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  1. #241
    Membre éprouvé
    Mais quelle est la définition de "favoriser" ? Mettre automatiquement son service en haut de la pile ou juste savoir comment faire pour qu'il soit "naturellement" en haut de la pile ou les deux ? Dans le premier cas, aucun doute, mais dans le second ? Je ne suis pas si sur.



    En tant que créateur du moteur, Google sait évidemment comment faire référencer ses propres services de sorte qu'ils aient les meilleurs score de pertinence sur les recherches associées, peut-on vraiment lui reprocher ça ?

  2. #242
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par walfrat Voir le message
    Mettre automatiquement son service en haut de la pile
    Oui c'est exactement ça :
    Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
    Selon Reuters la lettre envoyée jeudi par le groupe indique : « Alors que nous sommes en concurrence entre nous pour la meilleure expérience de consommation, il y a un concurrent commun qui ne livre pas une concurrence loyale : Google ». « Google a obtenu des avantages injustifiés en traitant préférentiellement ses propres services dans ses pages de résultats de recherche générale en affichant diverses formes de résultats de recherche spécialisés groupés (appelés OneBoxes) », ajoute la lettre.

    Les OneBoxs présentent des informations et des images dans des boîtes placées en haut des résultats de recherche et sont souvent des moyens pour les entreprises locales d'obtenir plus de visibilité. Par exemple, une recherche d'emploi local peut faire apparaître une case proposant le service de recherche d'emploi de Google, ou les résultats d'une recherche de vol peuvent comporter une case proposant le service de recherche de vols de Google.
    Peut-être que les services de Google sont bien référencés, mais le problème c'est que l'algorithme du moteur de recherche met les services de Google en avant, il n'est vraisemblablement pas neutre.
    On verra si à la fin Google est condamné ou pas, l'entreprise doit avoir une grosse équipe d'avocats donc elle peut se défendre.
    Keith Flint 1969 - 2019

  3. #243
    Membre du Club
    Y feraient mieux
    Bien dit Acheumeumeu, ces moteurs de recherche qui attaque Google sur le plan juridique et politique feraient mieux de se grouper pour être capable de fournir des résultats de recherche et des services capables de concurrencer ceux de Google... J'écris par expérience : les essayer ce n'est pas forcément les adopter.

  4. #244
    Chroniqueur Actualités

    Qwant écrit au Procureur général des États-Unis pour attirer son attention sur les pratiques de Google
    Qwant écrit au Procureur général des États-Unis William P. Barr pour attirer son attention,
    sur les pratiques commerciales déloyales généralisées de Google aussi bien aux États-Unis qu’en Europe.

    Le ministère américain de la Justice a intenté mardi 20 octobre 2020 une action antitrust en justice contre Alphabet Inc., la maison-mère de Google, affirmant que la société utilise son pouvoir de marché pour évincer ses rivaux. Le ministère a déclaré que rien n'était hors de propos, y compris une dissolution de la société de recherche et de publicité sur Internet.

    « Aujourd'hui, des millions d'Américains dépendent d'Internet et des plateformes en ligne pour leur vie quotidienne », a déclaré le procureur général William Barr dans un communiqué. « La concurrence dans ce secteur est d'une importance vitale, c'est pourquoi la poursuite d'aujourd'hui contre Google pour violation des lois antitrust est une affaire de la plus haute importance à la fois pour le ministère de la Justice et pour le peuple américain ».

    « Au cours des 16 derniers mois, la division antitrust a recueilli des preuves convaincantes que Google ne fait plus de concurrence uniquement sur le fond, mais utilise à la place son pouvoir de monopole – et des milliards de profit de monopole – pour verrouiller les voies clés de recherche sur les téléphones mobiles et les navigateurs ainsi que les appareils de nouvelle génération, privant les concurrents de la distribution et de l'évolutivité », a-t-il ajouté.

    « Le résultat final est que personne ne peut contester la domination de Google en matière de recherches et de publicité relatives aux recherches ».

    Des moteurs alternatifs de recherche loin d'être satisfaits par les propositions de Google

    Le 27 octobre 2020, des moteurs de recherche alternatifs (notamment les Français Lilo et Qwant, le Tchèque Seznam, l'Allemand Ecosia et l'Américain DuckDuckGo) ont demandé à la Commission européenne une réunion tripartite avec Google. Ils ont estimé que la réponse de Google pour ouvrir le marché à la concurrence en leur proposant de participer à des enchères pour être proposé comme choix par défaut aux utilisateurs européens était loin d'être une solution aux problèmes d'abus de position dominante :

    « Nous sommes des entreprises exploitant des moteurs de recherche qui rivalisent avec Google. Comme vous le savez, nous sommes profondément mécontents du prétendu remède créé par Google pour remédier aux effets néfastes de son comportement anticoncurrentiel dans l'affaire Android. Nous comprenons que Google vous informe régulièrement de ses enchères payantes, mais il semble que vous ne receviez peut-être pas des informations complètes ou exactes.

    « Nous vous écrivons pour demander une réunion trilatérale avec votre bureau, nous-mêmes et Google, dans le but d'établir un menu de préférences efficace. Nos délégués respectifs pourraient travailler à l'avance pour créer un ordre du jour serré pour cette réunion afin de garantir qu'elle soit productive et collaborative.

    « Nous soutenons de tout cœur l’ambition de la Commission de remédier aux préjudices enracinés de la concurrence de Google. Nous vous demandons de mettre ces intentions en pratique dès maintenant, en utilisant pleinement vos outils existants.

    « Merci d'avance pour votre considération ».


    Le PDG de Qwant félicite l’action menée à l’endroit de Google et demande que la concurrence puisse s’exprimer

    Dans ce contexte, Jean-Claude Ghinozzi, PDG de Qwant, a adressé une lettre au Procureur général des États-Unis :

    « L’innovation produit de Google apportée au marché de la recherche générale est indéniable et personne ne remet en question leur capacité technologique. À l'instar d'autres entreprises américaines remarquables telles que Microsoft, Amazon ou Facebook, Google a acquis sa réputation et s'est hissée en position dominante avant tout grâce à ses mérites.

    « Google a pu faire connaître ces mérites au public et gagner ses parts de marché, car les concurrents historiques n'abusaient pas de leur propre domination de l'époque. Hélas, Google abuse de sa position dominante pour empêcher la concurrence de se développer.

    « Qwant se trouve dans une situation typique de celles que vous décrivez dans votre réclamation, car Google nous a également empêchés de pénétrer la plupart sinon la totalité du marché de la recherche mobile, en raison de ses pratiques anticoncurrentielles. Malgré le grand intérêt manifesté par les partenaires commerciaux et industriels qui estiment que notre respect renommé de la vie privée des utilisateurs peut être d'une valeur ajoutée significative pour leurs produits, nos tentatives pour obtenir des accords de distribution de smartphones avec Qwant préinstallé en tant que moteur de recherche ont échoué en raison des effets de dissuasion du système de licence Android et Google Apps. L’objectif de longue date de Google était que ses pratiques contractuelles empêchent la plupart des consommateurs de voir, de choisir et d’utiliser le service de recherche d’un concurrent, et cette stratégie est malheureusement toujours très efficace aujourd’hui.

    « Ce comportement nuit à la concurrence et donc à tous les consommateurs du monde entier qui manquent de choix alternatifs. Il exige l'application la plus stricte de la réglementation antitrust. À ce sujet, veuillez noter qu'à ce jour, la réponse de Google à sa condamnation à une amende de 4,34 milliards d'euros dans l'affaire COMP / AT.40099 est d'exiger de ses propres concurrents qu'ils paient Google pour la publicité, sous la forme d'un placement – appelé « écran de choix » – affiché aux consommateurs européens lorsqu'ils achètent un nouveau smartphone basé sur Android. Cela signifie que seuls quelques choix alternatifs sont proposés aux consommateurs, non pas sur la base de leurs mérites et d'un processus équitable, mais uniquement sur leur volonté de payer le plus à Google.

    « Cela signifie également qu'au lieu d'investir leur marge bénéficiaire dans le développement de nouveaux services de recherche ou d'améliorer ceux qui existent, les concurrents de Google doivent en donner l'essentiel à Google pour son propre développement et ses propres avantages. Cette proposition d'écran de choix est donc inacceptable et Qwant, avec d'autres moteurs de recherche (DuckDuckGo, Ecosia, Lilo, Seznam), attend de Google des solutions plus convaincantes avec des effets positifs réels et forts pour les consommateurs et l'industrie de la recherche ».


    Qwant termine 2019 dans le rouge, avec un résultat net de -23 millions d'€

    La situation du moteur de recherche français n'est pas des plus reluisante. Ses comptes sociaux indiquent qu’il a affiché un résultat net de -23 millions d’euros en 2019, soient des pertes de 70 % par rapport à l’année antérieure. Cela est arrivé alors que le chiffre d’affaires de Qwant en 2019 est de 5,8 millions d’euros, soit une hausse de 27,5 % par rapport à 2018, qui était de 4,6 millions d’euros. En outre, 90 % du chiffre d’affaires en 2019 provient de Microsoft.

    Ces deux dernières années, le moteur de recherche français, qui a émis le rêve de détrôner Google, nage dans une mer de scandales et de pertes financières. Après avoir enregistré un résultat net de -13,8 millions d’euros en 2018, Qwant creuse encore plus ses pertes en 2019, année au cours de laquelle son résultat net est de -23,5 millions d’euros. Et avec un chiffre d’affaires de 5,8 millions d’euros pour le compte de 2019, il est très loin des 30 millions d'euros prévus au départ.

    Il n’a pas non plus pu atteindre les 7 millions d’euros annoncé en novembre lorsque les actionnaires ont exigé une nouvelle équipe managériale pour conduire sa transformation. Avant ça, en 2017, son chiffre d’affaires n’était que de 3 millions d’euros. Jean-Claude Ghinozzi, qui a pris la place d’Eric Leandri en tant que nouveau président du groupe, n’a pas non plus réussi à tenir son pari sur l’année écoulée. Selon les comptes sociaux de l’entreprise, les pertes subies en 2019 sont majoritairement dues à 8,5 millions d'euros de dépréciations et provisions.

    Outre cela, le groupe a subi encore plus de pertes d’exploitation pendant l’année écoulée. En effet, ces pertes ont évolué à 22 % pour atteindre -15,6 millions d’euros. Sur la base de ceci, les analystes craignent pour ce qui va suivre. Par rapport à l’année en cours, l’on estime que Qwant a été négativement impacté par le Covid-19 alors que les autres géants du numérique ont tous su tirer profit de la situation. En raison de la pandémie et du confinement, il a eu recours au chômage partiel dès le mois de mars. Ces observations devraient être le signe annonciateur de nouvelles pertes.

    Source : Qwant

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l'initiative de Qwant ?
    Que pensez-vous du principe des enchères de Google pour figurer pendant un trimestre parmi les navigateurs proposés par défaut aux mobinautes européens ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  5. #245
    Membre à l'essai
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Oui c'est exactement ça :

    Peut-être que les services de Google sont bien référencés, mais le problème c'est que l'algorithme du moteur de recherche met les services de Google en avant, il n'est vraisemblablement pas neutre.
    On verra si à la fin Google est condamné ou pas, l'entreprise doit avoir une grosse équipe d'avocats donc elle peut se défendre.

    Les condamnations en question ont les attends... et vu leur chiffre d'affaires ce sera une goutte d'eau.Celles qui leur ont été "in
    fligées" c'était l'amende du bisounours...

  6. #246
    Membre habitué
    choix
    sous chrome OS avec également la possibilité d'ouvrir plusieurs onglets au démarrage du navigateur:



    Comme quoi google est bienveillant! Ne jetez pas la première pierre.

  7. #247
    Membre habitué


    ok!

  8. #248
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par ManPaq Voir le message
    sous chrome OS avec également la possibilité d'ouvrir plusieurs onglets au démarrage du navigateur:

    Comme quoi google est bienveillant! Ne jetez pas la première pierre.
    Je ne comprends pas ta remarque sur le fait qu'il soit possible d'ouvrir plusieurs onglet au démarrage du navigateur. Tu montres une page de configuration du moteur de recherche. Je pense que tu voulais dire qu'il ait possible de changer son moteur de recherche, non ?

    Le problème est que par défaut, ce moteur de recherche est celui de Google. Seul les utilisateurs avertis iront sur cette page de configuration pour changer de moteur de recherche. Monsieur Tout le monde, qui réprésente la majeur partie des utilisateurs n'y vont pas et se contenteront du moteur de recherche par défaut, à savoir celui de Google.
    Les moteurs de recherche alternatifs sont du coup peu visible auprès du grand public.

  9. #249
    Membre régulier
    Il suffit de taper "odysee" dans Google pour se convaincre que son moteur de recherche fait disparaitre les résultats qui font de la concurrence à ses produits comme Youtube par exemple.

  10. #250
    Chroniqueur Actualités

    La bataille entre les régulateurs antitrust de l'UE et les grandes entreprises technologiques est difficile
    La bataille entre les régulateurs antitrust de l'UE et les grandes entreprises technologiques est difficile,
    reconnaissent des auditeurs de la Cour des comptes européenne dans un rapport

    Les autorités antitrust de l'UE sont confrontées à une bataille difficile dans leur volonté de rappeler à l'ordre les grandes enseignes technologiques qui abusent de leur position dominante en raison de la difficulté à trouver des solutions à l'étouffement de la concurrence, a expliqué jeudi l'organisme de surveillance budgétaire de l'UE dans le premier audit des régulateurs.

    Le rapport de la Cour des comptes européenne intervient alors que les critiques de Google ont exprimé leur frustration face à ce qu'ils considèrent comme une application inefficace d'une série de décisions de l'UE lui ordonnant de cesser de favoriser ses propres services en ligne au détriment de ses concurrents.

    Pour mémoire, en réponse à une amende de 5 milliards de dollars qui lui a été infligée par la Commission européenne pour abus de position dominante avec son système d’exploitation pour appareils mobiles Android, Google a prévenu en mars 2019 son intention de demander aux utilisateurs d’Android en Europe quel moteur de recherche ils veulent utiliser par défaut sur leurs mobiles. La société a également présenté aux utilisateurs d’Android une option permettant de télécharger des applications de recherche et de navigateur supplémentaires dans Google Play.

    Plus tard, en août 2019, l'entreprise a déclaré dans un communiqué : « L’année prochaine, nous proposerons aux utilisateurs d’Android un nouveau moyen de sélectionner un moteur de recherche pour alimenter un champ de recherche sur leur écran d’accueil et par défaut dans Chrome (si installé). Les fournisseurs de recherche peuvent demander à faire partie du nouvel écran de sélection qui apparaitra lorsque quelqu’un configurera un nouveau smartphone ou tablette Android en Europe ».

    À priori, quatre options (incluant le moteur de recherche de Google et trois alternatives déterminées au terme d’une sélection payante) sont proposées dans un ordre aléatoire aux utilisateurs. Les alternatives éligibles doivent participer à des enchères par pays et faire une offre par pays en précisant le montant qu’elles consentent à verser à la firme de Mountain View pendant la période de grâce - de janvier à décembre 2020 pour la première phase et s'étalant sur un trimestre pour les phases suivantes - chaque fois qu’un client utilisera leur moteur de recherche sur Android à la place Google. Le moteur de recherche défini durant cette étape obligatoire avant la poursuite du premier démarrage d’un dispositif tournant sous Android sera utilisé par défaut dans le champ de recherche d’Android et dans Chrome (si l’application est installée).

    Google a prévu une offre minimale par pays pour figurer dans la short-liste et expliqué que les trois offres les plus élevées atteignant ou dépassant le seuil d’enchère minimal pour un pays donné apparaitront dans l’écran sélection de ce pays. L’entreprise a assuré qu’en cas d’égalité des voix, elle « attribuera les créneaux horaires de manière aléatoire entre les soumissionnaires liés ». Et si moins de trois fournisseurs de recherche éligibles atteignent ou dépassent le seuil d’enchères, elle « remplira les emplacements restants de manière aléatoire à partir du pool de fournisseurs de recherche éligibles. Le groupe de fournisseurs éligibles comprendra ceux qui ont demandé à participer à l’écran de choix, mais n’ont pas soumis d’offre ».

    Mais la concurrence n'est pas d'accord avec ce système d'enchères. Des moteurs de recherche alternatifs (notamment les français Lilo et Qwant, le tchèque Seznam, l'allemand Ecosia et l'américain DuckDuckGo) ont demandé à la Commission européenne une réunion tripartite avec Google dans le but d'établir un menu de préférences efficace.


    Évolution du volume des données traitées dans le cadre des enquêtes sur les concentrations ainsi que sur les ententes et les abus de position dominante

    Amazon, Apple et Facebook sont également dans le collimateur des autorités

    Outre Google, la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, enquête également sur Amazon, Apple et Facebook.

    « Bien que la Commission ait pris un certain nombre de décisions dans des affaires portant sur les défis résultant de l'économie numérique, des défis importants restent à résoudre », a déclaré la commissaire. « Par exemple, les pratiques sur les marchés numériques peuvent causer des dommages aux consommateurs. Cependant, il est difficile pour la Commission de trouver des remèdes appropriés pour s'attaquer à un problème de concurrence apparent, car la détermination du préjudice causé aux consommateurs peut être particulièrement complexe. »

    La semaine dernière, la Commission européenne a formellement accusé Amazon d'utiliser abusivement les données de marchands tiers sur sa plateforme pour obtenir un avantage concurrentiel pour ses propres produits. La Commission européenne indique qu'Amazon utilise « systématiquement » les données non publiques des vendeurs sur le marché pour concurrencer de manière déloyale les vendeurs en France et en Allemagne. Les autorités antitrust de l'UE ont également ouvert une deuxième enquête sur les pratiques commerciales de la société en matière de commerce électronique.

    Ces accusations sont le résultat d'une enquête annoncée l'année dernière, qui a examiné comment Amazon utilise les données de vente pour concurrencer les marchands indépendants de la plateforme.

    « L'avis préliminaire de la Commission, exposé dans sa communication des griefs, est que l'utilisation de données non publiques sur les ventes sur le marché permet à Amazon d'éviter les risques normaux de la concurrence au détail et de tirer parti de sa position dominante sur le marché de la fourniture de services de marché en France et en Allemagne - les plus grands marchés d'Amazon dans l'UE », lit-on dans le communiqué de la Commission.

    « Nous devons nous assurer que les plateformes à double rôle qui ont un pouvoir de marché, comme Amazon, ne faussent pas la concurrence », a indiqué la vice-présidente exécutive de la Commission européenne, Margrethe Vestager. Amazon aura l'occasion de répondre à ces allégations dans les semaines à venir, a-t-elle déclaré dans un tweet.


    La Commission européenne a enquêté sur le double rôle d'Amazon - en tant que marché pour les commerçants et aussi en tant que vendeur concurrent. Elle s'est penchée sur la manière dont l'entreprise collecte des données sur les concurrents qui vendent sur sa plateforme, offrant tout, de l'électronique aux jouets en passant par l'alimentation et les ustensiles de cuisine. Vestager a déclaré que ses fonctionnaires avaient examiné 80 millions de transactions et 100 millions de produits sur la plateforme d'Amazon pour monter le dossier. Elle affirme qu'Amazon utilise ces informations sensibles, qui montrent ce qui s'avère populaire ou non, pour mieux cibler ses propres produits.

    « L'utilisation de ces données permet à Amazon de se concentrer sur la vente des produits les plus vendus et elle marginalise les vendeurs tiers et limite leur capacité à se développer », a déclaré la commissaire européenne chargée de la concurrence Vestager lors d'une conférence de presse. La décision de la Commission intervient à un moment où la pandémie de covid-19 a amplifié le rôle d'Amazon dans l'économie mondiale, avec des ventes en ligne qui s'envolent.

    D'ailleurs, le PDG d'Amazon France, Frédéric Duval, déclare que le reconfinement de la France a stimulé les ventes : « Les affaires ont augmenté à l'aune de ce confinement. La Fédération française de la vente à distance parle de 40 à 50 % d’augmentation, c’est ce que nous constatons aussi. Cette croissance profite aux entreprises tierces qui vendent sur Amazon et pas à Amazon même », a-t-il déclaré à la radio France Inter.

    Une question qui ne concerne pas seulement les entreprises Internet

    La Cour des comptes européenne a déclaré que la question ne concerne pas seulement les entreprises Internet, mais également les entreprises impliquées dans l'innovation numérique telles que celles de l'énergie, des télécommunications, des services financiers et des transports : « Bien que la Commission ait pris un certain nombre de décisions pour relever les défis posés par l'économie numérique, d'importants problèmes restent à résoudre. Par exemple, les pratiques suivies sur les marchés numériques peuvent nuire aux consommateurs. Cependant, la Commission peine à trouver des solutions appropriées aux problèmes de concurrence manifestes, étant donné que le préjudice pour le consommateur peut être particulièrement difficile à établir30 . Cela concerne non seulement les entreprises de l'Internet, mais aussi tous les autres secteurs de l'économie qui s'engagent dans la voie de l'innovation numérique, comme ceux de l'énergie, des télécommunications, des services financiers et des transports ».

    Elle a déclaré qu'une partie du problème réside dans les règles antitrust de l'UE qui ne permettent aux autorités de contrôle d'agir qu'une fois qu'un acte répréhensible a été commis.

    La Commission « doit intensifier la surveillance du marché pour s'adapter à un monde plus global et numérique. Elle doit s’améliorer pour détecter de manière proactive les infractions et sélectionner ses enquêtes de manière plus judicieuse », a déclaré Alex Brenninkmeijer, de la Cour des comptes européenne, responsable du rapport.

    Les responsables antitrust de l'UE ont toutefois écarté les arguments selon lesquels ils ne sont pas en mesure de bien faire leur travail dans les affaires numériques.

    « Les règles de concurrence de l'UE sont suffisamment flexibles pour faire face aux marchés numériques », a déclaré mercredi le directeur général de la concurrence, Olivier Guersent, lors d'un événement en ligne.

    Sources : Cour des comptes européennes
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  11. #251
    Membre expérimenté
    C'est d'autant plus dur que le parlement européen est ouvert a la corruption de manière légale j’entends. Combien de poste de régulation donné a des gens qui travail pour le lobby qui doit être régulé?

  12. #252
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par ManPaq Voir le message


    ok!
    Est ce que lorsque l'on ouvre le navigateur est indiqué comment changer le moteur de recherche ?
    Est ce que Monsieur Tout le monde (mes parents par exemple) qui n'y connaissent rien arriveront à changer le navigateur par défaut ?

    Le problème est la configuration par défaut et non pas la possibilité de changer plus tard.
    Si tu fais un sondage sur 5000 internaut représentatif de la population française, je suis loin d'être certain qu'une majorité sache le faire. Je suis même pas certain que ma soeur, à l'aise avec les réseaux sociaux, sache le faire.

    Le problème était identique avec l'installation par défaut de IE sur Windows (soit 95% des machines clientes dans le monde) qui pouvait influencer très fortement les parts de marchés.

    Lorsqu'une entreprise est en ultra dominance, c'est le revers de la médaille, il y a certaines régles à respecter selon la loi.

  13. #253
    Membre à l'essai
    Pierre-y exagère,...
    parlement ?
    européen ?
    corruption ?
    lobby ?

    Vous mélangez bien en auto modérant avec un oxymore mou --> "...manière légale..." pour que cela ne se voit pas trop.

    Ca s'appelle quand même bouriner avec du "tous pourris" sans argument.
    Cordialement

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