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  1. #281
    Membre éprouvé
    Citation Envoyé par Kapeutini Voir le message
    J'espère qu'ils vont gagner et se faire rembourser, je déteste la dictature de Bruxelles
    Quelles sont les raisons précises qui te font détester Bruxelles sur plan économique ?
    Si j'ai bien compris. Tu serais pour une très faible régulation économique voire pas du tout et ainsi tu acorderais une bien plus grande liberté aux entreprises sur le marché économique.
    En France, tu serais pour la suppression de l'autorité des télécoms , l'ARCEP.

    Oui, c'est un autre modèle économique

  2. #282
    Chroniqueur Actualités

    Google Shopping : la Commission européenne observe des améliorations dans le traitement de la concurrence
    Google Shopping : la Commission européenne observe des améliorations dans le traitement de la concurrence,
    un an après avoir menacé Google d'une amende de 2,4 Md€

    Un an après avoir été condamné à une amende record de 2,4 milliards d'euros par la Commission européenne, Google doit encore créer des conditions de concurrence équitables, selon des concurrents tels que les sites de comparaison britanniques Foundem et Kelkoo et d'autres les marchés de la recherche, de la cartographie numérique et de l'édition.

    La proposition de Google consiste à permettre aux concurrents d'enchérir sur les annonces en haut d'une page de recherche afin de leur donner la chance de concourir sur un pied d'égalité.

    Margrethe Vestager, la commissaire européenne en charge de la concurrence a expliqué qu'elle était au courant des préoccupations des rivaux, mais a cité des chiffres pour montrer que la concurrence s'améliorait : « Nous savons, d’après notre suivi, qu’il y a eu une augmentation constante des chiffres au cours des derniers mois. Les données les plus récents montrent qu’au moins un rival apparaît dans environ un tiers des nouveaux encarts commerciaux , contre 15 % en mars dernier », a -t-elle déclaré lors d’une audition au Parlement.

    Une situation qui s’avère donc meilleure que celle qui prévalait, bien qu’encore loin d’une situation d’une solution considérée comme plus équitable par les lobbies.

    Quant aux clics sur les produits affichés par les solutions rivales de Google Shopping, ils sont aussi en hausse : ils sont passés de 2,5 % en février à 6,1 % aujourd’hui : « De même, la part des clics des produits des concurrents dans les boîtes de shopping Google a également augmenté de 2,5 % en février à 6,1 % maintenant. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Nous continuerons notre surveillance active et parlerons aux participants du marché », a-t-elle fait savoir.

    Google, qui a déjà déclaré que sa proposition donne à tous une chance équitable, pourrait se voir infliger des amendes allant jusqu'à 5 % de son chiffre d'affaires mondial si l’entreprise ne respecte pas l'ordre de l'UE de créer des conditions plus équitables.


    Pour rappel, avec plus de 90 % de parts de marché, Google est contraint par la loi européenne de ne pas utiliser sa position dominante pour favoriser ses autres services. Or, depuis 2008, la CE estime que le moteur de la recherche a fait en sorte de promouvoir son propre service de comparateur de prix dans les résultats de recherche. Ce service développé par la société lui permet de percevoir un pourcentage sur chaque vente. Avant le lancement de ce service, c’est d’autres sites web comme Kelkoo ou Foundem qui étaient mis en avant.

    Aussi, accusé d’avoir favorisé son service de comparaison de prix (Google Shopping) dans ses résultats de recherche, Google a lourdement été sanctionné fin juin 2017 par le régulateur européen de la concurrence. La Commission a infligé une amende de 2,4 milliards d’euros au numéro un de la recherche en ligne, soit plus du double de l’amende de 1,06 milliard prononcée pour Intel.

    Dans un communiqué de presse publié après sa décision, la Commission européenne a expliqué que Google donne une place privilégiée à Google Shopping, en le plaçant en haut dans ses résultats de recherche. Pendant ce temps, les services de comparaison de prix des concurrents sont affichés beaucoup plus bas, là où les consommateurs ne les voient pas.

    Google a eu a jusqu'au 28 septembre 2017 pour mettre fin à cette pratique anticoncurrentielle ou faire face à une pénalité pouvant aller jusqu'à 5 pour cent de son chiffre d'affaires mondial quotidien moyen. Google a décidé de se conformer aux exigences de la Commission européenne ; ce qui sera l’une des rares fois où le géant de l'Internet a accepté de s’incliner sous la pression des régulateurs européens pour éviter d'autres amendes.

    Le numéro un de la recherche a annoncé que son service Shopping allait traiter les concurrents de la même manière lorsqu'ils proposent des publicités au sommet d'une page de recherche. La société a déclaré que les concurrents seraient en mesure d'offrir des publicités dans les magasins via une vente aux enchères. « Nous donnons à des services de comparaison de magasins la même opportunité de montrer les annonces d'achat de marchands sur les pages de résultats de recherche de Google que nous donnons à Google Shopping », a souligné Al Verney, un porte-parole de l’entreprise.

    En mars 2018, lors d'un entretien avec le quotidien britannique The Telegraph, Margrethe Vestager a évoqué la possibilité de démanteler Google en Europe. « Je pense qu’il est important de garder cette question ouverte et marquée sur l’agenda », a-t-elle répondu lorsque lui a été posé la question de savoir si la seule solution à cette dominance est de démanteler la société. « Nous ne sommes pas encore arrivés là, mais il est important de garder un œil ouvert », a-t-elle continué.

    Source : Reuters

    Voir aussi :

    La chambre des Lords donne au Parlement britannique la possibilité de bloquer le Brexit, en l'absence d'un accord avec Bruxelles
    La CJUE atteste que les États de l'UE peuvent interdire les services de VTC sans prévenir Bruxelles : Uber perd encore contre la France
    Bruxelles dévoile son plan de taxation des géants du numérique, un taux de 3 % applicable sur la vente d'espaces publicitaires et de données
    Bruxelles inflige une amende d'un milliard d'euros à Qualcomm, pour abus de position dominante sur le marché des chipsets
    Bruxelles lance des consultations publiques sur un régime fiscal plus équitable des entreprises technologiques, opérant en UE
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  3. #283
    Chroniqueur Actualités

    Google Shopping : les rivaux accusent Google de continuer ses pratiques illégales
    Google Shopping : les rivaux accusent Google de continuer ses pratiques illégales
    et demandent à la Commission d'exiger un nouveau remède

    Accusé d’avoir favorisé son service de comparaison de prix (Google Shopping) dans ses résultats de recherche, Google a été lourdement sanctionné en juin 2017 par le régulateur européen de la concurrence. La Commission a infligé une amende de 2,4 milliards d’euros au géant de la recherche en ligne, soit plus du double de l’amende record de l'époque de 1,06 milliard prononcée pour Intel.

    En prononçant sa décision, la Commission avait donné un délai de 90 jours à Google pour lui faire des propositions visant à mettre fin aux pratiques dénoncées et les mettre en œuvre. Google a fait appel de l'amende de la Commission européenne, mais a accepté de mettre au point un système qui, selon lui, rend les achats plus équitables. Et comme solution, Google a proposé et mis en place, après approbation de la Commission, un système d'enchères aux comparateurs de prix concurrents. Concrètement, il s'agit pour Google de ne plus afficher uniquement les annonces Google Shopping en haut des résultats de recherche. La firme va donner la possibilité aux comparateurs de prix concurrents d'avoir des annonces à cet endroit privilégié, mais les places étant limitées, elles seront vendues aux plus offrants.

    Google a également décidé de traiter son service Shopping au même titre que les concurrents. Pour cela, Google a accepté de séparer son service de comparaison de prix de la société principale et de s’assurer qu’il fonctionne de manière indépendante. Cela veut dire que Google Shopping va participer à la vente aux enchères de la même manière et dans les mêmes conditions que tous les autres. Et les emplacements publicitaires qui seront vendus aux enchères à Google Shopping ne seraient pas subventionnés par les revenus de l'activité principale de publicité de Google. Mais plus d'un an après, Google n'est toujours pas conforme aux exigences européennes en matière de recherche de produits plus équitable, d'après les comparateurs de prix rivaux.


    Dans une lettre ouverte adressée à la commissaire à la concurrence de l'UE, 14 services de comparaison de prix européens ont déclaré que les mesures mises en place par le géant de la recherche pour améliorer les choses ne font, au contraire, que les aggraver. Et ils exhortent donc la commission à exiger de Google un nouveau remède. Les rivaux estiment en effet que le processus de vente aux enchères n'est « ni conforme ni efficace ».

    « Cela fait maintenant plus d'un an que Google a mis en place son "remède" basé sur une enchère et les dommages à la concurrence, aux consommateurs et à l'innovation causés par le comportement illégal de Google se sont poursuivis sans relâche », lit-on dans la lettre. La principale préoccupation des concurrents est que le système d'enchère les oblige à racheter des espaces publicitaires avec « la grande majorité de leurs bénéfices ». Pendant ce temps, Google Shopping n'est nullement affecté financièrement par les enchères, puisque c'est de l'argent qui se déplace au sein d’une même société.

    Parlant de Google Shopping, les rivaux déclarent en effet que « ses offres sont juste une comptabilité interne dénuée de sens, payée d'une poche de Google à une autre ». Ils estiment également que « tant que le placement est déterminé par les enchères plutôt que par la pertinence, le fait que les concurrents n’occupent aucun, quelques-uns ou même la totalité des espaces disponibles n’a guère d'importance. Dans tous les cas, Google est le principal bénéficiaire des revenus générés par ces entrées et les consommateurs sont les principaux perdants. »

    « Les internautes attendent de Google qu'ils leur fournissent les résultats de recherche les plus pertinents, mais la vérité est que Google exploite cette confiance et leur montre les résultats des annonceurs qui paient le prix le plus élevé », ajoute Shivaun Raff, directeur général du plaignant principal Foundem. Mais en réponse à cette lettre ouverte, le géant de la recherche en ligne estime pour sa part qu'il permet à tous les services de comparaison de se faire une concurrence juste pour afficher les annonces de produits des marchands sur la page de résultats de recherche de Google.

    Les concurrents accusent également Google d'encourager les agences de publicité à « se faire passer » pour des sites de comparaison de prix. « Réalisant qu'il ne sera jamais possible d'alimenter sa nouvelle enchère avec suffisamment de services de comparaison de prix pour créer même l'apparence d'un remède qui fonctionne, Google a maintenant entrepris de le remplir avec des faux [services de comparaison] », peut-on lire encore dans la lettre. Mme Vestager, la commissaire européenne à la concurrence dit d'ailleurs avoir « remarqué la pratique ». La Commission se demande déjà si le système d'enchères de Google est vraiment une solution équitable. Le dossier n'est donc pas clos. S'il s'avère que Google continue ses pratiques illégales, la Commission européenne peut annuler la solution mise en place par le géant de la recherche et l'obliger à trouver un nouveau remède.

    Sources : BBC, Lettre ouverte

    Et vous ?

    Êtes-vous d'accord avec les affirmations des comparateurs de prix concurrents de Google ? Pourquoi ?
    Quelles solutions équitables proposeriez-vous ?

    Voir aussi :

    Trump annonce que son administration pourrait envisager des procédures antitrust contre Amazon, Facebook et Google, lors d'un entretien
    UE : le président Emmanuel Macron veut sévir contre les positions dominantes des entreprises, et dit vouloir d'un dispositif antitrust plus fort
    USA : un décret antitrust visant à enquêter sur les pratiques de Google, Facebook et autres serait envisagé par la Maison-Blanche
    Antitrust : que reproche la Commission européenne à Google ? La commissaire à la concurrence tente de justifier l'amende de 4,3 milliards d'euros
    4,3 milliards d'euros ! C'est l'amende infligée à Google par la Commission européenne pour abus de position dominante avec Android
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  4. #284
    Chroniqueur Actualités

    Comparateurs de prix : Google cherche à promouvoir ses rivaux pour se conformer à la loi antitrust de l'UE
    Comparateurs de prix : Google cherche à promouvoir ses rivaux pour se conformer à la loi antitrust de l'UE
    et éviter de nouvelles amendes

    La loi antitrust est une loi qui s'oppose à l'entrave de la libre concurrence pratiquée par des groupements de producteurs visant à bénéficier d'un monopole. En vertu de cette loi, en juin 2017, la Commission européenne a infligé une amende record de 2,42 milliards d’euros au géant américain de la recherche en ligne Google pour abus de position dominante sur le marché des comparateurs des prix.

    Cette loi permet donc à toutes les entreprises de se faire une petite part de marché en empêchant les géants comme Google d'en avoir le monopole et en les frappant d'amendes en cas de non-respect de la loi. Elle semble avoir de l'effet puisque récemment on a pu constater que Google a pris certaines dispositions visant à rendre la concurrence un peu plus équitable dans le marché des comparateurs de prix. Selon Reuters, le géant américain est en train d'essayer de booster des concurrents de ce secteur afin que ces derniers puissent être en mesure de lui faire concurrence sur un pied d'égalité.


    Google fait tout ceci dans le but d'apaiser les régulateurs antitrust de l'Union européenne et d'éviter de nouvelles amendes. Ainsi, un peu plus tôt ce mois-ci, Google a introduit un nouveau lien dans ses résultats de recherche, qui vise à générer davantage de trafic vers ses concurrents. Ce nouveau lien sera initialement disponible en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. Quelques entreprises concurrentes ont été sélectionnées pour le tester parmi lesquelles l'entreprise Kelkoo qui l'a d'ailleurs confirmé sur son blog.

    Il est peut-être important de rappeler que la Commission européenne avait reconnu Google coupable de concurrence déloyale parce que l'entreprise se serait servi de son moteur de recherche pour promouvoir de façon inéquitable son propre service de comparaison des prix (Google Shopping) au détriment de ceux de ses concurrents. Elle lui avait donc ordonné d'accorder à la concurrence un traitement identique à celui réservé à son propre service. Et pour les comparateurs de prix concurrents, cela signifie que Google devrait appliquer les mêmes procédés et méthodes de placement et d’affichage sur ses pages de résultats.

    Suite à cette injonction, Google avait proposé à ses concurrents de leur laisser la latitude de faire des offres pour l'obtention d'espaces publicitaires en haut d'une page de recherche. Mais les concurrents avaient déclaré que la mesure n'avait pas réussi à créer des conditions équitables pour tous.

    Google n'agit pas ainsi par gaieté de cœur, mais plutôt parce qu'il connaît le pouvoir que détiennent les responsables de l'application des lois antitrust de l'Union européenne. Ces derniers pourraient par exemple imposer des amendes pouvant atteindre 5 % du chiffre d'affaires mondial moyen quotidien de Google s'il ne se conformait pas à la décision de 2017.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi :

    USA : un décret antitrust visant à enquêter sur les pratiques de Google, Facebook et autres serait envisagé par la Maison-Blanche
    Antitrust : que reproche la Commission européenne à Google ? La commissaire à la concurrence tente de justifier l'amende de 4,3 milliards d'euros
    Antitrust : Google devrait apporter d'importants ajustements dans Android en réponse à une éventuelle amende record de l'UE
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  5. #285
    Inactif  
    Appeler facilement les députés de l'UE
    Effectivement, archive.org ne s'est jamais développé aussi vite.

    L'article 13 de l'UE vise à censurer ce qui est légal.

    La quadrature du net en parle.

    Contactez votre député européen avec votre téléphone sans coup pour lui parler de cette absurdité :
    http://blog.archive.org

    Bonnes démarches !

  6. #286
    Chroniqueur Actualités

    Un juge de l’UE soulève l’éventualité d’une augmentation de l’amende de 2,4 milliards € infligée à Google
    Procès antitrust : un juge de l’UE soulève l’éventualité d’une augmentation de l’amende de 2,4 milliards d’euros imposée à Google en 2017
    après l'appel en justice effectué par la firme pour réviser l’amende

    En 2017, la Commission européenne a infligé une amende record de 2,42 milliards d’euros pour violation des règles de concurrence de l’UE. Selon la Commission, « ;Google a abusé de sa position dominante sur le marché des moteurs de recherche en conférant un avantage illégal à un autre de ses produits, son service de comparaison de prix ;».

    Pour ceux qui n’ont pas suivi cette affaire de bout en bout, il faut savoir qu’en 2004, Google est arrivé sur le marché distinct des services de comparaison de prix en Europe en lançant un produit appelé au départ « ;Froogle ;», rebaptisé ensuite « ;Google Product Search ;» en 2008 et dénommé depuis 2013 « ;Google Shopping ;». Ce produit permet aux consommateurs de comparer des produits et des prix en ligne et de trouver des offres de détaillants en ligne de toute sorte, dont des magasins en ligne de fabricants, des plateformes (comme Amazon et eBay) et d’autres revendeurs.

    Pour être compétitif sur un marché déjà occupé par des acteurs bien implantés, Google a commencé à introduire en 2008 sur les marchés européens un changement fondamental dans sa stratégie visant à promouvoir son service de comparaison de prix, rapporte l’enquête de la Commission. Nous rappelons que les services de comparaison de prix dépendent en grande partie du trafic généré. Plus de trafic engendre plus de clics, ce qui génère plus de recettes. En outre, plus de trafic attire aussi plus de détaillants qui souhaitent inscrire leurs produits sur un service de comparaison de prix. Aussi, compte tenu de la domination exercée par Google sur le marché de la recherche générale en ligne (part de marché estimée à plus de 90 % dans l’espace économique européen), son moteur de recherche est une source importante de trafic pour les services de comparaison de prix. Selon les convictions de plusieurs entreprises, qui ont été prouvées par la Commission, Google a usé de sa position dominante de la recherche en ligne pour s’adonner à des actes répréhensibles comme :

    - accorder une position de premier plan à son propre service de comparaison de prix ;;
    - rétrograder les services de comparaison de prix concurrents dans ses résultats de recherche.


    Cela a donc conduit la Commission à infliger une amende de 2,42 milliards d’euros à Google. Après la sanction infligée par la Commission, Google a bien évidemment marqué son désaccord concernant les faits qui lui sont reprochés et a déclaré qu’elle examinait la décision de la Commission en vue d’un éventuel appel. Depuis quelques jours, la firme de Mountain View a joint l’acte à son intention en interjetant appel de la sanction infligée par la Commission. Lors d’une audience de trois jours, Alphabet, l’entreprise mère de Google a présenté ses arguments pour faire baisser ou annuler l’amende de 2,4 milliards d’euros. Selon Alphabet, les montants supplémentaires imposés à l’amende infligée par la Commission européenne en 2017 pour dissuader les comportements anticoncurrentiels et connus sous le nom de multiplicateur dissuasif et un autre facteur multiplicateur, étaient excessifs et injustifiés. Christopher Thomas, l’avocat de Google, aurait avancé devant les juges que « ;2,4 milliards d’euros est un montant significatif, il pourrait attirer les gros titres, mais il n’est pas justifié par les faits réels de cette affaire ;».

    Il ajouta qu’il n’y aurait pas dû avoir d’amende en premier lieu, car la jurisprudence existante montrait que le comportement de Google n’était pas anticoncurrentiel alors que ses parts de marché et les 13 pays où l’infraction avait été commise ne justifiaient pas la taille du multiplicateur. Pour cette affaire, rappelons-le, la Commission a utilisé un multiplicateur de gravité compris entre 5 % et 20 % sur le chiffre d’affaires de Google réalisé en 2016 dans les 13 pays de l’UE, ce qui est supérieur aux 5 % prélevés sur Intel en 2009. Mais les lois de l’UE autorisent les régulateurs à appliquer un multiplicateur pouvant aller jusqu’à 30 %.

    Si Google souhaite faire réviser le montant de l’amende à travers cet appel en justice, cette action pourrait également se révéler être préjudiciable pour l’entreprise. En effet, à la fin du troisième jour de l’audience, Colm Mac Eochaidh, l’un des cinq juges qui ont entendu l’affaire et qui avait déclaré un jour plus tôt que la société avait clairement commis une infraction, a avancé que le Tribunal de l’UE avait le pouvoir d’augmenter l’amende de 2,4 milliards d’euros (2,6 milliards de dollars), s’il constate que cette somme était insuffisante pour dissuader l’entreprise de nouveaux comportements anticoncurrentiels.

    En outre, ce montant qui a été considéré par l’avocat de Google comme remarquable est décrit par le juge comme « ;une petite somme d’argent ;» entre les mains de l’entreprise. Pour Mac Eochaidh, cela ressemble à une personne avec 120 euros à qui l’on imposait une amende de 2,4 euros pour dépôt d’ordures. « ;Voulez-vous éviter les 2,4 euros ;? ;», a demandé le juge irlandais Colm Mac Eochaidh. De même, Google a tenté de rejeter la possibilité d’augmenter l’amende sans la demande des régulateurs, mais le juge a déclaré que cela était possible. Mais en fin de compte, la perspective d’une augmentation de l’amende a été qualifiée de théorique par le président du collège. En date, l’augmentation d’une amende n’a eu qu’un seul précédent dans l’histoire de la Cour. Ce fut lorsque le géant allemand des produits chimiques BASF SE a été condamné à payer 54 ;000 euros en 2007 en plus d’une amende initiale de 35 millions d’euros pour avoir participé à une entente sur les produits chimiques.

    La décision de justice dans cette affaire opposant Google à la Commission européenne est attendue l’année prochaine. Certainement, elle aura un impact significatif sur ses autres appels ainsi que sur d’autres affaires antitrust contre des entreprises technologiques. « ;L’arrêt guidera les affaires futures, non seulement pour la Commission européenne, mais aussi pour les États membres et les tribunaux en dehors de l’UE ;», a déclaré James Killick, un avocat représentant la Computer & Communications Industry Association de Washington, un groupe de l’industrie technologique. Si Google perd le procès, il a le droit de faire appel devant la plus haute juridiction de l’UE, la Cour de justice des Communautés européennes.

    Source : Reuters, Irish Times

    Et vous ?

    Que pensez-vous de l’éventualité de rehausser le montant de l’amende de Google en cas d’abus constatés de la part de Google ;?

    Pensez-vous qu’il y a une traque qui est menée contre les grandes entreprises technologiques américaines ;?

    Ou pensez-vous que Google est sanctionné à juste titre et devrait l’être toutes les fois que des manquements sont constatés ;?

    Voir aussi

    Google traîne la Commission européenne en justice, pour tenter d’annuler une amende qui lui a été infligée pour ses agissements anticoncurrentiels
    Antitrust : Bruxelles inflige une amende de 1,49 milliard d’euros à Google après 3 ans d’enquête sur ses restrictions sur AdSense
    La CNIL inflige une amende record de 50 millions d’euros à Google, une première sanction d’un géant américain dans le cadre du RGPD
    La Commission de la concurrence de l’Inde condamne Google à payer une amende de 17 millions d’euros, pour abus de position dominante
    L’UE devrait infliger une nouvelle amende record à Google pour infraction à la législation antitrust, concernant ses restrictions sur AdSense
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  7. #287
    Membre averti
    La demande de Google est clairement abusive, ils se sont sciemment mal comportés et puis maintenant ils viennent implorer notre pardon pour qu'on leur réduise le montant de leur amande !!

    Ils se moquent clairement de nous et il méritent par là même des sanctions plus fermes que celles que nous leur avons infligées !!

    Part ailleurs que le gouvernement US vient de taxer les importations d'avions de Aribus de 15 % sur territoire américain, rendant ainsi leur vente sur ce territoire US quasiment impossible.

    Les politiciens us et leur gouvernement se moquent de nos lois européennes / des intérêts des européens, ils veulent juste faire un max de fric sur notre dos. Du coup ils laissent "carte blanche" à leurs entreprises pour en faire autant.

    Tout comme le 3/4 des boîtes US Google fait tout pour payer le moins d’impôts possible en Europe, ils veulent juste rapporter un maximum de devises européennes dans leur pays sans payer de taxes...

  8. #288
    Chroniqueur Actualités

    Google aurait renforcé sa position sur le marché des comparaisons des prix malgré les injonctions de l'UE
    Google aurait renforcé sa position sur le marché des comparaisons des prix malgré les injonctions de l'UE,
    selon une étude publiée par 25 de ses concurrents

    En 2004, Google est arrivé sur le marché distinct des services de comparaison de prix en Europe en lançant un produit appelé au départ « Froogle », rebaptisé ensuite « Google Product Search » en 2008 et dénommé depuis 2013 « Google Shopping ». Ce produit permet aux consommateurs de comparer des produits et des prix en ligne et de trouver des offres de détaillants en ligne de toute sorte, dont des magasins en ligne de fabricants, des plateformes (comme Amazon et eBay) et d’autres revendeurs.

    Pour être compétitif sur un marché déjà occupé par des acteurs bien implantés, Google a commencé à introduire en 2008 sur les marchés européens un changement fondamental dans sa stratégie visant à promouvoir son service de comparaison de prix, selon une enquête de la Commission. Rappelons que les services de comparaison de prix dépendent en grande partie du trafic généré : plus de trafic engendre plus de clics et donc plus de recettes. En outre, plus de trafic attire aussi plus de détaillants qui souhaitent inscrire leurs produits sur un service de comparaison de prix. Aussi, compte tenu de la domination exercée par Google sur le marché de la recherche générale en ligne (part de marché estimée à plus de 90 % dans l’espace économique européen), son moteur de recherche est une source importante de trafic pour les services de comparaison de prix. Selon les convictions de plusieurs entreprises, qui ont été prouvées par la Commission, Google a usé de sa position dominante de la recherche en ligne pour s’adonner à des actes répréhensibles comme :
    • accorder une position de premier plan à son propre service de comparaison de prix ;
    • rétrograder les services de comparaison de prix concurrents dans ses résultats de recherche.



    Google tente d'apaiser la situation après des amendes

    En juin 2017, après des années de procédures et de multiples tentatives d'entente avec Google, la Commission européenne a décidé de lui infliger une amende record de 2,42 milliards d'euros pour abus de position dominante sur le marché des moteurs de recherche en favorisant son propre service de comparaison de prix.

    Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la politique de concurrence, a déclaré :

    « Google est à l'origine d'un grand nombre de produits et de services innovants qui ont changé notre vie, ce qui est positif. Mais sa stratégie relative à son service de comparaison de prix ne s'est pas limitée à attirer des clients en rendant son produit meilleur que celui de ses concurrents. En effet, Google a abusé de sa position dominante sur le marché des moteurs de recherche en favorisant son propre service de comparaison de prix dans ses résultats de recherche et en rétrogradant ceux de ses concurrents.

    « Ce que Google a fait est illégal au regard des règles de concurrence de l'UE. Elle a empêché les autres sociétés de livrer concurrence sur la base de leurs mérites et d'innover. Et surtout, elle a empêché les consommateurs européens de bénéficier d'un réel choix de services et de tirer pleinement profit de l'innovation. »

    Les principaux griefs portent sur la place privilégiée que Google accorde à Google Shopping sur les pages de résultats de recherche, rétrogradant du coup les services concurrents de comparaison de prix de produits.

    En prononçant sa décision, la Commission avait donné un délai de 90 jours à Google pour lui faire des propositions visant à mettre fin aux pratiques dénoncées et les mettre en œuvre. Google a fait appel de l'amende de la Commission européenne, mais a accepté de mettre au point un système qui, selon lui, rend les achats plus équitables. Et comme solution, Google a proposé et mis en place, après approbation de la Commission, un système d'enchères aux comparateurs de prix concurrents. Concrètement, il s'agissait pour Google de ne plus afficher uniquement les annonces Google Shopping en haut des résultats de recherche. La firme a décidé de donner la possibilité aux comparateurs de prix concurrents d'avoir des annonces à cet endroit privilégié, mais les places étant limitées, il était question de les vendre aux plus offrants.

    Google a également décidé de traiter son service Shopping au même titre que les concurrents. Pour cela, Google a accepté de séparer son service de comparaison de prix de la société principale et de s’assurer qu’il fonctionne de manière indépendante. Cela veut dire que Google Shopping devait participer à la vente aux enchères de la même manière et dans les mêmes conditions que tous les autres. Et les emplacements publicitaires qui seraient vendus aux enchères à Google Shopping ne seraient pas subventionnés par les revenus de l'activité principale de publicité de Google.


    En novembre 2018, un an après la mise en place de ce système, dans une lettre ouverte adressée à la commissaire à la concurrence de l'UE, 14 services de comparaison de prix européens ont déclaré que les mesures mises en place par l'entreprise pour améliorer les choses ne faisaient, au contraire, que les aggraver. Et ils ont exhorté la commission à exiger de Google une nouvelle solution. Les rivaux ont estimé que le processus de vente aux enchères n'est « ni conforme ni efficace ».

    En mars 2019, pour éviter de nouvelles amendes, Google a cherché à promouvoir ses rivaux afin de se conformer à la loi antitrust de l'UE. Plus précisément, Google a introduit un nouveau lien dans ses résultats de recherche, qui vise à générer davantage de trafic vers ses concurrents. Ce nouveau lien était initialement disponible en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. Quelques entreprises concurrentes ont été sélectionnées pour le tester parmi lesquelles l'entreprise Kelkoo qui l'a d'ailleurs confirmé sur son blog.

    Trois ans après

    Pourtant, trois ans après que les autorités antitrust de l'UE lui ont ordonné de cesser de favoriser son propre service de comparaison de prix, Google semble avoir renforcé sa position de marché, selon une étude publiée ce lundi par 25 de ses concurrents.

    La dernière étude du cabinet de conseil Lademann & Associates a porté sur le service de comparaison de prix SPRGn.DE d'Axel Springer Idealo, la société britannique Kelkoo, le français LeGuide et d'autres dans 21 pays européens.

    « Elle (la proposition de Google) a encore renforcé la position de Google sur les marchés nationaux des services de comparaison de prix et a consolidé sa position dominante dans la recherche générale », a déclaré Thomas Hoppner, auteur de l'étude et conseiller de plusieurs concurrents de Google. « Ce n’est pas parce que la Commission a imposé la mauvaise solution, c’est parce que le mécanisme de conformité choisi par Google ne respecte pas le recours imposé », a-t-il déclaré.

    Hoppner a appelé la Commission soit à forcer Google à proposer une solution plus efficace, soit à sanctionner l'entreprise pour violation de ses directives. La Commission a déclaré qu'elle surveillait le marché pour évaluer l'efficacité de la proposition de Google.

    Google a déclaré que les chiffres de l’étude ignoraient les faits et le raisonnement de la Commission dans sa décision : « La solution fonctionne avec succès depuis trois ans, générant des milliards de clics pour plus de 600 services de comparaison de prix, et est soumis à une surveillance intensive », a déclaré une porte-parole de l’entreprise.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ?
    Lorsque vous faites vos recherches, tombez-vous souvent sur des offres concurrentes ?
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  9. #289
    Membre habitué
    Quand Google s'enrhume l'Europe prend froid : Google propose et l'Europe dispose, à croire qu'à chaque mesure existe sa contre-mesure et en terme d'objectivité et d'impartialité l'Europe est assez loin d'être exemplaire. Mais quels sont ces enquêteurs justiciers investigateurs qui dressent ces constats alarmant que les cours de justice clament en exergues? Il ne nous reste à nous pauvres péons qu'à constater la justice faire son pain et de manger les miettes.
    c'est l'automne, les paroles s'envolent.

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