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Microsoft souhaite être "le meilleur" dans la sécurisation du Cloud
Et affirme que la confidentialité est la principale cause des réticences à son adoption Mise à jour du 22.06.2010 par Katleen La confidentialité des données a toujours été un souci majeur à l'adoption du Cloud Computing par les entreprises, à cause des inquiétudes qu'elle engendre. En effet, les professionnels hésitent à faire sortir leurs informations confidentielles et/ou professionnelles des serveurs de l'entreprise ; par peur de pertes ou de fuites. Microsoft s'est exprimé à ce sujet il y a quelques jours, déclarant que l'industrie informatique se devait de prendre tout cela en compte du fait de l'explosion des nouveaux modèles de stockage et de partage d'informations personnelles, d'entreprise et bancaires. La firme cible la confidentialité comme préoccupation majeure et profonde des utilisateurs ; et ajoute qu'elle pourrait, dans le cadre du cloud, "augmenter les risques liés à la protection des données, et les problèmes juridiques". Pour Microsoft, "la fiabilité est plus qu'un concept important dans ce monde où la croissance des flux de données est exponentielle. C'est un principe fondamental que les organisations doivent intégrer." Il faut dire que les actualités récentes ne manquent pas d'exemples illustrant ce qui se passe lorsque cet avertissement n'est pas respecté (le mic mac des paramètres de Facebook, les données volées par les Google Cars, etc.). Ces erreurs sont perçues comme des manquements par l'opinion publique, ce qui affecte sa confiance au Net et envers des services à distances comme le cloud. Car dans le cloud, les informations sont hébergées par des professionnels qui possèdent des milliers de serveurs disséminés un peu partout sur la planète ; autrement dit, les données peuvent potentiellement se situer partout dans le monde. Un "flou" et une distance qui inquiètent. En tant que fournisseur de services Cloud Microsoft se sent concerné par ces problèmes. A tel point que le CEO de la compagnie en personne, Steve Balllmer, a abordé ce sujet récemment en public (à l'Université de Washington début Mars) : "C'est une dimension du Cloud qui nécessite toute notre attention. En tant que grande entreprise, nous pensons que nous devons être les meilleurs au niveau de la confidentialité". Mais l'enjeu est plus grand encore et concerne tous les acteurs du milieu. "Il s'agit réellement de problèmes collectifs, qu'aucune compagnie ou industrie ne peut régler seule.", explique-t-on à Redmond, avant de conseiller la mise en place de dialogues durables entre tous les concernés aux quatre coins du globe. Source : Déclarations de Peter Cullen, Responsable de la stratégie confidentialité pour Microsoft, lors de la keynote d'ouverture de la conférence CFP (Computers, Freedom and Privacy) à San Jose Pensez-vous que le cadre juridique soit suffisant pour de telles technologies ?Les risques du Cloud Computing sont plus grands que ses avantages Pour les responsables IT interrogés par l'ISACA Mise à jour du 08/04/10 Près de la moitié (45%) des responsables IT interrogés dans une étude de l'ISACA (la Information Systems Audit and Control Association) considèrent que les risques liés au Cloud Computing sont plus importants que ses avantages, 38% pensent que risques et bénéfices s'équilibrent, et seulement 12% pensent que les avantages l'emportent sur les désagréments générés par ce type de solution. Ce résultat concerne exclusivement les Etats-Unis mais il recoupe le scepticisme des développeurs francophones, toujours très mitigés face au Cloud Computing (lire ci-avant). ![]() L'étude, qui porte sur quelques 1.800 professionnels adhèrant à l'association, arrive également à la conclusion que seuls 10% d'entre eux seraient prêts à utiliser (ou utilisent) les services hébergés pour des missions "critiques". Ce chiffre passe faiblement à 15% pour des missions "à faibles risques". A l'opposé, 26% ne veulent pas entendre parler du Cloud. Pour Chris Capossela, Senior Vice President chez Microsoft, il apparait clairement que le Cloud est vu de manière beaucoup plus positives par les utilisateurs - qui en tirent les bénéfices - que par les professionnels IT - qui en vivent les contraintes. Lors d'une déclaration à la presse ce mercredi, Capossela n'a pas critiqué cette attitude. Il avoue même comprendre que la perte de contrôle, par exemple sur les date d'upgrade d'une version d'un produit vers une autre, peut être mal acceptée. Mais pour lui, il serait dommage de rejeter en bloc ces solutions. Et de regretter, à demi-mots, les dérapages lors du lancement de Google Buzz, les déclarations du PDG de Google et celles de celui de Facebook (qui hérissent également le Président de Mozilla Europe). Autant de dérapages qui ternissent immanquablement l'image du Cloud en jetant la suspicion sur les intentions des acteurs du secteur. Des dérapages qui, s'ils venaient à se répéter, pourraient bien, à terme, rendre légitimes les craintes des professionnels IT sur la perte de contrôle de leurs données et de leurs applications. Source : L'étude annuelle de ISACA (pdf) Et pour vous ? : Les risques du Cloud sont-ils plus importants que ses avantages ? Ou ses avantages plus importants que ses risques ?MAJ de Gordon Fowler Quels sont les freins à l'adoption du Cloud Computing par les développeurs francophones ? Pourquoi semblent-ils les plus réticents à ces technologies ? Mise à jour du 18/02/10 Les entreprises françaises entrent progressivement dans l’univers du Cloud Computing. C'est ce qui ressort d'une étude de CA (entreprise qui fournit des solutions de ce type), étude qui montre que la virtualisation des serveurs connaît une diffusion croissante. Il n'en reste pas moins, poursuit le rapport, que les entreprises françaises attendent une démonstration beaucoup plus convaincante des avantages concrets du Cloud Computing avant d’aller plus loin. Pour autant, il ressort surtout que seuls 30 % des personnes interrogées considèrent le Cloud Computing comme un « effet de mode » à court terme. Les détracteurs de l'informatique dans les nuages souligneront que cette analyse a été réalisée par le même cabinet que celui mandaté par Microsoft. Ce précédent rapport concluait déjà que les PME qui utilisent des services hébergés affichaient de meilleures performances financières (lire ci-avant). Les contributions sur les sujets « Cloud » du forum montrent que les développeurs francophones sont très méfiants, voire totalement réticents à ces solutions. Une position à l'opposé des développeurs américains par exemple. Le lien entre ces technologies et la productivité est également souvent remis en cause dans les commentaires. Pourtant, "selon notre expérience de terrain, les entreprises recourent à la virtualisation pour réduire les coûts de leurs data centers", souligne Bjarne Rasmussen, Chief Technology Officer de CA. Mais même ce constat semble contesté par les francophones. Bjarne Rasmussen admet néanmoins que des problèmes - aussi soulevés par les membres de Développez – comme les modalités d’administration ou la sécurisation des environnements virtualisés, doivent encore être réglés. "Tant que ces problématiques ne sont pas solutionnées, il est effectivement difficile de pleinement bénéficier des avantages de la virtualisation – qui vont bien au-delà des économies liées à la consolidation de serveurs". Le Cloud serait donc en plein devenir. Critiquer ses défauts sans essayer de participer à les solutionner reviendrait à louper la future étape importante du développement économique de l'informatique. Une fois encore, une position que de nombreux développeurs francophones ne partagent pas, voyant plus le Cloud comme une regrettable régression vers un "Minitel 2.0". Pourquoi ? Principalement parce que les avantages du Cloud Computing restent trop peu explicites pour les entreprises, répond l'étude. Elles ne relieraient pas encore clairement les bénéfices technologiques à ses avantages métier : économies de coûts, disponibilité supérieure, déploiement accéléré de nouveaux services, etc. "Il est par exemple instructif de noter que seulement 16 % des sondés considèrent la métrologie (NDR : mesure de l'utilisation) des services [...] comme un véritable avantage". Le Cloud serait donc mal aimé parce que mal connu ? Pas seulement, reconnaît CA. En plus des inconvénients déjà cités, le sentiment partagé par 60 % des sondés est de ne pas disposer des compétences internes requises pour implémenter une infrastructure de Cloud Computing. Une aubaine pour l'emploi des cadres en informatique dans un contexte mitigé ? La question reste ouverte. Bjarne Rasmussen en conclut qu'"il appartient aujourd'hui à l’industrie de mettre en lumière les meilleurs cas d’application du Cloud Computing, mais surtout, de présenter les technologies de support qui garantiront aux clients une transition harmonieuse et réussie". Autrement dit, de ne pas balayer les problèmes du Cloud d'un revers de main. Mais de ne pas non plus en minimiser les avantages. Un message subliminale pour les développeurs francophones ? Source : L'étude "Unleashing the Power of Virtualization 2010” de CA Et vous ? A votre avis, pourquoi les développeurs francophones semblent-ils les plus réticents face au Cloud Computing ? Pourquoi les développeurs US semblent largement plus concernés par ces technologies ?MAJ de Gordon Fowler Les PME qui utilisent des services hébergés afficheraient de meilleures performances financières Selon une étude de Microsoft, l'intérêt des professionnels pour le Cloud s'accroît L’intérêt vis-à-vis des services hébergés semble s’accroître dans les PME : 65 % d'entre elles utilisent au moins un logiciel hébergé et 73 % l’envisagent. Elles n’étaient que 44 % en 2008. Dans ce contexte, l'étude "SMB IT and Hosted IT Index 2010", commanditée par Microsoft, analyse le lien entre l’utilisation de l’informatique et la performance des petites et moyennes entreprises. Cette étude révèle que la performance financière des entreprises est directement corrélée à la performance de leur système d’information et que l’utilisation de services hébergés a un impact positif direct. Les PME commenceraient donc à récolter les fruits de leur choix en matière de cloud computing. Les entreprises ayant fait ce choix qui ont été interrogées constatent d'une part la réduction de leurs coûts d'administration et de maintenance informatique et d'autre part un accroissement de compétitivité. En conclusion directe, 40% des PME se tournant vers le Cloud Computing signalent une augmentation de 30 % ou plus de leur chiffre d’affaires. C'est en tout cas le message de Microsoft au moment du lancement de sa plateforme Cloud – Azure – notamment en France où Redmond propose des licences particulières aux... PME. "Au cours des cinq dernières années, nous avons constaté une croissance de 40 % dans l’utilisation de services hébergés", conclue Michael Korbacher, directeur EMEA de Software plus Services dans le secteur Communications chez Microsoft. L’offre SaaS Microsoft Online Services (messagerie, portail collaboratif, téléphonie sur IP, Vidéo-conférence) a atteint 1,2 million d’utilisateurs payants dans le monde, dont 40 000 en France. Source : L’étude de Vanson Bourne disponible sur simple demande Lire aussi : La difficile définition du Cloud fait débat Microsoft Office 2010 : une version Cloud gratuite financée par la pub vient d'être annoncée au TechDays Quels sont les risques liés au Cloud Computing ? 40% des entreprises françaises hésitent à cause de la sécurité d'après Forrester Les rubriques (actu, forums, tutos) de Dévloppez.com : Solutions d'entreprise Développement WebEt vous ? Pensez-vous qu'il existe une réelle corrélation entre l'utilisation du Cloud et de bons résultats financiers ? Face à la concurrence (Google Apps, Amazon, voire SalesForce), pensez-vous que Microsoft arrive trop tard sur ce marché ou au contraire, que la société a pris le temps nécessaire pour peaufiner une offre qui va faire d'elle un leader du Cloud Computing?
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Membre Expert
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Membre chevronné
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Je pense qu'il serait bon de prendre un peu de recul par rapport au marketing déguisé sous forme de sondage ou d'étude statistique ...
Ce matraquage à propos du cloud computing devient tellement pénible que j'en viens à rejeter complètement cette techno sans discernement.
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The greatest shortcoming of the human race is our inability to understand the exponential function. Albert A. Bartlett La plus grande lacune de la race humaine c'est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle. |
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Expert Confirmé Sénior
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Côté infrastructure technique, cela permet de: - payer un loyer plutôt que de faire des investissements dont les retours sont risqués - réduire les coûts de gestion et d'évolution. => Si les résultats financiers sont "la marge" dégagée, potentiellement çà peut faire quelque chose. Ceci dit, les PME ont parfois des structures artisanales et aligner le système technique avec des solutions du marché peut impliquer des changements internes difficiles à supporter - ne serait-ce que parce qu'on va immobiliser des ressources qui pendant ce temps ne vendront pas, ne produirons pas... Une PME ne peut que faire confiance à ses prestataires informatiques sans forcément avoir les capacités de jauger/juger de la pertinence des solutions proposées... Maintenant, tout ce qui tourne autour de la collaboration (mails, échanges de documents,...) ne devrait pas trop poser de problèmes côté "alignement"... Mais: Une PME n'a pas de juristes à sa disposition pour éviter de signer n'importe quel contrat. Une PME face à Google ou Microsoft se retrouve dans la même situation que l'abonné d'Orange/Bouygues/SFR qui pour une raison X, Y, ... se retrouve mal servi: vous pouvez toujours gueuler... un abonné en plus ou en moins. Vous pouvez changer d'opérateur... Ca vous coûtera des sous, mais c'est pas mortel... Pour la PME, vous avez confié vos données à un géant pour lequel vous n'êtes rien... çà peut être grave. Citation:
Pour les soucis mentionnés ci dessus, je ne suis pas certain que ce soit un choix raisonnable pour toutes PME - une startup probablement.... Il y a certainement la place pour des sortes de "coopératives" qui pourraient être à l'interface entre nombre de PME d'une région ou d'un secteur particulier (exploitants agricoles, production de vins, hôtels, ...) et les géants du "Cloud". - W
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Architectures Post-Modernes |
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Membre confirmé
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Ça fait beaucoup de monde quand même, 65% des PME, que ce soit en France ou au States. D'ailleurs, on en comptait 2,6 millions en France en 2006 (http://www.oseo.fr/a_la_une/actualit...lution_des_pme) D'où la question : qu'ont-ils compté dans le mode cloud ? Les Pages jaunes et Google maps ? Ou seulement les utilisateurs d'une suite bureautique cloud ? Citation:
Citation:
Donc, résumons : aujourd'hui, nous avons 65% des PME qui utilisent le cloud, ce qui représente 40% de hausse par rapport au niveau d'il y a cinq ans (quand personne ou presque ne savait ce que c'était et que ça ne s'appelait pas encore comme cela, si je ne m'abuse). Donc, il y a 5 ans, 46% des PME utilisaient le cloud... Bon, s'ils le disent, c'est forcément que cela doit être vrai. Cependant, par services hébergés, faut-il comprendre notamment Google Search ? Citation:
A titre de comparaison, il leur aurait suffit de convaincre Total France (environ 37000 employés en 2008 en France http://www.total.com/fr/groupe/prese...es-900016.html) pour atteindre ce score |
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#7 | ||||
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Membre confirmé
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Comme le modèle ne fait pas la part belle au client léger, il reste quand-même à la charge de l'entreprise de (faire) maintenir son parc machine, et son parc de navigateur et de plug-ins - dans les bonnes versions supportées par les applications "cloudifiées". Citation:
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#8 | ||||
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Expert Confirmé Sénior
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Toutes les technologies sont là, reste à savoir la vitesse à laquelle çà va converger et sur quoi cela va se cristalliser. Citation:
Et qui aboutit à une dépendance forte avec leurs prestataires pour des services encore mal définis et encore moins régulés. Vous avez des situations similaires pour les professions de Avocat, Médecins, Notaires: une obligation ou importance d'y recourir via une relation de confiance - car vous ne maîtrisez pas le sujet, même si vous avez besoin d'en passer par eux - ... Mais ce sont des professions "Jurées" avec des formations, un code déontologique, une définition minimale des obligations des personnes, une organisation de pairs qui vérifie que ses membres travaillent à peu près correctement. Citation:
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Membre confirmé
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Et corollairement, est-ce que ce changement est vraiment rentable à long terme ne serait-ce qu'en terme de coûts de loyers. D'autre part, si le minimum de bénéfice dont vous parlez dépend directement des économies d'échelles réalisables via la cloudification, c'est qu'il faut qu'il changer de métier, n'est-ce pas ? Finalement, on a commencé par externaliser des fonctions hors du cœur de métier, avec plus ou moins de bonheur : à force de pressurer le prestataire, la qualité des produits s'en est ressentie (cf les rappels du moment dans l'automobile, par exemple ; ou les sondes pitot). Ensuite, on a délocalisé les hommes et leurs machines dans la production de biens, avec plus ou moins de bonheur : délai de transport, nécessité de stocker, qualité de la production, etc. Puis, dans la production de services (centres d'appels, développement informatique, traitement de données comme le contrôle et la validation des chèques), là encore avec plus ou moins de bonheur : mécontentement des clients finaux qui entendent une Sophie Dumont parler avec un accent de l'autre bout de la planète sans rien connaître à la problématique de l'appelant. Et maintenant, on cherche à délocaliser les ordinateurs et les données... avec plus ou moins de bonheur, sans doute. Cette recherche permanente de moyens de dépenser moins est certes naturelle, mais elle me semble le prétexte à précipiter les clients dans le premier miroir aux alouettes venu, avec pour seule justification des gains financier douteux. Car de deux choses l'une : ou bien l'employé (ou disons le poste qu'il occupe) est pérenne, et les loyers finissent vite par être - d'une façon ou d'une autre - plus chers que l'achat, ou bien l'entreprise passe son temps à faire varier ses effectifs et il faut alors des gens pour administrer ces changements dans les outils cloudifiés. D'ailleurs, tout cela est oublier bien vite que le sous-traitant doit faire lui-même des bénéfices et que si ses propres économies d'échelles lui permettent de baisser son prix de revient, sa marge a quand-même des chances de ramener le coût pour le client à ce que celui-ci aurait déboursé s'il n'avait pas sous-traité, sachant que nous ne parlons pas ici de prestations ponctuelles, mais régulières et pérennes. Je voudrais bien voir quelques études internes sérieuses de ROI sur le sujet... Citation:
Les rares cas où j'ai vu des organisations de ce type, j'ai surtout vu des gens s'arracher les cheveux pour démêler le personnel du professionnel et pour arriver à faire fonctionner les matériels hétérogènes. Bon, j'ai bien vu que vous parliez de vision, mais quand même... Et puis, j'ai du mal à croire que les employés disent "Ok, Monsieur l'employeur : je me paye mon matériel et vous ne me devez rien". Je crois surtout que si l'on laissait le employés choisir leur matériel, il serait demandé un remboursement à l'entreprise, laquelle trouverait vite un intérêt financier à homogénéiser sa demande auprès des fournisseurs (leasing, remise quantitative, contrat et assurance de flotte, etc.) Citation:
Je connais un grand éditeur qui envoie en avant vente des commerciaux qui n'ont jamais manipulé les produits, jamais vu les documentations et qui - dès la vente faite - ne sont plus en contact avec le client ! Alors certes ces commerciaux sont accompagnés d'un technicien avant-vente, mais le rôle de ce dernier se limite à faire la démonstration du produit... Au passage, on ne s'étonnera pas ensuite que la prestation soit hors de prix. Citation:
Citation:
Je crois que la normalisation dont vous parlez est impossible. L'exemple typique dans mon activité personnelle (principalement CRM) se retrouve dans la définition d'une fiche client, et bien plus encore dans la gestion et la mise en forme des devis : on répond toujours au même besoin, toujours de façon différente. Le grand éditeur dont je parlais promeut un certain produit en expliquant sans rougir, à ses revendeurs, que le client doit s'adapter au produit... Voilà certes une réponse à votre préoccupation, mais je ne suis pas sûr qu'il n'aille pas dans le mur, vu le succès relatif et la réputation grandissante du produit en question ! Cette normalisation me semble par ailleurs - par définition - le meilleur moyen pour les entreprises de brider leur capacité à innover dans leur traitement de l'information et à perdre définitivement leur capacité à dégager par rapport à la concurrence des gains de temps de traitement (au point d'ailleurs de ne pas faire du tout certains traitements pourtant loin d'être accessoires) |
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Membre expérimenté
![]() ![]() Emmanuel Bourgerie Inscription : mai 2009 Messages : 277 ![]() |
Il ne faut pas non plus diaboliser le Cloud Computing. Au début j'étais très sceptique mais il faut reconnaître qu'il y a des avantages non négligeables :
Dans le cas des TPE, ces arguments ne sont pas négligeables. On ne va pas demander à un artisan d'investir dans 500€+ de matériel informatique dont il exploitera 1% des capacités, sans parler du fait qu'il ne fera jamais les mises à jour et oubliera régulièrement les sauvegardes. Pour les PME cependant je doute toujours de l'intérêt. Au dessus de 20 employés la connexion internet prend un coup et la moindre coupure, ne serait-ce que de quelques minutes, contraint les employés à aller se prendre un café (d'où les désagréments à cause de la queue devant la machine, ce qui peut mener, comme chacun le sait, à des grèves). |
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Expert Confirmé Sénior
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C'est évidement une étude bidon que Microsoft sort bizarrement au moment ou il se lance dans le cloud-computing. |
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#12 | ||
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Membre confirmé
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En fait, les deux modèles cloud et client léger n'ont rien à voir. Je dirais même qu'ils sont antagonistes. Cela dit, on peut effectivement imaginer du client léger pour faire tourner un navigateur qui ira attaquer des données cloudées... après tout pourquoi pas. Citation:
Et si ce n'est pas un vrai client léger, mais un PC, on l'exploite donc encore moins. Pour revenir sur le 1%, pas plus ni moins que dans beaucoup d'entreprises : un navigateur, un client mail, un logiciel de devisage, peut-être une compta, ... Cela va surtout dépendre de l'artisan et de affinité à l'outil info. |
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#13 | |
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Expert Confirmé Sénior
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Le bon résultat financier des entreprises est aussi et en majeur partie à mon avis, au dégraissage massif que l'on peut appercevoir depuis la crise. Une grande partie des entreprises ont laché du leste dans les employés afin d'économiser. Refaisons la même étude dans 3ans, quand les structures d'entreprises seront un peu plus stabilisées (disons qu'il pourrait y avoir plus de profondeur et de pérénité dans la structure. Plus qu'entre 2008 et 2009 en tout cas)
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#14 |
![]() ![]() Inscription : juillet 2009 Messages : 3 284 ![]() |
Quels sont les freins à l'adoption du Cloud Computing par les développeurs francophones ?
Pourquoi semblent-ils les plus réticents à ces technologies ? Les entreprises françaises entrent progressivement dans l’univers du Cloud Computing. C'est ce qui ressort d'une étude de CA (entreprise qui fournit des solutions de ce type), étude qui montre que la virtualisation des serveurs connaît une diffusion croissante. Il n'en reste pas moins, poursuit le rapport, que les entreprises françaises attendent une démonstration beaucoup plus convaincante des avantages concrets du Cloud Computing avant d’aller plus loin. Pour autant, il ressort surtout que seuls 30 % des personnes interrogées considèrent le Cloud Computing comme un « effet de mode » à court terme. Les détracteurs de l'informatique dans les nuages souligneront que cette analyse a été réalisée par le même cabinet que celui mandaté par Microsoft. Ce précédent rapport concluait déjà que les PME qui utilisent des services hébergés affichaient de meilleures performances financières (lire ci-avant). Les contributions sur les sujets « Cloud » du forum montrent que les développeurs francophones sont très méfiants, voire totalement réticents à ces solutions. Une position à l'opposé des développeurs américains par exemple. Le lien entre ces technologies et la productivité est également souvent remis en cause dans les commentaires. Pourtant, "selon notre expérience de terrain, les entreprises recourent à la virtualisation pour réduire les coûts de leurs data centers", souligne Bjarne Rasmussen, Chief Technology Officer de CA. Mais même ce constat semble contesté par les francophones. Bjarne Rasmussen admet néanmoins que des problèmes - aussi soulevés par les membres de Développez – comme les modalités d’administration ou la sécurisation des environnements virtualisés, doivent encore être réglés. "Tant que ces problématiques ne sont pas solutionnées, il est effectivement difficile de pleinement bénéficier des avantages de la virtualisation – qui vont bien au-delà des économies liées à la consolidation de serveurs". Le Cloud serait donc en plein devenir. Critiquer ses défauts sans essayer de participer à les solutionner reviendrait à louper la future étape importante du développement économique de l'informatique. Une fois encore, une position que de nombreux développeurs francophones ne partagent pas, voyant plus le Cloud comme une regrettable régression vers un "Minitel 2.0". Pourquoi ? Principalement parce que les avantages du Cloud Computing restent trop peu explicites pour les entreprises, répond l'étude. Elles ne relieraient pas encore clairement les bénéfices technologiques à ses avantages métier : économies de coûts, disponibilité supérieure, déploiement accéléré de nouveaux services, etc. "Il est par exemple instructif de noter que seulement 16 % des sondés considèrent la métrologie (NDR : mesure de l'utilisation) des services [...] comme un véritable avantage". Le Cloud serait donc mal aimé parce que mal connu ? Pas seulement, reconnaît CA. En plus des inconvénients déjà cités, le sentiment partagé par 60 % des sondés est de ne pas disposer des compétences internes requises pour implémenter une infrastructure de Cloud Computing. Une aubaine pour l'emploi des cadres en informatique dans un contexte mitigé ? La question reste ouverte. Bjarne Rasmussen en conclut qu'"il appartient aujourd'hui à l’industrie de mettre en lumière les meilleurs cas d’application du Cloud Computing, mais surtout, de présenter les technologies de support qui garantiront aux clients une transition harmonieuse et réussie". Autrement dit, de ne pas balayer les problèmes du Cloud d'un revers de main. Mais de ne pas non plus en minimiser les avantages. Un message subliminale pour les développeurs francophones ? Source : L'étude "Unleashing the Power of Virtualization 2010” de CA Et vous ? A votre avis, pourquoi les développeurs francophones semblent-ils les plus réticents face au Cloud Computing ? Pourquoi les développeurs US semblent largement plus concernés par ces technologies ?
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#15 | |
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Expert Confirmé Sénior
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Tout est question de culture. Nous ne voyons pas le monde professionnel de la même façon, nous ne pensons pas le monde de la même façon. Et nous n'imaginons pas les mêmes solutions pour résoudre les même problèmes.
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#16 |
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Membre chevronné
![]() Inscription : juin 2009 Messages : 632 ![]() |
Le cloud, c'est l'avenir. Quoique le cloud sera, peu importe, ça s'appellera "cloud" et ça sera l'avenir.
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Membre Expert
![]() Inscription : janvier 2007 Messages : 1 452 ![]() |
de mon point de vue de dev web le cloud répond superbement bien à la montée en charge et la gestion d'affluence sur internet.
Et cela j'adore. Par contre je ne suis pas bien convaincu par les solutions de développement, ou n'ai pas bien compris ce qui était disponible et leur fonctionnement. Et tant bien même je n'ai pas vu de démo mirifique en cloud, tout juste une démo avec listing extrait d'une base de données. Pas de quoi monter une application business. |
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Membre chevronné
![]() Julien BodinIngénieur développement logiciels Inscription : février 2009 Messages : 456 ![]() |
C'est vrai que pour le coup le cloud en pratique on sait pas trop ce que c'est.
Alors quand ça reste trop vague je pense qu'on a tendance à rejeter. |
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#19 |
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Nouveau Membre du Club
![]() Inscription : septembre 2008 Messages : 13 ![]() |
Je pense qu'il y a aussi le fait que le cloud donne l'impression d'être moins maitre de son infrastructure. Il est toujours agréable de controler l'ensemble de la chaine et avec le cloud ce n'est pas vraiment le cas.
Il y a aussi le manque d'un standard en terme de cloud computing. Par exemple le cloud d'amazon demande une implementation différente de celui de google, et les développeurs ne veulent en aucun cas se sentir "lié" à une technologie pour ce genre de raison, enfin c'est ce que je ressens ! |
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#20 |
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Membre éprouvé
![]() Inscription : mars 2008 Messages : 384 ![]() |
C'est bien beau le cloud, mais moi j'ai toujours pas compris ce que c'est exactement.
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THIS!IS!NOT!MY!COW! CECI!N'EST!PAS!MA!VACHE! (mais je persiste à dire que c'est moins classe en français |
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