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  1. #741
    Inactif  
    Faut quand même être perché pour en arriver là.

    Pour rappel Snowden a dénoncé, comme son devoir de citoyen l'y oblige, des actions illégales (au regard du droit national et international) de la part d'organismes étatiques puissants. Au lieu d'être récompensé, il a dû fuir comme un malfrat avec la peur d'être extradé, et potentiellement condamné à mort.

    Alors qu'on devrait lui offrir des millions de dédommagements, on essaye de lui prendre une de ses sources de revenus sous des prétextes foireux ?
    C'est le ponpon.


    Mais bon, Snowden n'a qu'à vendre un sticker "Fuck NSA" et de donner son livre en cadeau pour tout achat de sticker.

  2. #742
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Neckara Voir le message
    Au lieu d'être récompensé
    Il a divulgué que des services de renseignement faisaient des choses illégales, il n'y a rien de plus grave qu'exposer la vérité, il a de la chance d'être encore en vie.
    Les services ne le pardonneront jamais et les entreprises comme Google, Apple, Microsoft, Facebook, Yahoo! et AOL nieront toujours leur collaboration avec la NSA, elles disent que les messages sont chiffrés et que ça empêche la NSA de lire les emails de tout le monde.

    Le gouvernement est obligé de faire un exemple avec Snowden, si il était libre il serait mort d'un accident de voiture de la route depuis longtemps.
    Si Snowden était pardonné ça pourrait donner envie à d'autres personnes de devenir lanceur d'alerte. C'est important pour le gouvernement de dissuader ceux qui savent de dire la vérité.
    Pour les USA Snowden sera toujours un traître.
    Keith Flint 1969 - 2019

  3. #743
    Membre averti
    J'imagine que la décision ne s'applique qu'aux États-Unis. Cela n'empêche pas Snowden de toucher les droits des traductions vendues à l'étranger.

  4. #744
    Futur Membre du Club
    La promo par la NSA
    En fait, dans son livre, Edward Snowden explique comment chaque lecteur ayant acheté, loué ou piraté son livre sera connu de la NSA. Il est manifeste que la publication sert de référence supplémentaire à l'intérêt du livre et en promeut le texte. Merci la NSA ! mais il lui était difficile de ne pas le faire et de craindre plus encore de nouveaux Snowdens.

    Pour moi le problème est que parmi des gens informés et intelligents comme ici, le vrai message de Snowden, la vulnérabilité technologique à la surveillance, voulue comme inhérente de l'architecture internet, ne soit pas plus comprise et approfondie. ES explique bien son dilemme à ce sujet : comment faire s'activer des journalistes opaques à la technologie avec un sujet purement architectural et de technologie profonde. Il lui fallait collecter des exemples. i.e. Le téléphone de Merkel.

    Mais le vrai message est que tous ces exemples ne sont possibles que du fait de l'architecture que nous utilisons tous les jours, du fait de ses bugs intrinsèques qu'il a identifié (quant au traitement des métadonnées) et authentifié (bravo l'artiste qui est un administrateur système hors pair au QI 140), tout le monde s'en moque encore. Et personne ne se préoccupe de la suite : les big-dazar, les syllodonnées, la manipulation des mnèmes personnels

    Il serait bon de reprendre chaque RFC post-Snowdownia et comprendre leurs logiques. Perso, je vais me concentrer sur les publications de la NSA entre 75 et 90 pour comprendre ce qui est longuement muri et dans les gènes mêmes de leur internet et ce qui est arrivé peu à peu. Ce n'est pas l'histoire de l'internet qui est intéressante, mais celle de sa manipulation, celle de la montée du nudge, et la prévision de l'éclosion en cours du edge. La stratégie GAFGov.

  5. #745
    Candidat au Club
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Illégale mais légitime. Il a été très courageux de sacrifier sa vie pour exposer la vérité.

    Parfois entrer dans l'illégalité et la bonne chose à faire, par exemple quand une partie de la France était sous occupation Allemande, les Français sont entré en résistance, c'était officiellement des terroristes vu qu'ils s'en prenaient aux pouvoir Allemand, ils ont eu raison de le faire.

    Je ne pense pas que les profits du livre soit très important pour Snowden, le gars n'est pas libre de faire ce qu'il veut, il ne doit pas tellement avoir besoin d'argent.
    Cette histoire fait de la pub au livre, en cette période de noël c'est peut-être une bonne idée de cadeau.
    si j'ai bien compris, toutes les résistances du monde sont justifiées et légales (résistances des anciennes colonies françaises).

  6. #746
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par ithery75 Voir le message
    toutes les résistances du monde sont justifiées
    Ça dépend du point de vue.
    Les groupes qui luttent contre le pouvoir sont considéré comme étant terroriste par le pouvoir, mais si un jour le gouvernement tombe, du point de vue de l'histoire ce ne sont plus des terroristes ce sont des résistants.
    Comme c'est le vainqueur qui écrit l'histoire, si tu gagnes tu deviens résistant.
    Si l'Allemagne n'avait pas perdu la guerre, aujourd'hui on ne parlerait pas de la résistance française, on parlerait toujours de terroristes français.
    Et si les terroristes en Syrie renverseraient la Syrie, ils deviendrait des rebelles ou des résistants, comme ils écriraient l'histoire ils pourraient se faire passer pour les gentils.
    L'occident serait du côté d'al-Qaeda, al-Nosra, Daesh, etc. Enfin les types changeraient de nom parce qu'ils ont une mauvaise image.

    Le délit de Snowden est moins grave que les crimes des services secrets US.
    C'est un peu comme quand un cambrioleur trouve des documents pédopornographique chez quelqu'un. Le type va aller voir la police pour dire qu'il a cambriolé un pédophile. Il va se faire condamner pour cambriolage mais en théorie le pédophile devrait prendre plus cher.
    Keith Flint 1969 - 2019

  7. #747
    Chroniqueur Actualités

    Une cour d'appel US considère la surveillance de masse de la NSA exposée par Snowden comme étant illégale
    Une cour d'appel américaine a jugé illégale la surveillance de masse mise en place par la NSA
    et dénoncée par Edward Snowden

    Nous sommes en 2013 lorsqu’un ancien employé au renseignement américain a révélé que l'agence de sécurité nationale américaine (NSA) et le FBI avaient accès aux bases de données de neuf sociétés technologiques parmi lesquels Facebook, Google ou même Apple. Ce projet porte le nom de code PRISM et est en activité depuis 2007. Les agences collectent des millions de courriels, vidéos, photos qu’ils passent au crible.

    L’ancien employé en question s’appelle Edward Snowden et ce n’était que le début d’une série de révélations qui l’ont emmené à se réfugier en Russie. Comme il l’a expliqué, il ne regrettait pas son geste :

    « Je m’appelle Edward Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, une maison au paradis et je vivais dans un très grand confort. J’avais aussi la capacité, sans aucun mandat, de chercher, de saisir et de lire toutes vos communications. Celles de n’importe qui, n’importe quand. J'avais le pouvoir de changer le sort des personnes.

    « C’était aussi une grave violation de la loi. Les 4e et 5e amendements de la Constitution de mon pays, l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que de nombreux accords et traités interdisent un tel système de surveillance massive et omniprésente. Mais bien que la Constitution Américaine qualifie ces programmes d’illégaux, mon gouvernement explique qu’un jugement d’un tribunal secret, que personne ne peut voir, a légitimé ces pratiques illégales. Ce jugement corrompt purement et simplement la notion fondamentale de Justice, notion selon laquelle pour réellement exister la Justice doit être appliquée dans les faits. L’immoral ne peut être rendu moral par une loi secrète.

    « Je crois au principe établi à Nuremberg en 1945 : « Les individus ont un devoir international qui transcende les obligations nationales d’obéissance. Il en découle que les citoyens ont le devoir de violer leurs lois domestiques pour empêcher que des crimes contre la Paix et contre l’Humanité ne puissent être perpétrés ».

    « Par conséquent, j’ai fait ce que j’ai cru bon. J’ai lancé une campagne contre ces mauvaises pratiques. Je n’ai pas cherché à m’enrichir. Je n’ai pas cherché à vendre des secrets américains. Je n’ai passé aucun accord avec un gouvernement étranger pour garantir ma sécurité. À la place, j’ai rendu public ce que je savais, pour que ce qui nous touche tous puisse être débattu par nous tous, à la lumière du jour. J’ai voulu un monde de Justice.

    « Cette décision morale de parler au grand public de ces pratiques d’espionnage m’a coûté très cher, mais c’était la chose à faire et je ne regrette rien ».


    Petit rappel sur les révélations de Snowden

    L'infiltration du siège d'Huawei par la NSA durant l'opération Shotgiant

    La NSA se serait infiltrée dans les serveurs du Chinois Huawei, recueillant des informations sensibles et captant les communications entre cadres dirigeants lors d’une opération baptisée « Shotgiant ».

    À l’origine, l’opération visait à rechercher des indices pointant des relations entre Huawei et l’armée chinoise pour accréditer la thèse d’une collusion. La NSA se serait intéressée aux équipements de Huawei vendus à des pays tiers partout dans le monde, en vue de s’assurer ainsi « un accès à des réseaux de communication jugés intéressants ».

    L'opération Nymrod : la NSA a espionné 122 personnages politiques depuis 2009 parmi lesquels la chancelière allemande

    Parmi eux figuraient le nom de la Chancelière allemande, qui aurait fait l'objet de plusieurs centaines de rapports (autour de 300) depuis mai 2009, mais également les noms des présidents Bashar Al-Assad, le président Syrien (environ 800 rapports) ou encore Alvaro Uribe, l’ancien président Colombien (environ 700 rapports).

    Le système utilisé par Nymrod range automatiquement sous forme de rapports les résumés de fax, appels téléphoniques, et toute autre communication interceptée par les ordinateurs pour découvrir des informations liées à des « cibles de grandes valeurs ». Der Spiegel explique que le système est destiné à « trouver des informations liées aux cibles qu’il serait difficile de se procurer autrement ».


    Aperçu de la liste

    La NSA aurait utilisé des logiciels malveillants pour espionner des millions d'ordinateurs à travers le monde

    La NSA aurait travaillé depuis plusieurs années sur l’expansion de sa capacité à infecter les ordinateurs et terminaux mobiles avec des logiciels malveillants.

    Les malware destinés initialement à quelques centaines d’ordinateurs dont les communications ne pouvaient pas être surveillées par les moyens traditionnels dont disposait la NSA ont été étendus à une « échelle industrielle ». Ainsi, depuis 2010, la NSA a injecté dans des millions d’ordinateurs à travers le monde, des malware qui lui permettent d’extraire des données des réseaux téléphoniques et internet.

    La collecte des données se ferait par un système automatique baptisé « Turbine ». Turbine serait un système de commande et de contrôle intelligent, capable de contrôler automatiquement les dispositifs sur lesquels les malware ont été implantés, avec le minimum d’intervention humaine.

    Une cour d'appel américaine a jugé illégale la surveillance de masse mise en place par la NSA

    Sept ans après qu'Edward Snowden a révélé que l'agence nationale de sécurité américaine (NSA) effectuait des écoutes massives auprès des citoyens américains, la cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit (la plus importante cour d'appel fédérale du pays) a estimé mercredi 2 septembre 2020 que cette pratique allait à l'encontre du Foreign Intelligence Surveillance Act de 1978 et pourrait avoir été inconstitutionnelle.

    L’annonce du verdict a été immédiatement saluée par le principal intéressé, Edward Snowden, qui est aujourd’hui réfugié en Russie. « Je n’aurais jamais imaginé que je vivrais assez longtemps pour voir nos tribunaux condamner les activités de la NSA comme étant illégales et dans le même jugement me créditer pour les avoir exposées », a-t-il écrit le 2 septembre sur Twitter. « Et pourtant, ce jour est arrivé. »


    La preuve que la NSA avait commencé à établir une base de données de registres téléphoniques de millions d'Américains était l'une des révélations les plus explosives de Snowden.

    Pourtant, jusqu'à ce moment, les hauts responsables du renseignement ont publiquement insisté sur le fait que la NSA ne collectait jamais sciemment d'informations sur les Américains. Après la révélation du programme, les responsables américains se sont repliés sur l'argument selon lequel l'espionnage avait joué un rôle crucial dans la lutte contre l'extrémisme domestique, citant en particulier le cas de quatre résidents de San Diego qui étaient accusés de fournir une aide à des fanatiques religieux en Somalie.

    Les responsables américains ont insisté sur le fait que les quatre intéressés (Basaaly Saeed Moalin, Ahmed Nasir Taalil Mohamud, Mohamed Mohamud et Issa Doreh) avaient été condamnés en 2013 grâce à l'espionnage téléphonique de la NSA, mais la cour d'appel a toutefois jugé que ces arguments n'étaient « pas cohérents avec le contenu des enregistrements classés ».

    En d'autres termes, pour la justice américaine, la surveillance téléphonique qui a concerné en secret des millions d’Américains sur des années n’a même pas été décisive dans la lutte contre le terrorisme. Un seul exemple concret d’une attaque que ces relevés téléphoniques auraient permis de déjouer a été présenté par la NSA, alors même qu’elle répétait que ces écoutes avaient contribué à contrecarrer diverses attaques terroristes.

    « Dans la mesure où les déclarations publiques des représentants du gouvernement ont créé une impression contraire, cette impression est incompatible avec le contenu du dossier classifié », a déclaré la juge Marsha Berzon.

    La décision n'affectera pas les condamnations de Moalin et de ses compagnons accusés; le tribunal a jugé que la surveillance illégale n'avait pas entaché les preuves présentées lors de leur procès. Néanmoins, des groupes de surveillance, dont l’Union américaine des libertés civiles, qui a aidé à porter l’affaire en appel, ont salué le verdict des juges sur le programme d’espionnage de la NSA.

    Le programme de collecte de métadonnées en masse de la NSA a été interrompu en 2015 lorsque le Congrès a adopté le USA Freedom Act. En vertu de la loi, les enregistrements téléphoniques en vrac seraient toujours conservés par des compagnies de téléphone privées, mais ne pourraient être obtenus par les enquêteurs qu'avec la permission d'un juge. La NSA aurait complètement cessé de rechercher les métadonnées téléphoniques depuis 2018.

    Source : décision de justice, Snowden
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  8. #748
    Membre extrêmement actif
    Ok, donc du coup il faut libérer Edward Snowden et lui donner une médaille, lui ériger une statue, et lui donner 20 millions de $ à cause du préjudice subit, et envoyer en prison les responsables de la NSA ? Voir les condamner à la peine de mort, et pourquoi pas envoyer à la chaise électrique le président en place au moment des faits ?
    « L’humour est une forme d'esprit railleuse qui s'attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite de certains aspects de la réalité »

  9. #749
    Expert confirmé
    Ce jugement innocente Snowden sur le plan de la société civile. Mais sur le plan du renseignement, il restera coupable de trahison.
    A la suite de ce jugement, les politiques vont-ils gracier Snowden ? Rien n'est moins sûr tant qu'on jugera le travail de la NSA utile.
    Repeat after me
    Le monsieur lutte pour la défense des libertés individuelles et collectives

    Repeat after me...

  10. #750
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    envoyer en prison les responsables de la NSA ? Voir les condamner à la peine de mort, et pourquoi pas envoyer à la chaise électrique le président en place au moment des faits ?
    Si seulement .... On peut rêver

  11. #751
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
    Ok, donc du coup il faut libérer Edward Snowden et lui donner une médaille, lui ériger une statue, et lui donner 20 millions de $ à cause du préjudice subit, et envoyer en prison les responsables de la NSA ? Voir les condamner à la peine de mort, et pourquoi pas envoyer à la chaise électrique le président en place au moment des faits ?
    Ce qu'il ne faut pas oublier dans cette affaire c'est que Snowden n'a fait que révéler des pratiques de la NSA considérées comme étant illégales. Il n'a fait que dénoncer des activités qui violaient la loi, des activité criminelles. Donc oui, dans un monde idéal, et juste, ceux qui ont autorisé ces pratiques devraient être condamnés et Snowden remercié pour les avoir dénoncé.

    Depuis quand le fait de dénoncer des personnes qui violent la loi est-il un crime ?

    Ton message est assez étrange je trouve. Qu'est-ce que tu essayes de dire exactement ?
    _Que, oui, il a dénoncé des pratiques illégales mais que, quand même, c'est une saloperie de balance et que donc il mérite d’être condamné ?
    _Que c'est parfaitement normal que la NSA viole les lois et que le dénoncer serait un crime ?

  12. #752
    Membre extrêmement actif
    Citation Envoyé par nikau6 Voir le message
    Il n'a fait que dénoncer des activités qui violaient la loi, des activité criminelles. Donc oui, dans un monde idéal, et juste, ceux qui ont autorisé ces pratiques devraient être condamnés et Snowden remercié pour les avoir dénoncé.
    Il n'y a que le gouvernement US, la NSA, le FBI qui devraient être en guerre contre Snowden et Assange, mais le monde entier devrait les remercier.
    Obama avait mis nos présidents sur écoute et la France n'a pas réagit.

    Imaginez si au lieu des USA, ça concernait la Russie, ou la Chine, ou la Corée du Nord, ou l'Iran.
    Toutes les nations voudraient accorder l'asile politique à ces lanceurs d'alerte.
    Mais là ça concerne les USA donc tout le monde est terrorisé et se soumet, parce que les USA ont des moyens de pressions, ce sont nos bourreaux.

    Assange et Snowden ont demandé l'asile politique en France et bien évidement ça leur a été refusé, parce que nos gouvernements ne veulent pas avoir des problèmes avec les USA.
    Ce sont des héros qui ont sacrifié leur vie pour la vérité.
    Ils ne seront plus jamais libre, ils se font stigmatiser.
    Snowden aurait pu démissionner et fermer sa gueule, il n'aurait jamais eu de problème (plein de gens sont au courant de ce qu'il se passe et ne veulent rien dire).
    Keith Flint 1969 - 2019

  13. #753
    Chroniqueur Actualités

    Un tribunal consacre les profits générés par le livre Permanent Record d'Edward Snowden au gouvernement
    Un tribunal rend son verdict final sur les profits générés par le livre Permanent Record d'Edward Snowden où il expose l'espionnage américain
    le gouvernement va bénéficier de plus de 5,2 millions de dollars

    Les avocats du ministère de la Justice ont décidé de s'en prendre à une source potentielle de revenus (pour Edward Snowden mais également pour Macmillan Publishers) : en 2019, ils ont engagé une action au civil contre lui pour la publication de son livre, Permanent Record. Ce dernier, qui a été publié en septembre 2019, raconte l'histoire de la décision de Snowden de devenir un dénonciateur et d'exposer les façons dont le gouvernement américain espionnait les Américains ainsi que le monde à la fin des années 2000 et au début des années 2010. Snowden a fui les États-Unis en 2013 après que plusieurs nouvelles histoires ont été écrites sur la base de documents qu'il a divulgués et vit maintenant à Moscou, en Russie.

    La plainte, déposée devant le tribunal américain du district de Eastern Virginia, n'avait pas pour objectif de faire cesser la publication ou la distribution de Permanent Record. Comme l'a déclaré à ce moment-là un porte-parole du DOJ dans un communiqué de presse, « sous la jurisprudence bien établie de la Cour suprême [dans l'affaire] Snepp c. États-Unis, le gouvernement cherche à recouvrer tout le produit réalisé par Snowden en raison de son incapacité à soumettre sa publication à un examen préalable à la publication, en violation de ses obligations contractuelles et fiduciaires présumées ».

    Le mémoire de Snowden n’aurait pas été soumis à la CIA ou à la NSA pour un examen préalable à la publication, une pratique obligatoire parmi les anciens employés des agences de renseignement. En tant que tel, le ministère considère le livre comme une violation des obligations contractuelles et fiduciaires de Snowden et désigne les éditeurs comme codéfendeurs dans la poursuite.

    Étant donné les programmes et les documents encore classés qui ont été abordés dans le mémoire, il est peu probable que le livre ait été approuvé pour publication par les agences. Snowden reste un fugitif de facto du gouvernement des États-Unis et serait probablement poursuivi en vertu de la loi sur l'espionnage s'il retournait dans son pays.

    « Les renseignements devraient protéger notre pays et non pas permettre de générer un profit personnel », a déclaré G. Zachary Terwilliger, procureur américain du district oriental de Virginie. « Cette action en justice garantira qu'Edward Snowden ne retirera aucun avantage financier de la violation de la confiance placée en lui ».

    « Edward Snowden a violé une obligation qu’il avait contractée envers les États-Unis lorsqu’il a signé des accords dans le cadre de son emploi pour la CIA et en tant que contractant de la NSA », a déclaré le procureur général adjoint Jody Hunt de la division civile du ministère de la Justice. « La capacité des États-Unis à protéger des informations confidentielles relatives à la sécurité nationale dépend du respect par les employés et les entrepreneurs de leurs accords de non-divulgation, y compris de leurs obligations en matière d’examen préalable à la publication. Cette action en justice démontre que le ministère de la Justice ne tolère pas ces atteintes à la confiance du public. Nous ne permettrons pas aux individus de s’enrichir, aux dépens des États-Unis, sans se conformer à leurs obligations en matière d’examen préalable à la publication ».

    Dans sa plainte, le Ministère américain de la Justice affirme que Snowden a violé les accords de confidentialité de la CIA et de la NSA qu’il a signés aux termes de son contrat de travail. Dans les accords de non-divulgation conclus avec la CIA, Snowden a signé qu'il reconnaissait « être tenu de soumettre son matériel à un examen préalable à la publication » avant de discuter [du travail] avec ou de le montrer à toute personne non autorisée à accéder à des « informations classifiées », ont expliqué les avocats du Ministère de la Justice dans leur plainte. « Snowden était également tenu de "ne prendre aucune mesure en faveur de la divulgation publique avant d'obtenir l'autorisation écrite de la Central Intelligence Agency de le faire ».

    Dans le cadre de l'accord de non-divulgation, « Snowden a convenu expressément que "[en plus de tout autre recours auquel le gouvernement des États-Unis pourrait avoir droit, je cède au gouvernement des États-Unis tous les droits, titres et intérêts dans toutes les redevances, rémunérations et émoluments résultant ou pouvant résulter de toute divulgation, publication ou révélation d'informations ou de documents de ma part effectuée en violation de [l'obligation de publication préalable]] " ».


    La décision de justice

    En décembre 2019, un juge fédéral en Virginie a estimé que Snowden aurait dû demander l'approbation de la Central Intelligence Agency (CIA) et de la National Security Agency (NSA). Selon les documents déposés par le gouvernement, Snowden a signé trois accords de confidentialité avec la CIA en novembre 2005, août 2006 et avril 2009. Il a également signé trois accords de confidentialité avec la NSA en juillet 2005, mai 2009 et mars 2013. Tous ces accords étaient sans ambiguïté, selon le juge, et obligeaient Snowden à obtenir une revue de prépublication avant la publication du livre.

    Snowden a soutenu que son livre ne contenait aucune information qui n'était pas déjà publique (grâce à lui, bien sûr), et qu'il ne voulait pas que la CIA « édite [sa] vie ». Les agences de sécurité nationale ont tendance à être sélectives sur qui peut faire l'objet de poursuite pour violation des accords de confidentialité, selon Snowden.

    Il a fallu attendre le 29 septembre 2020 pour que le tribunal rende un jugement définitif et une injonction permanente contre Edward Snowden.

    Mardi 29 septembre, le tribunal a rendu un jugement en faveur du gouvernement pour un montant supérieur à 5,2 millions de dollars et a imposé une fiducie implicite au profit des États-Unis sur ces sommes et toutes autres sommes d'argent, redevances ou autres avantages financiers obtenus par Snowden de Permanent Record ainsi que des 56 allocutions (speeches) spécifiques.

    « Edward Snowden a violé ses obligations légales envers les États-Unis et, par conséquent, ses gains financiers illégaux doivent être cédés au gouvernement », a déclaré le sous-procureur général Jeffrey A. Rosen. « Comme le montre cette affaire, le ministère de la Justice n'oubliera pas les actions fautives de ceux qui cherchent à trahir la confiance qui leur est accordée et à profiter personnellement de leur accès à des informations classifiées sur la sécurité nationale ».

    « Les informations du renseignement doivent protéger notre nation et non fournir un profit personnel », a déclaré G. Zachary Terwilliger, procureur américain du district oriental de Virginie. « Ce jugement garantira qu’Edward Snowden ne reçoive aucun avantage monétaire en cas de violation de la confiance placée en lui. »

    «Nous poursuivrons ceux qui profitent de postes sensibles au sein du gouvernement pour profiter des informations classifiées apprises pendant leur service gouvernemental», a déclaré Jeffrey Bossert Clark, procureur général adjoint par intérim de la division civile.

    Cette poursuite est distincte des accusations criminelles portées contre Snowden pour ses prétendues divulgations d'informations classifiées. Cette poursuite est une action civile, et basée uniquement sur le non-respect par Snowden des obligations claires d’examen préalable à la publication incluses dans ses accords de non-divulgation signés.

    Source : ministère américain de la Justice

    Et vous ?

    Partagez-vous la décision du tribunal ?
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  14. #754
    Membre averti
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Le mémoire de Snowden n’aurait pas été soumis à la CIA ou à la NSA pour un examen préalable à la publication, une pratique obligatoire parmi les anciens employés des agences de renseignement. En tant que tel, le ministère considère le livre comme une violation des obligations contractuelles et fiduciaires de Snowden et désigne les éditeurs comme codéfendeurs dans la poursuite.

    Partagez-vous la décision du tribunal ?

    Non absolument pas, ça ressemble beaucoup à une instrumentalisation du droit au profit d'un puissant coupable. Et le pire dans tout ça, c'est que l'on ose évoquer une jurisprudence à l'encontre de Snowden, alors que la jurisprudence est justement censée permettre de faire du cas par cas. Là, on a un lanceur d'alerte qui ne peut plus vivre à cause de l'alerte lancée, et qui se fait encore harceler (légalement, apparemment) par les personnes qui ont été accusées d'espionnage de masse, preuves à l'appui.

    J'ai l'impression de lire : "Le tribunal, la bouche en coeur demanda alors a la violée de demander l'autorisation à son violeur de parler." Mais quel monde !

    La CIA/NSA ne cherche qu'à empêcher l'épanchement de l'affaire, causer du tord à Snowden sur le plan financier et renforcer son image publique de délinquant.

    Edit: Orthographe.

  15. #755
    Chroniqueuse Actualités

    Le programme de surveillance téléphonique de la NSA est inconstitutionnel et coûteux
    Le programme de surveillance téléphonique de la NSA est inconstitutionnel et coûteux,
    il n'a pas empêché une seule attaque terroriste d’après un juge fédéral

    La collecte de métadonnées de télécommunication des citoyens est l’une des tactiques les plus utilisées aujourd’hui par les gouvernements pour soi-disant lutter contre le terrorisme. Les groupes de défense des droits de l’Homme ont beau protester, mais cela reste toujours d’actualité. Les données provenant de l'Europe et des États-Unis montrent que la surveillance de masse ne contribue pas à arrêter les attaques terroristes. Pourtant, les autorités continuent de s'appuyer sur des technologies de surveillance telles que la reconnaissance faciale et la localisation.


    Surveillance téléphonique de la NSA

    PRISM, est un programme américain de surveillance électronique par la collecte de renseignements à partir d'Internet et d'autres fournisseurs de services électroniques. Ce programme classé, relevant de la NSA, prévoit le ciblage de personnes vivant hors des États-Unis. Le programme de surveillance téléphonique de la NSA a été mis en place dans le cadre de PRISM de 2008 à 2019 aux États-Unis. Il « autorise spécifiquement les agences de renseignement à surveiller les téléphones, le courrier électronique et les autres communications des citoyens américains pendant une semaine au maximum sans obtenir de mandat » lorsque l'une des parties se trouve hors des États-Unis.

    Selon le New York Times, le programme de surveillance téléphonique de la NSA a coûté à ce jour plus de 100 millions de dollars aux contribuables américains. Pourtant, il n'a pas empêché une seule attaque terroriste. Le programme a cessé d'exister fin 2019 et n'est plus en place. La surveillance sans mandat des citoyens est anticonstitutionnelle aux États-Unis, en Allemagne ainsi que dans la plupart des pays démocratiques.

    Surveillance sans mandat des citoyens

    Néanmoins, PRISME était en place depuis plus d'une décennie et pendant cette période les citoyens américains étaient surveillés par les services secrets à leur insu. Le programme de collecte des relevés téléphoniques de la NSA a été mis en lumière pour la première fois par l'ancien contractant de la NSA, Edward Snowden, en 2013. Devant l'indignation publique qui a suivi cette révélation, l'agence a défendu le programme en affirmant qu'il avait contribué à contrecarrer les attaques terroristes. La NSA a fait valoir qu'elle avait besoin de ce type d'informations pour mettre fin aux attaques terroristes et assurer la sécurité des citoyens américains. Mais la NSA n'a pu citer qu'un seul exemple : le cas de Basaalay Moalin, un immigrant somalien qui, au début de cette année, a été condamné pour avoir conspiré en vue de fournir un soutien matériel au groupe terroriste al-Shabaab.

    Mercredi, la cour d'appel a statué que non seulement la collecte des relevés téléphoniques de Moalin était illégale, mais qu'elle n'était finalement pas pertinente pour la condamnation. En d'autres termes, il n'y a aucune preuve que le programme d'enregistrement des appels téléphoniques de la NSA ait stoppé une attaque terroriste, ce qui contredit les déclarations publiques des responsables des services de renseignement américains suite à la révélation de Snowden, a déclaré le juge Marsha Berzon dans son jugement. « Dans la mesure où les déclarations publiques des responsables gouvernementaux ont créé une impression contraire, cette impression est en contradiction avec le contenu du dossier classifié », a-t-elle écrit.

    L'arrêt a conclu que les preuves produites par la surveillance téléphonique illégale n'étaient pas nécessaires pour condamner le criminel et n'apportaient pas d'autres informations que celles déjà connues des autorités.

    Une enquête similaire sur les attaques terroristes en Europe est arrivée à la même conclusion. Entre 2014 et 2017, 13 attentats terroristes islamistes ont eu lieu en Europe, à la suite desquels 24 auteurs ont été condamnés. Ces 24 personnes étaient déjà toutes connues des autorités avant l'attentat et avaient été classées comme violentes.

    Faut-il mettre fin à la surveillance de masse ?

    Nombreux sont ceux qui répondront par l’affirmatif, notamment les groupes de défense des droits de l’Homme qui pensent que nous devons mettre fin à la surveillance de masse. Et que celle-ci n'est pas un outil adéquat pour lutter, encore moins pour prévoir la criminalité et qu’il n'est pas possible de l'aligner sur la constitution.

    La position de ces groupes de défense est celle-ci : au lieu de réclamer davantage de surveillance, les responsables politiques devraient se concentrer sur la protection des droits de l'homme des citoyens, comme le droit à la vie privée et le droit à la liberté d'expression. Selon eux, ces droits ne peuvent pas être respectés si une surveillance de masse sans mandat est mise en place. Dans sa pire forme, elle pourrait conduire à une société qui ne serait plus libre de discuter des opinions ouvertement et sans crainte.

    Sources : Document du tribunal, NY Times

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que faut-il privilégier selon vous, la vie privée des citoyens ou la surveillance de masse au nom de la protection contre le terrorisme ?
    Est-il justifié de violer la vie privée des citoyens pour raison de sécurité ? Pourquoi ?
    Est-il possible d'avoir un compromis entre vie privée et sécurité selon vous ?

    Voir aussi :

    La CIA livre plus de détails sur son drone de surveillance en forme de libellule développé dans les années 70, pendant la guerre froide

    La Chine exhorte les pays à s'opposer à la "surveillance de masse contre d'autres États", et invite les entreprises à ne pas installer "de backdoor dans leurs produits pour obtenir des données"

    La Maison-Blanche demande de ré autoriser la surveillance des données téléphoniques des Américains, pour une durée indéterminée

    Le FBI veut renforcer son niveau de surveillance des médias sociaux en collectant plus de données, dont les identifiants et les numéros de téléphone
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  16. #756
    Membre extrêmement actif
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Le problème avec la "surveillance de masse" c'est bien la partie "masse" de la chose.
    En soit, surveiller un ou plusieurs individus déjà suspect me parait normale, mais surveiller la masse et donc supposer que tout le monde est suspect, me parait poser un sérieux problème étique et morale.
    Soit on est en démocratie est c'est inadmissible, soit on ne l'est pas et là on ce fout de notre gueule et on a d'autres problèmes à gérer .

    Que faut-il privilégier selon vous, la vie privée des citoyens ou la surveillance de masse au nom de la protection contre le terrorisme ?

    Puisqu'il est de notoriété public que la surveillance de masse est inefficace contre le terrorisme, au hasard, je dirais la vie privé.
    Ou bien c'est un faux prétexte et nos dirigeants nous prennent bien pour des c**.

    Est-il justifié de violer la vie privée des citoyens pour raison de sécurité ? Pourquoi ?

    C'est injustifiable, puis-qu’inutile pour les motifs évoqués.

    Est-il possible d'avoir un compromis entre vie privée et sécurité selon vous ?

    Le problème avec cette question c'est qu'elle oppose "vie privée" et "sécurité".
    Or, le problème ce n'est ni la "vie privée", ni la "sécurité" mais les personnes qui commettent des actes nuisibles en ce cachant derrière, courageux qu'ils/elles sont.
    D'ailleurs qui a bien pu penser une seconde qu'espionner la terre entière aller aider à luter contre le crime.
    Au mieux ça peut fournir des indices après coups ou servir pour faire du chantage quand quelqu'un devient gênant, mais comment voulez vous que ce soit utile à fortiori avant que tout acte est été même prémédité ?

  17. #757
    Membre expérimenté
    Rien ne vaut les méthodes à l'ancienne qui ont fait leurs preuves : l’enquête et la surveillance par des gens de terrain. La surveillance de masse, le big data et tout le reste, c'est couteux, contraignant et ça ne sert à rien !
    Voici la méthode de mon chef:

    copy (DateTimeToStr(Now),7,4)+
    copy (DateTimeToStr(Now),4,2)+copy (DateTimeToStr(Now),1,2)+copy (DateTimeToStr(Now),12,2)+
    copy (DateTimeToStr(Now),15,2)+copy (DateTimeToStr(Now),18,2)

    Je lui ai dit que FormatDateTime irait surement mieux


  18. #758
    Membre expert
    Bonsoir,

    Le programme de surveillance téléphonique de la NSA est inconstitutionnel et coûteux

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Inconstitutionnel > on surveille en masse et cela donne des faux positif en masse ... Pour preuve, un exemple personnellement constaté pas plutard qu'en juillet, via la page facebook de la boutique pour un commerçant américain . Celui ci vend
    des kits améliorations pour les avions RC au 1/16. Un descriptif produit d'un hélico/avion contenait les terme "making" et "bomb" ... Les algorithmes FB ont déclenché une alerte pour suspicion d'activité terroriste ... Puis visite d'une patrouille et de l'administration du FBI ... Sur le coup l'affaire prête à sourire. Dans les faits beaucoup moins ... le commerçant perd du temps à devoir justifier d'activités tout à licite auprès de l'administration ... Pendant ce temps l'administration jette le doute et l'opprobre sur un citoyen lambda qui à rien a se reprocher ...

    coûteux > traiter de nombreux faux positif a un moment demande des ressources humaines, financières et matériels ... en somme un coût financier pour la collectivité dont l'efficacité est plus que contestable faute d'actes ou de chiffres concluants

    Que faut-il privilégier selon vous, la vie privée des citoyens ou la surveillance de masse au nom de la protection contre le terrorisme ?
    > la vie privée des citoyens

    la surveillance de masse = c'est valable à un instant T genre un contrôle inopiné , sinon c'est des contrôles spécifiques. On voit bien ici la méconnaissance de l'administration face aux contrôles de masses. Des ressources humaines, financières et matériels à allouer colossaux ... C'est mathématiquement et physiquement impossible à allouer. Tout comme chaque citoyen peut jouir et mener sa vie comme il l'entend. On ne peut pas la codifier ou lui imposer une "vie".

    Est-il justifié de violer la vie privée des citoyens pour raison de sécurité ? Pourquoi ?
    A la condition que la recherche vise à mettre la main sur quelqu'un ou quelque chose de compromettant un instant T . Pas sur le long terme si le but n'est pas identifier cela n'a pas lieu d'être.

    Est-il possible d'avoir un compromis entre vie privée et sécurité selon vous ?
    Non .

    Quelqu'un de mal intentionné peut avoir accès aux données du contrôle de masse dans un but personnel illégale.

    Comme la surveillance de masse peut être contreproductive à ne rien remonter si elle est mal ficelée. ...

    Comme il y aura toujours les anti et pro avec des arguments recevables selon les circonstances .

  19. #759
    Membre confirmé
    Si on considère que les attentats ont tous ou quasi tous été commis par des personnes connues voire, très bien connues de la justice|police, y compris pour des tentatives d'attentat... et que malgré cela elles sont parvenues à leur fin par défaut de surveillance, la vraie question serait plutôt : Combien de vies auraient été sauvées si les moyens alloués à l'espionage du quidam lambda étaient réalloués au suivi des personnes bien connues de la justice ?

    Dans la liste des faux positifs : à une époque, j'étais systématiquement ennuyé dans les aéroports, dont une fois où à 16-17 ans j'ai été littéralement "enlevé" par les services de sécurité dans un aéroport américain. C'est à dire deux agents arrivent, un à gauche, un à droite, confisquent les papiers et demandent de suivre, sans prévenir la famille, sans moyen de communiquer, enfourguent dans un corridor dérobé, puis vous font poireauter 30mn dans une salle blanche avec un miroir sans teint, puis vous cuisinent pendant 15mn avec des questions du style : "Avez-vous déjà été en Irak dans des camps d'entraînement djihadistes ?". Un bon souvenir des USA...

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