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Invité de passage
![]() Inscription : juillet 2009 Messages : 0 ![]() |
Bonjour,
Je suis nouveau sur le forum et je viens vous demander conseil. Pardonnez mon insolence. Je suis de ceux qui croient que le téléchargement de films ou de musiques nuisent à l’équilibre économique et à l’envie de créer. Cependant je crois aussi que la loi Hadopi est une erreur monumentale. Je me permets donc, s’il vous plait, de vous soumettre une lettre à l'Etat en vous demandant, si vous en aviez l’envie, de faire une critique constructive ou d'en compléter les manques. Lettre a l'Etat : Rappels : - La loi institue (fonde) et organise les libertés des citoyens. - Si l’Etat Français veut être, aux yeux du monde et de ses citoyens, un Etat précurseur il se doit d’inventer et non d’interdire. Priver ce n’est pas créer. - Interdire c’est avouer une incapacité, une impuissance, une non-volonté, alors qu’organiser c’est, je crois, se donner un pouvoir, au moins celui de réguler, de gérer. Ce que la loi pourrait apporter : Nous souhaitons sanctionner les personnes qui téléchargent de manière illégale mais aussi : - Que l’Etat, les sociétés de production et les artistes gagnent de l’argent. Que les consommateurs en dépensent un minimum. - Changer les comportements, les habitudes et donner ou redonner des notions républicaines et sociales aux jeunes générations, comme par exemple le respect de la création culturelle. Il s’agit donc d’un apprentissage. - Permettre le libre accès à l’information et à la culture au plus grand nombre à l’instar de l’éducation populaire. - Garder un équilibre économique et même le développer. - Organiser les échanges d’informations et en particulier ici sur Internet. - Croitre l’implication des parents auprès des enfants et en particulier ici dans le domaine informatique. - Que l’Etat soit dans l’actualité, dans la réalité des nouvelles générations et non en décalage avec celles-ci. - Que l’Etat soit en accord avec les autres nations, l’économie mondiale et donc travaille avec les multinationales qui produisent des musiques ou des films. Tout ceci est possible mais la loi HADOPI telle qu’elle est œuvre, semble t-il, pour empêcher de tels objectifs de se réaliser. Je me permets de vous exposer ce qui selon moi en sont les raisons. La loi Hadopi ne touche pas le public qu’elle devrait toucher : - Les pirates informaticiens qui fabriquent les programmes de téléchargement sont de haut niveau en informatique, ils sont à la pointe du progrès en matière de connaissances et de technologie. Le piratage est pour eux un défi à relever. Ils n’ont de cesse de trouver de nouveaux moyens pour échanger et capter des données et pour cela ils peuvent contourner la loi (Il existe des moyens de téléchargement illégaux quasi indétectables). Ces nouvelles méthodes sont forcément novatrices et donc pour le moment hors de la connaissance et du matériel des instances policières. A peine sont elles repérées que de nouveaux programmes sortent déjà. Elles sont même parfois développées par des pirates dans des pays étranger qui tolèrent eux le téléchargement ce qui leur enlève le qualificatif de « pirate ». Pour eux Hadopi est impuissante car la justice aura toujours un pas de retard. - Les adolescents sont un public mineur et insolvable. Ils téléchargent souvent pour avoir des musiques qu’ils ne peuvent ou veulent pas acheter car ils n’ont pas de travail ou manquent d’argent de poche. Ils ont un caractère qui se peut se manifester dans le conflit ou le mépris de la règle éducative posée théoriquement par les parents si cela fait partie de leur évolution. La morale collective, connue elle des parents notamment dans le domaine culturel, n’a pas ou peu touché le champ de leur conscience. Les condamnations financières ou privations de libertés - des parents - ne feront pas naitre cette notion dans l’esprit de leurs enfants. La loi pour ce public connaît un échec économique et éducatif. - Les parents des adolescents seront jugés responsables à la place de leurs enfants. Se sont des adultes qui payent une connexion internet privée pour leur famille et parfois pour des motifs professionnels. Avec une compréhension de l’informatique pour certains basique, ils ignorent, la plus part du temps, ce que leurs enfants font sur Internet. (Il n’y a qu’à voir la multiplication des ventes de programmes de contrôle parentale pour en avoir la preuve.) S’ils sont condamnés : - A une suspension d’internet vous pouvez pénaliser leur travail. - A une amende : ils vont dépenser un argent qui ne nourrira pas l’économie. Si l’amende est trop importante ils vont s’endetter ou ne pourront pas la payer (saisies). - A une peine de prison : perte d’emploi, et encore endettement. Ajouter de la difficulté au quotidien des ménages n’est pas, me semble t-il, le moyen le plus intelligent pour sortir de la crise. L’impact éducatif sur l’enfant sera, je crois, quasi nul car la condamnation ne donnera pas aux parents plus de moyens d’agir véritablement sur l’éducation, même s’ils en ont grâce à la sanction judiciaire la volonté. En revanche, aux yeux des parents et de l’enfant la justice a condamné quelqu’un qui n’est pas réellement coupable mais responsable du coupable. Cela peut faire naitre un sentiment d’injustice, d’impuissance et de colère à l’égard de votre politique. Finalement la loi a ici pour objectif de modifier une attitude que la personne jugée n’a jamais eue. C’est une question de bon sens : si vous souhaitez changer le comportement d’un individu, agissez sur cet individu et non sur son voisin. Le bilan pour ce public n’est pas donc bon. Les sanctions financières et sociales de Hadopi lors des condamnations à de fortes peines seront catastrophiques. - Les personnes qui principalement téléchargent illégalement sont aussi des personnes adultes, ayant très peu d’argent. (SMIC, sans revenu, au RMI, ou chômeurs). Ils sont aussi insolvables. Leur réalité économique est handicapante face au déballage de tentations musicales, cinématographiques, culturelles que nous avons dans notre société et qu’il faut, nous ordonnent psychologiquement la pression sociale et la publicité, posséder. L’envie, la révolte, la curiosité intellectuelle et le sentiment d’impuissance (qui se traduit ici par l’impossibilité de consommer) vont s’additionner et seront sans doute plus forts que la menace de la loi. Ils peuvent se dire que « vous ne pourrez pas tous les prendre, j’ai une chance de passer à coté » Leur désir est d’être « comme tout le monde », dans le coup, « à l’égal de tous », « cultivé », en d’autre mot : Inséré socialement. Ce désir est positif, seul le moyen pour le satisfaire est illégal. Hadopi n’offre des moyens qu’à la répression, et malheureusement solutionner n’est pas son objet. Si l’économie se fonde sur la consommation, endetter plus encore par une amende ces personnes empêchera de les faire consommer et accentuera la volonté de télécharger. Cela contribue aussi à l’idée générale que l’Etat défend les nantis et punit les démunis. Les peines de prison éventuelles ne pourront pas permettre à ces personnes de changer de comportement, et les inscriront dans un processus judiciaire (avec casier) qui compliquera pour eux, et pour l’Etat, la réinsertion sociale et professionnelle déjà difficile et augmentera par-dessus le marché le cout de la dépense publique. - Il y a aussi les personnes âgées ou adultes qui sont sans connaissance informatique et en possession d’une connexion WIFI piratée. Ces personnes innocentes vont payer pour d’autres que l’ont ne peut pas tracer et que l’Etat ne veut pas, c’est inscrit implicitement dans la loi, détecter et poursuivre. Ces personnes, souvent démunies devant l’informatique, vont faire face à une problématique qui les dépasse et vont nourrir là encore un sentiment de frustration et d’injustice pendant que les coupables recommenceront chez d’autres leurs méfaits. Cette idée d’injustice sera renforcée car ces personnes ont fait parfois le choix d’acquérir une connexion Internet sous une pression médiatique encouragée justement par l’Etat pour favoriser l’économie internet, les achats à distance et lutter contre l’isolement. Pour eux la loi est injuste, pire elle deviendra révoltante. Les paradoxes de Hadopi : - Il existe un premier paradoxe sur la formulation de la loi. En effet, à partir du moment où vous visitez une page internet son contenu se télécharge, même temporairement, dans votre ordinateur. Or ce contenu ne vous appartient pas. Donc, quelque part, à chaque visite sur internet vous contrevenez à la loi. Cette contradiction est importante car : Si vous visitez une page d’information ou de sujets culturels légale, à cause de la nature des ordinateurs vous êtes dans l’illégalité. Si vous ne souhaitez pas être dans l’illégalité vous ne pouvez pas aller sur Internet. - Des entreprises Internet mettent en place à l’étranger des systèmes pour visualiser légalement en France les films sans les « télécharger », c’est ce que l’on appelle le streaming. D’autres permettent d’écouter de la musique à volonté sans l’acheter. Ces sites internet sont légaux et en dehors de la juridiction Française. Ils fonctionnent grâce à la publicité d’entreprises privées (qui sont pour le comble elles parfois Françaises). Il est impossible d’interdire ces sites sur le WEB à moins de tomber dans le régime politique de la dictature avec le contrôle de l’information, à l’image de ce qu’est la Chine. Ces sites pourtant empêchent les Maison de production et les artistes de gagner de l’argent. - Comme nous l’avons déjà signalé cette loi encourage le piratage des lignes wifi car ce sont les propriétaires qui sont responsables. Elle encourage aussi les copies des téléchargements déjà faits ou les téléchargements pouvant même être faits à l’étranger et échanger ensuite. Elle encourage en prime les sites internet légaux (pour l’internaute) de streaming et illégaux (pour le programmateur) en France. Dans la mesure ou ces sites ne sont pas en France et dans la mesure ou l’internaute ne télécharge rien, la visite de ces sites est donc en accord avec la loi. Le paradoxe est accru ici car la loi sanctionne les personnes qui téléchargent les films, c'est-à-dire prennent les films d’internet vers leur ordinateur. Or, il n’y a aucun moyen pour détecter les internautes qui mettent les films sur ces sites, c'est-à-dire de l’ordinateur vers internet. Ce phénomène va donc se développer. - La police ou la gendarmerie n’ont ni les moyens humains, financiers, matériels, ni la formation pour faire face, en permanence, à toutes les méthodes de téléchargements ou d’échanges illégaux de supports culturels. La justice et les juges sont surchargés de dossiers. Cette loi va donc ajouter au phénomène d’étouffement judiciaire et donner à l’Etat une réputation d’Etat impuissant et répressif. - Aujourd’hui il existe autant de moyens de télécharger que de simplement dupliquer ou encore d’échanger (de copain en copain exemple : Bluetooth), ce que l’on a acquis légalement ou non. Il est impossible de démanteler ce qui n’est pas un réseau identifiable mais des échanges chaotiques quelques fois même dans les cours de recréation. Les nouvelles technologies vont encore apporter de nouvelles façons de faire, inédites et en dehors de tout contrôle. Vous vous battez contre un ennemi qui s’appelle progrès technologique. - Les habitudes des consommateurs sont nouvelles. Aujourd’hui, un produit doit faire ses preuves avant d’être acheté. Par le téléchargement on teste en quelque sorte, on goute un film ou une musique, comme des céréales, avant d’en faire l’acquisition. Le téléchargement correspond à une mentalité dans laquelle l’Etat et les entreprises doivent, je crois, s’inscrire pour éviter une lutte qui sera tôt ou tard, au prix de nombreux conflits, de toute façon à l’avantage des consommateurs. Une Nation est à l’image de son peuple, et la loi change de génération en génération. Ce qui est interdit aujourd’hui sera autorisé demain ce n’est qu’une question de temps. Je vous propose d’être des précurseurs. - Pour la petite note ridicule, à partir du moment où un ordinateur est connecté sur internet on peut télécharger illégalement des films ou de la musique, même des ordinateurs des sociétés publiques ou privées. Imaginez qu’un ordinateur d’une institution publique soit détourné par un salarié pour télécharger des films, ou que sa connexion WIFI soit piratée. La loi condamne le propriétaire de la connexion internet. Ce serait donc l’Etat lui-même. La France serait la risée du monde entier et vous en êtes ses représentants. Conclusion : D’un point de vue financier la loi n’apportera presque rien à l’Etat et encore moins aux artistes et maisons de production. D’un point de vu pédagogique l’apport est nul car les personnes vraiment concernées ont peu de chance d’apprendre à respecter la création culturelle. Le fait qu’une dizaine de personnes, même une centaine, soit prise chaque année ne servira pas d’exemple, tel que le maintient de la peine de mort pour faire descendre la criminalité le prouve. La seule solution résiderait dans une instance policière spécialisée, dotée de moyens humains importants (ingénieurs au moins) avec la condamnation systématique de tout contrevenant (pauvres juges). Les véritables raisons pour lesquelles les pirates téléchargent ou fabriquent de nouveaux programmes ne sont pas solutionnées, de ce fait deux choix sont possibles : Soit ils arrêtent de télécharger, sous la menace, ce qui donne un sentiment de frustration et une volonté de révolte. Soient ils trouvent des moyens détournés ou légaux ou sans contrôle que la technologie tôt ou tard leur apportera. Vous jouez perdant dans tous les cas. Dans le premier pour les prochaines éléctions et dans le second car la loi est tournée en ridicule. Dans l’esprit général l’Etat Français perd la face car la possession d’objets culturels, tels les films ou la musique, acquis de façon illégale va continuer. Il serait vraiment très dommage de vouloir imposer envers et contre tout Hadopi pour faire preuve, semble t-il, d’une autorité orgueilleuse qui n’aurait pas de fondement réel parce que aucun impact concret. Cette loi propose d’aller à contre courant de l’intérêt financier, politique, éducatif. Pire elle encourage le piratage des lignes Wifi et le développement de nouvelles technologies pour télécharger ou échanger. Il faut garder la loi Hadopi et y insérer des dispositions éducatives pour ouvrir la conscience des jeunes générations à la propriété culturelle et à sa protection. MAIS surtout il faut mettre en place une alternative. Exemple d’alternative : - Un Forfait mensuel de téléchargement illimité avec des programmes légaux placés, par exemple, sous le regard du ministère de la culture à prix raisonnable (environ 35 euros par mois). - Ce prix, plus celui de la connexion internet, permet d’envisager une dépense mensuelle de l’ordre d’un total de 60 euros pour les ménages. J’ai réfléchis à un tel projet. Je sais qu’il est possible. Je sais aussi que les maisons de production, les artistes rentreraient dans leurs frais. En tout cas, à mon avis, il est nécessaire. En revanche, il est évident que pour qu’il soit efficace, en réduisant de façon probante les téléchargements illégaux et change les comportements, il faut la liste des éléments téléchargeables soit riche et variée, d’une qualité équivalente à ce que l’on trouve sur internet en ce moment. Projection théorique de ce projet : - Les foyers seront encouragés à se munir d’une connexion Internet, à acheter un ordinateur pour souscrire à cet abonnement labellisé et garanti par l’Etat. - Les pères et mères de familles seront rassurés de pouvoir permettre à leurs enfants de « gouter » comme lui le souhaite à la culture mondiale de façon légale et contrôlée. La liste des téléchargements en cours ou déjà faits est d’ailleurs consultable par la famille grâce à un programme simple. Tout serait simplifié et centralisé. - En prime les parents avanceront dans l’apprentissage informatique et dans leur lien avec leurs enfants. - Certains téléchargements sur films pour publics avertis pourront demander une preuve de majorité pour être débloqués, preuve pouvant être donné que par les propriétaires de la ligne internet par exemple (code secret). Donc l’Etat œuvre pour la moralité auprès des enfants en les protégeant. - La dépense familiale sera raisonnable, la dépense pour les foyers sans ou à faible revenus aussi. - Il y aura encore un plus grand accès à la culture et l’Etat en deviendra un acteur, un mécène. - La qualité moyenne des éléments téléchargeables (MP3, DVIX) n’est pas à la hauteur de la technologie ce qui continue d’encourager l’achat des supports comme DVD, CD, Bue Ray Téléviseurs HD. - Les maisons de production toucheront de l’argent, les auteurs aussi et leurs pertes seront amorties. - L’Etat touchera de l’argent à la fois sur les forfaits mais aussi sur le chiffre d’affaires des sociétés de production et sur les artistes et sur la TVA. - Le téléchargement légal découragera le piratage, le téléchargement illégal et les sites de streaming seront en perte de vitesse. - L’Etat récupèrera un support publicitaire internet avant utilisé sur les sites de streaming ou illégaux. Il pourra le louer aux entreprises. - L’Etat sera un précurseur mondial et peut-être source d’exemple là où d’autres nations sont en peine. - Les sites et programmes de téléchargements par lesquels transitent des images pornographiques (ou pires terrorisme), seront désertés. - Si il y a moins de personnes sur les programmes de téléchargement dit « illégaux » cela permettra un plus grand contrôle de leur contenu et des personnes qui les utilisent. - L’Etat prendra dans la société une place de régulateur et d’éducateur tel qu’il doit l’avoir et non de père fouettard - Il s’inscrira dans un courant jeune, précurseur et révolutionnaire comme le veut la tradition Française. - L’Etat garantira et protègera la liberté d’information, le droit à la culture. … et bien d’autres conséquences positives. Ce ne sont que des projections certes, mais elles sont à la mesure de celles que vous avez faites concernant l’impact de la loi Hadopi sur le public. Si vous voulez vraiment savoir si votre disposition peut-être efficace pour lutter contre le téléchargement illégal je vous suggère de sonder non les ménagères de 40 ans, mais les informaticiens de 30. Le principe d’interdire le téléchargement illégal est je crois juste mais tel que vous l’avez présenté il est déjà corrompue. Son seul effet sera au mieux de rassurer, pour un temps seulement, les sociétés de production et quelques artistes. |
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#2 |
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Membre Expert
![]() Inscription : septembre 2002 Messages : 2 208 ![]() |
Petit rappel de piqure de la dernière personne qui a essayé de bien faire :
[QUOTE]Hadopi : un salarié de TF1 licencié pour s'être exprimé contre le projet de loi Jérôme Bourreau-Guggenheim, responsable du pôle innovation Web de TF1, a été licencié pour avoir exprimé son opposition à Hadopi auprès de sa député. Contrainte, TF1 a réagi sur son site Internet. L'histoire fait le tour du Web pour le plus grand malheur de TF1. Et c'est Libération qui l'a révèlé ce matin . Jérôme Bourreau, responsable du pôle "Innovation Web" de la chaîne, a été licencié pour avoir exprimé son opinion contre la loi Création et Internet, dite Hadopi, dans un e-mail adressé à la députée de sa circonscription du 17ème arrondissement de Paris, Françoise de Panafieu. Retour sur les faits. Le 19 février, Jérôme Bourreau envoie, depuis son compte privé, un message à la députée UMP dans lequel il exprime son opposition à la loi Création et Internet. Le 4 mars, il est convoqué par Arnaud Bossom, le président de eTF1, qui lui dit avoir pris connaissance de sa missive et lui reproche d'avoir exprimé cette opinion. Le responsable de TF1 lui indique l'avoir reçu via le directeur juridique de la chaîne qui l'a lui même obtenu par le cabinet du ministre de la Culture. Ligne directe : Albanel-TF1 Comment le message s'est-il retrouvé chez Christine Albanel ? C'est Mme Mechet, attachée parlementaire de la députée UMP, qui l'a transmis au cabinet de la ministre en vue d'obtenir un argumentaire afin de répondre à Jérôme Bourreau-Guggenheim indique-t-elle à Libération. Le 16 avril, le salarié de TF1 reçoit sa lettre de licenciement. Motif invoqué : "divergence forte avec la stratégie (de TF1)". Jérôme Bourreau-Guggenheim a décidé de saisir les prud'hommes (pour licenciement abusif) et la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité). Interrogés par l'AFP, le ministère de la Culture et TF1 n'ont pas souhaité faire de commentaire. Mise à jour : TF1 réagit publiquement Face à la médiatisation de l'affaire dans la presse, TF1 est finalement sortie de son silence. La chaîne de télévision a justifié sur son site Internet le licenciement de son responsable du pôle innovation Web. TF1 n'évoque aucune collusion avec le ministère de la culture, et explique sa décision par son engagement à l'égard de la lutte contre le piratage et Hadopi. « TF1 est le seul groupe audiovisuel à avoir engagé des procédures contre le piratage de ses oeuvres et pour défendre la création et la production françaises ainsi que les intérêts des ayants-droits », peut-on lire sur le site de la chaîne privée. TF1 reproche donc à Jérôme Bourreau-Guggenheim « les prises de position particulièrement radicales exprimées publiquement à plusieurs reprises » par celui-ci. Ces prises de position ont dès lors motivé son licenciement, pour deux raisons : « - elles sont contraires aux déclarations officielles du groupe TF1, notoirement en faveur de cette loi, - elles sont incompatibles avec ses responsabilités au sein d'e-TF1, filiale du groupe en charge, également, de la lutte contre le piratage sur internet. » TF1 témoigne néanmoins du regret à la fin de son message de mise au point. « L'entreprise déplore d'avoir été contrainte de mettre sur la place publique une décision qui concerne l'un de ses collaborateurs dans une affaire strictement interne. » Dernière modification par Sendusha ; 17/05/2011 à 20h38. |
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Invité de passage
![]() Inscription : juillet 2009 Messages : 0 ![]() |
Merci Mathieu de ta prévenance.
Me conseilles tu d'éditer mon message sur ce forum ? |
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#4 |
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Membre régulier
![]() Inscription : avril 2009 Messages : 89 ![]() |
Je trouve ta lettre bien écrite qui gère bien une bonne partie du problème d'Hadopi. Je n'ai pas trop l'impression que tu te mets en marge de la lutte contre le piratage car tu précises que tu la soutients, que c'est l'as pect répressif d'Hadopi qui est mauvais.
En même temps je ne connais pas le contenu du mail de M. Bourreau. Je ne connais pas ton métier mais j'espère que ta société n'appartiens pas aux "majors" (cf TF1). Je te ferai un petit reproche sur l'offre alternative que tu proposes (la license globale). Tu devrais peut être plus creusé le sujet : Quel contenu sera téléhargeable via cette license ? (musique, film, jeux, logiciels...)^ Lesquelles ? (les films qui sont au cinéma ? les nouveautés ? Windows 7 ? ) Sous quelle format ? (divx, mpeg, mp3, ogg...) Combien de contenu pourra t'on télécharger par période de temps ? (3 mp3 par mois ?) Si le nombre de téléchargements n'est pas illimité alors le piratage vivra toujours. Comment seront rénumérés les auteurs ? Au nombre de téléchargement ? Cela signifie qu'il faut limiter le nombre de téléchargement par personne --> cf question au-dessus. Cette liste n'est pas exhaustive, je vous laisse la compléter au plaisir La license globale est, pour moi, un début de réponse, mais n'est pas assez développée pour être viable. En l'état actuelle, soit cette solution EST la mort de la (rénumération des auteurs de la) culture. Soit elle ne répond pas au besoin et le piratage continuera d'exister. En tous cas bravo pour ton implication ! Tout ce qui va contre cette p**** de loi à la c** est positif Ps : peut on attaquer le gouvernement pour perte d'argent abusive ? ![]() Ben quoi c'est mon argent qu'ils dépensent ! Et le vôtre oui oui je sais ^^ |
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Membre Expert
![]() Inscription : septembre 2002 Messages : 2 208 ![]() |
C'est juste pour dire que le gouvernement actuel s'en f* royalement !
Tu vas perdre ton temps et des sous... Dernière modification par Matthieu2000 ; 17/07/2009 à 15h46. |
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#6 |
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Candidat au titre de Membre du Club
![]() Inscription : mai 2009 Messages : 28 ![]() |
Une bonne initiative mais qui hélas tombera dans l oreille d'un sourd.
Ce qui me révolte le plus dans cette loi, c'est que l'ont est coupable jusqu'à prouver notre innocence. Je pense comme vous que la licence global peut être une solution, pour ce qui est film et musique. Mais je ne vois pas pourquoi ils seraient de moins bonne qualité en téléchargement. Je pense plutôt qu'il leur faut une qualité équivalente au version vendu en magasin sinon cela ne servira a rien car les version pirate elles seront en très bonne qualité. Pour les film une sortie en même temps que les DvD mais avec aucun contenue supplémentaire. Pour l affaire de TF1 il me fond rire, il ne doivent pas perdre grand chose avec les téléchargement de le leur produit D'ailleurs, pourquoi interdire de télécharger des émissions ou série qui sont diffusées a la télé ? avec les lecteur/enregistreur muni de DD qui fleurissent un peu partout quel est la différence a part un oublie de programmation ou moyen financier insuffisant |
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#7 | |||
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Membre Expert
![]() Inscription : janvier 2005 Messages : 2 800 ![]() |
Salut,
Je n'ai pas tout lu (c'est vraiment long), mais juste un petit commentaire sur une partie... Citation:
Citation:
Et c'est la politique de la peur qui aura gagné. Citation:
C'est très important de faire connaître son avis. Et de venir dans les tribunes de l'Assemblée Nationale assiter aux débats, notamment demain (mardi), mercredi et jeudi, ça commence à 21h30 le soir. |
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