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  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Amnesty International déplore un recul des droits et libertés en France
    Amnesty International déplore un recul des droits et libertés en France
    dans la nouvelle édition de son rapport annuel

    L'organisation Amnesty International a rendu disponible l'édition 2015/2016 de son rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde. L'ONG a noté que l'impact de la lutte contre le terrorisme, crise des réfugiés, persistance des discriminations, l’année 2015 a été éprouvante pour la France et pour les droits humains.

    L'ONG dénonce entre autres le « renforcement de la surveillance, blocages de sites Internet, poursuites pour apologie du terrorisme, recours à des perquisitions et assignations à résidence sans contrôle du juge, interdictions de manifestations : des lois et mesures d’exception ont été prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en France. Elles ont porté atteinte de façon disproportionnée aux droits et libertés individuelles et ont parfois été mises en œuvre de façon discriminatoire ».

    Au lendemain des attaques meurtrières sur les locaux du journal satirique Charlie Hebdo, le gouvernement a pris plusieurs décrets pour l'application de certaines dispositions de la loi antiterroriste de 2014.

    Le 5 février, les autorités ont publié un décret réglementant le blocage administratif des sites Internet, notamment ceux accusés d'incitation au terrorisme ou d'apologie de tels actes. Selon le ministère de l'Intérieur, 87 sites ont été bloqués entre janvier et novembre. En outre, 700 personnes environ ont fait l'objet de poursuites pour avoir incité au terrorisme ou en avoir fait l'apologie, en vertu d'une nouvelle disposition (« apologie du terrorisme ») qui avait été introduite dans la loi antiterroriste de 2014. Compte tenu de la définition très vague de cette infraction, Amnesty déplore le fait que « les autorités ont souvent poursuivi des personnes pour des déclarations qui ne constituaient pas des incitations à la violence et relevaient de l'exercice légitime de la liberté d'expression ».

    Amnesty International condamne l’adoption de la loi sur le renseignement à l’été 2015 : « le Parlement a adopté une loi permettant au Premier ministre d’autoriser – sans contrôle judiciaire indépendant et sur simple consultation d’une commission spéciale – le recours à des mesures de surveillance sur le territoire national dans des objectifs très variés, notamment la protection des intérêts économiques ou des intérêts majeurs de la politique étrangère. Parmi ces mesures figurait notamment la possibilité de recourir à des techniques de surveillance de masse à des fins de lutte contre le terrorisme ».

    Le Parlement a adopté deux lois sur la surveillance, qui accordaient à ces services des pouvoirs exécutifs élargis leur permettant de prendre connaissance des communications des personnes, ainsi que de leur usage d'Internet, y compris en interceptant de façon non ciblée et à grande échelle les flux d'échanges sur la toile. La seconde loi, adoptée en octobre, ouvrait la porte à l'utilisation de techniques de surveillance de masse des communications entrant et sortant du territoire français, dans le cadre de la poursuite d'une liste d'objectifs mal définis (dont la promotion de la politique étrangère ou les intérêts économiques et scientifiques). L'ONG rappelle alors « qu'aucune de ces nouvelles mesures de surveillance ne requérait d'autorisation judiciaire préalable. Elles prévoyaient simplement d'octroyer à une autorité administrative le pouvoir, limité et occasionnel, de conseiller le Premier ministre ».

    télécharger le rapport complet (au format PDF)

    Source : Amnesty International

    Voir aussi :

    le forum Droit

    Le Conseil d’État rejette le recours exercé contre blocage sans juge de sites Internet

    France : le gouvernement autorise les captations des données à caractère personnel, dans le cadre d'une enquête criminelle et de délinquance organisée
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  2. #2
    Membre actif
    Rappelez moi j'ai des pertes de mémoire: ce n'est pas ce pays là que l'on appelait 'jadis' le pays des droits de l'Homme?
    "Va lentement, tu iras plus loin."

  3. #3
    Membre averti
    Me semble que les premiers articles de la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen font le préambule de la Constitution actuelle

  4. #4
    Membre à l'essai
    Ils doivent bien rigoler les djiadistes, pour seulement une centaine de morts, ils ont fait d'un pays libre une pseudo-dictature ...

  5. #5
    Membre émérite
    C'est qu'ils l'ont voulu ce terrorisme, ceux qui nous gouvernent, alors que tous les SR annonçaient que des choses graves étaient en préparation et que les djihadistes ne se cachaient pas qu'ils mettaient leurs hommes à eux dans la cohorte des "migrants". A croire que c'était voulu ! J'attends toujours la moindre contrition de Hollande et Valls qui sont les responsables directs de cette situation. Quand on introduit des loups dans la bergerie il ne faut pas s'étonner qu'ils s'offrent un méchoui. La métaphore se tient car les petits français sont bien moutonniers.

    Après on fait un "patriot act" pour museler et contrôler un peu plus les petits moutons. Et défense aux opposants de manifester, c'est in-ter-dit ! Par contre les paysans peuvent tout casser et les pros musulmans soutenir leurs immigrés chéris, là, c'est autorisé.

    "Terrorisme et antiterrorisme sont les deux mâchoires du même piège à cons" (Jean-Patrick Manchette)
    "Toute l'histoire de l'informatique n'a été que l'histoire des systèmes d'exploitations" (Le Manifeste du PC)

  6. #6
    Expert éminent
    Tjrs le même débat sur le positionnement du curseur entre sécurité et liberté / vie privée.
    La frontière est flou et le juste milieu n'existe pas.
    Par contre, ce qui m’excède, se sont tous ceux qui crient à la dictature sans savoir ce que c'est réellement.
    Allez en Russie, en Iran, en Corée du Nord ou au Turkménistan et vous verrez qu'on a encore énormément de marge.
    Quand il y a des gens assez fou pour tuer sous prétexte que l'on boit une bière ou que l'on écoute du rock, ça mérite quelque moyen de lutte, non ?

  7. #7
    Membre à l'essai
    Tu sais Saverok, Amnesty n'est pas le seul organisme à émettre des réserves quant à l'utilisation excessive de l'état d'urgence : l'ONU par exemple (si ça c'est pas une référence je sais pas ce qu'il te faut).

    Le mot dictature est fort, c'est vrai, mais se servir de la peur générée par le terrorisme pour faire passer des lois anticonstitutionnelles qui touchent toute la population sans distinction, ce sont des méthodes utilisées dans ce genre de régime.

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