Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #1
    Responsable .NET

    USA : Le DoJ obtient un nouveau mandat qui ordonne à Microsoft à fournir des données stockées en Irlande
    Accès aux données privées : Microsoft tient tête au FBI
    pour protéger ses clients

    Depuis les révélations sur les programmes d’espionnage à grande échelle de la NSA par Edward Snowden, et les probables implications des géants de l’IT américains, ces firmes ont joué la carte de la transparence pour dégager leur responsabilité.

    Microsoft, Google, Facebook ou encore Apple, ont entrepris de publier les rapports de divulgation des données des utilisateurs aux autorités. Celles-ci ont fait savoir qu’elles s’investissaient pour protéger les renseignements des utilisateurs, à travers notamment le chiffrement de données, mais qu’il était difficile de s’opposer aux demandes des agences de sécurité, à cause des directives comme le Patrioct Act.

    Microsoft vient de se démarquer dans sa tentative pour montrer aux utilisateurs qu’il met tout en œuvre pour assurer la protection de leurs données personnelles de l’œil espion des autorités américaines. La firme est sortie victorieuse d’un bras de fer avec le FBI.

    Microsoft avait reçu une lettre de sécurité nationale du FBI, qui voulait avoir accès à des informations associées au compte entreprise d’un client d’Office 365. La firme devait garder le silence sur cette opération, car ce type de demande fait l’objet d’un dispositif de non divulgation.

    Bien qu’ayant respecté cette directive, Microsoft a cependant intenté une action en justice pour contester la demande du FBI, car elle constituait une violation de son engagement d’informer ses clients des accès à leurs données et de son droit de libre expression.

    La firme vient de révéler par le clavier de Brad Smith, son responsable des affaires juridiques, le succès de son action, car un tribunal de Seattle a révélé publiquement le dossier. Microsoft était surtout consterné par le fait qu’il ne pouvait pas informer son client. « En décembre dernier, j’ai annoncé que Microsoft s’était engagé à informer les clients commerciaux et gouvernementaux en cas de réception d’ordres juridiques liés à leurs données. Lorsqu’une obligation de silence nous interdit de le faire, nous la contestons en justice. Nous l’avons fait dans le passé et nous continuerons à le faire pour préserver notre capacité à alerter les clients lorsque les gouvernements cherchent à obtenir leurs données. », a-t-il expliqué.

    Suite à la plainte de Microsoft, le FBI aurait retiré sa demande. Le document rapporte que le FBI serait sorti de toute façon vainqueur, car il aurait obtenu les informations qu'il désirait auprès du concerné par « des moyens légaux via un tiers, à savoir le client, d'une manière qui préserve la confidentialité de son enquête ».


    Source : Microsoft


    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?
    Vous souhaitez participer aux rubriques .NET ? Contactez-moi

    Si déboguer est l’art de corriger les bugs, alors programmer est l’art d’en faire
    Mon blog, Mes articles, Me suivre sur Twitter
    En posant correctement votre problème, on trouve la moitié de la solution

  2. #2
    Membre confirmé
    Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
    Qu'en pensez-vous ?
    Qu'elle est bien bonne.
    La seule transparence dont ils font preuve est celle vis-à-vis de leurs compères FBI/NSA & cie. Le reste est de l'enfumage, de la comédie qu'ils sont obligés de faire après les révélations de Snowden.

  3. #3
    Expert éminent
    Ils ont tenu tête une fois, mais une fois sur combien ?
    Vu comme ça, on ne peut penser qu'à une bonne opération de communication.
    Grave urgent : Vous êtes nouveau sur développez.com ? Bienvenue à vous. Mes meilleurs conseils sont ceux-ci :
    1 : lisez bien ceci http://club.developpez.com/aidenouveaux/
    2 : lisez aussi ceci http://general.developpez.com/cours/


    Mon activité associative actuelle

  4. #4
    Responsable .NET

    Microsoft se lance dans un bras de fer avec la justice américaine
    qui veut accéder aux emails d’un utilisateur stockés en Irlande

    Nouveau bras de fer entre Microsoft et le gouvernement américain pour protéger les données des utilisateurs de ses services.

    Après avoir tenu tête au FBI qui voulait avoir accès à des informations associées au compte entreprise d’un client d’Office 365 le mois dernier , la firme de Redmond s’oppose à nouveau à une décision de justice des États-Unis sur l’accès des données stockées hors du pays.

    Face au scepticisme créé chez les utilisateurs par les révélations sur les vastes programmes d’espionnage de la NSA, Microsoft veut rassurer ses utilisateurs en dévoilant les rapports sur les accès aux données de ceux-ci par les gouvernements lorsque la demande est légitime, mais aussi en s’opposant vigoureusement lorsqu’elle estime que la demande n’est pas légale.

    En effet, dans chaque pays et suivant les réglementations en vigueur, Microsoft doit permettre aux autorités de fouiller les données de ses utilisateurs lorsque celles-ci sont stockées sur le territoire en question.

    Dans le cadre d’une affaire criminelle pour trafic de drogue, la justice américaine, s’appuyant sur la loi Electronic Commerce Protection Act (ECPA), a sommé la firme de mettre à sa disposition des mails d’un de ses clients dont les données sont stockées dans son Datacenter de Dublin en Irlande.

    Microsoft a contesté cette décision arguant que les informations stockées sur ses serveurs en Irlande doivent être soumises au droit irlandais. Sans l’approbation d’un tribunal irlandais, ses serveurs doivent donc rester inaccessibles aux autorités américaines.

    Pour la société, cette décision est une violation de la constitution américaine. « Le mandat dans ce cas est une violation du quatrième amendement », explique Microsoft dans la missive déposée au tribunal. « Le mandat vise à autoriser les agents du gouvernement à rechercher toute information associée au compte de messagerie ciblé dans les Datacenter de Microsoft à travers le monde et en outre, enrôler Microsoft pour faire cela ».

    Microsoft compte environ 100 de ses installations dans 40 pays. Cette affaire est une première qui est révélée publiquement, et son dénouement permettra de savoir jusqu’où peut aller la justice américaine pour accéder aux données des utilisateurs.


    Source : Le depot de Microsoft (au format ¨PDF)


    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?
    Vous souhaitez participer aux rubriques .NET ? Contactez-moi

    Si déboguer est l’art de corriger les bugs, alors programmer est l’art d’en faire
    Mon blog, Mes articles, Me suivre sur Twitter
    En posant correctement votre problème, on trouve la moitié de la solution

  5. #5
    Expert éminent
    Est-ce que Microsoft s'est autant soucié du droit international lorsqu'ils ont accédé au compte Hotmail d'un blogger français pour débusquer une fuite interne ???

    Microsoft ne se soucis pas des données de ses clients, uniquement de son image.

  6. #6
    Membre actif
    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    Microsoft ne se soucis pas des données de ses clients, uniquement de son image.
    Même si je suis un gros consommateur de services Microsoft, je ne peux que t'approuver, la plupart des grosses firmes sont dans le même bateau.
    L'acte en lui même me paraît justifié : Microsoft veut certainement s’éloigner publiquement du gouvernement américain, pour rassurer (à tort?) ses utilisateurs (en opposition à d'autres grosses entreprises américaines qui ne font rien visiblement, ou en tout cas on en parle beaucoup moins), et par la même occasion essayer de calmer le jeu avec la Chine, qui boude les produits américains justement à cause du gouvernement.

  7. #7
    Expert confirmé
    Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
    Qu'en pensez-vous ?
    J'en pense que l'on a surtout ici un juge particulièrement boulet (ce qui est hélas très fréquent aux USA ) qui se prend magnifiquement les pieds dans le tapis en trois temps façon valse de Schubert:
    - En se mélangeant les pinceaux entre un warrant et un subpoena, puis en essayant de se justifier qu'en fait dans la loi ECPA, "warrant" ne veut pas dire "warrant" mais veut dire "un hybride" entre les deux, alors qu'il y a aucune espèce de raison de le penser.
    - En ne spécifiant pas un endroit précis dans le mandat (pour un warrant, il faut avoir une cause probable, et une localisation précise - i.e. la maison de Mr. Boulet. Ou en l'espèce, le serveur mail de Microsoft. Sauf que le hic, c'est que le serveur est en Irlande. Mais ça, le juge en a rien à br***er, et il veut que Microsoft cherche à sa place les mails n'importe où dans le monde. Ce qui est effectivement contraire au 4eme amendement, auquel MS doit se plier because le juge lui demande de faire quelque chose à sa place (il y a transitivité, en quelque sorte).
    - Ce qui nous amène au point 3: en demandant à MS de chercher des mails sur son coffee-shop néerlandais... euh, serveur irlandais, pardon , le juge essaie de s'assoir joyeusement sur le principe de territorialité, en vertu duquel un mandat américain ne s'applique pas hors du territoire des USA (sauf 3 cas exceptionnels, et aucun des 3 ne marche ici).
    Donc assez logiquement, les avocats de MS ont envoyé bouler le juge en pointant du doigt son incompétence, le fait qu'il soit totalement à la botte du FBI, ou les deux.

    Ce qui est assez hilarant dans cette histoire, c'est que certains députés UE ne seraient pas contre le fait que MS accepte la demande du juge (cf. la note 19 du doc). En gros, c'est OK que MS de plie à une demande du juge qui n'est pas en bonne et due forme, qui s'assoie sur la Constitution américaine (ce qui est pas rien) et envoie ch*er le droit international par la même occase'. L'essentiel, c'est que ça fasse plaisir au gouvernement américain et au FBI.

    Conclusion: dans ce cas, MS se soucie plus des données de son client (fut-il suspecté de trafic de drogue et de blanchiment d'argent) qu'un député européen élu par son peuple. Cherchez l'erreur.
    "L'éducation, c'est le début de la richesse, et la richesse n'est pas destinée à tout le monde" (Adolphe Thiers)

  8. #8
    Rédacteur

    Citation Envoyé par grafikm_fr Voir le message
    J'en pense que l'on a surtout ici un juge particulièrement boulet (ce qui est hélas très fréquent aux USA ) qui se prend magnifiquement les pieds dans le tapis en trois temps façon valse de Schubert: (...)
    Tes arguments sont parfaitement valides, cependant il reste un point qui peut donner raison au juge.

    Il se peut que le serveur, bien qu'hébergé en dehors des USA, tombe quand même sous la juridiction de la justice américaine, du fait de son nom de domaine...

    Par exemple, pour le domaine .com :
    The domain was originally administered by the United States Department of Defense, but is today operated by Verisign, and remains under ultimate jurisdiction of U.S. law.
    Source: http://en.wikipedia.org/wiki/.com
    De manière plus générale, certains "Top-Level Domains" (notamment .com et .net, car opérés par une entreprise américaine) sont techniquement sous la juridiction de la justice américaine.
    Source : http://www.theinquirer.net/inquirer/...s-jurisdiction

    Pour un hébergeur de services internet (ou "cloud" pour faire plus moderne), le service en question tombe sous 2 juridictions :
    - la juridiction du pays où est hébergé le serveur
    - la juridiction du pays où est hébergé le service (en gros, la juridiction du nom de domaine)

    Un document intéressant à ce sujet :
    http://www.intralinks.com/articles/2...house-data.pdf
    "On en a vu poser les armes avant de se tirer une balle dans le pied..."
    -- pydévelop

    Derniers articles:

    (SQL Server) Introduction à la gestion des droits
    (UML) Souplesse et modularité grâce aux Design Patterns
    (UML) Le Pattern Etat
    Autres articles...

  9. #9
    Expert confirmé
    Citation Envoyé par pcaboche Voir le message
    Tes arguments sont parfaitement valides, cependant il reste un point qui peut donner raison au juge.

    Il se peut que le serveur, bien qu'hébergé en dehors des USA, tombe quand même sous la juridiction de la justice américaine, du fait de son nom de domaine...
    Non-non. Parce que un mandat (warrant), ça obéit à des règles bien précises. Quand un juge fait un warrant, tu dois spécifier la probable cause et un lieu. Pas une entreprise, pas un nom de domaine, un LIEU qui peut et va être fouillé. En l’occurrence, l'ECPA dit clairement que pour les données, le lieu c'est l'endroit où sont stockés les données. En l'occurrence, ils sont stockés en Irlande, donc hors de portée de la juridiction USA. La seule adaptation qui a été faite, c'est qu'un juge d'un état X peut demander les données hébergés sur le territoire Y (parce que salut le bordel venant de la structure en comptés et états des USA sinon), mais en restant sur le territoire national.

    Deuxièmement, le serveur est exploité par une filiale de MS en Irlande et loué à un presta (si j'ai bien tout compris, pour la partie presta), donc la filiale irlandaise est une société de droit irlandais et RAB de son nom de domaine. Mais le plus hilarant, c'est que le juge ne le mentionne pas (ou n'insiste pas suffisamment dessus tout du moins), mais s'embarque au lieu de ça dans un ramassis de conneries qui n'ont aucun sens.

    Donc dans cette affaire il a tort. Il y a un traité d'assistance mutuelle entre les USA et l'Irlande, il l'utilise. Le pire c'est que le juge avait visiblement l'air d'être au courant de ça, mais c'était pas "assez vite" à son goût donc il a voulu forcer la mise en pensant que MS allait trembler devant Monsieur Le Juge. Et ben en fait non

    Citation Envoyé par pcaboche Voir le message
    De manière plus générale, certains "Top-Level Domains" (notamment .com et .net, car opérés par une entreprise américaine) sont techniquement sous la juridiction de la justice américaine.
    Source : http://www.theinquirer.net/inquirer/...s-jurisdiction
    Non, ce que prouve ce lien, c'est que Erik Barnett qui est assistant deputy director de l'ICE pense que puisque le nom de domaine est hebergé par Verisign, ça lui suffit. Faut voir le résultat du procès, on est dans un pays qui se dit légaliste (oui je sais, bouhahahaha aussi ) et est en mode case law, donc faut voir la jurisprudence et le résultat final.

    Puis surtout, le truc, c'est que là, on parle pas de fermer un site qui poste des vidéos pirates en flinguant son nom de domaine et/ou le site lui-même, mais de forcer MS à exécuter un "mandat de perquisition" pour le compte du juge. Et qui dit mandat dit des règles strictes, notamment de territorialité. Même pour Megaupload, cette règle a été appliquée: ce sont des flics néo-zelandais qui ont débarqué pour chercher Mr. Bouletus. En vertu d'un traité avec les USA et sur leur demande, évidemment, mais au moins le protocole a été partiellement suivi.

    Après, le problème du fond du cloud, c'est que tu ne sais pas par avance où tes fichiers vont se trouver. Si les fichiers du gars en question étaient stockés aux USA, MS serait obligé de se plier au mandat sans aucune discussion possible. Là, il a eu du bol.
    "L'éducation, c'est le début de la richesse, et la richesse n'est pas destinée à tout le monde" (Adolphe Thiers)

  10. #10
    Membre habitué
    droit au secret
    il m'arrive de faire ce genre de choses, fouiller dans la vie d'une personne, suite à la demande officielle du gouvernement et je n'ai aucun
    droit, sauf celui de fermer ma gueule...

    Je me sens plus fidèle et respectueux du droit de mes clients
    que d'aucun état quel qu'il soit.

  11. #11
    Responsable .NET

    L'UE soutient Microsoft dans son opposition à l’accès aux données hors US
    et fustige l'attitude des autorités américaines

    Le mois dernier, Microsoft avait rejeté une décision de la justice américaine lui intimant de mettre à sa disposition des mails d’un de ses clients dont les données étaient stockées dans son Datacenter de Dublin en Irlande, dans le cadre d'une affaire criminelle pour trafic de drogue.

    Pour la firme de Redmond, il s'agissait d'une violation de la constitution américaine, car les autorités américaines n'ont pas le droit d’accéder aux données personnelles des utilisateurs stockées en dehors du territoire américain.

    Dans son bras de fer, Microsoft a été rejoint par plusieurs autres firmes de l'IT, notamment Apple, Verizon, Cisco, AT & T, qui veulent parvenir à bloquer les autorités américaines dès lors que les données sont stockées en dehors des États-Unis. Elles sont inquiètes des répercussions, qui pourraient entraîner la perte de nombreux clients.

    La firme vient de bénéficier d'un autre soutien important. L’Europe se serait alignée derrière Microsoft, dans cette bataille contre les États-Unis.

    La commissaire européenne Viviane Reding aurait affirmé que le mandat de perquisition de la justice américaine pourrait être une violation du droit international. Pour elle, cette décision contourne les procédures formelles qui ont été signées entre les États-Unis et l'Union européenne. Les autorités américaines auraient dû avoir recours aux voies officielles normalement utilisées entre différents États pour l'application de la loi.

    Pour accéder aux données stockées en Irlande, les autorités américaines auraient dû au préalable demander une autorisation de la justice irlandaise, car les données stockées sur le territoire sont soumises au droit irlandais.

    En voulant forcer Microsoft à mettre à sa disposition ces données, les États-Unis pourraient nuire à la protection des personnes que garantit l'Union européenne, selon Viviane Reding.

    À l'issue de cette bataille, Microsoft pourrait redorer son image qui avait été ternie par les révélations sur sa potentielle participation aux vastes programmes d'espionnage de la NSA.


    Source : Financial Times
    Vous souhaitez participer aux rubriques .NET ? Contactez-moi

    Si déboguer est l’art de corriger les bugs, alors programmer est l’art d’en faire
    Mon blog, Mes articles, Me suivre sur Twitter
    En posant correctement votre problème, on trouve la moitié de la solution

  12. #12
    Membre chevronné
    "À l'issu de cette bataille, Microsoft pourrait redorer son image, qui avait été ternie par les révélations sur sa potentielle participation aux vastes programmes d'espionnage de la NSA"

    Sauf que Snowden n'a jamais parlé des demandes officielles faites par la justice. Les deux sujets n'ont strictement rien à voir.
    J'appelle "Point Traroth" le moment dans une discussion où quelqu'un parle des Bisounours. A partir de ce moment, toute discussion sérieuse devient impossible, puisque la légitimité d'une des parties pour exposer son point de vue est mise en cause. C'est juste un anathème, un moyen de décrédibiliser les autres sans avoir à discuter.

  13. #13
    Membre émérite
    De quelle UE parle-t'on là? De celle qui négocie des accords transatlantiques dans le dos de ses citoyens? (TAFTA et TISA)
    Copier c'est copier; voler c'est vendre un CD une vingtaine d'euros!


    Code C :Sélectionner tout -Visualiser dans une fenêtre à part
    1
    2
    3
    4
    5
    6
    7
    #include <stdio.h>
     
    int main(int argc, char **argv) {
     
        printf("So long, and thanks for the fish, Dennis...\n");
        return 0;
    }

  14. #14
    Membre averti
    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    De quelle UE parle-t'on là? De celle qui négocie des accords transatlantiques dans le dos de ses citoyens? (TAFTA et TISA)
    "C'est pour notre bien" ahah

  15. #15
    Membre éclairé
    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    De quelle UE parle-t'on là? De celle qui négocie des accords transatlantiques dans le dos de ses citoyens? (TAFTA et TISA)
    C'est sur quand on vois comment le bétail américain est nourri

  16. #16
    Membre éclairé
    Citation Envoyé par Saverok Voir le message
    Est-ce que Microsoft s'est autant soucié du droit international lorsqu'ils ont accédé au compte Hotmail d'un blogger français pour débusquer une fuite interne ???

    Microsoft ne se soucis pas des données de ses clients, uniquement de son image.
    En l'occurrence ils étaient dans leur droit s'agissant d'une enquête interne sur des faits concernant des informations confidentiels ayant fuités. Il en va de même pour toutes les entreprises si ça les concernent elles ont le droit de fouiller dans toutes les informations en leur possession, le tout sous contrôle strict du service juridique, ça fonctionne comme ça quasiment partout dans le monde.

  17. #17
    Membre chevronné
    Citation Envoyé par redcurve Voir le message
    En l'occurrence ils étaient dans leur droit s'agissant d'une enquête interne sur des faits concernant des informations confidentiels ayant fuités. Il en va de même pour toutes les entreprises si ça les concernent elles ont le droit de fouiller dans toutes les informations en leur possession, le tout sous contrôle strict du service juridique, ça fonctionne comme ça quasiment partout dans le monde.
    Il existe en principe un secret de la correspondance.

    Personnellement, si Microsoft fouillait dans mes mails, il n'y a strictement aucune circonstance où je me dirais qu'ils sont dans leur droit.
    J'appelle "Point Traroth" le moment dans une discussion où quelqu'un parle des Bisounours. A partir de ce moment, toute discussion sérieuse devient impossible, puisque la légitimité d'une des parties pour exposer son point de vue est mise en cause. C'est juste un anathème, un moyen de décrédibiliser les autres sans avoir à discuter.

  18. #18
    Responsable .NET

    Le gouvernement américain peut accéder aux données stockées à l’étranger
    Microsoft perd la bataille pour la protection de ses utilisateurs

    Microsoft s’était lancée il y a quelques mois dans un bras de fer avec la justice américaine afin de protéger les données de ses utilisateurs.

    Les lois américaines obligent les entreprises exerçant sur le territoire à mettre à la disposition des autorités les données personnelles des clients dans le cadre des enquêtes. Ces données doivent en principes être stockées dans des Datacenter sur le sol américain, ce qui suppose que des données hébergées hors du pays ne sont pas sous la juridiction des États-Unis.

    Mais Microsoft s’était vue sommée par la justice américaine de mettre à la disposition des autorités gouvernementales des emails d’un de ses clients dont les données étaient stockées dans son Datacenter de Dublin en Irlande.

    Microsoft s’y était opposée, affirmant que cette décision de justice était une violation du quatrième amendement de la constitution américaine, et qu’elle était enrôlée pour l’occasion par les agents du gouvernement pour aller à l’encontre de la constitution.

    La missive envoyée par la société au tribunal n’a cependant pas permis à la firme d’obtenir gain de cause. Dans une décision de justice rendue hier, il a été ordonné à Microsoft de mettre à la disposition du gouvernement les données stockées à l’extérieur des États-Unis.

    Pour la juge Loretta Preska du district de New York, parce que le siège social de Microsoft est basé aux États-Unis et gère les données stockées à l’étranger, ses filiales étrangères sont elles aussi sous le coup des lois américaines.

    Pendant l’audience, Microsoft a fait valoir que parce que les données en question sont gérées par une de ses filiales étrangères, les lois américaines ne devraient pas s’appliquer dans ce cas. Réponse qui a été balayée d’un revers de la main par la juge. « Il s’agit d’une question de contrôle, et non de l’emplacement de ces informations », a affirmé la juge.

    Microsoft a également soutenu que les emails sont des propriétés exclusives des destinataires, tout comme les lettres postales, et qu’à ce titre, ils méritent une plus grande protection de la vie privée que les autres données. Un argument qui n’aurait eu aucun effet sur la juge.

    L’exécution de la décision de justice a été suspendue temporairement afin de permettre à Microsoft de faire appel.

    Au-delà du besoin de protéger les emails de ses utilisateurs, cette affaire serait d’une importance capitale pour les géants de l’IT américains. En cas d’échec pour Microsoft, cela supposera qu’il sera possible pour les agents du gouvernement d’accéder aux données à l’extérieure du territoire américain pour toutes les entreprises de l’Internet qui ont leur siège social aux États-Unis (Google, Facebook, Apple, etc.).

    Dans son bras de fer, Microsoft avait été rejointe par plusieurs autres firmes de l'IT, notamment Apple, Verizon, Cisco, AT & T. La firme avait également obtenu le soutien de la commission européenne qui avait estimé que le mandat de perquisition de la justice américaine pourrait être une violation du droit international, car il contourne les procédures formelles qui ont été signées entre les États-Unis et l'Union européenne.

    Pour accéder aux données stockées en Irlande, les autorités américaines auraient dû au préalable demander une autorisation de la justice irlandaise, car les données stockées sur le territoire sont soumises au droit irlandais.


    Source : The Guardian


    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?
    Vous souhaitez participer aux rubriques .NET ? Contactez-moi

    Si déboguer est l’art de corriger les bugs, alors programmer est l’art d’en faire
    Mon blog, Mes articles, Me suivre sur Twitter
    En posant correctement votre problème, on trouve la moitié de la solution

  19. #19
    Membre expérimenté
    Comme d'habitude, les agences de renseignement américaines se croient tout permis... à raison.

    Je me pose une question. Si une agence américaine accède à des données stockées en Irlande, la victime ne pourrait-elle pas se retourner contre Microsoft, en vertu du droit Européen? Dans ce cas, Microsoft serait condamnée, quoi qu'elle fasse.

  20. #20
    Membre éprouvé
    Qu'en pensez-vous ?


    Je salue cette décision ,la loi s'applique la ou est le consommateur , il est trop facile d'avoir des filiales un peu partout ou souvent personne ne travail pour faciliter l'évasion fiscale , en l’occurrence ici c'est des données personnelle , mais sa pourrait tout aussi bien être des données comptable. on sait tout très bien pourquoi les datacenters sont en Irlande ...
    Garry
    La connaissance c'est ce qu'il manque à tout homme

###raw>template_hook.ano_emploi###