1. #141
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    Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
    En réalité donc, Google permet dans l'écrasante majorité des cas (notamment ceux juridiques) à des tiers mal intentionnés (ce qui constitue généralement la majorité des cas juridiques hein), de toujours avoir accès à ses données. Dans des cas de harcèlement, etc. c'est donc parfaitement inefficace et non respecté.
    Attention, il ne faut pas oublier non plus, que tout n'est pas sujet au droit à l'oubli, cela passe devant une commission, et suivant l'information que l'on souhaite faire "oublier" cela peut être refusé si celle-ci était considéré d'utilité publique.

    Il y a eu par exemple, un pédophile qui a voulu faire retirer les pages le concernant, et cela a été refusé il me semble.

    Donc dans des cas juridiques cela va également dépendre du type d'affaire, de la conclusion du jugement, etc etc.



    Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
    Je ne vois pas ça comme une "volonté d'imposer au reste de la planète". Les Européens n'imposent rien en dehors de l'Europe. A qui seront utiles ces données en dehors de l'Europe ? A bien peu de personnes.
    Justement, pourquoi empêcher les gens hors d'Europe d'y accéder puisqu'ils ne pourront rien en faire de toutes façons ?

    Sur le fond, je suis d'accord avec vous, les pages ne devrait plus être accessibles de nul part, maintenant, les européens ne voulait plus que ces pages soient visibles, Google a fait bêtement ce qu'on lui a demandé, et ces pages ne sont plus visibles pour les européens.


    Enfin voilà, encore une fois, je suis d'accord sur le fond avec vous, et je suis d'accord qu'on peut considéré ça comme insuffisant, mais pour le coup, déjà Google n'était pas obligé de mettre en place quoi que ce soit, et la demande a été respecté pour 99% de la population (si on compte 1% de personnes sachant se servir d'un proxy ET faisant une recherche particulière via un proxy à propos d'une personne qui aurait bénéficié du droit à l'oubli, et à mon avis 1% c'est encore trop haut, on doit être bien en dessous).

  2. #142
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    Citation Envoyé par SurferIX Voir le message
    Oui : mon (humble) expérience : je viens de commencer à tout énumérer mais c'était trop détaillé, alors j'ai effacé ce que j'ai écrit, et je résume : sur mes relations professionnelles - ou ex-relations, 14 ont des choses à se reprocher qui apparaissent sur le Web. Pire : on m'a demandé récemment si je pouvais faire un "e-déréférencement" d'une personne car quand on tapait son nom, ce qui apparaissait en numéro un était un quotidien expliquant qu'elle aller passer au parquet pour magouille(s).
    Et bien vous prouvez vous même la problématique de votre argument : "14 personnes". Nous sommes 60 millions dont 81% ont déjà utilisé Internet. Je ne vous dénie pas le droit à la généralisation, mais je trouve ce genre de raisonnement particulièrement et sociétalement dangereux. La preuve doit être apportée sur une étude, sur des statistiques croisées, des éléments de société, pas uniquement sur l'expérience restreinte (ou les idées véhiculées par le biais des médias). Je ne critique d'ailleurs pas votre expérience ou je ne dis pas du tout que ce n'est pas du vécu ou un constat dans votre entourage, je vous dis simplement que vous ne pouvez pas décemment déduire de relations professionnelles extrêmement limitées, une généricité aussi grande. C'est votre avis, de mon point de vue, ce n'est pas une vérité. Mon souci c'est que vous nous l'avez lancé comme une vérité et qu'auprès de certains ce discours est une forme d'incitation à une "haine ordinaire" à l'égard d'individus. Je m'inscris tout simplement en faux. A l'identique ce n'est pas parce qu'il y a des pourris en politique que tous les politiques sont pourris. Logique mathématique

    Désolé pour la digression au passage.
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  3. #143
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    Citation Envoyé par Zirak Voir le message
    Attention, il ne faut pas oublier non plus, que tout n'est pas sujet au droit à l'oubli, cela passe devant une commission, et suivant l'information que l'on souhaite faire "oublier" cela peut être refusé si celle-ci était considéré d'utilité publique.

    Il y a eu par exemple, un pédophile qui a voulu faire retirer les pages le concernant, et cela a été refusé il me semble.

    Donc dans des cas juridiques cela va également dépendre du type d'affaire, de la conclusion du jugement, etc etc.
    Là on touche à un problème éthique. J'avoue me poser beaucoup la question. Un pédophile peut aussi changer et évoluer. Je ne rentrerais pas dans le débat moral, maladie etc. Effectivement tout est discutable et soumis à regard de conclusion des jugements. Dans le cadre d'un danger potentiel envers la société, ça se défend tout comme ça se critique. Si un jour, je fais quelque chose de monstrueux, que je m'en rends compte, que je change, est ce que l'information doit rester publique sur Internet ? C'est très discutable. On touche effectivement plus à un problème de société et de culture.





    Justement, pourquoi empêcher les gens hors d'Europe d'y accéder puisqu'ils ne pourront rien en faire de toutes façons ?
    Justement, le problème n'est pas que les non Européens y accèdent, mais que les Européens aient une possibilité d'y ré accéder quand même. En somme, le principe est donc contournable; même si c'est pour 1% des cas, c'est déjà trop. Un individu mal intentionné pourra passer outre une décision de justice (et sera en plus moins visible qu'avant. Je trouve ça pernicieux comme résultat.

    Sur le fond, je suis d'accord avec vous, les pages ne devrait plus être accessibles de nul part, maintenant, les européens ne voulait plus que ces pages soient visibles, Google a fait bêtement ce qu'on lui a demandé, et ces pages ne sont plus visibles pour les européens.
    Enfin voilà, encore une fois, je suis d'accord sur le fond avec vous, et je suis d'accord qu'on peut considéré ça comme insuffisant, mais pour le coup, déjà Google n'était pas obligé de mettre en place quoi que ce soit, et la demande a été respecté pour 99% de la population (si on compte 1% de personnes sachant se servir d'un proxy ET faisant une recherche particulière via un proxy à propos d'une personne qui aurait bénéficié du droit à l'oubli, et à mon avis 1% c'est encore trop haut, on doit être bien en dessous).
    Sur le fond, je pense qu'une majorité est d'accord. Mais j'ai encore un point qui me dérange. En quoi Google n'est pas contraint de mettre en place quoi que ce soit ? Google reste une entreprise privée, et au même titre que les autres, elle doit se soumettre aux lois des états. Pourquoi serait-il au dessus des lois ? Ils jonglent sur le principe de mondialisation. D'ailleurs je pense que ça va bien plus loin que le simple droit à l'oubli. Je me pose la question du droit de Google à indexer tout ce qui traîne sur la toile et de l'irrespect de certains sites à laisser des informations publiques se faire indexer. Quand je vois que Facebook me réclame ma véritable identité, et que je suis ensuite indexé (même avec une gestion privée) par Google derrière, je trouve que c'est une atteinte direct à ma vie privée. Je donne des informations à Facebook, pas à Google. La responsabilité incombe donc aussi bien au site émetteur qu'à l'indexeur. Ca me pose un sacré problème depuis longtemps ça d'ailleurs. Il y a matière à débat aussi sur ce point
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  4. #144
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    Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
    Et bien vous prouvez vous même la problématique de votre argument : "14 personnes". Nous sommes 60 millions dont 81% ont déjà utilisé Internet. Je ne vous dénie pas le droit à la généralisation, mais je trouve ce genre de raisonnement particulièrement et sociétalement dangereux. La preuve doit être apportée sur une étude, sur des statistiques croisées, des éléments de société, pas uniquement sur l'expérience restreinte (ou les idées véhiculées par le biais des médias). Je ne critique d'ailleurs pas votre expérience ou je ne dis pas du tout que ce n'est pas du vécu ou un constat dans votre entourage, je vous dis simplement que vous ne pouvez pas décemment déduire de relations professionnelles extrêmement limitées, une généricité aussi grande.
    Entièrement d'accord en théorie. Mais. Car il y a un 'mais'.

    « Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées » (Winston Churchill)

    En pratique, les chiffres sont tellement déformés que je ne croirai aucune statistique, car on leur fait souvent dire ce que l'on veut.
    Donc d'un côté : sa petite expérience n'est pas suffisante, d'un autre côté, les statistiques sont mensongères. Donc que faire ? J'ai choisi d'en rester à mon expérience, qui vaut ce qu'elle vaut. Je ne vois que magouilles et compagnie autour de moi, que des gens qui ne gagnent beaucoup d'argent que d'une manière injuste, en exploitant de manière ignomineuse les gens, et où leur effort en terme de travail est scandaleusement bas. (Sisi, "ignomineuse" existe).
    .I..

  5. #145
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    Je suis parfaitement d'accord avec vous. Mais je préfère toujours me fonder sur une analyse (même avec des erreurs ou des lacunes) ou sur un ensemble d'analyses parfois contradictoire (dont les statistiques peuvent faire parti) que sur ma simple expérience ou mon vécu. Tout simplement.
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  6. #146
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    Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
    Je me pose la question du droit de Google à indexer tout ce qui traîne sur la toile et de l'irrespect de certains sites à laisser des informations publiques se faire indexer. Quand je vois que Facebook me réclame ma véritable identité, et que je suis ensuite indexé (même avec une gestion privée) par Google derrière, je trouve que c'est une atteinte direct à ma vie privée. Je donne des informations à Facebook, pas à Google. La responsabilité incombe donc aussi bien au site émetteur qu'à l'indexeur. Ca me pose un sacré problème depuis longtemps ça d'ailleurs. Il y a matière à débat aussi sur ce point
    Si une information est publique, elle peut être indexée.
    Ce principe est valable pour tout le monde, pas uniquement pour Google.

    En ce qui concerne Facebook, rien ne t'oblige à y renseigner tes informations personnelles ni lesquels, ni quelles soient véridiques, et encore moins d'utiliser Facebook.
    Les CGV de Facebook sont assez claires sur la diffusion et l'utilisation de ces données.
    De même, il y a eu des jurisprudences un peu partout dans le monde pour indiquer que tout ce qui se passe sur Facebook est public par nature, même si lors d'une discussion "privé" via cette plateforme (cf. les nombreux cas de licenciement d'employés qui critiquaient leur société dans des cercles "privés" sur Facebook).
    Bref, je ne suis pas du tout un défenseur ni de Google (que je n'utilise pas) ni de Facebook (où je n'ai pas de compte) mais faut arrêter de déresponsabiliser les gens en leur trouvant sans arrêt des excuses.

    C'est là que je ne suis pas en accord avec cette loi sur le droit à l'oubli qui non seulement se fait sans juge, mais en plus, elle ne prend en compte que la moitié du problème en mettant en contrainte les moteurs de recherches et non les sites.
    Car l'oubli n'est pas là, l'information désindexée est tjrs présente sur le site d'origine.

  7. #147
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    Par défaut Google révèle accidentellement plus d'informations relatives au droit à l'oubli

    Google révèle accidentellement plus d'informations relatives au droit à l'oubli,
    dans une version archivée de son rapport de transparence

    Le quotidien britannique The Guardian a découvert que Google a malencontreusement diffusé dans le code source de son site web créé pour l’occasion plus d’informations relatives au Droit à L’oubli que le rapport visible en front-end. « Moins de 5% de presque 220 000 requêtes individuelles faites à Google pour retirer des liens de manière sélective des informations obtenues en ligne proviennent de criminels, de politiciens et de personnalités publiques », a indiqué le quotidien. Ce qui signifie que 95% des requêtes proviennent d’individus lambda qui veulent voir disparaître des liens des résultats de recherche fournis par le moteur du numéro un sur le marché.

    Lorsque Google publiait son Rapport de Transparence, la stratégie adoptée était de mettre en évidence les exemples les plus sensationnels des demandes effectuées dans ce cadre (comme celle d’un prêtre condamné pour possession d’images d’abus sexuel d’enfant qui a demandé à Google de retirer les articles évoquant sa peine ainsi que son bannissement de l’église que Google s’est refusé d’enlever).

    « Les données, qui n’ont pas été dévoilées publiquement jusqu’à maintenant, ont été trouvées pendant une analyse de versions archivées du rapport de transparence de Google et donnent des détails sur la répartition numérique de chaque demande et lien associés par pays et par types d’émissions », a expliqué le quotidien avant de préciser que « le code source sous-jacent a depuis été mis à jour pour supprimer ces détails ».

    Sur les 218 320 requêtes qui ont été dénombrées dans la période comprise entre le 29 mai 2014 et le 23 mars 2015, seules 101 461 (soit 46%) ont reçu un retour favorable. Parmi elles, 99 569 concernaient des « informations privées et personnelles ». 1 892 demandes sur les 9 021 concernant les quatre autres catégories identifiées par Google (soit moins de 1% du total) ont reçu un retour favorable. Dans le détail nous avons la catégorie « crimes sérieux » (728 demandes favorables sur 4 117, soit 18%), « figures publiques » (454 demandes favorables sur 2 105, soit 22%), « politique » (534 demandes favorables sur 2 303, soit 23%) et enfin « protection de l’enfance » (176 demandes favorables sur 1 026, soit 17%). Le quotidien suppose que ces réponses favorables concernent les victimes, des témoins indirects, des peines purgées ou la vie privée de personnalités publiques.

    Bien entendu, le nombre de demandes n’a pas été le même sur tous les territoires comme l’atteste ce graphique.


    Dans plusieurs pays, à l’instar de la France, des Pays-Bas, de l’Allemagne ou du Portugal, 98% des requêtes concernent des informations privées. Seuls trois pays passeront en deçà de la barre des 90% dans ce domaine, notamment l’Italie (85%), la Roumanie (87%) et la Hongrie (88%).

    Entre les pays, il existe des variations dans le taux de conformité. Par exemple, plus de la moitié des demandes de suppressions d’informations privées en France et en Allemagne ont été accordées tandis que cette proportion baisse à près d’un tiers au Royaume-Uni et en Italie. Ces différences peuvent être imputables aux demandes elles-mêmes, être le résultat d’une variation culturelle et juridique entre les pays, être la manifestation de l'impact des autorités de protection des données ou même parce que Google ne synchronise pas les critères de décision et de traitement entre les pays.

    Un porte-parole de Google a déclaré que « nous avons toujours cherché à être aussi transparent que possible au sujet des décisions relatives au droit à l’oubli. Les données que le Guardian a trouvées dans notre code source de notre rapport de transparence viennent bien sûr de Google, mais elles faisaient partie d'un test pour déterminer comment nous pourrions mieux catégoriser les demandes. Nous avons abandonné ce test en Mars parce que les données n'ont pas été suffisamment fiables pour publication. Cependant, nous travaillons actuellement sur les moyens d'améliorer nos rapports sur la transparence ».

    Stefan Kulk, un chercheur néerlandais spécialisé dans les responsabilités des fournisseurs de moteurs de recherche, a déclaré : « Google prend des décisions qui sont pertinentes pour le public. En tant que tel, il devient presque comme une cour ou le gouvernement, mais sans les contrôles fondamentaux sur sa puissance ». Et de continuer en disant « parce que nous en savons si peu sur les cas, Google peut pousser la discussion sur le droit à l'oubli dans une direction particulière – la dramatiser ou la minimiser ».

    Source : The Guardian, données Google (GitHub)
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  8. #148
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    Le titre m'interpelle... "révèle accidentellement [...] dans son rapport de transparence."

    C'est juste une campagne de communication, y a pas de fuite...
    Je porte l'épée brisée, et sépare les vrais rois des tyrans. Qui suis-je ?

  9. #149
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    Un point important à ne pas oublier : les données ne sont pas détruites, juste non référencées (et encore, je suppose qu'en réalité, elles le sont mais ne sont pas affichées dans les résultats).
    Un lien vers l'information de base suffit.

    La morale : archivez les liens intéressants !
    "Never use brute force in fighting an exponential." (Andrei Alexandrescu)

    Mes articles dont Conseils divers sur le C++
    Une très bonne doc sur le C++ (en) Why linux is better (fr)

  10. #150
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    Citation Envoyé par Davidbrcz Voir le message
    Un point important à ne pas oublier : les données ne sont pas détruites, juste non référencées (et encore, je suppose qu'en réalité, elles le sont mais ne sont pas affichées dans les résultats).
    Un lien vers l'information de base suffit.

    La morale : archivez les liens intéressants !
    D'ailleurs je me demande si c'est comme pour liens supprimés pour non respect de copyright : un message en bas de page "suite à une plainte des résultats ont été supprimés, tous les liens supprimés sont répertoriés ici [lien vers ChillingEffects]".

    Si c'est le cas c'est stupide car les résultats censés être supprimés sont encore plus facilement trouvables.

  11. #151
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    Citation Envoyé par Iradrille Voir le message
    D'ailleurs je me demande si c'est comme pour liens supprimés pour non respect de copyright : un message en bas de page "suite à une plainte des résultats ont été supprimés, tous les liens supprimés sont répertoriés ici [lien vers ChillingEffects]".

    Si c'est le cas c'est stupide car les résultats censés être supprimés sont encore plus facilement trouvables.
    "Censés être supprimés" ou "censés ne plus êtres visités" ? Il faut voir l'avancée que ça apporte vu que le "droit à l'oubli" n'est pas vraiment la norme (surtout pas sur Facebook par exemple).

    Sans oublier que cette méthode de "nettoyage d'Internet" est plutôt pratique :
    - Google est le seul intermédiaire.
    - Google n'est pas la justice (à la limite, si Google le voulait, est-ce qu'il ne pourrait pas proposer le droit à l'oubli en tant que service très très cher sans devoir rendre de compte à qui que ce soit vu que c'est leur moteur de recherche sur lequel ils font ce qu'ils veulent ?)
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  12. #152
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    Très très intéressant comme information. On voit ainsi que la croyance populaire du français "voleur" (issu d'un des postes précédents) est relativement fausse.

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  13. #153
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    Par défaut Droit à l’oubli : droit à la vie privée ou censure de la liberté d’expression ?

    Droit à l’oubli : droit à la vie privée ou censure de la liberté d’expression ?
    Google sommé de supprimer des liens dans un délai de 35 jours

    Depuis que la Cour de justice de l’Union Européenne a ordonné à Google de respecter le droit à l’oubli des résidents de la zone UE, on assiste à la confrontation de deux parties avec des opinions différentes par rapport à cette décision.

    D’un côté, on note l’engouement des partisans du respect de la vie privée. Ces derniers estiment que c’est un devoir pour Google de supprimer de ses résultats de recherche, les liens vers les pages qui contiennent des informations non pertinentes ou qui ne le sont plus, et qui sont compromettantes pour les personnes concernées. De l’autre côté, il y a les partisans de la liberté d’expression - en particulier les médias - qui estiment que c’est une censure de la liberté d’expression de demander à Google de '' supprimer '' des contenus du web.

    La firme de Mountain View a donc essayé de trouver l’équilibre entre le respect du droit à l’oubli et la liberté d’expression. Pour cette raison, Google limite le droit à l’Europe et analyse les requêtes de l’UE cas par cas, afin de ne pas sacrifier injustement la liberté d’expression revendiquée par les médias. Dans cet effort, le géant de la recherche en ligne a rejeté en Mai dernier plus de la moitié des requêtes des utilisateurs, ce qui a suscité des réactions dans le groupe des gardiens de la vie privée en Europe.

    En effet, en Juin dernier, la CNIL – l’autorité de protection des données de la France – a sommé Google d’appliquer le droit à l’oubli à l’ensemble de ses domaines y compris les extensions non européennes dans un délai de 15 jours, pour éviter de s’exposer à des sanctions.

    Google doit encore fait face à une nouvelle exigence alors que le bureau du commissaire à l’information du Royaume-Uni (ICO) a récemment ordonné au géant de la recherche en ligne de supprimer certains résultats de recherche dans le cadre du droit à l’oubli.

    Le bureau fait allusion à la suppression de neuf résultats de recherche relatifs à une infraction pénale mineure commise par un individu, il y a près de 10 ans et qu’il estime non pertinents aujourd’hui.

    Comme l’explique l’ICO, Google a supprimé l’histoire relative à l’infraction pénale, mais la suppression de cette information a été diffusée par les médias qui ont dû relater la même histoire avec ses détails dans leurs articles. Du coup, bien que Google ait appliqué le droit à l’oubli pour le demandeur, l’infraction pénale est toujours gravée dans la mémoire du web. Google a ensuite refusé la demande de l’utilisateur pour la suppression des nouveaux articles rédigés par les médias, sous prétexte que l’intention de ces derniers n’était pas de propager l’infraction, mais de mettre en avant les efforts de la firme de Mountain View pour respecter le droit à l’oubli des résidents de l’UE. Il s’agit donc d’une question d’intérêt public importante selon Google.

    L’ICO est d’accord avec Google dans la mesure où il s’agit d’une question d’intérêt public, mais le bureau du commissaire à l’information n’admet pas que des recherches sur Google avec le nom du demandeur affichent ces nouvelles qui relatent l’infraction pénale commise par ce dernier. Ces articles auront le même impact négatif sur la vie de l’individu que l’histoire originale, explique l’ICO. « Google dispose de 35 jours pour se conformer à la décision du bureau du commissaire à l'information », a écrit l’ICO dans un billet de blog.

    Source : ICO

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ? Doit-on sacrifier le droit à la liberté d’expression au profit de celui à la vie privée ?
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  14. #154
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    Qu'est ce qui différencie un personnage public d'un personnage privé à l'air d'internet ?

  15. #155
    Membre confirmé Avatar de Max Lothaire
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    Qu’en pensez-vous ? Doit-on sacrifier le droit à la liberté d’expression au profit de celui à la vie privée ?
    Pour moi, l'expression est quelque chose de personnelle (opinions, sentiments, etc ...). Relater des information sur une personne n'est pas « s'exprimer », mais « raconter », « colporter », « diffamer», etc ...

    Ainsi, diffuser des informations privées sur une personne donnée ne constituant pas de l'expression, la question ne se pose pas.
    En particulier, si ces informations sont diffusées sans le consentement initial de la personne concernée, cela constitue même un délit.

    Citation Envoyé par cuicui78 Voir le message
    Qu'est ce qui différencie un personnage public d'un personnage privé à l'air d'internet ?
    Le personnage public est la partie de moi qui peut être connue du publique, que cette partie contienne des choses vraies ou fausses.
    Le personnage privée est tout le reste, ce que le publique n'a pas à savoir.

  16. #156
    Membre expérimenté Avatar de nchal
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    Citation Envoyé par cuicui78 Voir le message
    à l'air d'internet ?
    À l'air d'internet, je ne sais pas... À l'ère d'internet non plus d'ailleurs
    Si la réponse vous convient, un petit ça encourage.
    Avant tout nouveau post, pensez à : la FAQ, Google et la fonction Recherche
    Si vous devez poster, pensez à: Ecrire en français, la balise [CODE] (#) et surtout

  17. #157
    MikeRowSoft
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    Citation Envoyé par cuicui78 Voir le message
    Qu'est ce qui différencie un personnage public d'un personnage privé à l'air d'internet ?
    La compréhension que j'ai de ta requête fait que ma réponse est que les personnes public font généralement l'objet de publication par des titulaires de cartes de presses.
    Le privé faisant l'objet de groupe de communication avec accès filtrant. Qui n'est pas vraiment la même chose que la liberté d'expression (donner ses opinions sur des sujets posés).
    Avoir une carte de presse c'est commencer par avoir un contrat d'assurance.
    Dernière modification par MikeRowSoft ; 24/08/2015 à 14h13.

  18. #158
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    L'oubli, personnellement, je trouve que ce n'est pas de l'ordre du droit. Les gens oublient ou se souviennent, cela dépend de ce qu'ils vivent et de leur constitution. Le droit à l'oubli ça veut dire quoi ? Si on a le droit d'être oublié, ça veut dire que sur simple demande les gens ont le devoir de nous oublier ? Je trouve que le concept de droit à l'oubli a vraiment quelque chose de mal fait. Pour ma part, j'ai volé, j'ai menti, j'ai foutu le bordel... quand j'étais au CP. Quelqu'un de raisonnable saura faire la distinction entre le gamin de primaire et le développeur d'aujourd'hui. Pareillement, si on a été un criminel... et bien on a été un criminel. Chercher à le cacher ne montre-t-il pas qu'on n'a pas encore tourné la page ? Qu'on ne s'assume pas tel qu'on est, et qu'on est donc encore enclin à se laisser influencer ? Pour moi l'effet Streisand n'est pas juste un effet, c'est un indice. Et si on reproche à quelqu'un qu'il a été un criminel 10 ans auparavant, par exemple pour lui refuser un emploi dans le développement, je trouverai bien vu de répondre au recruteur : "Si vous adoptiez une technologie sur la base de ce qu'on disait d'elle 10 ans auparavant, j'aurai plutôt intérêt à aller travailler ailleurs."

    Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
    Qu’en pensez-vous ? Doit-on sacrifier le droit à la liberté d’expression au profit de celui à la vie privée ?
    Pour moi, la criminalité n'est pas de l'ordre de la vie privée. Citant Wikipédia :
    Le droit pénal ou droit criminel est d'un point de vue social la branche du droit qui détermine quelles sont les conduites antisociales et en quoi consiste la réaction de la société contre ces divers comportements.
    Ça se rapporte donc à la société, et non à la seule vie privée. La société est donc en droit de savoir pour mieux juger. Si le jugement de certains individus est considéré comme irraisonnable, alors le choix le plus sage me semble être de ne pas travailler avec eux.

    Pour ce qui est de l'expression personnelle, autrement dit j'ai dit quelque chose et j'aimerais le retirer ou le corriger, là je trouve que ça fait sens. Et à ce niveau là, ce devrait être à la personne concernée de retirer la chose en question (de son blog, de son facebook, ou que sais-je). Tout ce qui est source secondaire, comme les moteurs de recherches et archives, devrait se mettre à jour en conséquence. Ce n'est pas à Google ou autres de juger si ça fait sens ou non. C'est à la personne concernée de le faire car c'est elle qui l'a dit.

    Pour ce qui est de la vie privée de X divulguée par Y sans l'accord de X, on tombe encore dans le pénal, et les outils juridiques à ce niveau existent déjà pour faire retirer directement à la source le contenu litigieux. Donc encore une fois, pas de Google ou autre pour juger.

    Donc encore une fois, je trouve ce droit à l'oubli, au mieux mal fait, au pire vicié.
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  19. #159
    MikeRowSoft
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    Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
    L'oubli, personnellement, je trouve que ce n'est pas de l'ordre du droit. Les gens oublient ou se souviennent, cela dépend de ce qu'ils vivent et de leur constitution. Le droit à l'oubli ça veut dire quoi ? Si on a le droit d'être oublié, ça veut dire que sur simple demande les gens ont le devoir de nous oublier ? Je trouve que le concept de droit à l'oubli a vraiment quelque chose de mal fait. Pour ma part, j'ai volé, j'ai menti, j'ai foutu le bordel... quand j'étais au CP. Quelqu'un de raisonnable saura faire la distinction entre le gamin de primaire et le développeur d'aujourd'hui. Pareillement, si on a été un criminel... et bien on a été un criminel. Chercher à le cacher ne montre-t-il pas qu'on n'a pas encore tourné la page ? Qu'on ne s'assume pas tel qu'on est, et qu'on est donc encore enclin à se laisser influencer ? Pour moi l'effet Streisand n'est pas juste un effet, c'est un indice. Et si on reproche à quelqu'un qu'il a été un criminel 10 ans auparavant, par exemple pour lui refuser un emploi dans le développement, je trouverai bien vu de répondre au recruteur : "Si vous adoptiez une technologie sur la base de ce qu'on disait d'elle 10 ans auparavant, j'aurai plutôt intérêt à aller travailler ailleurs."



    Pour moi, la criminalité n'est pas de l'ordre de la vie privée. Citant Wikipédia :

    Ça se rapporte donc à la société, et non à la seule vie privée. La société est donc en droit de savoir pour mieux juger. Si le jugement de certains individus est considéré comme irraisonnable, alors le choix le plus sage me semble être de ne pas travailler avec eux.

    Pour ce qui est de l'expression personnelle, autrement dit j'ai dit quelque chose et j'aimerais le retirer ou le corriger, là je trouve que ça fait sens. Et à ce niveau là, ce devrait être à la personne concernée de retirer la chose en question (de son blog, de son facebook, ou que sais-je). Tout ce qui est source secondaire, comme les moteurs de recherches et archives, devrait se mettre à jour en conséquence. Ce n'est pas à Google ou autres de juger si ça fait sens ou non. C'est à la personne concernée de le faire car c'est elle qui l'a dit.

    Pour ce qui est de la vie privée de X divulguée par Y sans l'accord de X, on tombe encore dans le pénal, et les outils juridiques à ce niveau existent déjà pour faire retirer directement à la source le contenu litigieux. Donc encore une fois, pas de Google ou autre pour juger.

    Donc encore une fois, je trouve ce droit à l'oubli, au mieux mal fait, au pire vicié.
    Très convaincant, tu m'a rappeler que SQUID (certaines universités de France l'utilisent) et Vuze (un peu partout dans le monde) utilisent des listes qui bloques des IP ou URL à un peu tous se qui devrait disparaître du net, l'autorisation de possession pour s'en défendre? (une forme de droit à l'oubli).
    Sûrement pas un scope.

  20. #160
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    Citation Envoyé par MikeRowSoft Voir le message
    Très convaincant, tu m'a rappeler que SQUID (certaines universités de France l'utilisent) et Vuze (un peu partout dans le monde) utilisent des listes qui bloques des IP ou URL à un peu tous se qui devrait disparaître du net, l'autorisation de possession pour s'en défendre? (une forme de droit à l'oubli).
    Sûrement pas un scope.
    Je mettrais ça dans un autre cadre : celui qui est responsable d'un réseau décide de ce qui s'y passe. Un réseau privé (qui est sous la responsabilité de l'université, de l'entreprise ou autre), c'est au responsable de décider ce qui peut ou ne peut pas passer dessus. Filtrer le résultat en conséquence ne me semble donc pas incohérent, question de politique interne. D'un point de vue fournisseur d'accès pour un réseau comme Internet, que je considère public, un tel filtrage me semblerait bien plus discutable vu qu'on vend justement l'accès audit réseau public (c'est pourquoi je critique l'approche de Facebook avec son internet.org). Pour ce qui nous intéresse ici, on parle d'un moteur de recherche, ce qui me semble clairement sortir des clous. Si Google veut mettre en place du filtrage sur son moteur de recherche, qu'il le fasse, mais l'utilisateur doit en être averti. Mais que la loi lui impose de ne fournir qu'une vue partielle du Web...

    C'est comme si tu as un ensemble de petites entités S (pour sites web), qui fournissent des données, et un ensemble de petites entités U (pour utilisateurs), qui accèdent aux données, et la majeur partie du trafic passe par un acteur G (pour Google). On a des lois pour permettre aux entités de U de corriger les "boulettes" dans S, et le droit à l'oubli vient comme une tentative de faire imposer ça au niveau de l'acteur central G. Pour moi, c'est un raccourci qui n'est que d'ordre pratique et non légal. Si les lois en place pour corriger S ne sont pas assez efficaces, ce sont elles qu'il faut revoir, et non mettre en place des couches supplémentaires en mettant G dans la balance : on ne règle pas le problème, on le rend plus complexe, et je dirai même plus compliqué.
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