Précédent   Forum des professionnels en informatique > Le club des professionnels en informatique > La taverne du Club : Humour et divers > Lectures
Lectures Livres, BD, mangas, poésie, ...
Partagez cette discussion sur d'autres réseaux sociaux : Viadeo Twitter Google Facebook Digg Delicious MySpace Yahoo
Réponse Proposer ce sujet en actualité
 
Outils de la discussion
Publicité
Vieux 25/07/2006, 09h58   #1
Membre éprouvé
 
Avatar de Gilles Louïse
 
Inscription : mars 2002
Messages : 421
Détails du profil
Informations personnelles :
Localisation : France, Paris (Île de France)

Informations forums :
Inscription : mars 2002
Messages : 421
Points : 418
Points : 418
Par défaut [Théâtre] Hamlet, Prince de Danemark

Les très cruels administrateurs de DVP ayant limité à 30 000 (trente mille) caractères les envois sur ce forum — et voyant le coup venir étant donné que j’avais prévenu à l’avance — et mon texte sur Hamlet dépassant finalement les 53 000 (cinquante trois mille) signes, je n’avais d’autre choix, si j’exclus l’annulation pure et simple (peu conviviale pour l’unique lecteur que je prends le risque d’avoir) que d’héberger cette prose par trop difficultueuse dans un mien fief et d’indiquer seulement les liens, bien que j’eusse préféré être accueilli ici pour des raisons aussi diverses que variées.

En résumé :

Hamlet, Prince de Danemark au format html c’est ici.

Hamlet, Prince de Danemark au format pdf c’est .

À bientôt
Gilles
Gilles Louïse est déconnecté   Envoyer un message privé Réponse avec citation 00
Vieux 25/07/2006, 15h30   #2
Membre régulier
 
Avatar de Kenji
 
Inscription : janvier 2005
Messages : 129
Détails du profil
Informations personnelles :
Âge : 30

Informations forums :
Inscription : janvier 2005
Messages : 129
Points : 98
Points : 98
Je dirais que c'est un peu indgeste et que je reste sur ma faim surtout que j'ai pas lu Hamlet

Quel serait ce terrible secret selon vous?

Ophelia aurait une aventure avec le roi Hamlet comme dans Amour,Gloire et Beauté?

En tout cas j'ai beaucoup aimé le style et la manière de décortiquer.
Kenji est déconnecté   Envoyer un message privé Réponse avec citation 00
Vieux 25/07/2006, 16h24   #3
Membre éprouvé
 
Avatar de Gilles Louïse
 
Inscription : mars 2002
Messages : 421
Détails du profil
Informations personnelles :
Localisation : France, Paris (Île de France)

Informations forums :
Inscription : mars 2002
Messages : 421
Points : 418
Points : 418
Merci bien, ça prouve que vous avez lu attentivement, ça fait très plaisir quand même.

Puisque c'est un secret, la politesse me paraît être de ne pas le formuler clairement et simplement de le suggérer, c'est ce que j'ai trouvé de mieux au plan stylistique.

Merci à vous et bientôt
Gilles
Gilles Louïse est déconnecté   Envoyer un message privé Réponse avec citation 00
Vieux 26/07/2006, 18h59   #4
Inactif
 
Avatar de Médiat
 
Inscription : décembre 2003
Messages : 1 946
Détails du profil
Informations forums :
Inscription : décembre 2003
Messages : 1 946
Points : 1 932
Points : 1 932
Remarques liminaires :
Votre démarche qui consiste à revisiter une œuvre est parfaitement valide, c’est même profondément le travail des metteurs en scène dont le QI surpasse celui de Pierre Mondy (cela fait du monde), et ceux qui l’ont fait ont bien fait de le faire s’ils l’ont fait bien.
Votre lecture originale (et le secret qu'elle induit, ne craigniez rien, je ne le révélerai pas) est particulièrement intéressante.

Critique
La seule chose qui me gêne dans votre thèse est le ton démonstratif que vous avez adopté, alors que la démarche ne vous y contraignait pas ; cela m’a gêné, car ce choix vous imposait la rigueur, et tout manquement décrédibilise la démonstration. Je ne donne ici que deux exemples, plus serait fastidieux et artificiel :
  1. Vous dîtes :
    Citation:
    Quant au spectre, existe-t-il vraiment ? Là encore, on est dans le flou artistique le plus complet. Certains disent que les officiers d’Hamlet l’entendent puisqu’ils jurent au moment où le spectre demande de jurer sur l’épée.
    C’est omettre que dans l’acte 1 scène 1 Marcellus, s’adressant à Bernardo lui indique qu’il veut montrer le spectre que lui-même a vu deux fois en compagnie de ce même Marcellus, à Horatio qui doute de son existence. Nous voilà donc avec deux témoins. Puis le spectre apparaît (il ressemble au Roi, précise Horatio le sceptique), nous voici avec trois témoins. Je vous propose une solution, puisque Hamlet est absent de cette scène, ne pourrions nous pas imaginer que Hamlet lui-même, dont nous pouvons penser qu’il ressemble à son père dont il va jusqu’à porter le nom, a revêtu l’armure de celui-ci, le Prince ayant naturellement accès aux armes de son père défunt, pour se faire passer pour un spectre, afin d’accréditer par avance les scènes 4 et 5 ?
  2. Vous dîtes
    Citation:
    Car le rationnel ne peut pas créer l’irrationnel.
    (à l’encontre de quelques considérations géométriques (entre autres) de base : nous savons que la diagonale d’un carré de côté 1 est irrationnelle depuis qu’Aristote le démontra)
    Et vous imaginez deux possibilités
    • les causes exogènes forcément irrationnelles
    • les causes endogènes (que vous baptisez " absence de cause ", j’espère avoir bien compris), mais vous réglez d’un revers de phrase cette dernière possibilité :
    Citation:
    Dans ce cas Hamlet serait fou sans aucune raison et la pièce n’aurait aucun sens
    Or, il semble qu’entre " le fou sans aucune raison " (et je vous accorde que dans ce cas la pièce n’aurait aucun sens), et " l’être tellement sain qu’il ne peut avoir la moindre réaction irrationnelle sans cause exogène irrationnelle ", il me semble qu’il y a assez de place pour 99,99% de l’humanité et de la littérature ; combien de personnes parfaitement " saines " peuvent devenir aberrantes à l’occasion d’un événement parfaitement rationnel (la perte, éventuellement prévue, d’un être (peut-être animal) cher).
Je veux préciser à nouveau que je tiens les défauts que je viens de citer pour des défauts de pure forme et non de fond.

Digression
Avez-vous lu la Gesta Danorum de Saxo Grammaticus ? Ce livre d’histoire est la source de Shakespeare puisque l’on y trouve le Prince Amleth dont le père fut assassiné (traîtreusement est-il précisé) par son oncle qui devint son beau-père. Bien sur aucune loi n’a jamais contraint Shakespeare à suivre l’Histoire pour son histoire (quoique je me demande si les majuscules ne seraient pas mal placées).

Dernière modification par Médiat ; 26/07/2006 à 20h25.
Médiat est déconnecté   Envoyer un message privé Réponse avec citation 00
Vieux 27/07/2006, 11h16   #5
Membre éprouvé
 
Avatar de Gilles Louïse
 
Inscription : mars 2002
Messages : 421
Détails du profil
Informations personnelles :
Localisation : France, Paris (Île de France)

Informations forums :
Inscription : mars 2002
Messages : 421
Points : 418
Points : 418
Merci Médiat de m’avoir lu, c’est très aimable à vous et merci de votre critique très intéressante.

Le nombre de témoins n’a pas beaucoup d’importance pour moi. L’amitié que ces voyeurs ont pour Hamlet supprime toute objectivité surtout dans un cadre hautement hiérarchique de ce genre. C’est pourquoi Shakespeare a fait réapparaître ce spectre en présence Gertrude, dont l’objectivité est beaucoup plus importante, et qui, bien évidemment, n’a rien vu ni rien entendu. Hamlet n’avait aucune raison de demander de garder le secret autour de cette apparition. Quant à la description, il est facile de comprendre qu’ils se montent le bourrichon. D’ailleurs, Shakespeare nous donne des exemples du genre :

- voyez ce nuage, il ressemble à un chameau
- ah oui, c’est vrai, il ressemble à un chameau
- non que dis-je, il ressemble plutôt à une belette
- oui, c’est vrai, il ressemble plutôt à une belette etc.

Rien de plus facile de mettre tout le monde d’accord sur un délire. Alors on peut facilement extrapoler :

- Regardez, il y a un spectre.
- ah oui, c’est vrai.
- il ressemble à feu le Roi
- ah oui, c’est vrai etc. et ils finissent par se mettre d’accord sur un contenu de base.

Le spectre n’est autre que l’inconscient d’Hamlet (même si cette notion n’existait pas à l’époque) ou, si vous voulez, son propre esprit. Et d’ailleurs, ça lui échappe : my spirit, quand avant de mourir il reparle du coq. C’est pourquoi il sait et que son père a été assassiné et comment il a été assassiné. Émane de cette conversation un détail que seul l’assassin est censé savoir.

Je n’ai aucune envie d’entrer dans une polémique, ce serait sans fin.

Quant au ton que j’emploie, j’utilise ici stylistiquement ce type de forme assez agressive de manière précisément à ce qu’on puisse me le reprocher. J’aime beaucoup cette mauvaise tradition littéraire, c’est une façon de donner à ceux qui le veulent des armes contre soi-même simplement pour distinguer sans aucun effort ceux qui vont les utiliser et ceux qui ne vont pas les utiliser. Car le contradicteur se dénonce lui-même : ou bien il dénonce la forme (et je sais à qui j’ai affaire), ou bien il ne parle que du fond (et je sais aussi à qui j’ai affaire).

C’est ce que j’appelle le piège des Dieux.

Merci à vous et à bientôt
Gilles
Gilles Louïse est déconnecté   Envoyer un message privé Réponse avec citation 00
Réponse Proposer ce sujet en actualité
Outils de la discussion



Fuseau horaire GMT +1. Il est actuellement 05h38.


 
 
 
 
Partenaires

Hébergement Web