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#1 |
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Membre éprouvé
![]() Inscription : mars 2002 Messages : 421 ![]() |
Les très cruels administrateurs de DVP ayant limité à 30 000 (trente mille) caractères les envois sur ce forum — et voyant le coup venir étant donné que j’avais prévenu à l’avance — et mon texte sur Hamlet dépassant finalement les 53 000 (cinquante trois mille) signes, je n’avais d’autre choix, si j’exclus l’annulation pure et simple (peu conviviale pour l’unique lecteur que je prends le risque d’avoir) que d’héberger cette prose par trop difficultueuse dans un mien fief et d’indiquer seulement les liens, bien que j’eusse préféré être accueilli ici pour des raisons aussi diverses que variées.
En résumé : Hamlet, Prince de Danemark au format html c’est ici. Hamlet, Prince de Danemark au format pdf c’est là. À bientôt Gilles |
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#2 |
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Membre régulier
![]() Inscription : janvier 2005 Messages : 129 ![]() |
Je dirais que c'est un peu indgeste et que je reste sur ma faim surtout que j'ai pas lu Hamlet
Quel serait ce terrible secret selon vous? Ophelia aurait une aventure avec le roi Hamlet comme dans Amour,Gloire et Beauté? En tout cas j'ai beaucoup aimé le style et la manière de décortiquer. |
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#3 |
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Membre éprouvé
![]() Inscription : mars 2002 Messages : 421 ![]() |
Merci bien, ça prouve que vous avez lu attentivement, ça fait très plaisir quand même.
Puisque c'est un secret, la politesse me paraît être de ne pas le formuler clairement et simplement de le suggérer, c'est ce que j'ai trouvé de mieux au plan stylistique. Merci à vous et bientôt Gilles |
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#4 | |||
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Inactif
Inscription : décembre 2003 Messages : 1 946 ![]() |
Remarques liminaires :
Votre démarche qui consiste à revisiter une œuvre est parfaitement valide, c’est même profondément le travail des metteurs en scène dont le QI surpasse celui de Pierre Mondy (cela fait du monde), et ceux qui l’ont fait ont bien fait de le faire s’ils l’ont fait bien. Votre lecture originale (et le secret qu'elle induit, ne craigniez rien, je ne le révélerai pas) est particulièrement intéressante. Critique La seule chose qui me gêne dans votre thèse est le ton démonstratif que vous avez adopté, alors que la démarche ne vous y contraignait pas ; cela m’a gêné, car ce choix vous imposait la rigueur, et tout manquement décrédibilise la démonstration. Je ne donne ici que deux exemples, plus serait fastidieux et artificiel :
Digression Avez-vous lu la Gesta Danorum de Saxo Grammaticus ? Ce livre d’histoire est la source de Shakespeare puisque l’on y trouve le Prince Amleth dont le père fut assassiné (traîtreusement est-il précisé) par son oncle qui devint son beau-père. Bien sur aucune loi n’a jamais contraint Shakespeare à suivre l’Histoire pour son histoire (quoique je me demande si les majuscules ne seraient pas mal placées). |
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#5 |
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Membre éprouvé
![]() Inscription : mars 2002 Messages : 421 ![]() |
Merci Médiat de m’avoir lu, c’est très aimable à vous et merci de votre critique très intéressante.
Le nombre de témoins n’a pas beaucoup d’importance pour moi. L’amitié que ces voyeurs ont pour Hamlet supprime toute objectivité surtout dans un cadre hautement hiérarchique de ce genre. C’est pourquoi Shakespeare a fait réapparaître ce spectre en présence Gertrude, dont l’objectivité est beaucoup plus importante, et qui, bien évidemment, n’a rien vu ni rien entendu. Hamlet n’avait aucune raison de demander de garder le secret autour de cette apparition. Quant à la description, il est facile de comprendre qu’ils se montent le bourrichon. D’ailleurs, Shakespeare nous donne des exemples du genre : - voyez ce nuage, il ressemble à un chameau - ah oui, c’est vrai, il ressemble à un chameau - non que dis-je, il ressemble plutôt à une belette - oui, c’est vrai, il ressemble plutôt à une belette etc. Rien de plus facile de mettre tout le monde d’accord sur un délire. Alors on peut facilement extrapoler : - Regardez, il y a un spectre. - ah oui, c’est vrai. - il ressemble à feu le Roi - ah oui, c’est vrai etc. et ils finissent par se mettre d’accord sur un contenu de base. Le spectre n’est autre que l’inconscient d’Hamlet (même si cette notion n’existait pas à l’époque) ou, si vous voulez, son propre esprit. Et d’ailleurs, ça lui échappe : my spirit, quand avant de mourir il reparle du coq. C’est pourquoi il sait et que son père a été assassiné et comment il a été assassiné. Émane de cette conversation un détail que seul l’assassin est censé savoir. Je n’ai aucune envie d’entrer dans une polémique, ce serait sans fin. Quant au ton que j’emploie, j’utilise ici stylistiquement ce type de forme assez agressive de manière précisément à ce qu’on puisse me le reprocher. J’aime beaucoup cette mauvaise tradition littéraire, c’est une façon de donner à ceux qui le veulent des armes contre soi-même simplement pour distinguer sans aucun effort ceux qui vont les utiliser et ceux qui ne vont pas les utiliser. Car le contradicteur se dénonce lui-même : ou bien il dénonce la forme (et je sais à qui j’ai affaire), ou bien il ne parle que du fond (et je sais aussi à qui j’ai affaire). C’est ce que j’appelle le piège des Dieux. Merci à vous et à bientôt Gilles |
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