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		<title>Forum du club des développeurs et IT Pro - Blogs - Glutinus</title>
		<link>https://www.developpez.net/forums/blogs/61039-glutinus/</link>
		<description>Developpez.com, le Club des Développeurs et IT Pro</description>
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			<title>Forum du club des développeurs et IT Pro - Blogs - Glutinus</title>
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		<item>
			<title><![CDATA[[SSII] Négociation après un premier poste]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/blogs/61039-glutinus/b678/ssii-negociation-apres-premier-poste/</link>
			<pubDate>Thu, 26 Nov 2015 21:20:49 GMT</pubDate>
			<description>Arthur a 26 ans. Cela fait...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote class="blogcontent restore">Arthur a 26 ans. Cela fait deux ans et demi qu'il est en SSII. Pas vraiment par choix, mais ça peut aller. Ses 18 premiers mois étaient super : il a fait deux missions très intéressantes et motivantes, rencontré beaucoup de personnes. Il a beaucoup de joie à aller travailler. Mais depuis un an, la mission le turlupine : il a l'impression de stagner, d'être mal considéré, il a changé deux fois de chef de projet et le dernier le traite comme un larbin... en plus, c'est loin.<br />
<br />
Arthur a pris un rendez-vous avec son commercial, qui après deux reports, lui dit qu'il verra avec le client au prochain trimestre. Arthur prend ensuite rendez-vous avec le directeur de la Business Unit (BU) qui lui explique que c'est la crise, mais que s'il reste sur la mission, il aura gracieusement une prime de 500 € « d'ancienneté ». Arthur s'est déjà battu pour avoir une prime de cooptation, il pense qu'il faut se séparer de sa SSII, qui en plus utilise l'argument de la crise pour ne pas l'augmenter, ou alors vraiment très peu.<br />
<br />
Il met donc son CV anonymement sur un site web de recrutement bien connu et est contacté rapidement par d'autres SSII. Il passe donc des entretiens parmi des sociétés choisies parmi ses soins. <br />
<br />
Arthur est actuellement payé à 33 K. Il sait qu'il a mal négocié son embauche et le peu d'augmentation le limite. D'après ses proches, il pourrait facilement décrocher 40 K dans une autre société. Lorsqu'il passe un entretien, il répond donc 33 K à la question « quelle est votre rémunération actuelle » et « entre 36 K et 42 K » à la question « quelle est la fourchette de rémunération souhaitée ».<br />
<br />
Sans aucune surprise, les SSII lui font des retours aux environs de 36 K. Arthur fait remarquer que pour lui les 3000 euros supplémentaires à l'année ne sont pas suffisants pour prendre le risque de se remettre en période d'essai. Il tente de revenir à 39 K, mais les SSII lui font remarquer que ce sera un trop grand bond et que ce ne sera pas facile. Elles font un effort à 36,5 K, mais Arthur refuse. Il reste encore six mois dans sa mission, en espérant que cela ira mieux, avant de se décider de se remettre sur le marché.<br />
<br />
[B]1. Quelle est votre rémunération actuelle ?[/B]<br />
<br />
L'erreur d'Arthur est d'avoir été franc sur ce point.<br />
Alors oui, il ne faut pas mentir, etc., mais mon point de vue est que n'importe quelle SSII n'hésitera pas à mentir pour assouvir ses propres envies et besoins. Même s'il se sait en dessous du marché, Arthur ne devrait pas mentionner ce salaire pour les raisons suivantes :<br />
a) pour éviter d'avoir trop à négocier sur l'argumentation bidon que le bond serait trop élevé. Je dirai que psychologiquement, un bond de 20 %, c'est compliqué pour une négociation ;<br />
b) un salaire trop bas peut être synonyme que le candidat est un pigeon ;<br />
c) à défaut d'être un pigeon, il peut être synonyme de quelqu'un de trop prudent. La SSII pourra alors jouer sur la carte du risque et lui assurer quelque chose... avec une rémunération moindre.<br />
<br />
Il faut donc prendre sur soi et se remettre « à hauteur du marché ».<br />
<br />
[B]2. Quelle est votre fourchette de salaire ? [/B]<br />
<br />
C'est une question qui revient également souvent et Arthur est tombé dans le panneau.<br />
À la question épineuse de la fourchette de salaire, j'ai un exemple à fournir. Supposez que vous allez acheter une barre chocolatée, et que le caissier vous dit « ça coûte entre 1 et 5 euros ». Bien sûr, le caissier aimerait avoir 5 euros, et puis il faut dire, il fait du bon boulot, il est sympathique, il a le sens du service... mais vous, vous allez payer combien ?<br />
<br />
C'est intimement pareil.<br />
<br />
Alors si vous êtes dans cette situation, choisissez le salaire que vous désirez réellement comme borne inférieure de votre fourchette. Ce sera celui-là que l'on vous offrira... si l'on vous fait une proposition.<br />
Et mieux encore : dites que c'est franc, et que vous ne voulez pas d'une proposition plus basse.<br />
<br />
[B]3. Le silence est d'or [/B]<br />
<br />
Une des stratégies les plus simples est également peut-être la plus saine. Laisser la SSII choisir la rémunération.<br />
« Je ne mentionnerai pas mon salaire actuel, il est personnel. Je vous laisse faire une proposition que j'écouterai et je reviendrai vers vous. »<br />
<br />
Et vlan ! Voilà que l'on met soi-même sa pression. C'est un coup de poker, car les SSII aiment bien les bons petits soldats, pas les mercenaires ou les déserteurs - quoique si vous êtes à négocier maintenant, c'est que vous êtes prêt à déserter la vôtre...<br />
Elle pourra tenter un ultime coup de poker, mais si c'est trop bas, c'est bye bye...<br />
<br />
Le mieux est de vous fixer une limite, et ne rien accepter de strictement en dessous, même à 500 euros près. Et si c'est au-dessus, c'est du bonus... encore faut-il que vous soyez toujours dans le marché !<br />
<br />
Finalement, Arthur a suivi ces conseils. Six mois après, il a même songé que sa valeur sur le marché était de 41 K euros.<br />
Quand on lui a demandé son salaire actuel, il n'a pas hésité à mentir et dire qu'il était à 37 K. C'est un peu bas, mais il n'avait pas l'air d'un pigeon. Ça ne lui a pris que quelques secondes, il a bien transpiré, mais c'est passé comme une lettre à la poste, car le salaire n'avait pas non plus l'air mirobolant.<br />
<br />
Quand on lui a demandé sa prétention, il a dit « entre 41 et 45 000 euros ». Le recruteur a un peu fait les gros yeux pour les 45 000 euros, mais il a pris note. C'était un peu élevé, mais ça fait partie du jeu de la négociation, et au moins il a été vraiment focalisé sur ce 41 K. Finalement, Arthur a signé pour 41 K, a posé sa démission. Son directeur de BU lui a promis de lui donner plutôt 1000 euros de prime, sans pour autant l'augmenter. Aujourd'hui, Arthur en rit encore...<br />
<br />
<br />
[B]Et vous ?[/B]<br />
<br />
:fleche: Que retenez-vous du jeu de négociation avec les SSII ? Quelles stratégies suggérez-vous pour décrocher un bon salaire ?</blockquote>

]]></content:encoded>
			<dc:creator>Glutinus</dc:creator>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[SSII] La négociation de salaire pour un jeune diplômé]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/blogs/61039-glutinus/b676/ssii-negociation-salaire-jeune-diplome/</link>
			<pubDate>Mon, 10 Aug 2015 12:00:52 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[[I]Julian a 22 ans. Il sort...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote class="blogcontent restore">[I]Julian a 22 ans. Il sort d'un M2 parisien et a fait son stage chez GTS, une Grosse Société de Télécommunications à Lyon. A l'issue de son stage qui s'est très bien passé, son maître de stage lui annonce qu'il ne pourra pas l'embaucher. Il décide donc de revenir sur Paris chez ses parents le temps de trouver un emploi.<br />
<br />
Julian a lu beaucoup de livres et a parcouru internet. Il a préparé un argumentaire pour pouvoir avoir la meilleure rémunération possible. Il sait qu’il a travaillé dans une grosse société, la GST, et il connaît bien les process. Il a utilisé un outil performant. Son maître de stage est très content, il a eu une bonne note. D’autant d’arguments qui pourront lui faire gagner de 1000 à 3000 euros par an, selon lui.<br />
<br />
Julian aura cependant une déconvenue. Il a rencontré quatre SSII, l’une d’entre elles l’embauchera sur mission, les trois autres ont fait une proposition ferme. La seconde SSII lui a fait une proposition qu'il estime assez basse, 32K€. Julian pense que c'est parce qu'il vient de Lyon et qu'on lui propose un salaire sans connaissance de cause.<br />
<br />
Assez étonnamment, les deux offres restantes sont identiques : 34.000 euros brut. Il fait remarquer à la dernière SSII qu’on lui a déjà fait cette proposition. La réponse ? « Nous avons une grille de salaire. Les M2 débutants sur Paris commencent avec cette rémunération ». Julian tombe des nues : il a beau avoir fait un « meilleur stage » - selon lui -  que ses amis de promo, il sera donc payé autant ?<br />
<br />
Julian pense signer pour la troisième SSII finalement, elle a dit qu’elle était à échelle humaine. Il a cependant un dernier doute et son meilleur ami le pousse à passer un entretien chez ABC. Ils sont réputés pour faire des offres très rapidement. Julian passe donc un entretien un vendredi, demande 36000 euros, et précise qu’il a déjà deux offres. La SSII lui promet de le recontacter pour un entretien le mardi suivant, car le lundi elle doit délibérer.<br />
Mardi matin à 10h, elle appelle, et fait immédiatement une proposition à Julian. Malheureusement, elle n’est pas à hauteur de ce qu’attendait Julian : 31000 euros, encore moins que la première SSII qu'il a rencontrée ! Julian commence à protester, mais la RH lui coupe la parole en annonçant que les avantages totalisent bien sa prétention.<br />
<br />
-	31000 euros brut, payés sur 13 mois, comme ça « il aura l’impression d’être mieux payé en décembre »<br />
-	Des remboursements de frais à hauteur de 12 euros par jour. A raison de 220 jours ouvrés travaillés par an, ça fait 2640 euros brut. Ces frais couvrent le transport et le repas du midi.<br />
-	Une prime de cooptation de 1000 euros. La cooptation consiste à transférer un CV de qualité d’un ami. En général, chaque consultant amène un CV par an. Surtout que Julian, étant jeune, risque de connaître beaucoup de jeunes diplômés dans les ans qui suivent. Si le candidat n’est pas retenu, le consultant gagne quand même 250 euros. Mais c'est un fait rare. Personne ne résiste à une offre de ABC !<br />
-	A cela se rajoute une prime d’apport d’affaires de 1500 euros : si le consultant entend parler d’un poste qui se libère chez le client, ou ancien client, ou ailleurs, qu’il en parle à sa SSII qui réussit à placer, il touche cette prime. Selon la RH, cela arrive une fois tous les deux ans en moyenne, on peut donc compter 750 euros brut.<br />
-	L’intéressement et la participation, qui à l’exercice de l’année passée, était de 2000 euros au total.<br />
-	Une partie variable, de l'ordre de 1000 euros. 500 euros si Julian est facturé pendant 180 jours par an, et 500 euros si la Business Unit est facturé en moyenne 180 jours par an.<br />
-	La RH ne manque pas de mentionner l’excellent CE dont ils disposent. Il peut donc avoir des tickets de cinéma pour 7 euros, des billets de spectacle à moitié prix, des réductions sur diverses prestations… S’il fait appel régulièrement, il peut économiser environ 500 euros.<br />
<br />
La RH estime donc qu’il peut gagner [U]jusqu’à[/U] 39000 euros dès la première année, évidemment plus s’il fournit des CV à la pelle et qu'il place tous les intercontrats dans sa mission...<br />
<br />
Finalement, Julian opte pour la SSII où il avait fait son choix, la troisième, bien que la dernière l'ait appelé tout le reste de la semaine pour lui demander quand viendra-t-il signer. Lorsqu'il a décliné l'offre le vendredi, la RH est tombée haut &quot;Je ne comprends pas, on vous a fait une offre en or qu'on ne peut pas refuser... et en plus vous allez chez XXX ? Vous connaissez leur réputation ? Bon, c'est vous qui décidez, c'est votre carrière après tout pas la nôtre, mais vous raterez de nombreuses opportunités, comme celle d'Arthur qui est passé chef de projet après seulement 3 ans chez nous...&quot;<br />
[/I]<br />
<br />
Que retenir de cette petite histoire ?<br />
<br />
[B]1. Grille tarifaire[/B]<br />
<br />
La première chose dont il faut avoir conscience, c'est que les SSII ne négocient pas comme dans les séries TV américaines orientées business. &quot;OK l'année dernière j'ai apporté un gros business&quot; &quot;pas de souci, on augmente ton salaire de $10000 et t'auras un bonus de 10% sur l'affaire apportée&quot;.<br />
Il faut retenir une chose : votre CV a une valeur sur le marché, point. Il y a une grille tarifaire, indexée sur ce que pourra en tirer la SSII. Donc globalement on vous proposera un salaire fixe.<br />
<br />
Cependant, il est possible que les SSII jouent des coups de poker, selon qu'elle ait l'impression que vous n'êtes pas sûr de vous, pressé, aux abois etc. Donc il ne faut jamais vous montrer sur un jour négatif. C'est comme quand vous vendez votre maison chez Plazza ! [U]Vous n'êtes pas pressé, vous êtes serein, vous avez d'autres offres[/U] (même si ce n'est pas vrai...)<br />
<br />
Dans notre exemple, Julian a indiqué qu'il venait de Lyon. La SSII parisienne va donc essayer de lui fournir un salaire lyonnais, qui est légèrement inférieur, en espérant que Julian est pressé et qu'il acceptera sans se renseigner.<br />
<br />
Le meilleur moyen de connaître le marché est de faire un maximum d'entretien et d'avoir un maximum de proposition. Chose plus facile à dire qu'à faire certes. Mais avec au moins deux offres vous pourrez faire un comparatif.<br />
<br />
[B]2. Les facteurs du marché[/B]<br />
<br />
N'oubliez pas qu'en tant que jeune diplômé, votre tarification dans la grille dépendra de :<br />
- Votre diplôme<br />
- Votre zone géographique<br />
- Vos aspirations (globalement les clients banque paient plus que les industriels... si vous optez pour des SSII orientés banques vous aurez un salaire légèrement plus élevé)<br />
- Vos technologies, contrairement à ce que vous pensez, c'est mineur, sauf exception voir plus bas.<br />
<br />
Si vous interrogez autour de vous des professionnels, n'oubliez pas de mentionner tout ça, c'est [U]très important[/U].<br />
<br />
Une petite exception, si vous êtes sur une technologie émergente qui monte en flèche d'un coup, vous pourrez prétendre beaucoup. J'ai constaté des salaires à quasiment +15/+20% à une période de 2007 quand beaucoup d'entreprises se sont mises au .NET d'un coup !<br />
<br />
[B]3. Les packages[/B]<br />
<br />
Le plus important est de vous méfier des packages !<br />
La société ABC a voulu entourlouper Julian avec son package qui a fait croire qu'il allait atteindre ce qu'il voulait, voire plus, en cumulant des avantages qui n'en étaient pas.<br />
<br />
-	Concernant les 13 mois, il ne s’agit jamais d’un bon argument. Le treizième mois est généralement versé en deux fois (en juin et en décembre) voire en une seule fois (en décembre). Ce qui est souvent dépeint comme la règle, des fois en avantage (« Vous aurez de l’argent pour Noël », « c’est mieux pour la fin d’année quand les impôts augmentent ») est un unique avantage pour la SSII qui garde une partie de ses salaires en trésorerie.<br />
-	Argument 2 : certaines SSII ne versent aucune prime, pas même en cooptation alors que cette dernière est habituelle. Ce treizième mois est des fois défini comme une prime, même si ce n’est pas vrai : il n’y a pas [U]d’objectif[/U] pour l’avoir, elle est versée quelque soit le résultat. Ou alors l’objectif défini en argument 3.<br />
-	Argument 3 : le treizième mois est versé au prorata temporis, c’est-à-dire si un consultant vient à quitter la SSII en juin, il touchera la moitié de la prime. A noter que certaines SSII imposent que cette prime sera à verser si le prestataire est présent le 31/12 ce qui [U]apparemment est illégal[/U]. Cela force psychologiquement les consultants à rester l’ensemble de l’année s’ils veulent leur dû.<br />
<br />
-	Concernant le remboursement de 12 euros, il est noté que le contre-argument principal il y a quelques années est que cet argent n’est pas pris en compte lorsque l’on calcule par exemple ses revenus pour un prêt, mais ce n'est plus le cas, les banques prennent désormais en compte ces remboursements. C’est un avantage pour la SSII puisque ces 12 euros ne font pas l’objet de charge ; il est à noter cependant que cette charge peut disparaître, et que les SSII fassent machine arrière.<br />
-	Ce remboursement est versé pour chaque jour travaillé. En congé, RTT, repos de compensation, congé maladie, elle n'est pas versée. Imaginez que vous partez en vacances une semaine et êtes malade une autre semaine pendant le mois de décembre, vous perdez donc l'équivalent de 10 jours, là où vous aurez quand même eu un remboursement de la carte orange.<br />
-	A noter également : le remboursement de transport et des frais de repas ne sont pas un cadeau, c’est un dû présenté par la loi. En région parisienne, les sociétés doivent rembourser la carte orange à hauteur de la moitié du tarif, et fournissent en général entre 4 et 5 euros pour le déjeuner, ou alors 8 euros en ticket restaurant. Cette prime de 12 euros est donc légèrement plus élevée que la formule précédente, mais comme dit, la SSII ne paie pas de charge dessus.<br />
<br />
-	Concernant la prime de cooptation, la plupart des SSII la verse effectivement, même si certaines rechignent, oublie etc. et c'est assez fatigant de courir après elle. Notez que certaines SSII ne la versent même pas, elle considère que c'est normal qu'un consultant envoie un CV et qu'elle ait eu ce profil sans avoir eu à parcourir les job-boards !<br />
<br />
-	Concernant la prime d'apport d'affaires, c'est d'autant du vol que la SSII paie certes 1500 euros mais va rattraper rapidement avec toute la marge qu'elle va se dégager. Encore une fois, j'ai souvent constaté des effets d'amnésie soudaine, et des mensonges &quot;mais non en fait on était déjà au courant avant que tu nous en parles&quot;.<br />
<br />
-	L'intéressement et la participation sont effrontément gonflées en entretien. Elles sont extrêmement basses en SSII, et [U]jamais [/U]à hauteur de ce qui a été prétendue l'année précédente.<br />
<br />
-	Concernant la partie variable, ce n'est pas une [B]partie variable[/B] ! Une prime de la sorte doit être distribuée de manière quantifiable, sur des objectifs réalisables et qui ne dépendent que de vous. Si vous êtes en intercontrat pendant 20 jours dans l'année, ce n'est pas de votre faute ! Cette prime est là pour vous forcer à accepter rapidement une mission, si vous tenez à vos précieux 500 euros.<br />
<br />
-	Je pense que vous êtes suffisamment futé pour trouver vos bons plans vous même pour vos places de ciné, théâtre, concerts, etc.<br />
<br />
[B]4. Les enchères[/B]<br />
<br />
Vous l'aurez compris, auprès de SSII, même le meilleur argument du monde ne propulsera pas votre salaire, exception si vous êtes sur un marché de niche qui se développe à fond. A titre d'exemple, quand .NET est sorti les salaires d'entrées étaient très hauts, mais ils sont revenus à la normale quand la technologie est devenue plus standard.<br />
<br />
Le mieux pour vous sera alors de passer dans différentes SSII et d'essayer de faire monter les enchères. Dites à la société B que vous avez une proposition de tant par la A. Elle pourra alors, si vraiment elle vous veut, faire une proposition à +1K€.<br />
<br />
<br />
[SIZE=4]En résumé :<br />
Gardez en tête que le [B]salaire brut annuel[/B], c'est la chose la plus importante. Et évitez au maximum le 13 ème, il n'y a que des inconvénients pour vous.<br />
Estimez que l'intéressement et la participation, ainsi que la cooptation et l'apport d'affaires, sont du bonus. <br />
Partez sur une base de frais. Par exemple sur Paris moitié de carte orange + 4€ / jour pour déjeuner.<br />
<br />
Essayez de passer d'avoir plusieurs propositions et faites diverses enchères.[/SIZE]</blockquote>

]]></content:encoded>
			<dc:creator>Glutinus</dc:creator>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Premier billet] Pourquoi l'indépendance]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/blogs/61039-glutinus/b669/premier-billet-pourquoi-l-independance/</link>
			<pubDate>Wed, 05 Aug 2015 09:41:52 GMT</pubDate>
			<description>Bonjour à tous, 
 
Voici la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote class="blogcontent restore">Bonjour à tous,<br />
<br />
Voici la première pierre du blog sur Developpez. Je suis sur ce forum depuis maintenant 10 ans ! mais je ne le parcours régulièrement que depuis 3-4 ans. Je parcours essentiellement les actualités industrielles, les forums Business Intelligence, Big Data, SQL et également Emploi.<br />
<br />
Pour cette première pierre de ce blog qui sera orienté Emploi, je souhaitais parler du projet qui m'occupe l'esprit depuis un an.<br />
<br />
Comme beaucoup d'entre vous, je suis prestataire de service en SSII, et ce depuis bientôt 9 ans. J'ai fait de tout : du progiciel, de la régie, du forfait dans les locaux, du plateau-forfait... de belles missions avec de jeunes collègues où on apprenait plein de choses en amusant, et des missions moins drôles qui ne m'ont pas apportées plus de connaissances, du moins techniques.<br />
Durant ma dernière mission, j'ai rencontré beaucoup de freelances. Petit à petit j'ai été séduit par cette formule pour les raisons que je vais expliquer après. Durant des mois j'ai lu des blogs, des bouquins sur la création d'entreprise car je suis d'un naturel extrêmement prudent, je n'aime pas avancer tant que je n'ai pas sécurisé tous mes arrières. Ma mission s'est terminée prématurément, et j'ai pensé que c'était le bon moment pour me lancer. Il est temps d'arrêter de penser à tout ça et d’agir !<br />
<br />
Je voulais vraiment soulever un élément qui me semble important pour ce premier billet.<br />
<br />
Un de mes collègues, prestataire d'une autre SSII, a été également happé et nous posions beaucoup de questions au sujet de l'indépendance durant nos pauses. Les questions qui revenaient toujours dans la bouche de mon collègue étaient plutôt orientées autour du chiffre d'affaires, de combien il pouvait dégager. Il a commencé à imaginer des montages pas possibles afin d'optimiser son bénéfice et ses charges/impôts, chose qui est tout à fait naturel, mais mes collègues freelances l'ont rapidement recadré car il sortait régulièrement du cadre de la loi. Tous les jours il revenait avec une idée encore plus rocambolesque que la veille, au point que l'on se posait la question : est-il vraiment mature pour devenir freelance ?<br />
<br />
La question a été posée : « Qu’est-ce qui te motive le plus en tant que freelance ?»<br />
Et bien qu'il marmonne souvent dans sa barbe la réponse fut claire : « [U]L’argent [/U]»<br />
<br />
On ne peut en vouloir à un prestataire dont la SSII dégage une marge monstrueuse, et qui ne bénéficie pas de ce qu’il est censé bénéficier quand il ne rapporte plus d’argent – on le force à poser des congés, des fois sans solde, en intercontrat ; on lui propose des formations sans intérêt. Et des fois on le pousse à la porte par placardisation, menaces, (fausse) lettre de (faux) avertissements…<br />
Mais penser que le levier le plus puissant de l’indépendance est un apport conséquent d’argent, [B]c’est certainement aller droit au mur[/B].<br />
Pour moi, la question principale de l’indépendance en informatique, c’est de s’affranchir des SSII. C'est le sens premier du mot : l'[B]indépendance[/B]. L'émancipation. Le détachement. La responsabilisation. Et non la thune.<br />
<br />
Cet affranchissement rajoute des éléments des deux côtés de la balance : <br />
- certes on gagne plus d’un côté – soit on facture 100% si on trouve son propre client, soit la marge de la SSII est drastiquement réduite si on passe par elles<br />
- mais on a des obligations, celle de trouver plus ou moins soi-même sa mission, puis celles vis-à-vis de l'état.<br />
<br />
Ainsi, en tant que freelance on peut :<br />
-	Ne pas avoir à négocier sa rémunération, ses primes, son intéressement, et sa participation.<br />
[INDENT]D’un autre côté : être responsable de la rémunération que l’on se verse, optimiser fiscalement, et garder de la trésorerie pour les moments d’absence de contrat. Mais au moins, on s’assure l’intercontrat, on n’est pas poussé à la sortie par la SSII.[/INDENT]<br />
-	Être responsable du panel de missions que l’on a en intercontrat, et ne plus être dépendant du porte-feuilles de missions de la SSII que l’on occupe.<br />
[INDENT]Exception : el_slapper, un membre du forum, indique régulièrement qu’un de ses anciens collègues a cherché une mission dans une autre SSII pour chaque intercontrat. J’estime que c’est une forme de freelance au final.[/INDENT]<br />
-	Bénéficier de 100% de tout le travail que l’on effectue pour les projets professionnels à côté.<br />
[INDENT]Il n’est pas rare de voir des SSII faire des workshops sur la base de volontariat sur des technos émergentes, en se concentrant sur les compétences et le travail de ses collaborateurs le soir, et bénéficier des connaissances pour le moindre coût, ou des[/INDENT]<br />
-	Pouvoir acquérir du matériel professionnel rapidement – un nouvel ordinateur ou téléphone, voire tablette si on travaille sur du responsive design – et qu’il ne soit pas un élément majoritairement gagnant de la SSII.<br />
[INDENT]Exemple : la SSII fournit un téléphone de fonction, mais se permet de téléphoner à toute heure.[/INDENT]<br />
-	Pouvoir choisir ses propres congés, et ne plus subir ceux de la SSII, qui voudra qu'on ne les pose pas pendant la mission et qu'on les pose en intercontrat.<br />
[INDENT]Exception : un intercontrat arrivant trop vite est synonyme de congés imposés :)[/INDENT]<br />
-	Pouvoir choisir son propre rythme. Si l’on gagne assez et qu’on ne fait pas de réserve, pouvoir s’imposer 50 jours de congés. Ou à l’inverse, si on est une bête de somme, bosser férocement 250 jours par an voire plus si on négocie des astreintes sans penser aux jours de congés qu’on pourrait avoir perdu au bout d’un an. Un jour travaillé = une facturation !<br />
-	Ne pas avoir à subir les formations pourries des SSII, qui font signer un DIF pour un séminaire présenté par un membre senior mis au placard… Et prendre ses responsabilités si on veut faire une formation onéreuse mais diplômante et reconnue, mais qui passera en frais de société.<br />
-	Ne plus se poser de questions sur « est-ce que je vais perdre mon emploi si je refuse cette mission à Bab-El-Oued», « Combien de missions je vais refuser avant qu’on me mette au placard », « J’ai pas envie de discuter avec ce commercial il va me tenir la jambe jusqu’à ce que je dise oui ». Ici la question est simple : je veux pas faire, je signe pas et je vais chercher dans la foulée ailleurs !<br />
-	Avoir une relation basée beaucoup plus sur le business si on passe par des SSII. Ainsi le fameux TJM gardé jalousement par les SSII, le coût des astreintes que l’on facture comme une pauvre téléphonique mais qui est comptabilisé comme un 150%... tout devient plus transparent, du moins un peu moins opaque. On n’est plus dans un jeu de dupes « je te paie et je te forme et je suis responsable de ta carrière » mais bien deux partenaires commerciaux distincts qui trouve un terrain d’entente.<br />
-	Adieu les tickets restaus à ne plus savoir quoi en faire alors que je mange chez papa-maman midi et soir ;) je plaisante sur ce sujet, mais je voulais dire qu’il y a plein de menus détails qui vont rapidement s’évanouir pour se concentrer sur un seul axe : facturation, rémunération, frais, charges et impôts.<br />
-	Pouvoir partir de la mission avec un préavis plus court, et ne pas subir les 3 mois de facturation pendant laquelle la SSII va faire vivre un enfer pour se venger d'avoir perdu une facturation voire un client.<br />
<br />
En résumé, pour moi l’indépendance c’est : plus de responsabilités vis-à-vis de ses missions, de sa carrière, de l’administration ; des inconvénients supplémentaires mais qui seront contrebalancés par l’amélioration financière. Au final les soucis relationnels que l’on aura avec sa SSII aura disparu.<br />
<br />
Bonjour chez vous.</blockquote>

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