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autran

Le développement en mode shadow IT serait-il vertueux ?

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par , 15/01/2017 à 19h56 (391 Affichages)
Ce développement "léger" consiste à réaliser des applications avec des moyens très limités. Cette limitation ne s'appliquant bien évidemment pas à l'imagination de l'équipe de développement.
Les premiers développements de ce type sont apparus il y a une vingtaine d'années lorsque les électroniciens se sont mis à programmer en langages C des matériels qui ne disposaient pas de fortes capacités d’exécution ni de stockage. Il a alors fallu générer des exécutables plus légers que ceux habituellement produit par les développeurs UNIX traditionnels (peu de bibliothèques...). A cette époque ce type de développement n'était accessible qu'à des spécialistes. En effet le staff de la comptabilité ou des commerciaux ne disposaient pas des connaissances suffisantes pour aller coder un filtre de Tchebychev et n'en avait encore moins l’opportunité, tant les plate-forme de l'époque étaient dans leur usage limitées aux seuls experts du domaine.

Mais de nos jours, la disponibilité des matériels éligibles à des développements de ce type rende la chose beaucoup plus opportune. Quelle que soit la politique de l'entreprise en terme de BYOD et de Shadow IT, toutes les directions métier et les acteurs de l'entreprise ont compris que la croissance passe par le développement des applicatifs mobiles et que la DSI n'a souvent pas les moyens de répondre à leurs attentes. Alors la tentation est grande de se lancer dans des développements sauvages. Je n'irai pas plus loin concernant le bien fondé du Shadow IT, il y a suffisamment d'articles sur ce sujet. En revanche, je me pencherai sur les développement auxquels se livrent des acteurs extérieurs aux DSI ou aux SSII qu'elles sous-traitent. Et je me focaliserai sur le modèle auquel il donne naissance.

Ces développeurs n’appartenant pas à une structure permanente et professionnelle de développement, ils ne disposent pas d'infrastructure industrielle (plate-forme de dev, d'intégration, de recette ou de production). Ils ne disposent pas non plus des connaissances suffisantes pour se risquer sur des architecture de complexes comme JEE ou .NET. Et enfin, ils ne possèdent pas les méthodes de conduite de projet (atelier de conception planning...). Mais alors comment parviennent-ils à de tels succès ? Quelle est leur recette ? Et Pourrions nous nous en inspirer ?
Disséquons maintenant leur mode de réalisation à la lumière de ce qui nous semble être des lacunes dans l'univers du développement.

Le manque d'infrastructures.
Ces développement cachés sont réalisés pour des plateformes qui ne requièrent pas de moyens industriels puisque les cible sont pour la grande majorité des smartphones, voire des navigateurs et que les applications web coté serveur seront très faiblement chargées puisque limitées à une population faible (les commerciaux de l'entreprise, le directeur stratégique et son équipe de chargés de mission ...).

Le manque de connaissances liés aux frameworks
Il est vrai que les shadow developpers ne maitrisent pas les framework très compliqués et sont donc souvent contraints de n'utiliser que le langage de base pour leurs réalisations. Il faut néanmoins leur reconnaitre qu'ils le maitrisent très bien ce langage et qu'il réussissent parfaitement à réaliser leurs logiciels avec cet unique outil. Car aujourd'hui, tous les jeunes diplômés qui sortent d'une école d'ingénieur (quelle que soit sa dominante) ont développé dans leur cursus une application avec un langage objet. Donc cette culture du développement est présente dans beaucoup de service.
Développer des application sans frameworks apporte de nombreux avantages, en plus de s’exonérer de la perte de temps liée aux courbes apprentissage trop longues de ces Frameworks.
A mon sens, l'avantage majeur se détachera sous l'angle de la SSI ce qui est d'autant plus paradoxal que c'est le principal reproche qui est adressé au shadow IT. En effet, ces frameworks sont une source de menace SSI en disponibilité, confidentialité, et intégrité. S'en affranchir permet donc de lever les risques :
D'indisponibilité de certaines fonctions qui deviennent obsolète lors de montées en version des bibliothèques.
De failles de sécurité sur des bibliothèques qui sont beaucoup moins sécurisées que le langage lui-même et qui ne sont parfois jamais corrigées.

Absence de connaissances en management de projet
Il est vrai que les développeurs cachés et leurs donneurs d'ordres (managers métiers) ne sont pas rompus à l'exercice de l'expression du besoin ni de la garantie du planning respecté. Néanmoins, leur connaissance fonctionnelle du besoin et leur organisation salariale en équipe intégrée leur permettra de faire du développement agile sans le savoir. Et au final les délais de livraison seront toujours beaucoup plus courts que si la DSI avait eu recours a un marché public.

Alors plutôt que de combattre systématiquement le Shadow IT pourquoi ne pas s'en inspirer.

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Tags: shadow it
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