.
    J'ai un collègue qui est prestataire sur la même mission depuis 7 ans.
    On ne sait pas mais si ça trouve le client paie ses services 600€/jour voir plus, la boite de prestation le paie 42k€ brut/an.

    Il coute forcément plus à l'entreprise cliente que si elle l'embauchait.
    Il doit rapporter énormément à la société de prestation.
    Il a récemment posé sa démission, le client va avoir du mal à le remplacer, j'ai l'impression qu'il a un rôle important.
    Keith Flint 1969 - 2019

  7. #147
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    Je suis d'accord avec petitours, dans la masse salariale il n'y a pas que les cotisations URSSAF, CSG/CRDS etc. Il est sûr que sur le long-terme, un presta qui devient important pour ne pas dire vital pour une application chez un client, avec un TJ qui monte graduellement, finira plus cher.
    - So.... what exactly is preventing us from doing this?
    - Geometry.
    - Just ignore it !!
    ****
    "The longer he lived, the more he realized that nothing was simple and little was true" A clash of Kings, George R. R. Martin.
    ***
    Quand arrivera l'apocalypse, il restera deux types d'entreprise : les pompes funèbres et les cabinets d'audit. - zecreator, 21/05/2019

  8. #148
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    Citation Envoyé par Glutinus Voir le message
    Je suis d'accord avec petitours, dans la masse salariale il n'y a pas que les cotisations URSSAF, CSG/CRDS etc.
    il y'a quoi d'autres ? j'aimerais une explication ! ca coute plus de 20000€/ans ces autres petits trucs ?

  9. #149
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    généralement un consultant ca coute plus cher qu'un employé en interne, car faut bien payer la marge de l'esn.
    Je pensais aussi ça mais mon entreprise a des problèmes parce qu'ils n'ont pas de proposition interressante pour le sous traitant (on gagne à des endroits et perds à d'autre mais la balance est défavorable), ceci s'explique en partie avec des arrangements fiscaux belges.

    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    cas extrême mais je pense pas rare: le plateau d'it d'une grosse boite du cac40, on était 80% de consultants, certains étaient la depuis plus de 8ans.... les autres qui sont partie et ont été remplacé auraient pu rester bien sur mais avec le temps ils démissionnent et vont ailleurs pour monter en salaire.
    Alors je connais une société du cac40 ou la proportion (quand j'y était) était bien au dessus de ça, la mission standard était à 90% mais certaines montaient à 95%.
    Et ceux qui restent faisaient la "rondes des boites" qui consiste à toujours rester sur le projet alors que la boite de sous traitance change au rythme des appels d'offres, et y négociaient leur salaire (parce qu'il arrive que le client insiste pour qu'un profil - anonyme - soit bien assuré). Cette démarche était tellement flagrante qu'en période d'appel d'offre les managers posaient leur carte de visite sur les bureaux en échange des CV posés sur le coin.
    Cette ronde fait qu'il n'était pas rare qu'une bonne partie des sous traitants avaient plus d'expérience que le chef de projet interne, qui n'avait que rarement la compétence technique pour encadrer une équipe qui le baladait régulièrement.
    La politique environ 1 an après mon départ parce qu'une des boite de sous traitance était monopolistique sur un domaine technique et avait radicalement augmenté ses prix soudainement.
    Donc un équilibre est rétabli depuis mais les sources internes me disent que certains dysfontionnements flagrants sont restés (je parle de 2014), notamment avoir l'équipe qui travaille et l'équipe qui valide qui sont gérées par la meme boite de sous traitance (ce qui permet d'être imbattable sur le prix du livrable tout en restant rentable en augmentant artificiellement ceux ci)

  10. #150
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    un consultant à 400€ (c'est un tarif bas chez une esn et un indé) de tjm ca fait sur 1 années (j’enlève 2 mois de vacances) 400*5*(52-8) = 88000€

    pour arriver à ça faudrait que l'employeur paie 66620€ brut et ça fait 87 533*€ en brut employeur.
    déjà 66k€ brut pour l'employé ça ne fait pas 87k€ pour l'employeur

    Les coûts indirects c'est tout le temps que l'on paie les salariés à enfiler des perles, parce ce qu'ils en fichent pas une ou parce qu'on leur a rien donné à faire
    C'est toutes les erreurs des salariés, qu'il faut corriger (le prestataire il assume, sauf si salariat déguisé des SSII)
    Ce sont tous les à coté nécessaires au fonctionnement de l'entreprise, le matos, les bureaux, les formations, les consommables, l'embauche, le risque lié aux départs, congés divers, les frais x et Y (il y en a beaucoup, surtout dans les grosses boites)
    Ce sont aussi le coûts des gens qui font les fiches de paie tout le reste.
    L'externe apporte gratuitement du savoir et de l'information pendant la préparation du projet, le salarié coute évidement (et souvent tous ne sont pas occupés)
    Les spécialistes dont on a pas besoin tout le temps mais qui coûtent tout le temps et deviennent des pas spécialistes.
    Le passif technologique, le consultant se balade à pleins d'endroits et a un regard extérieur qui a de la valeur indépendamment de ses compétences et productivité...
    Et j'en oublis sûrement beaucoup

    Les 2 clients dont je parle je suis entre 815 et 1100€ jour avec eux, 1100 c'est quand je viens avec mon matos de mesure.
    Chez l'un d'eux j'ai une commande ouverte en permanence et la ligne rouge associée quand il y a besoin, imaginez le coût du salarié dispo pour ça (sans compter comme ce serait chiant pour lui)

    Si vous faites bosser une SSII dont le principe d'exploiter du monde et de plumer le client alors oui ça coute plus cher, quoi que pas sur si les enjeux au fait de sous traiter (charge) plutôt que d'embaucher sont importants.

    En tous cas il y a pleins de cas où le consultant coûte moins cher.
    Il y a 10 sortes de personnes dans le monde : ceux qui comprennent le binaire et les autres

  11. #151
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    il y'a quoi d'autres ? j'aimerais une explication ! ca coute plus de 20000€/ans ces autres petits trucs ?
    Il est assez commun dans les entreprises de considérer un ratio de 2 entre le coût et ce qui est donné au salarié.

    Des mécanismes d'aide peuvent changer ça mais à ma connaissance c'est surtout sur les bas salaires
    Il y a 10 sortes de personnes dans le monde : ceux qui comprennent le binaire et les autres

  12. #152
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    Pour en revenir au sujet, il parle de ce à quoi je vais donner le nom de "dark AI".

    Ces implémentations de LLM entraînées par des équipes de développeurs
    qui opèrent à leurs comptes (puisque tout est cramé et qu'il n'y a pas d'espoir)
    et qui vendront au plus offrant le fruit de leurs travail.
    Bref, qui seront plus capitaliste que les "élites".

    Cette chose va déformer la structure de distribution de l'information
    dans la société mondialisée dont nous faisons parti.
    Ce faisant les structures de contrôles étatique vont
    se raidir de plusieurs crans supplémentaire sous le double
    effet de l'accroissement des menaces et de l'amoindrissement
    de la confiance en leurs sociétés civile.

    Et cela ne sera même pas le fait d'un bezos, d'un gates,
    d'un arnault ou d'un musk, c'est juste l'intelligence
    qui se déploie sous nous yeux au service des
    passions humaines.

    Moi, je souhaite sincèrement à ce Mr Suleyman
    d'aimer jouer au plus fin avec l'intelligence
    à travers sa boîte "d'AI".

    Pour faire écho à quelques commentaires naïfs,
    les élites se sont depuis longtemps pris les pieds
    dans le tapis à jouer au plus fin.
    Elles savent très bien qu'elles font n'importe quoi,
    qu'elles sont les artisans, malgré elles,
    d'un rouage dont on échappe pas.
    Donc non, sur ce forum, il n'y a pas l'élite,
    il y a des gens qui font ce qu'ils peuvent
    du temps imparti dans le paradigme imposé.

    Pour en rajouter une couche avec une citation
    a notre échelle aussi (ingénieur cadre qui gagne 2 fois le smic), nous souffrons du même problème, on cherche a acheter le moins cher nos objets et donc on pousse à l'esclavage en chine et l’exploitation d'enfants dans les mines de lithium au Congo. Et on s'en fou, c'est triste mais ça ne nous empêche pas de bien dormir et de continuer consommer.
    c'est la même chose avec l'élite, celle qui détient le capital, elle cherche a maximiser les profits au détriment de nous.
    Si on s'en foutait, vous n'en parleriez pas.
    Rappelez vous de la décennie 90, début 2000,
    on s'en contre foutait royalement car on en avait pas encore conscience.
    Depuis, l'information est passée dans les tuyaux de la structure de
    la distribution de l'information, et on ne s'en fou plus.
    Par contre, on constate amèrement notre impuissance.
    On constate qu'on s'est juste foutu dans la merde avec une idéologie débile
    dont la force d'inertie dépasse le pouvoir des mots et des idées
    qui seuls sont capable de raisonner nos pulsions.

    Bref, y paraît que je dois trouver du TRAVAIL..... C'est pas gagné.
    Je ferais ptet mieux de lancer une appli de location de cartons sous les ponts,
    c'est comme le cobol*, un domaine d'avenir.

    ** Tout ceux dont c'est l'activité principale ont mon respect le plus profond.
    C'est une pique à l'encontre des décideurs et non des praticiens.
    Je ne doutes pas que vous faites oeuvre de grande ingéniosité et rigueur malgré la vétusté de la chose.

  13. #153
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    Par défaut Mustafa Suleyman : « l'IA générative n'est qu'une phase. La prochaine phase sera l'IA interactive »
    « L'IA générative n'est qu'une phase. La prochaine phase sera l'IA interactive dans laquelle des machines interactives effectueront des tâches à votre place »
    affirme un cofondateur de DeepMind

    L'essor de l'IA générative est relativement récent et les entreprises ont encore besoin de temps pour appréhender la technologie, mais les figures de proue du domaine pensent déjà à l'avenir. Récemment, Mustafa Suleyman, cofondateur de DeepMind et d'Inflection AI, a déclaré que la prochaine phase après l'IA générative est l'IA interactive, une ère dans laquelle les machines exécutent elles-mêmes des tâches complexes en interagissant avec d'autres IA et même avec des personnes. Suleyman a déclaré que cela permettrait aux gens non seulement d'obtenir des informations, mais aussi de commander des tâches et des services qui seront exécutés en leur nom.

    L'IA générative est un type de technologie d'IA qui peut produire divers types de contenu, notamment du texte, des images, du son et des données synthétiques. Bien que la technologie ne soit pas totalement nouvelle, elle a suscité un grand engouement ces derniers mois en raison de la simplicité des nouvelles interfaces utilisateur qui permettent de créer des textes, des graphiques et des vidéos de haute qualité en quelques secondes. Tout cela nécessite très peu d'efforts et permet à l'utilisateur de réduire les coûts dans certains cas. Ces capacités ont ouvert des perspectives, parfois radicalement nouvelles, pour plusieurs domaines de l'activité humaine.

    Cependant, pour Mustafa Suleyman, cofondateur et PDG d'Inflection AI, ce n'est que le début. (Auparavant, il a cofondé et dirigé DeepMind, une entreprise d'IA qui a été rachetée par Google pour 500 millions de dollars en 2014.) Dans une récente interview avec le MIT Technology Review, Suleyman a déclaré que la prochaine génération d'outils d'IA constituera un changement d'étape dans l'histoire de notre espèce. Selon Suleyman, cette nouvelle ère sera celle de ce qu'il appelle "IA interactive", dans laquelle les possibilités offertes par la technologie seront décuplées, les outils d'IA pourront facilement communiquer entre eux et réaliser des tâches ensemble.


    « La première vague d'IA concernait la classification. L'apprentissage profond a montré que nous pouvions entraîner un programme à classer différents types de données d'entrée : images, vidéo, audio, langage. Nous sommes maintenant dans la vague des systèmes d'IA générative. Cette phase consiste à prendre ces données d'entrée et à en produire de nouvelles. La troisième vague sera la phase interactive. C'est pourquoi je parie depuis longtemps que la conversation est la future interface. Vous savez, au lieu de cliquer sur des boutons et de taper, vous allez parler à votre IA », a déclaré Suleyman. Selon lui, l'utilisation de l'IA deviendra encore plus facile.

    Suleyman affirme qu'avec l'IA interactive, les utilisateurs pourront demander aux outils d'IA d'effectuer des tâches pour eux et ils les réaliseront en interagissant avec d'autres personnes ou avec d'autres IA. « Il s'agit d'un changement énorme dans ce que la technologie peut faire. C'est un moment très, très profond dans l'histoire de la technologie que beaucoup de gens sous-estiment. Aujourd'hui, la technologie est statique. Elle fait, grosso modo, ce que vous lui dites de faire. Mais maintenant, la technologie va être animée. À l'avenir, la technologie aura la liberté potentielle, si vous la lui donnez, de prendre des mesures », a déclaré Suleyman.

    En gros, selon Suleyman, plutôt que de cliquer sur des boutons ou de taper, les utilisateurs parleront à leurs outils d'IA et leur demanderont d'agir. « Vous lui donnerez simplement un objectif général de haut niveau et elle utilisera tous les outils dont elle dispose pour agir en conséquence. Elle parlera à d'autres personnes, à d'autres IA. C'est un véritable changement dans l'histoire de notre espèce que de créer des outils dotés de cette sorte d'agence », a-t-il expliqué. Interrogé sur les risques liés à une IA autonome, Suleyman a déclaré qu'il était important de fixer des limites à la technologie et de veiller à ce qu'elle soit alignée sur les intérêts humains.

    De nombreux critiques estiment que l'IA générative est un peu mal nommée, car ces programmes pilotés par de grands modèles de langage (LLM) ne font pas preuve d'intelligence de la même manière que les humains ou les animaux. Mais Suleyman suggère que l'IA interactive sera plus proche de l'intelligence artificielle que ce que l'on voit souvent dans les médias de science-fiction. Les déclarations de Suleyman font toutefois l'objet de critiques, car certains estiment que la prochaine vague dont il parle, c'est-à-dire celle de l'IA interactive, est déjà une réalité. En effet, le modèle d'IA GPT-4 d'OpenAI peut déjà exécuter des tâches en faisant appel à d'autres logiciels.

    GPT-4 offre des avantages par rapport aux solutions de chatbot traditionnelles. Il a été doté de la capacité d'accéder à Internet. Cette mise à jour permet au modèle d'utiliser plus de 70 plug-ins de navigateur tiers, offrant ainsi aux utilisateurs un plus large éventail de fonctionnalités. Selon OpenAI, l'accès à Internet permet à GPT-4 de produire des réponses plus précises et plus actuelles, même en ce qui concerne les sujets qui se rapportent à des événements récents. En tirant parti de la richesse des informations disponibles en ligne, le modèle peut fournir des réponses bien informées et perspicaces qui intègrent les faits et les statistiques les plus récents.

    L'intégration de plug-ins de navigateur tiers, y compris des plateformes largement utilisées comme Slack, devrait améliorer la productivité grâce à une assistance basée sur l'IA. Les capacités de GPT-4 ne sont pas si différentes de celles que décrit Suleyman. Pourtant, GPT-4 est présenté par OpenAI comme étant une IA générative. Sur la toile, d'autres accusent Suleyman d'être simplement à la recherche de visibilité. « Mustafa Suleyman est plus un activiste, plus un spécialiste du marketing (je n'ai jamais vu un vrai praticien aussi avide d'attention, de tournées de livres et de blitz médiatiques) et de la réglementation », lit-on dans les commentaires.

    « Ce type encore ? Je sais que Mustafa Suleyman vient de sortir un nouveau livre, mais ses relations publiques doivent faire des heures supplémentaires avec toutes ces déclarations qui ne disent rien dans divers articles. Il a quitté Google pour créer sa propre startup et maintenant, il essaie d'inciter le gouvernement à restreindre la recherche indépendante sur l'IA. Il n'y a rien d'altruiste là-dedans », a écrit un autre critique. Suleyman a déjà prédit que tout le monde disposerait d'assistants d'IA dans les cinq prochaines années. Sa startup Inflection AI a lancé en mai son propre chatbot d'IA Pi qui se concentre sur les conseils personnels et la conversation.

    Selon les analystes, l'on assiste actuellement à l'essor d'outils d'IA générative qui vont au-delà de l'interface de chat popularisée par ChatGPT en novembre dernier. Ils estiment que la prochaine vague de startups d'IA permettrait aux développeurs de construire des applications à l'aide de modèles d'IA et de les intégrer à des sources de données externes. OpenAI a également lancé une fonction d'interprétation de code pour son chatbot en juillet, ce qui a amené Ethan Mollick, professeur à Wharton, à dire qu'il s'agissait de "l'argumentaire le plus solide à ce jour pour un avenir où l'IA est un compagnon précieux pour un travail de connaissance sophistiqué".

    Les commentaires de Suleyman interviennent alors que l'on craint que l'essor de l'IA générative ne soit surestimé. En effet, si l'IA générative reste un secteur d'activité de plusieurs milliards de dollars qui transforme les entreprises, le battage médiatique autour de la technologie s'est beaucoup calmé ces derniers temps. Le trafic sur le site de ChatGPT est en baisse pour le troisième mois consécutif, tandis que certains rivaux de ChatGPT, dont Jasper et Synthesia, ont enregistré une croissance nulle ou en baisse du nombre d'utilisateurs.

    Source : Mustafa Suleyman, cofondateur et PDG d'Inflection AI

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des déclarations de Mustafa Suleyman ?
    Que pensez-vous de l'IA interactive dont parle Mustafa Suleyman?
    L'IA interactive représente-t-elle réellement la prochaine étape ou existe-t-elle déjà ?
    Quelle comparaison faites-vous entre GPT-4 et l'IA interactive évoquée par Mustafa Suleyman ?

    Voir aussi

    L'atteinte d'une forme d'IA de niveau humain est-elle plus rapide que prévu ? Il y aurait une chance sur deux pour qu'une « AGI » soit conçue, testée et annoncée publiquement d'ici 2040

    GPT-4 est passé de 98 % à 2 % de réponses exactes à un problème mathématique simple en l'espace de quelques mois, selon une étude qui révèle que les performances de ChatGPT et GPT-4 sont en déclin

    Un juge britannique estime que ChatGPT est « très utile » après l'avoir utilisé pour rédiger une décision et a déclaré que la technologie a un « réel potentiel »

  14. #154
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Que pensez-vous des déclarations de Mustafa Suleyman ?
    C'est l'andouille qui raconte tout et n'importe quoi sur les IA pour vendre les services de sa propre boîte, comme par exemple que "L'IA privera les élites de leur pouvoir".

    Ses propos n'ont aucun intérêt. Ils sont adressés à ses actionnaires, même si je ne doute pas du fait que l'on va encore nous gaver de propos sur "L'IA".
    Copier c'est copier; voler c'est vendre un CD une vingtaine d'euros!


    Code C : Sélectionner tout - Visualiser dans une fenêtre à part
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    #include <stdio.h>
     
    int main(int argc, char **argv) {
     
        printf("So long, and thanks for the fish, Dennis...\n");
        return 0;
    }

  15. #155
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    Par défaut L'IA va créer et détruire les emplois
    L'IA va-t-elle entraîner une nouvelle révolution industrielle ? Certains pensent qu'elle va détruire mais aussi créer des emplois,
    s'appuyant entre autres sur ce que nous enseigne l’histoire

    Avec toutes les incroyables avancées récentes de l'IA, nombreux sont ceux qui pensent qu'un jour l'IA pourra remplacer presque toutes les formes de travail. Pour d’autres, à l’instar de la révolution industrielle, l’IA va transformer les emplois et en créer de nouveaux.

    Oui, l'IA va va conduire à la fin du travail comme on le connaît

    Le premier groupe est pessimiste. Pour lui, l'IA va se faufiler dans presque toutes les couches de métiers, les rendant obsolètes. Pour justifier leurs points de vue, ils s'appuient sur les avancées technologiques qui ont eu lieu au cours de ces dernières années et des remaniements effectués dans les entreprises. Ils brandissent également certaines études qui semblent aller dans leur sens.

    Près d'un emploi sur deux à « haut risque » d'être automatisé

    Fin 2013, une étude universitaire d’Oxford a prédit que 47 pour cent des emplois américains sont à « haut risque » d’être automatisés au cours des 20 prochaines années. L’étude portait sur 702 professions. Elle était basée sur les données du ministère du Travail, et a permis d’attribuer une probabilité d’automatisation à chacune de ces professions.

    Selon l’étude d’Oxford et d’autres recherches, si tous les emplois semblent être menacés, les impacts varient considérablement selon l’industrie. Ainsi, dans les industries où l’interaction humaine est essentielle, l’automatisation menace moins d’emplois qu'elle ne le fait sur le marché du travail dans son ensemble. C’est le cas par exemple des soins de santé. D’autre part, les métiers de chauffeurs de taxi et de camion pourraient faire face à un avenir sombre étant donné les progrès récents dans les voitures autonomes.

    Les IA génératives

    Nous pouvons aussi citer les prouesses dans les IA génératives, comme DALL-E et ChatGPT. La première permet de générer des images à partir d'une commande textuelle. La deuxième permet de générer du texte (voire même des lignes de code). Les IA génératives suscitent déjà la controverse dans plusieurs cercles (artistes, écoles, scientifiques, santé mentale, etc.). Le média Cnet teste d'ailleurs ChatGPT depuis novembre pour générer une vague d'articles explicatifs financiers.


    L'emploi de l'IA au sein de l'entreprise

    Des employeurs ont fait appel à des systèmes de recrutement s'appuyant sur l'intelligence artificielle. Conçu par la société de technologie de recrutement HireVue, le système utilise des caméras d’ordinateur ou de téléphone portable des candidats pour analyser leurs mouvements faciaux, leur choix de mots et leur voix avant de les classer par rapport à d’autres candidats sur la base d’un score « d’employabilité » généré automatiquement.

    Selon le Washington Post, les « évaluations appuyées par l'IA » de HireVue sont devenues si omniprésentes dans certains secteurs, notamment l'hôtellerie et la finance, que les universités s'efforcent de former les étudiants à la recherche des meilleurs résultats. Plus de 100 employeurs utilisent désormais le système, y compris Hilton, Unilever et Goldman Sachs, et plus d'un million de demandeurs d'emploi ont été analysés.

    McDonald's a commencé à tester son tout premier restaurant robotisé au Texas, suscitant à la fois débat et intrigue. À Fort Worth, au Texas, la succursale est entièrement automatisée et ne nécessite aucun contact humain pour récupérer votre commande et vous donner votre repas. Les clients peuvent utiliser des écrans pour commander et vont récupérer la commande grâce à une machine.

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    Certains veulent tirer les leçons du passé

    Il est certain que la technologie de l’IA s'attaquera aux emplois. La destruction et la création d’emplois sont une caractéristique définissant la révolution industrielle. Moins certain est le type de nouveaux emplois - et combien - qui prendront leur place.

    Certains chercheurs divisent la révolution industrielle en trois étapes : la vapeur, qui a commencé vers 1770 ; l’électricité, en 1870 ; et l’information en 1950. Pensez à l’industrie automobile qui remplace le commerce des calèches au début du 20e siècle, ou aux services informatiques qui supplantent les secrétariats ces dernières décennies. Dans tous ces cas, certaines personnes sont laissées pour compte. Les nouveaux emplois peuvent être très différents par nature, nécessitant des compétences nouvelles et peut-être une réinstallation, comme partir de la ferme pour s'installer en ville lors de la première révolution industrielle.

    Alors que les actions des entreprises impliquées dans l’industrie de l’IA ont grimpé en flèche, les préoccupations concernant la sécurité de l’emploi ont augmenté. L’IA trouve sa place dans tous les aspects de la vie, des chatbots à la chirurgie en passant par les drones de combat. L’IA était au centre des conflits de travail les plus médiatisés de cette année, impliquant des industries aussi diverses que les constructeurs automobiles de Detroit et les scénaristes d’Hollywood.

    Les progrès de la technologie de l’IA sont rapides, certains prédisant la « singularité » - le point théorique où les machines évoluent au-delà du contrôle humain - qui arriverait dans quelques années. Si c’est vrai, les pertes d’emplois seraient le moindre des soucis. « Atténuer le risque d’extinction par l’IA devrait être une priorité mondiale aux côtés d’autres risques à l’échelle de la société tels que les pandémies et la guerre nucléaire », ont écrit cette année dans une lettre ouverte un groupe de dirigeants de l’industrie, de technologues et d’universitaires.

    Entre-temps, la troisième révolution industrielle a sonné le glas des standardistes, des compositeurs de journaux et de presque tous ceux dont le travail pouvait être effectué par ordinateur. Ces emplois perdus ont été remplacés, en grande partie. L’essor de l’informatique personnelle et d’Internet a directement entraîné la perte de 3,5 millions d’emplois aux États-Unis depuis 1980, selon le McKinsey Global Institute en 2018. Dans le même temps, les nouvelles technologies ont créé 19 millions de nouveaux emplois.

    Pour l’avenir, McKinsey Global Institute estime que les progrès technologiques pourraient contraindre jusqu’à 375 millions de travailleurs dans le monde, sur un total de 2,7 milliards, à changer de métier d’ici 2030.

    Une enquête menée par LinkedIn pour le Forum économique mondial donne des indications sur l'origine potentielle de la croissance de l'emploi. Parmi les cinq domaines d’emploi connaissant la croissance la plus rapide entre 2018 et 2022, tous sauf un impliquent des compétences relationnelles : ventes et engagement client ; ressources humaines et acquisition de talents; marketing et communications; partenariats et alliances. L'autre : la technologie et l'informatique. Même les robots auront besoin de leurs maîtres humains.

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    ...qui a eu son lot de réfractaires

    Considérons la première révolution industrielle, où les mortels ont façonné leurs propres machines rudimentaires. Fonctionnant sur le charbon bon marché et abondant de la Grande-Bretagne et manœuvrés par sa main-d’œuvre non qualifiée bon marché et abondante, les machines à vapeur ont alimenté les trains, les navires et les usines. Le Royaume-Uni est devenu une puissance manufacturière. Tout le monde n’a pas accueilli favorablement la concurrence mécanique. Une affiche « recherchés » de janvier 1812, à Nottingham, en Angleterre, offre une récompense de 200 livres pour des informations sur des hommes masqués qui ont fait irruption dans un atelier local et « brisé et détruit cinq cadres à bas (machines à tricoter mécaniques) ».

    Les vandales étaient des Luddites, des artisans du textile qui ont mené une campagne de destruction contre la fabrication entre 1811 et 1817. Ils n’étaient pas tant opposés aux machines qu’à un système d’usine qui ne valorisait plus leur expertise. Le bris de machines était une forme précoce d’action syndicale, « la négociation collective par "émeute" », comme l’a dit l’historien Eric Hobsbawm. C’était un précurseur de nombreux conflits de travail à venir. La deuxième révolution industrielle, lancée par l’achèvement du chemin de fer transcontinental en 1869, a propulsé les États-Unis à la domination mondiale. Des percées telles que l’électricité, la production de masse et la société ont transformé le monde avec des merveilles comme les voitures, les avions, les réfrigérateurs et les radios. Ces avancées ont également suscité une réaction de la part des personnes dont les emplois étaient menacés.

    Conclusion

    Michael Chui de McKinsey Global suggère que les gens ne seront pas tant remplacés par la technologie à l’avenir, mais plutôt qu’ils s’associeront plus profondément avec elle. « Nous sommes presque tous des cyborgs de nos jours, dans un certain sens », a-t-il déclaré, en désignant les écouteurs qu'il portait lors d'une discussion sur Zoom.

    Dans L’Iliade, il y a 28 siècles, Homère décrit des « esclaves » robotiques fabriqués par le dieu Héphaïstos. Chui ne s’attend pas à ce que des robots humanoïdes, comme les créations d’Homère, « descendent et fassent tout ce que nous faisions autrefois ».

    « Pour la plupart d'entre nous », dit-il, « ce sont des parties de notre travail que les machines vont réellement prendre en charge ».

    Chaque vague de la révolution industrielle a apporté une plus grande prospérité (même si elle n’a pas été partagée également) des progrès dans les domaines de la science et de la médecine, des produits moins chers et un monde plus connecté. La vague de l’IA pourrait même faire plus.

    « Je l'ai décrit comme nous donnant des super pouvoirs, et je pense que c'est vrai », dit Chui.

    Sources : archives nationales anglaises, Libcom, McKinsey

    Et vous ?

    L'IA est-elle, selon vous un véritable destructeur d'emplois ? Pourquoi ?
    Quels sont les avantages et les inconvénients de l’IA pour les travailleurs et les employeurs ?
    Quelles sont les compétences et les qualifications nécessaires pour s’adapter aux nouveaux emplois créés par l’IA ?
    Quel est le rôle des gouvernements, des syndicats, des organisations internationales, pour réguler et encadrer le développement de l’IA ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  16. #156
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    Chaque révolution industrielle s'est accompagnée d'un moment de frottement Schumpétérien : destruction et création d'emploi en simultané. L'IA ne va pas y faire exception. Cette destruction devra permettre de se reclasser alors que la création fera appel à de nouvelles compétences. Dans les 2 cas, la formation devient primordiale. Un revenu universel doit être mis en place pour accompagner les laissés pour compte. Mais la mise en place de l'IA le permettra en répartissant le surplus de richesses apporté par l'IA de 13,5% de croissance ( source OCDE en 2017 sans l'IA générative ).
    Les avantages de l'IA ( diagnostic médical plus précis, prévisions météorologiques plus sûres, etc... ) ne sont plus à démontrer entre de bonnes mains, ni ses désavantages ( désinformation, phishing, codage de virus, etc... ) entre de mauvaises mains. Je ne crois pas à la singularité où la création dépassera son créateur mais à une assistance intelligente du progrès.

    Nous ne viverons pas pour autant dans un monde meilleur : il y aura toujours des inégalités, des injustices, des guerres, etc... mais il y aura peut-être moins de famines, plus de pouvoir d'achat (réduction des coûts de production) et plus de libertés dans le monde.
    Repeat after me
    Le monsieur lutte pour la défense des libertés individuelles et collectives

    Repeat after me...

  17. #157
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    il y aura toujours des inégalités, des injustices, des guerres, etc... mais il y aura peut-être moins de famines, plus de pouvoir d'achat (réduction des coûts de production) et plus de libertés dans le monde.
    J'espère mais je ne pense pas que ça sera le cas, les richesses n'étant pas redistribuées.
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  18. #158
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    ce qui stimule le marché mondial en ce moment c'est la monté du pouvoir d'achat en inde et en chine, mais çà va pas continuer éternellement.
    ça a compensé ces derniers années la perte de pouvoir d'achat en France et en occident.

    mais cette année la chine est rentré en déflation et la croissance a 2 chiffres est terminé. ils auront encore 4-5% de croissance pendant quelques années mais ça va vite bloquer.

    il reste plus que l'inde pour supporter le marché mondial, donc c'est pas assez et fatalement nous allons aller vers la décroissance tant souhaité par les escrologique.
    ça va pas se faire dans l'amour et dans le pré mais dans la précarité, mal logement, pauvreté et famine. le taux de pauvreté en occident croit et va continuer de croitre. si tu as un toit et a manger tu fais déjà partie des plus chanceux.

  19. #159
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    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Chaque révolution industrielle s'est accompagnée d'un moment de frottement Schumpétérien : destruction et création d'emploi en simultané.
    Ce n'est pas prouvé.
    Ce n'est pas parce qu'un scénario semble toujours se répéter que c'est réellement le cas.

    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    L'IA ne va pas y faire exception.
    Rien ne permet de dire ça.
    On ne sait même pas ce que vont pouvoir faire les algorithmes.

    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Cette destruction devra permettre de se reclasser alors que la création fera appel à de nouvelles compétences.
    Reclasser comment ?
    Ils vont se recycler comment les comptables, les avocats, les traducteurs, les journalistes, les spécialistes des relations publiques ?
    Ils n'ont aucune compétence utile.

    Les nouvelles compétences utiles à la création, ça va être d'écrire des requêtes pour qu'un algorithme produise quelque chose…

    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Dans les 2 cas, la formation devient primordiale.
    Bof.
    Il est probable que des IA dépassent les humains les plus formés.
    Peut-être que les IA seront meilleurs que les ingénieurs, meilleurs que les docteurs, meilleurs que les architectes, etc.
    Le seul domaine où les robots ne dépasseront jamais les humains c'est dans la prostitution.

    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    Un revenu universel doit être mis en place pour accompagner les laissés pour compte.
    Ça j'y crois pas du tout.
    Ou alors ce sera un RSA.

    Mais les gens ne vont pas avoir un bon niveau de vie sans travailler.
    Ils ne vont pas construire une maison, posséder 2 voitures, un ordinateur de bureau, des smartphones, des TV, une climatisation, avoir les moyens de voyager, etc.

    Citation Envoyé par marsupial Voir le message
    mais il y aura peut-être moins de famines, plus de pouvoir d'achat (réduction des coûts de production) et plus de libertés dans le monde.
    Je pense que ça va être exactement le contraire.
    Le pouvoir n'aura plus besoin d'humains, donc il va les laisser crever.

    Le pouvoir d'achat n'augmentera pas et de toute façon ce n'est pas souhaitable qu'il augmente.
    Est-ce que vous êtes familier avec le concept du "Jour du dépassement" ?
    Ce mercredi 2 août, nous avons consommé toutes les ressources que notre planète peut régénérer en une année. Si la date du Jour du Dépassement semble avoir reculé cette année de quelques jours, cela est dû à un changement de calcul, et la réduction est bien trop lente par rapport à l’urgence. Afin d’illustrer au mieux notre consommation déraisonnée des ressources naturelles, le WWF France a souhaité faire cette année un focus sur l’eau douce, rare et pourtant essentielle à notre survie.
    Si les humains achetaient plus, ils consommeraient plus de ressources et ils en dépensent déjà trop.
    Il ne peut pas y avoir 8 milliards d'humains qui vivent correctement, parce qu'il n'y a pas assez de ressource sur terre, même en augmentant le recyclage.
    En plus si le niveau de vie augmentait, la mortalité infantile diminuerait, donc la population mondiale augmenterait et la situation serait encore plus critique.

    En occident ça va les gens deviennent stériles et ont des cancers, donc la démographie et l'espérance de vie diminuent. Mais ce n'est pas le cas partout.
    Keith Flint 1969 - 2019

  20. #160
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    Par défaut L'IA menace les salaires, pas les emplois jusqu'à présent, selon un document de la BCE
    L'IA menace les salaires, pas les emplois jusqu'à présent, les rapports sur la fin du travail humain par l'IA pourraient être largement exagérés, selon un document de la BCE

    L'IA menace les salaires, mais pas les emplois jusqu'à présent. Les informations selon lesquelles l'IA mettrait fin au travail humain pourraient être largement exagérées, selon un document de la BCE. Dans le même temps, les employeurs peinent à trouver des travailleurs qualifiés, malgré une récession qui devrait normalement atténuer les pressions sur le marché du travail.

    Dans un échantillon de 16 pays européens, la part de l'emploi dans les secteurs exposés à l'IA a augmenté, les emplois peu ou moyennement qualifiés n'étant généralement pas affectés et les postes hautement qualifiés bénéficiant de la plus forte hausse, indique un document de recherche publié par la BCE. Toutefois, le document fait également état d'"impacts neutres à légèrement négatifs" sur les revenus et indique que ces impacts pourraient augmenter.

    "Ces résultats n'équivalent pas à un acquittement", indique le document. "Les technologies basées sur l'IA continuent d'être développées et adoptées. L'essentiel de leur impact sur l'emploi et les salaires - et donc sur la croissance et l'égalité - n'a pas encore été observé". Les résultats contrastent avec les précédentes "vagues technologiques", selon le document, lorsque l'informatisation a diminué "la part relative de l'emploi des travailleurs moyennement qualifiés, ce qui a entraîné une polarisation".


    Les rapports sur la fin du travail humain par l'IA pourraient être largement exagérés

    Les récentes avancées dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA) ont relancé le débat sur l'impact des nouvelles technologies sur l'emploi (par exemple, Frey et Osborne, 2017 ; Susskind, 2020 ; et Acemoglu, 2021). Les vagues d'innovation s'accompagnent généralement d'une inquiétude quant à l'avenir des emplois. Cette appréhension persiste, même si l'histoire suggère que les craintes antérieures concernant le licenciement de la main-d'œuvre étaient exagérées (par exemple Autor, 2015 ; Bessen, 2019).

    En fait, dans le document de la BCE, ils montrent que pendant le boom de l'apprentissage profond des années 2010, les professions potentiellement plus exposées aux technologies basées sur l'IA ont en fait augmenté leur part d'emploi en Europe. Toutefois, on ne sait pas encore si l'on peut s'attendre à ce qu'il en aille de même avec les nouveaux développements des technologies basées sur l'IA. Lorsque le verdict tombera, il pourrait s'agir d'une victoire ou d'une défaite, non seulement pour l'emploi, mais aussi pour l'égalité et la prospérité en Europe.


    Les données disponibles sur l'IA et l'emploi

    Les percées de l'IA se sont produites dans de nombreux domaines. Il s'agit notamment d'avancées dans les domaines de la robotique, de l'apprentissage supervisé et non supervisé, du traitement du langage naturel, de la traduction automatique et de la reconnaissance d'images, pour n'en citer que quelques-uns. L'IA trouve des applications dans une multitude d'autres activités qui permettent d'automatiser le travail humain dans des tâches non routinières, à la fois dans l'industrie manufacturière et dans les services - de la fourniture de conseils médicaux à l'écriture de codes.

    L'IA est donc une technologie polyvalente qui peut automatiser le travail dans pratiquement toutes les professions. Elle contraste avec d'autres technologies telles que l'informatisation et la robotique industrielle, qui ne permettent d'automatiser qu'un ensemble limité de tâches en mettant en œuvre des règles spécifiées manuellement.

    Les preuves empiriques de l'effet des technologies basées sur l'IA sur les emplois et les salaires sont encore en évolution. Par exemple, Felten et al. (2019) et Acemoglu et al. (2022) concluent que les professions les plus exposées à l'IA n'ont pas d'impact significatif sur l'emploi. Cependant, Acemoglu et al. (2022) constatent également que les établissements exposés à l'IA ont réduit les embauches non liées à l'IA et les embauches globales. Cela impliquerait que si de nouvelles tâches sont créées, l'IA remplace également la main-d'œuvre humaine dans un sous-ensemble de tâches. En outre, Felten et al. (2019) constatent que les professions touchées par l'IA connaissent en fait une légère hausse des salaires. Dans un autre ordre d'idées, Webb (2020) affirme que, par rapport aux logiciels ou aux robots, les technologies basées sur l'IA sont susceptibles d'avoir un impact plus important sur les travailleurs hautement qualifiés en particulier. Entre-temps, la littérature à ce jour se concentre principalement sur les États-Unis.


    Nouvelles données pour l'Europe

    Dans un article récent (Albanesi et al. 2023), BCE examinE le lien entre les technologies basées sur l'IA et les parts d'emploi dans 16 pays européens sur la période 2011-19. Ces années ont vu l'essor des applications d'apprentissage profond telles que le traitement du langage, la reconnaissance d'images, les recommandations basées sur des algorithmes ou la détection des fraudes. Bien que leur portée soit plus limitée que celle des modèles d'IA générative actuels tels que ChatGPT, les applications d'apprentissage profond n'en sont pas moins révolutionnaires - et suscitent toujours des inquiétudes quant à leur impact sur l'emploi.

    BCE utilise des données au niveau des professions à trois chiffres (selon la classification internationale type des professions) de l'enquête sur les forces de travail d'Eurostat, ainsi que deux indicateurs de l'automatisation potentielle par l'IA empruntés à la littérature. Le premier indicateur est l'impact professionnel de l'IA créé par Felten et al. (2018) et Felten et al. (2019), qui établit un lien entre les progrès réalisés dans des applications spécifiques de l'IA et les capacités requises pour chaque profession, telles qu'elles sont décrites dans O*NET. La seconde est une mesure de l'exposition des tâches et des professions à l'IA, construite par Webb (2020) en quantifiant le chevauchement textuel entre les descriptions de brevets d'IA et les descriptions d'emploi d'O*NET. En outre, BCE compare l'exposition aux technologies basées sur l'IA à l'exposition aux logiciels en utilisant une mesure de l'exposition aux logiciels élaborée par Webb (2020).

    Ces données révèlent qu'environ 25 % de tous les emplois dans ces pays européens se situent dans des professions fortement exposées à l'automatisation par l'IA - plus précisément, dans le tiers supérieur de la mesure de l'exposition. Le degré d'exposition est autant une opportunité qu'un risque. Le résultat pour l'emploi dépend de la question de savoir si les technologies basées sur l'IA remplaceront ou compléteront la main-d'œuvre.

    Par rapport aux professions plus exposées aux progrès des logiciels, celles qui sont plus exposées à l'IA emploient une plus grande proportion de travailleurs hautement qualifiés (graphique 1). Cela confirme que les technologies basées sur l'IA pourraient entrer en concurrence avec les emplois hautement qualifiés. Si l'exposition à la technologie varie en fonction du niveau de compétences, elle est relativement uniforme dans les différents groupes d'âge (non illustré dans le graphique).

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    Que révèlent les résultats concernant l'impact de l'IA sur l'emploi ?

    La BCE constate une association positive entre l'automatisation induite par l'IA et l'évolution des parts d'emploi dans l'échantillon de 16 pays européens, quelle que soit la variable d'approximation utilisée. Selon l'indicateur d'exposition à l'IA proposé par Webb (2020), le fait de monter de 25 centiles dans la distribution de l'exposition à l'IA est associé à une augmentation de 2,6 % de la part de l'emploi par secteur et par profession, tandis qu'en utilisant la mesure fournie par Felten et al. (2018, 2019), l'augmentation estimée de la part de l'emploi par secteur et par profession est de 4,3 %. Les coefficients estimés sont représentés par la ligne horizontale dans les colonnes de gauche et du milieu des graphiques 2 et 3.

    L'automatisation facilitée par la technologie pourrait également affecter les parts relatives de l'emploi à différents niveaux de compétences et donc avoir un impact sur l'inégalité des revenus. La littérature sur la polarisation de l'emploi montre que les travailleurs moyennement qualifiés occupant des emplois à forte intensité de routine ont eu tendance à être remplacés par l'informatisation (par exemple, Autor et al, 2003 ; Goos et al, 2009). En revanche, il est souvent avancé que l'automatisation par l'IA est plus susceptible de compléter ou de remplacer des emplois dans des professions qui emploient une main-d'œuvre hautement qualifiée.

    Les panneaux (a) et (b) du graphique 2 montrent les coefficients estimés de l'association entre les changements dans l'emploi et l'automatisation basée sur l'IA par niveau d'éducation (ventilé en terciles, c'est-à-dire les tiers inférieur, moyen et supérieur de la population). Les coefficients statistiquement significatifs sont représentés en bleu foncé. Pour les professions dont le niveau d'éducation moyen se situe dans les groupes de compétences faibles et moyennes, l'exposition à l'IA ne semble pas bouleverser les choses de manière significative. Toutefois, pour le groupe des professions très qualifiées, la BCE constate une association positive et significative : une augmentation de 25 centiles dans la distribution de l'exposition à l'IA semble accroître la part de l'emploi dans le secteur et la profession de 3,1 % en utilisant l'indicateur d'exposition à l'IA de Webb, et de 6,7 % en utilisant la mesure de Felten et al.

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    Les panneaux (a) et (b) du graphique 3 présentent les estimations par groupe d'âge (à nouveau ventilées par terciles, c'est-à-dire le tiers le plus jeune, le tiers moyen et le tiers le plus âgé de la population). L'automatisation par l'IA semble être plus favorable aux professions qui emploient des travailleurs relativement jeunes. Quel que soit l'indicateur d'IA utilisé, l'avantage estimé pour le groupe le plus jeune semble être le double de celui des autres groupes d'âge.

    L'automatisation par l'IA est donc associée à une augmentation de l'emploi en Europe, principalement pour les professions hautement qualifiées et les jeunes travailleurs. Cette constatation est en contradiction avec les résultats des vagues technologiques précédentes, lorsque l'informatisation a réduit la part relative de l'emploi des travailleurs moyennement qualifiés, ce qui a entraîné une polarisation de l'emploi. Cependant, la BCE ne trouve aucune preuve de ce modèle de polarisation pour notre échantillon, même lorsque qu'elle examine l'impact de l'automatisation basée sur les logiciels, représentée par l'exposition aux logiciels de Webb (2020). Le panneau (c) des graphiques 2 et 3 présente les résultats. La relation entre l'exposition aux logiciels et l'évolution de l'emploi est nulle pour l'échantillon regroupé, et rien n'indique que les logiciels remplacent les emplois routiniers moyennement qualifiés.

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    Malgré les résultats concernant les parts d'emploi, ni l'IA ni l'exposition aux logiciels n'ont eu d'effets statistiquement significatifs sur les salaires, sauf si l'on utilise la mesure de Felten et al. qui indique que les professions les plus exposées à l'IA ont une croissance salariale légèrement plus faible.

    Les résultats présentent un tableau contrasté dans les 16 pays européens. L'impact positif de l'automatisation par l'IA sur l'emploi se vérifie dans la plupart des pays, à quelques exceptions près. Toutefois, l'ampleur de l'impact varie considérablement d'un pays à l'autre. Cela pourrait refléter des différences dans les facteurs économiques sous-jacents, tels que le rythme de diffusion des technologies et l'éducation, ou le niveau de réglementation - et donc de concurrence - sur les marchés des produits et du travail.


    Trop tôt pour rendre un verdict

    Pendant le boom de l'apprentissage profond des années 2010, les professions potentiellement plus exposées aux technologies basées sur l'IA ont en fait augmenté leur part d'emploi en Europe. Les professions présentant une proportion relativement plus élevée de travailleurs jeunes et qualifiés sont celles qui ont le plus progressé. En ce qui concerne les salaires, les données sont moins claires et suggèrent des impacts neutres à légèrement négatifs. Ces résultats ne constituent pas un acquittement : Les technologies basées sur l'IA continuent d'être développées et adoptées. L'essentiel de leur impact sur l'emploi et les salaires - et donc sur la croissance et l'égalité - n'a pas encore été observé.


    Source : BCE

    Et vous ?

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    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

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    Une étude affirme qu'environ un cinquième des travailleurs occupent un emploi "fortement exposé" à l'IA, notamment, les Asiatiques, les femmes et les personnes ayant un diplôme universitaire

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